Dordogne Libre en ligne, un cas de malbouffe informationnelle
L’adaptation des médias d’informations à la « révolution » du web (en particulier 2.0) touche également la PQR (Presse Quotidienne Régionale). C’est le cas aussi à Périgueux avec les quotidiens locaux Sud Ouest Dordogne et Dordogne Libre.
Dans la foulée de Sud Ouest, Dordogne Libre a lancé sa version 2.0, comme nous l’avions évoqué avec la révolution de l’information locale en avril 2010. Après l’ouverture de comptes Facebook et Twitter, le lancement de la plateforme de blogs est venu parachever la transformation.
Nous faisons un bilan mensuel du blog des journalistes, devenu le canal officiel du journal sur le web. Car si l’ancien site présentait des articles complets mais en petite quantité, Dordogne Libre a choisi de faire l’inverse aujourd’hui. Beaucoup d’articles au quotidien mais allégés par rapport à l’édition papier.
Pour l’heure le journal a besoin de générer du trafic et de fidéliser son lectorat sur internet, seul espoir de convaincre des annonceurs pour rentabiliser le blog1. Il est donc intéressant de voir comment la rédaction s’y prend et à qui elle s’adresse à travers les sujets traités2.
Enjeux économiques de la PQR et publicité
Le lien le plus important sur dordognelibre.fr est celui de Presseregionale.fr, un site regroupant l’ensemble de la PQR. De ce site on peut aller sur « l’offre publicitaire web » maîtrisée par le groupe Amaury à travers la société Amaury Médias. Cette régie publicitaire met la « marque » PQR en valeur, vendant un fort trafic de visiteurs uniques et proposant des formats publicitaires variés.
L’offre de la PQR est articulée autour de 5 concepts clés que l’on retrouve dans le nouveau Dordogne Libre ou Sud Ouest. Information en continu (temps réel), proximité (là où tu es), services (météo trafic etc.), multimédia (diversité des formats), interactivité (commentaires sondages etc.).
Ces nouveaux principes sont la réponse des professionnels à la crise de la presse et sa mutation numérique. Dordogne Libre s’adapte à cette révolution et pourrait devenir le 40ème site d’info locale proposé par Amory Médias si le Groupe Sud Ouest décide d’individualiser Dordogne Libre.
L’enjeu pour le nouveau Dordogne Libre est donc de générer du trafic pour intéresser les annonceurs. Il doit donc se positionner comme l’annonceur lui-même, en recherche d’audience, s’appuyant sur sa valeur ajoutée : la production d’information.
C’est cette production de contenus qui est ici passée au peigne fin. A qui s’adresse ce contenu et comment est-il distribué ? Au final, peut-on confondre la génération de visiteurs uniques avec le métier de l’information, le journalisme ? Quelles conséquences ?
Le volume d’informations de Dordogne Libre
Au mois de mai, le total est de 186 articles (6/jour en moyenne). Le volume global est d’environ 20 500 mots, pour une moyenne de 110 par article. Le plus petit article comprend 31 mots (il passe presque dans Twitter) et le plus long est de 645 mots.
Première remarque, en un peu plus de 100 mots, il est difficile de répondre à la règle des 5W en proposant une mise en contexte, des croisements d’info et une perspective quelconque. Il s’agit davantage d’un patchwork de dépêches et de breacking news qui se rapprochent du micro-blogging ou de Facebook.
Information très courte, très vite lue, évitant ainsi toute lassitude et ne requérant aucune exigence pour le lecteur. Le rapport entre la vitesse d’assimilation et l’énergie dépensée pour l’assimilation de l’information est optimisé à outrance (le temps est compté). On lit plus facilement 10 dépêches AFP qu’un long article de fond, on augmente ainsi le nombre de pages vues, c’est préférable pour l’annonceur potentiel. On voit ici l’application d’un principe du web marketing.
Exemple: 03h00 de conférence et un seul sujet
Le 20 mai, la préfète de Dordogne a tenu une conférence de presse de 03 heures, faisant l’inventaire de la position du gouvernement en Dordogne. Economie, emploi, société, plan de relance, sécurité routière, immigration, délinquance, la représentante de l’Etat a fourni une lourde communication multithématique.
En « 110 mots », impossible d’aborder chaque sujet, difficile même d’espérer un compte rendu correct. Par conséquent, Dordogne Libre a sélectionné puis développé un seul sujet le 21 mai : l’immigration (221 mots). Le titre : Les familles sans-papiers de l’agglo doivent partir, assure la préfète se positionne sur les affects sous la forme d’un story-telling plutôt qu’une mise en contexte de la politique migratoire.
Le critère de sélection du sujet plutôt qu’un autre et la manière de le présenter donne une bonne idée sur ce qu’on attend de l’information numérique pour générer du trafic. Le journal élude le contexte et la quasi-totalité de la conférence de presse en donnant l’impression que le thème était le sort des sans-papiers périgourdins.
Catégories et hiérarchie de l’information : la suprématie du sport
Nous avons divisé l’information en 8 catégories : Sports, Faits divers, Social, Loisirs (et divertissement), Politique (et urbanisme), Economie (emploi compris), Culture, Société.
A elles seules, les catégories Sport, Faits divers et Loisirs représentent 58% de l’information globale.
Premier constat, la rédaction mise une bonne partie de sa réussite sur le sport. Le ciblage est lucide puisque le trio des notes les plus lues appartient à cette catégorie. La majorité des lecteurs aime le sport, elle a ce qu’elle veut.
A titre de comparaison, 17 articles sont consacrés à l’équipe de rugby locale, 18 à la culture, 19 à la politique, 14 au social.
L’information sportive est économique. Rapide à générer, elle a un faible coût de production. Classement, score à la mi-temps, composition de l’équipe, transfert de joueurs, rien ne sollicite la réflexion, l’enquête et in fine la matière grise du journaliste.
La conjonction entre une information très rentable et une demande forte du lectorat amène à cette domination du sport dans l’information locale. Cette disproportion est au détriment du journalisme, de la démocratie et du citoyen. Mais là n’est pas le problème de l’annonceur qui exige du trafic, ce n’est donc plus celui du journaliste.
Évincées, économie, culture et politique sont les parents pauvres de l’information locale, totalisant à eux trois 23.86%, à peine plus que le Sport à lui seul.
Deuxième constat, les sujets les plus complexes mais aussi les plus décisifs pour la société sont relégués à un rôle subalterne.
C’est aussi la catégorie d’articles la plus exigeante. L’explication du Plan de Déplacements Urbains et ses conséquences est plus touffue à mettre en œuvre que le récit de la énième défaite du club de basket. Dordogne Libre peut remercier en l’occurrence son lectorat de préférer les exploits athlétiques de nos périgourdins les plus hardis à la question de l’étalement urbain.
En proportion du volume de mots le sport écrase la concurrence
On aurait pu penser que les sujets les plus complexes, malgré le faible volume d’articles, bénéficient d’un nombre de mots plus important que les sujets simples. Non, là encore, le sport est l’objet de toutes les attentions. Il accapare à lui seul 28%, près du tiers des mots produits, 131 mots en moyenne contre 110 pour l’ensemble.
Economie (98), social (87) et culture (82), sont les thèmes les moins investis en nombre de mots. Peu d’articles, peu de mots, sont les indicateurs qui confirment la tendance sportive du journal, consacrant près du tiers de son énergie à informer sur le sport local.
Consommer vite une information 0%
La conjonction de ces deux tendances a pour résultat une information calibrée pour générer du trafic. Sports, loisirs et faits-divers accaparent près de 60% de l’information globale, alors que les articles sont déjà réduits à des dépêches. Certes, l’échotier n’est pas un journaliste d’investigation et s’en vante même comme nous avons pu l’entendre. Pourtant, il se présente bien comme un média d’information. Mais sur quoi et comment? Dans quel but?
Car c’est en parallèle une victoire pour les activités qui ont intérêt à rester dans l’ombre, celles pourtant qu’un journaliste pourrait « révéler », porter à la connaissance du lecteur, lecteur dans les conditions actuelles moins citoyen que consommateur avant tout.
Dès lors, cette information est moins produite par le journaliste que relayée. On se contentera de relayer un communiqué officiel de la part d’un responsable politique, sans jamais ni enquêter, ni poser la moindre question dérangeante. La rédaction n’est plus le lieu où l’on produit activement, positivement de l’information, mais une simple caisse de résonnance des évènements.
Aussi dans ces conditions l’information ne sert pas à porter à connaissance, cultiver, enrichir, formuler des problèmes, analyser des situations complexes, mettre en contexte et en perspective, mais avant tout à générer des visiteurs uniques, seul critère valable pour l’annonceur.
Ce visiteur unique, le lecteur-consommateur (tout est dans le trait d’union), est placé en situation confortable. Le temps de cerveau disponible est optimisé par la domination de sujets futiles ou simplifiés à l’excès. Jeux, loisirs, divertissements, sont là pour rassurer notre propension humaine à la légèreté.
Ce modèle d’information que Dordogne Libre est en train de proposer fait heureusement l’objet de critiques profondes de la part de certains journalistes. C’est le cas par exemple de J-C Féraud sur son Ecran Radar quand il dénonce :
… cette « junk news » que l’on produit et que l’on consomme à flux tendu comme de la malbouffe informationnelle
Alors d’accord la profession est en crise, elle mute sans savoir si elle s’adaptera (favorablement), tout en sachant que l’information est une composante essentielle de la démocratie autant qu’une marchandise. Pour l’heure, concernant Dordogne Libre, on ne peut parler que de marchandise.
















Très bon article!
Je crois que l’on peut même étendre ce phénomène local à la presse nationale…
Il y a une une quinzaine de jours, j’ai entendu sur l’antenne de France Inter aux informations de 10h (un jeudi je crois): « Comme le veut la tradition, les orangers sont arrivés au palais de l’Elysée. Ils resterons là jusqu’en octobre. »
Quelle formidable information!
Dordogne Libre a hélas tout d’une grande…
Excellente étude, qui fournit des données objectives fouillées sur ce nouveau phénomène.
Je crains, hélas, qu’il ne s’agisse d’une tendance lourde de la presse « numérisée » actuelle, même si certains journalistes renâclent contre cela. L’engouement général pour ce genre de média (les éditions numériques) ne pouvant que croître, stimulé par l’offre technologique (ex. l’i-pad) et son environnement ludique, les amateurs d’information « citoyenne » ont du mouron à se faire… Les journalistes de vocation aussi.
Je crains fort que la presse n’ait remplacé investigation par business. Je ne serais pas surpris que les meilleures ventes soient le lundi avec les résultats sportifs. De plus, dans les journaux locaux, les pages vraiment locales sont les infos issues des associations qu’elles ont elles-même rédigées. Pas besoin de journalistes !
Bonjour,
Une erreur s’est glissée dans votre analyse. Le visiteur unique n’a aucun intérêt pour les annonceurs. En effet, comme son nom l’indique, le visiteur unique arrive sur le site soit par un moteur de recherche. Son arrivée sur le site ne signifie pas qu’il cherchait tel ou tel article ou une information contenue dans un des articles du site. Dès lors, le visiteur unique qui arrive sur le site soit repart aussitôt s’il a été envoyé sur la DL par « erreur », soit y reste car l’information qu’il cherchait s’y trouve. Mais dans les deux cas, l côté aléatoire de la visite n’intéresse pas l’annonceur. Ce qui va l’intéresser au plus haut point c’est le lecteur fidèle qui revient régulièrement sur le site. Mieux, l’internaute qui surfe sur le site (lecture d’un maximum de pagse différentes) et qui le fait souvent fera le bonheur de tous les publicitaires. Au lieu de concept de « visiteur unique », il faut donc parler de « fidélité », de source directe de connexion et de taux de rebond, les 3 clés incontournables du succès ou de l’échec d’un site internet et donc de son attrait pour les éventuels annonceurs.
Enfin, le sport est le sujet le plus traité dans la PQR tout simplement parce que c’est à la fois la rubrique la plus lue (avec la météo, voire toutes les études à ce sujet) et le sujet qui a le plus d’actualité constante au niveau local. On peut le regretter mais ne pas traiter le sujet qui intéresse le plus de monde reviendrait à imposer une forme de censure.
« Le visiteur unique n’a aucun intérêt pour les annonceurs ».
Vérifiez: http://www.manchettepub.com/presse-regionale/index.html (profils) ce n’est qu’un exemple…
Vous semblez vous méprendre sur la définition d’un visiteur unique (par ailleurs relative en web analytics). Voilà une piste: « Un Visiteur Unique est un poste identifié (un navigateur installé sur un ordinateur) et reconnu par un site qui a généré le cookie ». (http://internetez-moi.blogspot.com/2009/05/web-analytics-comment-interpretez-vous.html).
Ce dont il faut parler à la place des professionnels du SEO, cela n’engage que votre expertise.
Votre conclusion donne raison à TF1 en matière d’information, c’est toute une philosophie permettant de confondre liberté et consommation, démocratie et médiocratie. Chacun son truc.
Bonjour,
L’ancien Chef de projet NTIC chez Publicis pendant une dizaine d’années que je suis est atterré par le contenu du site manchettepub.com. De toutes évidence, cette société entend appliquer les mêmes concepts à la fois à internet et à la presse papier. Je réitère mes propos concernant la non utilité de visiteurs uniques (internet) pour les annonceurs tout simplement car l’intérêt du visiteur unique dans son nombre n’a d’intérêt que pour les services éventuellement vendus sur le site (abonnement, newsletter, etc..). Plus de personnes visitent votre site, plus vous avez une chance de capter un pourcentage important de prospects qui « acheteront » vos services online. Pour intéresser un annonceur sur le long terme, il faut que sa bannière soit vue à plusieurs reprises dans un temps plus ou moins court avant que l’internaute ne clique dessus. C’est la base même de toute campagne de publicité. Or, cela devient quasiment impossible lorsqu’un visiteur ne vient qu’une fois sur votre site ou à un intervalle plus ou moins long (un internaute qui ne fréquente un site qu’un fois par semaine sur un site cliquera jusqu’à 100 fois moins sur une bannière qu’un internaute qui fréquente ce même site chaque jour – Etude Nielsen de 2009, je n’ai plus en mémoire la référence exacte).
De fait comme je l’expliquais dans mon précédent commentaire, un visiteur unique n’a aucune utilité si on ne le lie pas avec la notion de « fidélité », de « sources directe » (c’est à dire une connexion directe sans passer par les moteurs de recherche) et enfin le « taux de rebond’ (notion importante concernant l’entrée et la sortie d’un site après la lecture d’une seule page.). Tout cela est pourtant bien expliqué et défini par le leader mondial et quasiment incontesté Google (http://www.google.com/support/analytics/).
La définition de l’expression « visiteur unique » que vous citez en référence est celle qui prévalait dans mon commentaire. Votre lien me conforte d’ailleurs dans ce que j’écris plus haut, c’est à dire l’erreur (voulue ou non) qui donne des proportions de VU sur une année !!! ce qui n’a aucune signification. Si la notion de Lecteur Numéro Moyen (équivalent du VU sur le web) est importante dans la presse papier traditionnelle car 99.99% du contenu change chaque jour, cela n’a plus aucun sens sur un média dont le contenu est mis à jour partiellement quotidiennement et où la gestion des cookies ne permet pas de suivi sur le moyen et long terme ou une bonne interprétation de l’audience d’un site. Un exemple simple : l’audience d’un site qui a au cours d’une journée 10 visiteurs réèllement différents n’est pas la même qu’un site qui a 5 visiteurs qui reviennent 2 fois dans la journée (c’est un simple exemple pour illustrer mon propos) .
Enfin, concernant TF1, c’est un tout autre domaine, il me semblait que votre billet concernait la PQR et non pas l’ensemble des médias d’information français.
Je ne comprends pas le sens de votre dernier paragraphe liant liberté et consommation, démocratie et médiocratie…. et en quoi ma conclusion serait liée à cela alors que je n’aborde aucun de ces concepts.
En tout état de cause, à titre personnel, je trouverais détestable qu’un média d’information se prive de ce qui représente l’essentiel de l’actualité d’une zone géographique sous prétexte que cela n’intéresserait pas une certaine « élite », faisant ainsi de cette « élite » un prescripteur s’appropriant l’information à son seul bénéfice. Là pour le coup, se serait laisser le champs libre à TF1 et consorts pour exploiter le temps de cerveau disponible.
Les prérequis étant posés, à savoir juste une observation de ma part sur la façon dont la PQR numérique se vend et une définition conventionnelle du visiteur unique, on peut causer.
La transformation des données collectées varie largement en fonction des critères de collecte, (entêtes de données du client). Autre exemple, Google Analytics ne prend pas en compte la dernière page vue. Cela fausse évidemment l’interprétation du taux de rebond (et pas que), qui de toute façon n’a aucune signification intrinsèque.
A croiser également les logs d’un serveur et les résultats d’un script php. Les delta sont intéressants concernant les hits d’IP.
Il n’y a rien de fiable (ex. prefetch des navigateurs non triés par les serveurs ou les scripts) et tout relève d’une interprétation de tendance, non d’un relevé exact. Le meilleur moyen que je connaisse demeure l’utilisation de procédures probabilistes à partir d’une chaîne de Markov par exemple.
Pour le reste. Je suis au regret de vous apprendre que « l’essentiel de l’actualité » en Dordogne ne se résume pas au sport, loin s’en faut. C’est le résultat d’un choix commercial qui fait diversion en interdisant toute enquête. L’argumentaire « populiste » tendant à ironiser sur « l’élite », (outre la faible caricature dichotomique), est exactement celui de Tf1, comme de tout média qui compte sur la frivolité pour faire son beurre. Divertir au lieu d’informer, et quand bien même par bribes et raccourcis, voilà donc votre credo au nom de la liberté de consommation.
Je comprends le raisonnement du publicitaire, mais l’extrapoler au journaliste pour ne l’inciter à produire qu’une information divertissante et simpliste nous conduira justement dans le mur d’un populisme dont on peut voir le frémissement dans l’actualité. Certes fructueux pour les affaires de certains, (bravo !), moins pour une certaine idée du rôle des journalistes dans la démocratie.
Bonjour,
Une simple précision concernant à nouveau une erreur de votre part : « Autre exemple, Google Analytics ne prend pas en compte la dernière page vue. Cela fausse évidemment l’interprétation du taux de rebond (et pas que), qui de toute façon n’a aucune signification intrinsèque. »
Le taux de rebond correspond au pourcentage d’internautes qui sont entrés sur une page Web et qui ont quitté le site sans être allé plus loin. Ils n’ont donc vu qu’une seule page, leur page d’entrée étant celle de sortie….Ce taux est donc extrêmement important dans l’analyse de l’audience d’un site !
Concernant votre vision de l’actualité qui ne serait pas essentiellement sportive en ce qui concerne la presse locale, départementale ou régionale (en % d’évènements nouveaux sur une année), je vous laisse à votre vision faussée de la réalité de terrain. Certes, votre site semble vouloir créer une forme d’actualité partisane dont l’unique objet serait une critique permanente du maire de Périgueux (parfois juste, parfois tendancieuse et stérile) et qui, bien entendu n’est pas repris par la PQR ou les médias locaux, et pour cause…
La question reste donc toujours la même, un média d’information local doit-il traiter des sujets d’actualité qui intéressent le plus grand nombre de ses lecteurs ou doit-il faire fi de l’intérêt de ses lecteurs au profit de sujets d’actualité qui ne seront pas lus ? Il ne s’agit pas de comparer la PQR avec la télévision, ce sont deux médias totalement différents, mais de savoir pourquoi et pour qui on publie un journal chaque jour. Pour ses lecteurs habituels qui liront la page sport, la page concernant leur village ou leur ville et la page nécrologique (ce sont les 3 rubriques les plus lues dans la PQR étude médiamétrie avril 2010) ou pour des lecteurs qui voudraient que la PQR soit une presse d’opinion, la leur essentiellement…..
Bonnes vacances
Vous vous enfoncez en vain. Je vous renvoie donc vers le meilleur forum d’analytics français, posez la même question et revenez avec le corrigé: http://analyseweb.fr/
Car l’argument est: « aucune signification intrinsèque » et non comme vous confondez : « sans importance ». A partir de ce genre de confusion nous ne pouvons progresser. Simplement en matière de web analytics vous débitez des définitions convenues sans comprendre les tenants et les aboutissants. Ca arrive.
Quant au reste, j’entends que pour un vendeur de nouilles ou de boissons gazeuses, la question de l’éditorial et du rôle de l’information dans la démocratie est subsidiaire.
Le principal étant de vendre, vous êtes dans votre rôle.
Ce que vous appelez une « actualité partisane » est une succession de faits. Certes, ils n’ont aucune espèce de valeur pour les vendeurs de sable, (du moment bien sur qu’ils ne sont pas monétisables) néanmoins ils sont là.
A vous suivre la presse se réduirait à des faits divers, du sport et une nécro, au prétexte d’un fort taux d’audience garantissant les meilleurs gains. Et bien lisez donc plutôt ces rubriques, elles vous inspireront bien quelques slogans.
Bonjour,
Pourquoi allez sur un forum plutôt que de consulter le site du créateur de l’outil en question qui est me semble-t-il le plus compétent en la matière ?
Donc pour bien comprendre la signification du « taux de rebond », je vous conseille la page suivante :
http://www.google.com/support/analytics/bin/answer.py?hl=fr&answer=81986
Même si on laisse de côté l’aspect « conversion », l’importance de ce taux est évidente …
Si je prends l’exemple de ce site « rue de la chouette ». Il apparaît que les principales recherches qui ont amenées des visiteurs sur ce blog sont :
- la chouette 8.8%
- rue de la chouette perigueux 4.90%
- elisabeth patriat 3.24%
- archives comptes de périgueux 3.14%
- la chouette s’est endormie france inter 3.04%
(source Alexa)
On se rend donc compte que sur les 5 principales recherches, seules 3 ont un rapport réel avec le site. Dès lors, les visiteurs arrivés sur la base des deux autres recherches ne peuvent faire partie de l’ »audience » du site, il y a de fortes chances pour que leur taux de rebonds soit proche des 100%.
Cette précision étant faite, je n’interviendrais plus sur ce blog. Il faut dire que l’on m’avait prévenu des risques que j’encourais à émettre la moindre critique vis à vis de vos écrits et que je devais m’attendre à une agressivité hors de propos de votre part. Votre dernier message semble en être la preuve, je ne cherche pas à prouver quoi que ce soit, je donne simplement un avis concernant ce que vous affirmez. De toute évidence, vous le prenez très mal. L’expérience et l’avis de ceux qui ne pensent pas comme vous semble vous être insupportable.
On peut dès lors se demander quelle peut être la pertinence d’un site qui prétend défendre la « démocratie participative » lorsque son administrateur refuse que ses propres analyses soient corrigées ou relativisées.
L’humilité ne semble pas être votre fort, c’est pourtant la qualité essentielle de la crédibilité.
Bonne continuation.
Prenez le comme vous voulez. J’ai autre chose à faire qu’à recevoir des avis péremptoires vaguement étayés. Autrement dit vous récoltez ce que vous semez.
Sur Google Analytics il y a aussi Google-Analytics / Serge Descombes je vous en conseille la lecture. GA n’a jamais prétendu fournir des informations exactes, mais uniquement des tendances.
Qu’il s’agisse des cookies de cession (les miens je les programme) ou des entêtes clients, rien dans ces données brutes ne permet de prétendre à l’exactitude. Idem pour le taux de rebond puisque les pages de sorties ne sont pas prises en compte, il est mécaniquement augmenté si l’on visite 2 pages.
De plus, le taux de rebond, je l’assume, n’a aucune signification intrinsèque, ce qui n’implique pas son inutilité. Il doit être croisé avec le temps passé et la fonction de la page visitée, ce qui implique une segmentation. Sa valeur globale est donc imprécise et flottante.
Donc si on l’utilise comme une donnée absolue pour l’ensemble d’un site, on se trompe. Je n’y peux rien.
Concernant Alexa les données sont fausses et c’est normal. Ce n’est pas étonnant puisqu’il ne peut pas collecter précisément les données renvoyées par le client. Mon script GA, Web Master Tool et mon script « maison » s’accordent grosso modo, (même si par ailleurs les résultats d’analyses des log d’Apache peuvent être assez différents).
Le reste est une spéculation qui ne correspond pas avec les données collectées pour le blog.
Mais si c’est votre avis après tout, il résume votre critique. Appelez ça « corriger » et vous comprendrez le temps perdu.
PS: Dès que l’on s’adonne à la programmation (php en l’occurrence) et aux RFC Http, on comprend vite que l’analytics a des limites et qu’il doit être compris, croisé et segmenté, corrigé avant de servir à l’analyse qualitative d’un trafic.
Effectivement la crédibilité ça se prouve, ce qui montre qu’on peut être ancien chef de projet NTIC de Publicis et être largué en analytics. Ce n’est pas un reproche, mais pour la leçon d’humilité vous repasserez.
Et bien voilà cher Philippe. Nous vous avions mis en garde. Nous vous avions expliqué que la prétendue omniscience de l’administrateur de ce blog n’avait d’égale que son incapacité à admettre s’être trompé même lorsque ses erreurs sont énormes et évidentes.
Vous nous devez donc un repas à Périgueux à Bernard, Toufik, Marie et moi-même et vous pouvez donc comprendre que nous refusons que cet énergumène ne soit invité à notre forum sur la démocratie participative de la rentrée.
Schuss
Encore faudrait-il montrer en quoi il y a erreur. Tout est là pour le débat, argument à l’appui il s’entend. A défaut cela ne consiste qu’à aboyer.
Où étiez-vous quand il fallait en parler de démocratie participative, quand il fallait la défendre? Pas à Périgueux en tout cas. On ne vous a pas vu.
Alors si c’est un de ces repas pour se tirer sur la nouille, merci, l’invitation serait restée lettre morte.
Mais bon appétit, vous serez surement plus enjoués avec des spaghettis que dans la rue.