Périgueux, ville sous influence
[Nous sommes certainement aussi heureux de partir que certains le sont pour nous. Ou pour eux. L’intensité d’un plaisir partagé est sans commune mesure, ne boudons pas cette communion.]
La science des astres, en Grèce Ancienne, tenait de la théorie des sphères et de leurs influences. L’économie des relations humaines conserve encore le vocabulaire de l’antiquité désignant les sphères d’influence et les orbites, pour qualifier les différents rapports. Les astres aux plus fortes attractions orbitales sont généralement les plus volumineux et surtout, ils ont la particularité d’être immobiles dans le cosmos. Ce cosmos, qui, en équilibre, désigne un vaste réseau d’influences parfois contraires.
:: L’influence des réseaux ::
C’est donc par le terme de réseau qu’il faut entrer. Un filet destiné à capturer certains animaux. Ou l’ensemble de tout ce qui peut emprisonner l’homme, entraver sa liberté, menacer sa personnalité. Réseaux de conspiration ou de contradictions, de barbelés ou lignes de défense. Aussi un des quatre estomacs des ruminants ou un entrecroisement de voies de passages, un entrelacs de nerfs ou de canaux et de drainages. Interconnexion de machines communiquant entre elles, ou de personnes dépendantes d’un organisme central. Réseaux de concessionnaires, de correspondants, de distribution, de communication. Réseaux clandestins, de renseignement, de résistance, aussi.
Ou l’ensemble des contacts que l’on peut solliciter, directement ou indirectement, officiellement ou officieusement, pour l’aide nécessaire à la réussite de sa démarche.
:: Le cosmos périgourdin vu d’ailleurs ::
Périgueux. Hors du temps, c’est une petite ville sous cloche. Et sous cette cloche vit un univers, un écosystème semi autarcique régit par ses propres mécanismes. Les changements et les mutations du monde n’affectent que partiellement cet univers périgourdin, dont la stabilité et la réfraction au mouvement sont une de ses caractéristiques les plus nobles.
La tradition, les usages et les mœurs, n’y subissent pas l’érosion du temps. Et la vitrine offerte au touriste, sans cesse polie par l’institution, donne au voyageur l’image rassurante et conviviale d’une bourgade où il fait bon vivre, où le temps n’a pas prise. De la gastronomie, du patrimoine, un climat, des cartes postales. Bref, un parc à thème dédié à l’oisiveté et au plaisir.
Mais au fond cette image vaudrait aussi pour les périgourdins, invités à n’exiger davantage que ce que l’on offre au voyageur. Tant que cet état demeure et qu’il témoigne d’une quelconque satisfaction, tout n’y est que rondeur et bombance. Et le périgourdin étant par ses côtés frondeur, dans le besoin de chicaner et houspiller, c’est avec générosité qu’on lui verse tout sujet nécessaire à ce mode de relation sympathique, qui fait le folklore de son identité.
Pour autant, ce micro-cosmos obéit à des règles précises et ses gardiens en sont d’efficaces protecteurs. Pour la plupart, ces règles ne sont pas écrites, à peine orales, mais tacites et c’est ce qui fait leur force. A cet univers, dont on sait bien qu’il y faut un horloger, sinon plusieurs en réalité, sont dévoués divers organes, ou organismes, traitant chacun de leurs prérogatives.
Echo-système, écosystème, dans les deux, il y a système. Le cosmos périgourdin est un jeu de relations complexes entre des entités maîtresses. Dans son enquête de juin 2008, l’Express ne s’y était pas trompé. Ayant pour titre : Les réseaux de Périgueux, le journal dressait l’inventaire de ces principales entités qui participaient de ce petit cosmos. On y trouve pêle-mêle :
- Les réseaux politiques, du PS à l’UMP en passant par leurs nécessaires co-pilotes (PCF, Verts, Modem).
- Les confréries
- Le clergé
- La franc-maçonnerie
- La finance
- Les clubs
- Les médias
En définitive, le plus vaste de ces réseaux est constitué par l’interaction entre tous. Et le constat d’une omerta généralisée vient de ce que ces réseaux d’influence se nourrissent les uns les autres, (ce qui ne veut pas dire qu’ils s’apprécient), jusqu’à l’interdépendance ; ou en tout cas la neutralisation. On en retiendra 3, la franc-maçonnerie, les clubs de notables et les médias. Pour leur part, les réseaux politiques se nourrissent par essence de tous les autres. Et pour le reste, ils défendent des intérêts très ciblés, comme le clergé, ou paraissent comme des filiales des principaux, comme les confréries ou les clubs « affairo-sportifs ».
:: La franc-maçonnerie ::
L’exemple de la franc-maçonnerie est frappant. La société discrète ne cache pas son influence et expose l’effet magnétique qu’elle a sur les politiciens :
Les frères seraient au moins quatre dans le conseil municipal du socialiste Michel Moyrand.
A Périgueux, un politique qui, aujourd’hui, occulterait la maçonnerie se priverait d’un accélérateur, d’un catalyseur.
Il [ Michel Moyrand] a fait de l’entrisme à la Mitterrand. Toujours près de nous, mais sans revêtir le tablier.
Pour la petite histoire, certains seraient devenus fils de la veuve après avoir épousé leur mandat. Ce qui confère à la mariée une influence non négligeable sur la vieille veuve.
Un bâtiment ostentatoire et magistral, un nombre de maçons exceptionnel, un millier, (deux fois plus qu’à Poitiers – 100 000 habitants) et une déclinaison de loges à la carte. Un lieu de pouvoir dans lequel se croisent patron de presse, directeur des renseignements généraux, politiciens, fonctionnaires territoriaux, notables et affairistes… (tous en quête de philosophie et de philanthropie cela va de soi).
Bien sur, cela n’empêche nullement de faire des planches sur Pythagore et trois années de silence sont source d’humilité. Néanmoins, il y a rire et rire. Et tous ne sont pas là loin s’en faut pour Athelstan d’Angleterre ou le « Manuscrit Régius« .
:: Les clubs pas que de golf ::
Par ailleurs, le cosmos périgourdin n’a jamais dissimulé son système notabilaire. Pas moins de 9 clubs (Lion, Rotary, Kiwanis…) largement dominés par les professions libérales et en particulier médicales. En parallèle de l’objectif philanthropique affiché, nul ne dissimule aussi les avantages.
On s’adresse naturellement à l’un d’entre nous quand on a besoin d’un service. Mais c’est tout.
(C’est déjà pas mal)
On se donne des coups de pouce, sans plus.
(Sans plus ni moins)
Si l’un est banquier, il ne va pas faire de vacherie à un autre.
(Entre banquiers ce serait étonnant)
On essaie de ne pas être affairiste.
(Mais ça n’a pas l’air facile)
A ne pas confondre avec des clubs échangistes, ces clubs échangent pourtant bien plus que des amabilités. Ce réseau d’influence et de services, (en aval bien sur de leur mission philanthropique), permet de défendre des intérêts différents de ceux du Tiers Etat. Passant du statut d’orpheline à celui d’héritière de l’aristocratie, la bourgeoisie a su depuis longtemps regrouper ses intérêts en contrepoint des masses laborieuses. La preuve, elle lui vient en aide.
:: Le Club de la presse ::
Maillon essentiel de ce cosmos : les médias. Regroupés en Club de la Presse, s’y mélangent autant de journalistes que de communicants, de sorte qu’il pourrait s’appeler tout autant Club de la Communication. Cela étant, la chaîne de l’info locale y est complète. Presse, radio, tv, tous s’y coordonnent.
Le ton est donné :
Mais ça peut être pesant, confie un journaliste qui a officié à Périgueux il y a quelques années. On se dit tout, alors, quand on veut sortir une info avant le copain, c’est compliqué. Pourtant, ne pas aller au club, c’est se marginaliser.
Pour l’Express, ce réseau d’influence est carrément un « véritable groupe de pression » en désignant quelques exemples de lobbying par ailleurs. La force du Club, son gala biannuel :
Dans cette petite ville où tout le monde se connaît, les politiques sont interventionnistes ou tentent de l’être. Le gala remet les points sur les « i ».
A ne pas confondre avec la presse de gala, ce gala de la presse pourrait être un objet d’étude anthropologique. Il possède certains éléments d’un rite catharsique et collectif, dédié à la purgation par le rire d’un sentiment ou d’un état de complaisance. Le rire y est retenu en tant que vecteur et médium commun et les « victimes expiatoires » de ce rire (caricatures et sarcasmes) sont présentes et invitées à le partager. Leur absence serait même un défaut dans la liturgie.
Les victimes (les politiciens) sont même amenées jusque sur la scène, l’autel, pour y être brocardées face à une foule d’initiés communiant contre l’individu ridiculisé, ou ridicule ça dépend des cas.
En réalité ce rite, à la vocation de manifester l’indépendance des médias contre l’influence et la domination des politiciens, est savamment organisé à l’usage unique d’une partie de la société périgourdine. L’évènement est privé et ne s’ouvre que sur invitation. Comprenez qu’à la plèbe qui forme l’électorat, toute vérité n’est pas bonne à dire.
A travers le rire et la moquerie, beaucoup d’informations sont pourtant révélées et quantité non négligeable pourrait faire l’objet d’enquêtes approfondies et de révélations publiques. Entre deux galas, ce ne sera pourtant jamais le cas. Il y a en cela une forme de pacte entre deux réseaux d’influences, politique et médiatique. L’un se prête au jeu du ridicule en échange d’une information lisse et non dérangeante. L’autre se donne bonne conscience professionnelle par l’humour et en privé, (private joke), ce qu’il sait avoir oblitéré publiquement et sérieusement.
Dans les rires mêlés et imbriqués, au fond, on ne sait plus si les journalistes se moquent des politiques, ou si les politiques, heureux de s’en tirer à si bon compte, viennent se moquer des journalistes. C’est une neutralisation générale.
Un exemple. Quand le journal Sud Ouest parle du président du Conseil Général 24 et de son « système politico-financier » et qu’il ne va pas plus loin, c’est surement qu’il ne le peut pas. Autrement dit, qu’il n’enquête pas pour révéler publiquement les détails de ce système, comment il fonctionne, comment il influe sur les collectivités et leurs élus, comment circulent certains fonds ou sont nommés certains cadres, etc.
Ceux qui ne savent pas et seraient en droit de savoir demeurent dans l’obscurité et ceux qui savent déjà attendent le gala avec gourmandise. Car ce qui se trame derrière un « système politico-financier » est, sinon légalement douteux, au moins un sujet d’intérêt public de la première importance.
A titre d’illustration, aucun des médias locaux ne s’est étonné de voir des jardiniers du conseil général pénétrer et ce pour plusieurs heures, dans la résidence privée (avec jardin) d’un de ces cadres les plus influents. L’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’une prise illégale d’intérêt est évitée ainsi avec soin. Ou encore apprendre que la Chambre des Métiers de Dordogne a été épinglée par la Chambre Régionale des Comptes pour s’être exonérée de ses charges fiscales (TVA) pendant 5 ans n’a soulevé aucune interrogation particulière. Dans la foulée, lorsque en conseil municipal de Périgueux, le maire a nommé d’autorité son directeur de campagne à la tête d’un service territorial, nul n’en a fait mention, comme si cela était courant ou même normal. On saura tout en revanche et avec enthousiasme dans la Dordogne Libre (09/09/09) sur la visite du Président du Conseil Régional en campagne électorale au lycée Léonard de Vinci récemment rénové (avec succès).
Le président de Région Alain Rousset était hier en visite sur place en compagnie de son ami le maire de Périgueux Michel Moyrand, pour en apprécier le résultat.
Les derniers travaux du lycée professionnel du Gour de l’Arche ont abouti également en cette rentrée à un espace d’accueil sympathique et pimpant, venant donner un point d’orgue à des travaux déjà réalisés les années précédentes, comme la construction du petit gymnase et les mises aux normes techniques.
En somme, ce cosmos périgourdin tient dans la relation équilibrée entre des réseaux d’influences divers selon leurs intérêts propres. Un spectacle à la machinerie savamment dissimulée? Surement pas jusque là. Une auto censure pour des intérêts bien compris, peut-être. Une peur des représailles, c’est possible. Une chute des ventes, quand même pas. Ne jouons pas sur les mots c’est une affaire de clubs au sens large.
:: La confrérie des clubs ? ::
Le club maçonnique fait office d’astre principal ou principiel, dans lequel se résout ce qui demeure trop saillant dans les autres clubs. Il a la capacité de transcender les clivages et les différences de nature pour imposer un ordre métaphysique et atemporel.
Les clubs politiques (ou partis locaux) sont les clubs où l’on peut être membre de tous les autres clubs, sauf des clubs politiques adverses, et encore. Tous leurs efforts se concentrent contre l’aléatoire des cycles électoraux afin de s’installer le plus longtemps possible à la tête des collectivités.
Les clubs de notables défendent leurs intérêts de classe et sur la prévalence de leur condition matérielle, font valoir une distinction sociale, sinon de lignée. En deçà de la légitimité métaphysique ou politique, ils s’appuient, outre les services internes entre individus, sur la puissance financière, d’investissement, de fiscalité, de promotion, etc.
Enfin le club des médias, celui-là même qui est chargé de rendre compte publiquement et donc aussi des autres clubs, sait que tout dire des autres clubs pourrait lui nuire à lui-même. La catharsis collective dans un rire déchaîné apparaît comme un troisième terme entre la révélation risquée et un silence trop voyant.
Il va de soi que tous sont indépendants, libres, philanthropes, philosophes, dévoués à l’intérêt général, miséricordieux, gourmets et que rien dans ce texte ne sous-entend le contraire. Simplement les citations de l’Express semblaient évoquer une réalité un peu plus complexe, en tout cas plus nuancée.
:: Epilogue ::
Voilà ce qui sous la cloche fait notre microclimat à la limite du micro-onde. Et voilà ce qui en dépit de la présence de l’Etat et donc aussi de l’appareil judiciaire, assure l’ordre et la stabilité dans notre petite société. Ou plutôt l’ordre d’une certaine société et pas n’importe laquelle.
L’individu isolé est au réseau d’influence ce que le micro plancton est à la baleine. Si le regroupement des individus augmente nettement leur sécurité, il n’empêche que la baleine ne chasse pas le krill un à un. Un réseau ne suffit donc pas, tant qu’il n’a pas atteint la taille suffisante pour son autonomie.
Ravivant modestement ce dossier de l’Express, il va de soi que l’errance de notre astre ne subit aucune orbite. Pis encore, certaines atmosphères nous sont interdites de séjour. Las, la méthode de Laurent Renard nous reste profondément hermétique. Mais à n’en pas douter, de même que certains ont vu Jésus Christ traverser l’Utah, d’autres ont vu Laurent Renard arpentant Périgueux.














Parmi les clubs que vous citez, il y a un petit oubli . On sait en effet quel prix le maire de Boulazac attache au BBD dont il est le principal pourvoyeur de fonds.
On sait egalement l’attachement de michel Moyrand pour le Cap. Attachement réel ou forcé, celui-ci a bien compris que les suporters sont aussi des électeurs et qu’il y aurait danger à montrer du détachement ou pire de l’hostilité à ce sport qui côute assez cher aux finances locales et dont les présidents sont des hommes d’affaires bien connu dans l’agglo.
Tout cela rejoint finalement ce que vous écriviez sur ces clubs et réseaux. Nous ne sommes plus à l’époque des Lumières ou ces lieux (les clubs)étaient des lieux de réflexion et de joutes philosophiques.
Cela rejoignait les clubs “affairo-sportifs” mais merci de le préciser.
Il est vrai, cher confrère, que le gala de la presse est ouvert sur invitation. Mais est-il possible, dans cette bonne ville de Périgueux, de proposer à tous les Périgourdins un divertissement gratuit, avec un pot en fin de séance, dans une salle de seulement 800 places?
Les frustrés seraient plus nombreux que les nantis, et les réseaux d’influences seraient encore obligés d’intervenir pour calmer le jeu…
Cela étant dit, personne n’a, à ce jour été refoulé à l’entrée s’il ne présentait pas son passe vers le plaisir d’en rire.
C’est un exercice d’équilibre humoristique parfois un peu convenu, vous avez raison, mais il reste unique et je puis vous assurer que les »plumés » n’ont jamais droit de regard sur les plumes qu’ils vont perdre.
Bravo pour vos commentaires acidulés, et longue vie à la chouette!!!
Je ne sais pas répondre à votre question. Cela tombe, bien. Je n’ai pas à y répondre.
J’ai parlé de cet évènement, justement parce qu’il est unique et sommairement sous un angle anthropologique (ou simili plutôt). Parce qu’il me semblait intéressant de le considérer comme un « objet social ».
Sous cet angle je n’ai même pas à dire s’il est « convenu » et je ne connais pas son organisation interne.
Je parlais simplement de ce que j’avais vu. Un évènement privé où une partie de la population est « sélectionnée » sur invitation (cela n’exclut quiconque s’y présente spontanément). Là s’y rassemble une catégorie socio-culturelle particulière. On y parle de sujets politiques qui ne sont jamais abordés autrement, (presse, radio, tv).
Je vous crois bien volontiers. Nulle part je ne sous-entends un arrangement ou toute forme d’entente préalable, consciente et patente. Ce serait dans l’intérêt de personne.
En revanche je disconviens respectueusement. Les quelques plumes qu’ils perdent lors du gala, c’est autant de plumes qu’ils ne perdront pas entre deux évènements.
Hors de tout soupçon de préméditation ou de quelconque forme de collusion, le résultat est une forme d’échange (dont le rire est le vecteur et catalyseur), à l’intérieur d’une relation qui tend à normaliser le rapport de force.
Je considère que ce rapport de force est au bénéfice des « plumés ». Au final, j’aurais tendance à mettre cet évènement dans la catégorie de « l’arroseur arrosé ».
Bien à vous
Ahhhh, le fantasme des franc-maçons…. Il y a plein d’autres cercles fermés où si l’on n’est pas membre, on n’a pas accès à grand chose : l’amicale des pécheurs, celle des joueurs de pétanques, les associations de parents d’élèves (essayez d’y adhérer si l’on a pas d’enfants..) etc, etc….
Cela fait maintenant quelques siècles que l’on fantasme sur le présupposé « pouvoir » des francs-maçons et que personne n’a pu démontrer de façon claire et évidente leur véritable influence sur la société ou sur notre bonne vieille ville de Périgueux. Par contre, cela fleure bon l’anti-parlementarisme primaire dont on se sert lorsque l’on a plus d’arguments à opposer à des élus (tous pourris…)
@Beaulieu
Où ça un fantasme?
Où ça de l’antiparlementarisme primaire?
Citez, argumentez, analysez…
Sinon allez bavez ailleurs, ce blog n’a pas vocation à être le récipient de vos renvois gastriques.
Vous écrivez : « Et le constat d’une omerta généralisée vient de ce que ces réseaux d’influence se nourrissent les uns les autres, (ce qui ne veut pas dire qu’ils s’apprécient), jusqu’à l’interdépendance ; ou en tout cas la neutralisation. On en retiendra 3, la franc-maçonnerie, les clubs de notables et les médias. » Où est la démonstration de cette omerta ? Où sont les faits, les preuves ? Lorsque l’on emploie un terme si lourd de sens (« omerta ») on prend au moins la peine d’argumenter.
Vous écrivez : « La société discrète ne cache pas son influence et expose l’effet magnétique qu’elle a sur les politiciens : Les frères seraient au moins quatre dans le conseil municipal du socialiste Michel Moyrand.
A Périgueux, un politique qui, aujourd’hui, occulterait la maçonnerie se priverait d’un accélérateur, d’un catalyseur.
Il [ Michel Moyrand] a fait de l’entrisme à la Mitterrand. Toujours près de nous, mais sans revêtir le tablier. Pour la petite histoire, certains seraient devenus fils de la veuve après avoir épousé leur mandat. Ce qui confère à la mariée une influence non négligeable sur la vieille veuve. »
Quelles sont vos sources ? Qui a dit cela ? Quand ? Où ?
Vous écrivez : « Un lieu de pouvoir dans lequel se croisent patron de presse, directeur des renseignements généraux, politiciens, fonctionnaires territoriaux, notables et affairistes… (tous en quête de philosophie et de philanthropie cela va de soi). »
Il n’y aurait donc selon vous aucun franc-maçon en quête de philosophie ou de philanthropie dans ces loges ? Pas de demi mesure ? Pas de bénéfice du doute ? Tous coupables, tous affairistes ?
Bref, vous compilez un article de l’Express sans reprendre les sources qui je l’imagine ont été citées par les auteurs originaux de cette enquête et vous en faite un condensé partial, partisan et militant qui cache mal votre rancune et votre aigreur d’un score plutôt ridicule lorsque vous avez présenté une liste aux dernières élections municipales de Périgueux.
Alors bien sur, il est toujours plus facile d’en appeler au complot des élites plutôt que de faire une analyse réaliste de la raison de votre échec électoral. Cela s’appelle de l’antiparlementarisme….
Une question n’est pas un argument. Vos prémisses sont fausses, la conclusion ne peut qu’échouer. Echec électoral? Ignorance de votre part, cherchez encore. Complot des élites? Révisez les termes « complot » et « élite » les poncifs ne servent à rien.
Pour finir, trouvez quelque chose de mieux à faire que de lire ce blog, je vous en saurais gré.
Refus de répondre, langue de bois….. Bonjour la volonté de débat et l’esprit « participatif » qui pourtant me plaisiait… à vos débuts…..
répondre à quoi? A vos fantasmes? Je ne suis pas qualifié médicalement
Fantasmes le fait de vous demander de donner de préciser vos affirmations ? Fantasmes le fait de remarquer que vous accusez sans démontrer ? Fantasmes le fait de noter que vous développer des théories qui s’apparentent à l’antiparlementarisme primaire ?
Soyez un peu honnête et reconnaissez que votre article est manichéen et basé sur des préjugés non démontrés.
Lorsqu’aux dernières Municipales, j’ai voté pour votre liste, je croyais que vous étiez capable de dépasser les détestables habitudes des politiciens professionnels. Aujourd’hui, je me rend hélas compte que le naturel est revenu au galop…
Si vous voulez de vraies réponses formulez de vraies questions.
Maintenant si vous pensez qu’on va étaler ici les noms et les sources vous vous trompez.
Vous êtes de ces gens qui confondent espace d’expression et déversoir bileux. Et je maintiens que vos fantasmes relèvent d’une compétence médicale et non d’un simple dialogue que vous êtes dans l’incapacité d’entretenir.
Votre pulsion « torquemadesque » de passer autrui à la Question atteint maintenant les limites de la patience. Donc, ou bien vous posez de vraies questions et j’essaierais d’y répondre, ou bien vous accèderez dès lors à la catégorie spammer.
Vous voulez de vraies questions ? alors allons-y et j’espère que vous ne vous cantonnerez pas à l’insulte comme seules réponses :
Vous écrivez : « Et le constat d’une omerta généralisée vient de ce que ces réseaux d’influence se nourrissent les uns les autres, ». Pouvez-vous être plus précis et démontrer cette « omerta » à Périgueux ?
Vous écrivez : « Les frères seraient au moins quatre dans le conseil municipal du socialiste Michel Moyrand. ». Qui sont ces 4 personnes ?
Vous écrivez : « Pour la petite histoire, certains seraient devenus fils de la veuve après avoir épousé leur mandat. Ce qui confère à la mariée une influence non négligeable sur la vieille veuve. » ». Pouvez-vous citez le nom de ces personnes ?
Voilà 3 questions simples auxquelles vous avez obligatoirement les réponses puisque vous citez allégrement ces faits dans votre article. Si par hasard, vous ne disposiez des réponses, alors j’ai bien peur que votre article ne s’apparente à de la désinformation et de la diffamation envers Michel Moyrand, Maire de Périgueux et de son Conseil Municipal. Que vos 3% aux Municipales de 2008 aient encore aujourd’hui du mal à passer est une chose, manipuler l’information et diffamer en est une autre.
Je vous avais invité précédemment à poser de vraies questions pour dialoguer, pas en user comme prétexte de votre malveillance en assortissant ces dernières d’injonctions et d’accusations gratuites. C’est donc la dernière fois que vous faites le troll sur ce blog.
Mais avant d’en finir vous devrez savoir quelques détails. Oui j’ai les réponses mais la courtoisie aurait voulu que vous ne jouiez pas les procureurs d’opérette. Non mais où est-ce que vous pensiez être ici, dans un tribunal depuis votre clavier?
Je vous invite en guise d’au revoir à ouvrir un dictionnaire à la lettre « D » pour y chercher le mot « diffamation ». Et suivant, à en mesurer les implications juridiques. Vous seriez surpris de voir que vos accusations sont calomnieuses.
Quant à la désinformation, vous êtes plus que cordialement invité à user de votre libre arbitre afin de vous informer ailleurs.