Ah si Perigueux pouvait ressembler à Bassillac

Epatant. J’ignorais jusque là que des déjections canines déposées à intervalles réguliers pouvaient provoquer chez une personne âgée un vif « sentiment d’insécurité« .

C’est de cette manière que la pravda locale (comprenez Sud Ouest) vulgarise les analyses sociologiques faisant suite aux assises de la tranquillité du 02 avril 2011.

Du coup Mamie, malgré les chiffres indiquant à Périgueux un niveau faible d’insécurité ((87ème sur le plan national)), se sent aussi sereine rue Combe des Dames que dans une ruelle déserte du Bronx à 02 heures du matin.

Idem pour les fumeurs consommant leurs cigarettes à l’extérieur des bars. Indirectement, ils participeraient à ce fameux « sentiment d’insécurité ». Comme il n’y a pas de fumée sans feu… on pourrait croire à un incendie : la fumée c’est flippant. En plus entre deux bouffées ils parlent, ça fait trop de bruit.

Des clubs de parole contre le sentiment d’insécurité

Aussi le sociologue préconise une véritable thérapie de groupe pour ces victimes de leurs propres sentiments, car elles auraient avant tout besoin d’être écoutées par les politiques (qui n’ont que ça à faire c’est sur). A quand le club des Parano Anonymes ?

– Bonjour, Raymond, 67 ans, périgourdin… j’éprouve un fort sentiment d’insécurité, la ville n’est plus sure. Il y a tout le temps des mégots de cigarette devant chez moi parce que j’habite à côté d’un bar. Ils ne font rien et la ville non plus. Je me sens abandonné. C’est que des jeunes et des drogués…

Merci Raymond, Marine va te rappeler sans tarder, tu as l’air mûr.

Doux Jésus Marie Joseph, imaginez le cataclysme pour ces retraités « insecure » quand arrive la fête de la musique et ses hordes de dégénérés qui envahissent les rues d’ordinaire si tranquilles !

Ville de vieux, politique de vieux

La population de Périgueux diminue et vieillit depuis 60 ans. Rien n’endigue ce déclin. Les politiques le savent, une ville qui vieillit est une ville qui se dessèche, se rabougrit et meurt.

Parallèlement, les vieux sont une manne électorale formant un véritable lobby gérontocratique dans certains cas. Alors les crottes de Mamie, comprenez, ça compte.

On pourrait trouver pourtant la ville assez moribonde. Tout ferme avant 19h00 à part quelques troquets, à la nuit tombée, les rues sont désertes. Habitués au grand silence du lundi périgourdin, le moindre bruit, le moindre rire d’enfant, la moindre discussion animée apparaissent comme de dantesques chahuts.

Ainsi vont les fermetures administratives, les pressions règlementaires toujours plus fortes sur les lieux de vie, sauf ceux qui ont leur passe droit, évidement.

Avec ses assises, le maire répond non à un besoin croissant de vie et d’animations, surtout pas, mais à une tendance inflationniste de plaintes pour bruit, insécurité, incivilités, bref, une anarchie galopante.

Un désert silencieux pour une retraite paisible

Une ville de vieux, par les vieux et pour les vieux ? Oui sauf que chacun connait la fin de la chanson. Les visages deviennent inquiets en apprenant que la ville est toujours plus comateuse, vieille et renfermée sur elle-même. Ah les jeunes s’en vont pour ne jamais revenir ! Ben oui forcément…

A terme, Périgueux joue sa survie en tant que ville et pôle urbain. C’est une question de choix. D’ici quelques années, Périgueux ressemblera ou bien à Bordeaux, ou bien à Bassillac.

A choisir… Bassillac on connait, c’est tranquille. Dans les grandes villes y a trop de jeunes de drogués et de clodo avec des chiens enragés. Amis retraités courage! Bassillac nous voilà !!!