M je dis M

Relayons avec un peu de retard une annonce locale. Un conseil municipal « surprise », sorti de la manche du maire avec soudaineté, se tiendra le lundi 17 novembre à 18h00. Pour une fois, nous n’en communiquerons pas les Rapports à l’avance ; une fois n’est pas coutume.
On pourra toujours consulter l’ordre du jour lapidaire mis en ligne par la mairie, dont, décidément, le faible état de transparence et de communication révèle son besoin d’ombre et de brouillard pour œuvrer à sa noble tâche.

:: Salon du Livre Gourmand, un discours International ::
Prenons le temps de revenir sur quelques évènements récents qui méritent une certaine attention. Actualité oblige, le Salon du Livre Gourmand de Périgueux, une institution locale, non, In-ter-na-tio-nale, instaurée par la droite, critiquée par le maire actuel en terme de « grande bouffe » et dont on voudrait qu’elle soit po-pu-laire nous a t-on dit hier.
Nous y sommes, à Périgueux, Internationale et Populaire, ce sera la révolution par le ventre, ou du ventre tout court, c’est déjà ça.

Par hasard et en flanant, je me suis rendu à l’inauguration le vendredi 15 novembre, à 16h00.
Evidement, je n’avais pas été invité par le maire, vous imaginez sans peine la contrition qui fut la mienne. Pour le principe, j’ai donc resquillé, en faisant valoir que j’avais oublié le sacrom-unicipal droit de passage. Je me trouve à l’entrée avec un jeune adjoint au maire, contraint de décliner sa fonction à l’hôtesse avant que cette dernière ne lui marque toute la déférence d’usage.
Le discours du maire commence, encadré qu’il est par la Confrérie du Pâté de Périgueux, qui est au Saint Pâté ce que Saint Thomas d’Aquin est à la Sainte Nitouche.

Passons sur le discours, qui semblait être prononcé en mâchant des châtaignes chaudes offertes pour l’occasion. A la suite, un alsacien averti et invité à discourir, a salué la « continuité républicaine » du maire PS, ce que ce dernier n’a pas manqué d’apprécier.
Le maire a pourtant tenté de souligner toutes les belles innovations dont il était porteur, comme le nombre accru d’éditeurs : une véritable révolution culturelle pour un salon du livre. Puis il a marié avec talent l’art culinaire et le développement durable, l’art culinaire et la géostratégie. Mais des pensées si profondes ont laissé perplexes quelques auditeurs, dont votre serviteur. Le maire n’avait-il pas oublié d’associer l’art culinaire et le réchauffement climatique, ou l’art culinaire et le Congrès de Reims ?

Bref, passons sur ce moment inoubliable, comme ne manquera pas de l’être ce salon du livre gourmand, que l’on nous envie à l’international et de façon très géostratégique. J’espère contribuer à Périblog, en lui évitant un billet laborieux qu’il ne manquera pas de produire par professionnalisme !

:: XD/MM, âmes sensibles s’abstenir ::
Revenons donc aux discussions politiques des derniers jours, qui promettent une fin d’année où le Père Noël sera sollicité, y compris pour remplir la grande chaussette du maire de Périgueux. En effet, Xavier Darcos s’est exprimé pour la première fois depuis sa défaite électorale dans les colonnes de Sud-Ouest en date du 14/11/08. Avec une certaine rudesse, il dénonce le sectarisme et le clanisme de la nouvelle équipe, forte d’un projet réel pour Périgueux qu’elle n’aurait pas encore trouvé. Et de toute façon ça tombe bien parce qu’elle ne saurait pas comment le financer, sinon en augmentant la pression fiscale, ce qu’elle ne manquera pas de faire, au moins pour lancer ce projet incroyable de déménager la mairie.
Michel Moyrand, (le maire de Périgueux) répond aujourd’hui en substance dans le même journal : cause toujours, c’est moi le maire.

Et puis il a cette phrase, assez énigmatique :

Nous travaillons et on est bien présents dans la ville

On se doute qu’ils travaillent, mais que signifie « bien présents dans la ville » ?
VAE VICTIS : « Malheur aux vaincus » dit le chef gaulois l’ayant emporté face à la grande Rome en – 390 av. JC. Car si le maire parle de recruter du personnel pour les postes vacants, il se garde de citer les fonctionnaires territoriaux poussés vers la sortie pour suspicion d’intelligence avec l’ennemi : finances, culture, ressources humaine, état civil…

Il se garde également de parler de son ami et directeur de campagne Marc Demaison, actuel directeur des achats, poste créé sur mesure et dont le concours a été évité afin de lui garantir le fauteuil pour les deux ans qui le séparent de la retraite.
Un « républicain » qui contourne la loi pour favoriser l’ascension de son entourage dans une hiérarchie dont il est le sommet, et donc garant des valeurs et du droit, ne fait jamais preuve que de népotisme. Cette pratique que l’on voudrait savoir éteinte, consiste en l’utilisation abusive d’un pouvoir reçu par délégation, à savoir une forme de corruption.

C’est bien cette présence dans la ville, qu’il faut aussi comprendre, non comme une chasse aux sorcières, mais comme une grande lessive de printemps. Notez, ce n’est pas une raison pour se brouiller avec tout le monde. Car si le maire renvoi le ministre dans ses 22 sur le rabâchage des thèmes de campagne, il ne lui en a pas moins écrit une lettre pour lui demander des soutiens financiers de l’Etat… Comme quoi on peut vilipender le cumul de maire et de ministre en campagne électorale et demander l’aumône à ce même ministre, car ministre, c’est quand même bien pratique.

M moi je dis

M

[MEDIA=12]

.

:: Pour quelques dollars de plus ::
Plus sérieux, les finances de la ville. Un grand débat, un grand débat que le maire met en avant pour expliquer toute sa difficulté à mettre en œuvre un réel projet pour la ville, pour cause de trésorerie. Il avait affirmé en campagne qu’il n’augmenterait pas l’impôt ; mais aujourd’hui il souligne « ne pas avoir l’envie ». Par cette nuance, on doit comprendre qu’il risque d’y être obligé, même s’il n’en a pas l’envie, il le ferait donc à regret.
Mais il faut saisir la situation : les caisses sont vides ! clame-t-il, pour faire comprendre que si augmentation de l’impôt il y a, c’est la faute à l’ancienne équipe.
C’est pourquoi l’on ne demande que la publication intégrale de l’audit financier. Nous ne manquerons pas de le mettre en ligne si le maire consent à le rendre public, autrement que par bribes et citations. Espérons donc qu’à l’issue du conseil municipal de lundi, nous pourrons y voir plus clair. On pourrait quand même condidérer que les citoyens sont assez grands pour prendre connaissance de ce document, dans son exhaustivité, sans passer au préalable par l’interprétation orientée et prémachée, ni de la majorité, ni de l’opposition, ni de personne. Car et jusqu’à preuve du contraire, le maire est gestionnaire d’un argent qui n’est pas le sien; de même que cet audit n’a pas été financé avec ses petites économies, mais avec l’argent des périgourdins pour connaitre l’état de LEURS finances.

Dans le cas contraire, où cette analyse de la situation financière de Périgueux serait tenue secrète, ou partiellement restituée, il s’agirait d’un abus de pouvoir d’un maire, hors des devoirs liés aux droits ouverts par la fonction élective.

Le contexte est simple. Si l’audit révèle des manquements dans la gestion de l’ancienne équipe, alors le maire en fera état, en long, en large et en travers, comme pour la note d’alerte du préfet et du TPG. Mais si l’audit révèle au contraire une situation par laquelle le maire ne peut pas objectivement charger l’ancienne équipe, alors il sera pondéré, voire discret sur ce qui aura été une tentative échouée de justifier l’incurie d’une situation dont il est dorénavant le responsable.
Pour l’heure et sur un thème aussi important, l’opposition dénonce une rétention d’information de la part du maire qui se refuse à transmettre copie de l’audit avant d’en faire la présentation lundi, comme en témoigne France Bleu Périgord. Ainsi le maire préserve tout le suspens qui fait le sel de cette affaire.

[MEDIA=14]

.

:: Une politique de proximité ::
Et puis il y a la politique, pas celle que les médias ne peuvent pas raconter sous peine de pressions, menaces, noyautage, non. La petite, celle de tous les jours, la petite politique et la réalité contradictoire avec tout discours électoraliste et condescendant, dont certains font leur véritable profession de foi jusqu’à l’indigestion.

Un crime de lèse majesté. Le maire a piqué une grosse colère, accompagnée de menaces sur les subventions du club de rugby (CAP). Et oui, son adjoint aux Sports Populaires est venu se plaindre de ce que l’opposition avait la part belle dans les vestiaires avec les joueurs, mais pas lui. Un scandale !
Ce même adjoint au sport, chargé de réunions qui le passionnent tant qu’il en déploie son journal ostensiblement. Le pauvre, non seulement il s’ennuie dans sa fonction, mais quand c’est la fête, il n’est même pas invité. Cela valait bien un ultimatum municipal.
Savez-vous pourquoi l’association Ciné-Cinéma éprouve des difficultés de fonctionnements alors qu’elle fait un travail remarquable dans l’enceinte « diabolique » du cinéma capitaliste CAP Cinéma ?
Diable pour quelle raison l’adjointe tentaculaire plutôt que tant attendue, pourtant déléguée à la politique de la ville, (économie sociale et solidaire) n’est-elle pas favorable à cette association ?

Et puis cette historiette de circonstance. Une jeune architecte se rend au service d’urbanisme pour retirer un dossier de concours public. L’adjoint au maire délégué à l’urbanisme n’a-t-il pas refusé de lui donner le dossier, au motif qu’il ne la jugeait pas capable de répondre correctement ? Un bel exemple. Il faut noter que l’adjoint à l’urbanisme est lui-même architecte de profession spécialiste ès concours publics, (grâce à son immense talent), ce qui lui donne tout pouvoir pour juger ses confrères, bien entendu. Cela ne consiste jamais qu’à faire une partie du concours à la place du jury, preuve d’un esprit démocrate et républicain s’il en est, sous les fourches caudines mais savantes de la suffisance de soi.

Allez, je dois vous laisser. Je vais postuler pour un poste à la mairie, j’ai une lettre de motivation à rédiger. Nul doute que ma candidature ne soit reçue avec toute l’équité requise. D’autant que nous parlerons bientôt du thème de l’indépendance des pouvoirs de la Justice et du Politique dans les collectivités territoriales, dont Périgueux représente un thème d’interrogation réelle, aux travers des combinaisons administratives constitutionnellement étanches.
.

PS: Nous entendons depuis quelques mois une douce rengaine. Personne ne lit jamais le blog de la Chouette à Périgueux, quand il admet en connaitre l’existence. Un blog confidentiel donc, intime même, un blog sous le manteau. Et bien nous leur disons tout notre bonheur de voir cette confidentialité partagée, le mois dernier, par près de 6 000 visites et qu’elles sont chaque mois plus nombreuses depuis mai 2008.

Le maire, la pub et le brigand

Le présent billet est proposé, (enfin !), par une autre patte que l’habituelle. La Chouette change de plume et vole toujours, en vous saluant.

En échos au :

Conseil municipal du 29 septembre 2008
RAPPORT n° 24 – Réglementation sur la publicité, les enseignes et les pré-enseignes – Révision n° 1 (rapporteur Mme PATRIAT)
A l’unanimité, le conseil municipal approuve le règlement communal sur la publicité, les enseignes et les pré-enseignes et autorise Monsieur le Maire à effectuer toutes les démarches nécessaires pour sa bonne application

Nous nous intéresserons ici au volet politique des conséquences de la publicité dans notre société. Nous renvoyons aux travaux menés par Casseurs de Pub sur les conséquences, sociales et environnementales.

:: La pub, machine à casser le politique ::
Devant le succès de la pub, les politiques sont très tentés d’utiliser ses armes. Notamment, celles du « slogan », qui réduit le débat démocratique à sa plus simple expression. En faisant cela, ils se rabaissent au rang de simple produit.
La pub, elle, ne cesse d’utiliser les valeurs du politique pour faire consommer. « Le pouvoir d’achat », les symboles de la révolution, la lutte pour le droit de vote, le pacifisme de Gandhi

Le comble étant lorsque les publicitaires, comme Jacques Séguéla, n’ont pas hésité à se mettre au service de dictateurs, comme le tyran togolais Eyadéma. Ou en Grande-Bretagne quand Tony Blair confronté à la plus grave crise de sa carrière après la révélation de ses mensonges sur l’armement irakien, plutôt que d’envisager sa propre démission pour avoir engagé son pays dans une guerre sous un prétexte fallacieux, choisit de faire sauter un premier fusible, Alastair Campbell, son conseiller en communication, avant de songer à Geoff Hoon, son ministre de la Défense. Comme si sa politique ne se décidait plus en priorité au sein du gouvernement mais avant tout avec ses conseils en communication.
D’autre part, pour une entreprise, financer un candidat, c’est acheter des parts de marchés publics et des passe-droits. Pour que cet investissement soit sûr, il faut que le vide idéologique soit tel que la victoire électorale ne dépende que du budget publicitaire mis en œuvre. Ce vide idéologique ne se fonde que sur l’apathie politique des citoyens qui préfèrent prêter l’oreille à un slogan racoleur plutôt qu’à un véritable projet politique.

Aux États-Unis, où les entreprises sont autorisées à financer la vie politique sans limitation, ce sont par voie de conséquence elles qui gouvernent. Les industriels du pétrole et du gaz, en versant environ trois millions de dollars, furent les principaux contributeurs de la campagne présidentielle de George W. Bush. Jean-Claude Brisard et Guillaume Dasquié commentent ainsi ce financement :

Une fois aux affaires, [l’équipe de Bush] s’en souviendra, en décidant par exemple d’ouvrir à la prospection pétrolière les réserves naturelles d’Alaska (le 29 mars 2001) et en rejetant le protocole de Kyoto sur les émissions polluantes, qui déplaît tant au secteur énergétique.

L’actualité des élections américaines confirme où l’élection d’Obama n’est en rien due à son programme mais bien à sa couverture médiatique. « Obama » est une marque déposée :
Voir l’article sur « l’obscénité » de la campagne du président Obama sur le site de Backchich.

:: Que faire ? ::
Les dangers de la publicité en générale se combattent en particulier.
D’un point de vue local, la Mairie de Périgueux se penche sur le problème des afficheurs dans et autour de la ville. La réflexion est reliée au niveau d’un groupe de travail à la C.A.P.
Les pouvoirs publics font des lois pour tenter de protéger la société de la publicité. Ces lois ne sont pas très sévères mais les publicitaires ne se préoccupent déjà pas de les respecter : 40 % des grands panneaux que nous voyons sont illégaux. Les afficheurs sont des délinquants. Aussi, des associations ou de simples citoyens se battent pour que les lois soient appliquées. L’état ne fait pas son travail. Nous devons à notre tour faire pression sur les hommes et les femmes politiques pour conserver ces lois, les renforcer, en créer d’autres, mais, surtout, les appliquer.

A voir sur Dailymotion.

Dans ce contexte, saluons et soutenons l’initiative de la Mairie, dans sa tentative de réglementation de l’affichage aux abords de la ville, ce qui n’est pas une mince affaire. La ville de Mérignac est en procès depuis de nombreux mois contre les afficheurs, juste pour faire appliquer la loi.

En complément, retrouvez toutes les actions légales et juridiques des municipalités en France en matière d’urbanisme et de législation contre l’agression publicitaire, sur le site de Paysages de France, notamment, la page concernant les panneaux d’affichages.

Finances: Périgueux, l’Islande, même combat ?

Depuis quelques temps déjà, le débat fait rage autour de l’état des finances de la ville de Périgueux. Suite à une note de mise en garde du Préfet de Dordogne et du Trésorier Payeur Général sur la capacité d’investissement de la ville, les échanges vont bon train.

D’un côté le maire de Périgueux se fonde sur cette mise en garde pour dénoncer l’incurie de l’ancienne équipe municipale, et ainsi faire valoir l’impossibilité de répondre des investissements prévus, comme la réalisation du projet du Bas Saint Front. Il met en relief, ce faisant, toute sa prudence budgétaire de gestionnaire de bien public, sage et avisé.

De l’autre, l’opposition dénonce énergiquement une manipulation de cette note à caractère confidentiel, préférant, plutôt que de rendre des comptes de sa gestion passée, appuyer sur le caractère d’incompétence du nouveau maire, qui ne saurait pas quoi faire d’une situation sans réelle difficulté. En ce sens, l’opposition se cale même dans les propos du Préfet de Dordogne, dénonçant une instrumentalisation politique de la chose.

Chacune des parties attend les résultats d’un audit financier commandé par le maire, pour fonder ses dires et démontrer les torts de l’autre. Nul doute que chacun, en bon rhéteur, trouvera dans ce rapport financier tout motif de satisfaction pour son propre camp. Ceux qui alimentent ces finances en seront-ils plus avancés ?

Etant ignorant en matière de subtilités comptables et budgétaires, j’ai suivi la piste proposée par le journal Sud-Ouest il y a quelques temps, merci à HC. Il s’agit du site du Ministère de l’Economie et des Finances consacré aux collectivités locales. On y trouve les budgets complets de la ville de Périgueux depuis 2000, avec la situation moyenne nationale en comparaison des villes de la même strate.

Vous pouvez télécharger en pdf, ci-dessous, chaque fiche budgétaire de 2000 à 2007.

Pour un non spécialiste, il faut admettre que l’on ne voit pas en quelle demeure est le péril. Faisons leur toute confiance. Enfin, en ce moment les spécialistes en analyses financières n’ont d’autre choix que la posture de l’humilité hein ?

 :: Quelques comparaisons qui mériteraient de nous être mieux expliquées ::

L’endettement moyen en euros par habitant
De 2000 à 2005, Périgueux est restée en deçà de la moyenne d’endettement. Visiblement, c’est à partir de 2006 que la ville a procédé à des emprunts ou perdu de sa capacité de remboursement de la dette. En 2007, cet endettement était supérieur de 67 € / habitant à la moyenne nationale, pour un total de 1 227 € / habitant.

Le résultat d’ensemble
Le résultat d’ensemble est la soustraction du résultat comptable, (à savoir le résultat des opérations de fonctionnement), et du besoin ou de la capacité de financement résultant des opérations d’investissement. Pour cette section, la ville de Périgueux oscille. En 2002, le résultat d’ensemble était de 111 € /hab. supérieur à la moyenne nationale. En 2003, inférieur de 74 € /hab. ; en 2004 supérieur de 66 € /hab. ; en 2005 supérieur de 44 € /hab. ; en 2006 supérieur de 47 € /hab. ; et en 2007 inférieur de 28 € /hab. Bien sur, ces données dépendent des autres villes puisque c’est une moyenne nationale. Mais cela reflète surtout une fluctuation constante des variables influençant ces résultats. La situation sur ce point, ne semble ni pire ni meilleure, mais changeante.

Impôts locaux et taxe d’habitation
Là en revanche il y a une grande stabilité. La ville est supérieure à la moyenne nationale en terme d’impôts locaux, donc on peut penser qu’ils sont déjà élevés. En revanche, la taxe d’habitation est inférieure à la moyenne nationale, ce qui laisse penser que cette dernière était volontairement contenue. Sur ces points, s’il y a des spécialistes, leurs commentaires seront les bienvenus.

L’autofinancement
Un autofinancement positif semble indiquer mécaniquement la capacité d’investissement de la ville, toute précision ou démenti seraient les bienvenus. Il est décomposé comme suit :
– Excédent brut de fonctionnement
– Capacité d’autofinancement = CAF
– CAF nette du remboursement en capital des emprunts

Aussi, nous pouvons voir l’évolution de Périgueux par rapport à la tendance nationale de 2000 à 2007 pour se faire une idée générale de cette capacité d’autofinancement. En grand ici.

AUTOFINANCEMENT_PERIGUEUX_2.jpg

L’excédent brut de fonctionnement demeure plus élevé que la moyenne nationale, bien qu’il ait tendance à s’éroder sensiblement depuis 2005.
La capacité d’autofinancement de la ville est pour la première fois depuis 2000 en deçà de la moyenne.
Pourtant, la CAF de remboursement en capital des emprunts demeure largement supérieure à la moyenne et ce depuis 2006, ce qui n’était pas le cas depuis 2000.

:: Conclusions ::
Calculée en € /hab. et en comparaison de la moyenne par rapport à des villes de même strate, la situation supérieure que connaissait la ville de Périgueux en terme de résultat d’ensemble se dégrade sur l’année 2007. Pour autant, les fluctuations dans cette section sont récurrentes. En revanche l’endettement progresse. Mais il progresse en conservant une pression fiscale constante et en altérant peu, voir pas, la capacité d’autofinancement du remboursement des emprunts. A chacun, donc, de faire sa conclusion : investir ou ne pas investir, telle est la question.


:: Et la CAP et la CAP… ::

Et les autres villes de la Communauté d’Agglomération Périgourdine dans tout ça ? Après tout on ne parle que de Périgueux, mais cette ville fait partie d’une communauté d’agglomérations de 13 communes, dont la politique globale a un impact sur sa gestion. Nous avons donc employé le même procédé pour l’ensemble des communes de la CAP. Cette fois ce n’est pas une situation verticale qui est proposée, selon les années, mais une situation horizontale sur l’année 2007, mettant en vis-à-vis l’ensemble des communes, chacune comparée dans sa propre strate bien sur.

Voici la liste des communes composant la CAP

Antonne et Trigonant, Champcevinel, Chancelade, Château Lévêque, Coulounieix Chamiers, Coursac, Escoire, La Chapelle Gonaguet, Marsac sur l’Isle, Notre Dame de Sanilhac, Périgueux, Razac sur l’Isle, Trélissac.

Le tableau complet et brut de décoffrage :

Téléchargement au format Excel

Chacun aura loisir de le triturer comme il l’entend. Nous proposons ci-dessous le tableau comparatif qui en résulte, indiquant en bleu les résultats supérieurs à la moyenne nationale et en rouge les résultats inférieurs. En grand ici.

COMPARATIF_COMMUNES_CAP.jpg

La division en trois parties permet de distinguer le trio de tête, le peloton et la voiture balai.

Le trio de tête
La ville qui dépasse toutes les moyennes nationales dans sa propre strate, c’est Marsac sur l’Isle. Cette situation privilégiée, outre certainement une gestion avisée, provient néanmoins, à l’instar d’une commune comme Boulazac, dans la même situation, de ce que ces communes sont des villages au milieu d’une vaste Zone d’Activité Economique.
En revanche pour Château Lévêque ce n’est à notre connaissance pas le cas, cela nécessiterait confirmation. Dans tous les cas, cette commune se place bien, en second dans le classement de la CAP.

Permettons nous ici une incise, sur ces villes qui s’engoncent, pour toujours plus de taxe professionnelle, dans de vastes écrins de surfaces commerciales. Aussi parlerait-on plus opportunément de la ZA Boulazac ou la ZA Marsac, en regard de la prégnance commerciale par rapport à la véritable identité urbaine. On ne peut que conseiller la lecture du livre de David Mangin:

La ville franchisée

Formes et structures de la ville contemporaine

Ed. de la Villette, 2004.

ville_franchisee_mangin.jpg

 Extrait:

Finalement, la plus grande victoire du système qui s’est mis en place ne serait-elle pas d’avoir réussi à faire converger, à l’échelle des secteurs, les systèmes de circulation et de marchandisation des produits, tout en plaçant les villes dans une logique de marketing?

 

Mais revenons à nos communes…

Le peloton
Tiens, nous retrouvons Périgueux, ville la plus présente dans cette partie de tableau. Impossible ici de dire si elle est en progression ou en baisse, mais en tout cas, si elle est vraiment à ce point financièrement dans le rouge, le Préfet de Dordogne et le Trésorier Payeur Général ont du inventer de nouvelles couleurs pour avertir les autres communes qui pédalent derrière. Peu nous importe ici, faisons toute confiance dans l’imagination chromatique de nos responsables.

La voiture balai
Alors là, on ne peut pas dire que ce soit joyeux. On peut même supposer que la commune de Trélissac est déjà sous tutelle de l’Etat. On a du mal à imaginer comment une commune peut en arriver là. Ou bien les trélissacois sont victime d’une malédiction budgétaire, ou bien depuis que le maire a été élu en 1983, il n’a encore pas saisi toutes les subtilités des concept de recette et de dépense. Dans tous les cas, il y a un gros problème.

 :: Epilogue ::

Ces documents officiels ne font pas état, bien sur, de tous les petits trucs et astuces permettant d’équilibrer un budget en terme de recettes, de dépenses, de résultats bruts et de charges de fonctionnement. Peu importe, on voit bien que Périgueux, dans la moyenne de sa strate, dans la moyenne des communes de la CAP, n’est pas, effectivement, un radeau à la dérive. Incontestablement, sa situation est moins bonne que d’autres années, plus fastes. Donc son évolution nécessite l’attention, pas de crier au loup, cela ne sert à rien. D’autant que dans la situation actuelle, les résultats de Périgueux vont finir par être rassurants!

La base de ces documents permettra, dans quelques années, de suivre son évolution. Autant le dire, La Chouette vient de placer un collier émetteur aux futurs budgets de la ville, aussi sauvagement opaques qu’ils sont, sur l’unique volonté des élus de ne pas les rendre plus clairs et plus compréhensibles pour des non spécialistes.
Mais Enfin, le plus important, nous invitons toute personne versée en comptabilité et gestion publique à donner son avis, qui sera forcément meilleur que le notre.

:: Epilogue II ::

Suite au complément d’information fourni par Durififipartou, merci, un nouveau tableau prenant en compte cette fois l’évolution de la section Autofinancement de la la ville de Périgueux, en milliers d’euros, de 2000 à 2007. En grand là.

PERIGUEUXCAF20002007.jpg

Bien que globalement supérieure à la moyenne de sa strate, la CAF globale s’érode depuis 2004. Pour autant, la CAF nette du remboursement en capital des emprunts a fait un bond significatif depuis la même année. Il semble donc qu’il manque beaucoup de critères, en l’état, (naïveté volontaire), pour comprendre la mise en réseau d’alerte. Car il faut se rappeler les préconisations de l’actuel maire pour remédier à cette érosion générale :

 – limiter l’investissement ;
–  restaurer des marges d’autofinancement en remettant en adéquation le rythme des dépenses avec celui des recettes ;
– alléger les charges de fonctionnement.

Si ces mesures sont censées ramener le bilan comptable de la ville à ses marges de 2003/2004, on doit comprendre aussi que la ville ne devrait pas s’endetter davantage à moins de ruiner les efforts d’autofinancement. Aussi, on comprendra qu’il faut limiter les investissements au strict minimum prioritaire. Or c’est l’interprétation même de prioritaire qui va faire débat, comme avec le projet de déplacer la mairie, (si ce n’est en réalité déplacer le maire), et de créer un nouveau centre culturel en cœur de ville, à 300 m du centre François Mitterrand par exemple.

Si l’on prend l’exemple du projet du Bas Saint Front, qui sera en grande partie autofinancé hormis le recours à l’emprunt. A aucun moment n’est projeté le retour sur investissement en taxe professionnelle, via la revitalisation des commerces du quartier. Idem pour la restauration de l’habitat aux abords de la cathédrale qui en terme de cadre de vie comme de marché, représenterait une plus value certaine à l’arrivée. Enfin n’est pas chiffré l’impact sur le tourisme, dont l’afflux devrait croître après la rénovation du quartier et l’embelissement général. Ce projet n’est présenté que sous forme d’un fond perdu sur le plan comptable. C’est loin d’être le cas en réalité.

A suivre…

Périgueux, un conseil, deux raisons

Ce Conseil Municipal du 29 septembre, était en terme sportif, un match référence. Pour la première fois vraiment, nous avons vu un maire dont le costume ne semble plus trop grand, et un leader de l’opposition se sentant dans le sien moins à l’étroit.
Jusque là, le maire s’était montré tantôt hésitant, méfiant, avalant les mots en fin de phrase comme s’il n’osait pas les finir. Ce n’est plus le cas. En face, depuis l’avis du Commissaire du Gouvernement devant le Tribunal Administratif de Bordeaux, l’affaire du recours semble être pliée et la défaite acceptée.

Du coup les débats ont été à la hauteur des attentes, plus précis dans le cadre de dossiers complexes dont les protagonistes n’ont plus besoin de mémos pour rentrer dans le détail. Les dossiers semblent davantage maîtrisés, une page est tournée. Libéré ou presque par l’épée de Damoclès du recours, le maire a montré une sérénité nouvelle, ni sur la défensive, ce qui rend parfois agressif et maladroit, ni fermé au dialogue, ce qui fut une manière d’esquiver les débats tendus.

Les journaux relatent abondamment ce Conseil et nous avons même cru que le maire avait déjà mis en place un dispositif d’enregistrement vidéo du Conseil, en arrivant sur les lieux. Il s’agissait en fait de France 3 Périgord venu faire un tour, dont nous souhaitons bon courage aux monteurs tant il y aurait à conserver. Du coup, la future demande au Conseil Municipal de dématérialiser les délibérations en les mettant à disposition sur Internet demeure d’actualité. A suivre.

Quelques temps forts émaillent la convivialité de la séance, dont les sourires échangés ne sauraient dissoudre des divergences de fond.

:: RAPPORT N°9, financement communal de l’enseignement privé ::

Dans le cadre de l’aide financière allouée par la mairie à l’enseignement catholique. Nous relaterons juste que les représentants de l’enseignement catholique se sont levés comme un seul homme et sont partis à la fin de la délibération du point n°9. On a bien senti que l’opposition a un peu surjoué la colère devant la décision du maire de ne pas répondre à leur requête, parce que le corps religieux fait partie de l’électorat traditionnel de l’UMP et qu’il n’est pas insignifiant à Périgueux.

Les mouches ont changé d’âne, mais il ne faudrait pas qu’elles se sédentarisent. C’est un peu la philosophie de toute nouvelle opposition.

Mais venir en Conseil Municipal pour agir comme un lobby, en ne s’intéressant qu’à son petit problème et en quittant la séance une fois celui-ci traité, est loin de correspondre au sens démocratique de l’accueil du public.
Ainsi le lobby des charcutiers serait présent si l’on traitait un projet de rénovation des halles du Coderc, et l’association des amis des oiseaux ferait grand bruit si l’on s’en prenait aux étourneaux des allées Tourny…
Car au passage, les signes ostentatoires de désapprobation, les commentaires et les apartés à mi-voix des représentants catholiques ne cadraient pas vraiment avec la règle de silence et d’impartialité que doit le public en séance délibérative. Le grand Pfeuuuuuuhh !!! de ma voisine de droite au prononcement du vote, sous le coup de l’émotion, on la comprend, aurait cependant du être maîtrisé par son stoïcisme républicain.

:: RAPPORTS N° 27 et 28, ligne aérienne ::

Une sorte d’avant-après digne d’une publicité contre la calvitie vient de voir le jour, dans le cadre de la ligne aérienne de Périgueux.

Avant
Le maire y était radicalement opposé, votant contre dans l’opposition d’alors et se montrant réticent et pessimiste en début de mandature. L’opposition a toujours fait valoir, à ses yeux, l’utilité de cette liaison Périgueux/Paris.

Après
La majorité et l’opposition votent la main dans la main, au « cas échéant » près, une autorisation de résiliation des contrats, comme levier de négociation d’une participation accrue des actuels partenaires aux frais de la plateforme aéroportuaire.

En marge, le Président du Conseil Général déclare par voie de presse que l’arrêt de la liaison serait une « erreur économique ». Autrement dit, il se trame quelque chose, tant l’homme ne dit jamais rien par hasard.

Ou bien le maire de Périgueux a la certitude que la liaison va être stoppée et il affiche à bon escient et en fin politique tout son soutien à cette voie des airs désormais agonisante. Mais point trop n’en faut, car il doit composer avec une partie du Conseil Municipal radicalement opposée à ce projet incarnant autant le réchauffement climatique que la lutte des classes.
Ou bien il y a un plan plus ambitieux qui n’est pas dévoilé, qui pourrait par exemple consister à restaurer le Syndicat Mixte Air Dordogne, le SMAD, intégrant une liaison avec Bergerac et sollicitant par exemple sa participation.
Ou bien on ne comprend plus rien à ce consensus en faveur de la liaison Périgueux/Paris, que l’on soutient en mettant les partenaires devant le fait accompli d’une négociation inconditionnelle, rognant un tantinet le sens premier de « négociation ».

Cette structure, complexe et fachée avec les prévisionnels, (Cf. Rapport de la Cour Régionale des Comptes), pourrait se révéler une alternative départementale à ce qui devient la chimère du maire de Périgueux, l’électrification du rail sur le tronçon Périgueux / Limoges, dont la dernière visite en Dordogne du Président de Région Aquitaine a clairement freiné toute velléité de fournir la moindre date, non de réalisation, mais pour commencer, d’étude de faisabilité.

:: Une sortie remarquée ::

En pleine explication de texte sur les indemnités de défraiement des Conseillers Municipaux dans le cadre de leur activité d’élu, le Conseiller Municipal Marc Gélineau a fait une sortie de piste plus que remarquée, pile sous la caméra de France 3 Périgord, un peu à la manière d’un Jean Alési dans ses heures de gloire.

Coupant la parole d’on ne sait plus qui, à fond de pédale à l’entrée du virage, il invective directement le leader de l’opposition sur une phrase prononcée un peu plus tôt, sur le thème que seuls « les nantis » pourraient faire de la politique, car l’exercice étant gratuit, (c’est pourtant ainsi que la chose est formulée dans le Code Général des Collectivités Territoriales), les plus défavorisés ne pourraient s’offrir le luxe de faire de la politique.

Aïe, le Maire coupé en plein élan d’apaisement, fut contraint de laisser le leader de l’opposition expliquer au conseiller révolutionnaire ce qu’il n’avait visiblement pas compris du tout.
Nul doute que ce conseiller ait eu droit en retour, à une autre explication de texte de la part du Maire, sur la hiérarchie d’une séance municipale et la bienséance de rigueur. L’invective n’est pas de mise bien sur, mais en plus, quand elle provient d’une erreur de compréhension personnelle, elle n’évite pas un certain ridicule.

:: La République des amis ::

Lors du Conseil Municipal du 17 Juin 2008, le maire avait lancé la création de plusieurs postes de fonctionnaires territoriaux, dont un particulier, celui de Directeur des Achats, (rapport n°25).

Lors de cette délibération, l’opposition avait fait remarquer que la création de ce poste était taillée sur mesure pour récompenser un ami du maire, très actif pendant la campagne.
Offusqué, le maire avait alors répondu :

– les candidats apprécieront

Effectivement, ils ont du apprécier, puisque le maire a trouvé une astuce pour éviter tout concours de recrutement, visiblement parce qu’il valait mieux pour cet ami d’éviter toute forme de compétition et de concurrence avec des professionnels de cette activité. L’attribution du poste n’en eut été alors que fort incertaine.

L’opposition a indiqué hier, en passant, la confirmation de la nomination de cet ami au poste de Directeur des Achats. Il s’agit ni plus ni moins que du Directeur de Campagne du candidat PS, infatigable porteur de bidons et de bonnes paroles durant la campagne.

Il s’agit d’un élu de la commune d’Atur, Marc Demaison, plus connu des internautes sous le pseudonyme de Marc24. Après ses discours évangélistes sur le thème de l’impartialité et la vertu en politique, Marc 24 devient tout simplement Directeur des Achats pour la ville de Périgueux.

Cela valait bien une petite récompense, pour celui qui se serait vu un temps en Directeur de Cabinet, poste aujourd’hui tenu par l’homme avec lequel le Maire a eu un « coup de foudre« .

C’est donc l’histoire d’un renvoi d’ascenseur, d’un petit arrangement entre amis, comme nos hommes politiques aiment tant à se montrer fidèles en amitié grâce aux finances publiques. C’est une sorte de rémunération (publique) au mérite (politicien), principe cher au Président Sarkozy. Ce poste de fonctionnaire territorial, c’est un peu son appartement au Luxembourg à lui, une timbale décrochée pour bons et loyaux services.

Périgueux. Conseil Municipal du 29 09 08

Le prochain conseil municipal de Périgueux se tiendra le 29 Septembre 2008 à 18h00.

La mairie a mis en ligne l’ordre du jour, aujourd’hui même, soit 3 jours avant le conseil, encore un bel exemple d’anticipation et d’information.

En complément, nous proposons la consultation des Rapports au Conseil Municipal, autrement plus complets que la liste ordonnée des futurs débats.

:: Ligne aérienne Périgueux / Paris, c’est fini ::

Pour faire court, l’information de ce conseil municipal, c’est l’annonce de la fermeture de la ligne aérienne Périgueux-Bassillac/Paris-Orly, ou en tout cas le désengagement de la commune de Périgueux, de déficits qui n’auraient pas été budgétisés au départ: rapports n°27 et n°28.

N°27: la commune résilie le contrat avec la société qui exploite la ligne, Twin Jet.
N°28: la commune résilie le sous-traité de gestion signé avec la CCI.

Les projections de fréquentation de la ligne, qui peuvent être faites au bout de six mois d’exploitation pour la première année font apparaître un nombre de passagers insuffisant pour permettre de réduire le déficit dans des proportions telles qu’il puisse être supporté par la seule Commune de Périgueux, ce qui nous a conduits à décider la fermeture de la ligne et la résiliation à l’amiable du contrat passé avec la compagnie.

Cette information fera surement la Une des journaux locaux en début de semaine prochaine et devrait donner l’occasion de quelques échanges musclés avec l’opposition qui ne manquera pas de relever un mode de calcul assez particulier de la fréquentation de la ligne, entre prévisionnel, réel, virtuel, etc.

D’autant que cela ne va plaire à tout le monde. Par délibération du 15 Avril 2008, le maire avait dressé la liste des participants à la « petite affaire », dont les frais à couvrir sur 2008 s’élèvent à 1 295 000 euros. La ville de Périgueux s’était engagée à hauteur de 375 000 euros pour le fonctionnement, soit 75 000 euros de plus que l’association « la voie des airs » par exemple, seul partenaire réellement privé de l’opération. Dans la série « t’avances ou tu recules »…

Continuer la lecture de Périgueux. Conseil Municipal du 29 09 08