Conseil Municipal du 17 Juin 2008: Rapports

Le conseil municipal du 17 juin 2008 s’est déroulé de 18h00 à 20h20, pour délibérer sur les 32 points composant l’ordre du jour.

Le rapport du conseil municipal se compose de 91 feuillets à télécharger en pdf:

Partie 1
Partie 2

Considérant que:

  • Le conseil municipal est le poumon de la démocratie locale.
  • La date du conseil municipal est communiquée à la dernière minute, (3 jours avant).
  • L’ordre du jour est lapidaire et ne reflète pas l’étendue des sujets à délibérer.
  • Le compte rendu, s’il est produit sur la base des précédents, sera laconique et édité pendant les vacances d’aout.
  • Le rapport n’est pas communiqué dans son exhaustivité.

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La conclusion s’impose à l’instant « T »:

Cette municipalité, malgré les appels répétés pour améliorer la communication et l’information à l’égard des citoyens, patauge dans un déni de démocratie avec une désinvolture symptomatique de son intérêt pour les habitants. Il devient pitoyable, alors que tous les outils sont à notre disposition et que nombre de mairies en sont à diffuser en vidéo les conseils municipaux sur Internet, de voir une équipe municipale utiliser les TIC comme si nous étions en 1992.

Une nuance, pourtant. Il fut bien de leur volonté politique de produire et mettre en ligne le nouveau trombinoscope du conseil municipal. Ah ça, si c’est pour mettre en avant les bobines, moyens techniques et volonté sont vite réunis, c’est « Autrement » plus important que de communiquer les fondements démocratiques de notre vie politique locale. Pour le dire différemment, cette équipe municipale, à ce jour, considère que mettre en ligne les trombines qui composent le conseil municipal est plus prioritaire que de communiquer correctement les décisions politiques du dit conseil municipal.

Trêve de plaisanterie. On prend la malheureuse habitude de dénoncer les défaillances de la municipalité en matière de communication sur les documents de base qui font notre démocratie locale. Pourvu que cela ne dure pas.

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Conseil municipal du 17 06 08, ordre du jour.

Mise à jour du 14 juin 2008

A la bonne heure! La mairie vient de mettre en ligne la date du prochain conseil municipal et son ordre du jour. L’ordre du jour y est présenté de manière plus que succincte, vous ne vouliez pas non plus qu’on vous dise tout quand même. Ben oui, c’est trop compliqué de mettre en ligne la totalité de l’ordre du jour en pdf. Cela a tout de même pris 34 secondes à votre serviteur!

Hors galéjade,  est-ce bien normal qu’une mairie soucieuse de l’information de ses concitoyens annonce un conseil municipal 3 jours avant la séance, avec un ordre du jour amputé aux 3/4? Et encore, parce que la Chouette est lue régulièrement par les services municipaux et que c’était quand même honteux qu’un blog annonce le conseil municipal à la place de la mairie. Si encore ils avaient été élus sur le thème assumé du mépris de la citoyenneté, l’opacité de la gestion et la non communication de l’information, on se dirait qu’au moins c’est cohérent. Mais c’était l’inverse.

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Voici l’ordre du jour du prochain conseil municipal qui aura lieu le mardi 17 juin 2008, à 18h00: téléchargement.

La mairie, dans sa volonté d’associer les citoyens aux décisions, en commençant par les informer, en annonçant par exemple les évènements importants de la démocratie locale – comme les conseils municipaux – a cru bon de ne pas diffuser ces informations, ni la date du prochain conseil municipal, ni son ordre du jour. On ne s’arrête plus à ce genre de broutille.

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L’ajustement des marchés

Nous avions supposé, pas plus tard qu’avant hier, que le projet de la mairie, de développer des marchés de quartiers avait fait l’objet d’une erreur de communication.
Cette supposition a été confirmée hier par deux articles parus, l’un de Sud-Ouest, l’autre de la Dordogne Libre.

Autant SO lève le pied et annoncait sobrement une rencontre hier soir entre les élus et les professionnels, rencontre programmée avant ce qui est appelé « la fronde », ayant pour sujet l’avenir du commerce pour Périgueux. Question avenir, le débat aurait été nourri, Cf So du jour, autour d’un « malentendu ».

De son côté, la DL poursuivait pleine page en titrant: Le Coderc s’inquiète pour son marché
Sentant l’orage gronder, Monsieur le Maire dénonce une « maladresse de communication« , n’hésitant pas à admonester publiquement son premier adjoint, diffuseur de l’information et pourtant communiquant professionnel. Au cas où cela était passé inaperçu, c’est donc un sujet « sensible » qui demande « précaution« . Il est important de ne pas confondre « précaution » et « participation » pour l’instant; chaque chose en son temps. D’ailleurs, un des principaux intéressés le confesse lui-même, malgré sa bonne volonté: « …je constate que, comme d’habitude, nous sommes les derniers prévenus« .

De l’aveu du conseiller municipal en charge du dossier, … »il aurait fallu d’abord se réunir autour d’une table« , c’est vrai, pas pour engager une concertation participative, mais pour « marquer notre position« , que l’on ne confondra pas avec la notion de territoire, mais de proposition. La cause du problème, poursuit le conseiller, provient du bouche à oreille, pourquoi pas. Mais enfin, qui dit bouche à oreille, dit d’abord bouche. D’autre part, bouche à oreille peut aussi signifier, si l’on se prête au jeu, dialogue. C’est un détail.

Bref, ce projet de marchés de quartier, associant autant les habitants que les professionnels et l’ensemble des quartiers, aurait pu faire l’objet d’un premier rendez-vous participatif, intéressant et enrichissant, signe de la mise en marche du programme de campagne. Nous apprendrons au final qu’il ne s’agissait que d’une erreur de communication, une information mal transmise, non un problème de méthode.

La nouvelle équipe a été élue pour mener une politique nouvelle. Nous ne pouvons que soutenir et encourager le maire à concrétiser sa déclaration d’investiture.

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Marchés dans le vent

Depuis quelques jours, un débat s’amplifie autour d’un projet municipal, porté pendant la campagne électorale, les marchés de pleins vents dans les quartiers. Le projet consiste à implanter des marchés dans les différents quartiers de Périgueux, sur le modèle de ce qui existe places de la Clautre et du Coderc.

De la bouche d’un conseiller municipal, Cf. article de la Dordogne Libre du 05 05 08, l’objectif est de « …revitaliser la vie de certains quartiers et apporter des services nouveaux à la population« .

La réaction a été rapide. Une partie des commerçants et marchands de la Clautre et du Coderc appellent à la vigilance sur la mise en place du projet de multiplication des marchés de pleins vents, Cf. article de Sud-Ouest du 10 05 08. Une autre partie s’inscrit directement contre ce projet appelé de « délocalisation », en faisant circuler un tract indiquant les risques économiques qu’engendreraient la multiplication des marchés dans Périgueux.

Dans l’article du 12 05 08, l’article de Sud-Ouest relate l’intervention de la mairie pour apaiser les esprits échauffés et inquiets des bourrasques suscitées.
Le conseiller municipal en charge du dossier ainsi que le maire interviennent, enfin, diront certains…

Ce qui est intéressant, au delà du problème des marchés de pleins vents, de leur « délocalisation », « multiplication », de leur cohérence ou de leur futur échec, c’est le traitement de l’information et la communication de la mairie.

Les titres des journaux sont éloquents:

Dordogne Libre du 05 05 08: « Les marchés de quartiers ont-ils un intérêt ? »
Sud-Ouest du 10 05 08: « Grogne au Coderc »
Sud-Ouest du 12 05 08: « Le Coderc se rebiffe »

Les références aux Tontons Flingueurs sont entre les lignes, dans l’éparpillement du marché, entre les tomates et les navets…

« J’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! J’vais lui montrer qui c’est Raoûl. Aux quatre coins de Périgueux (Paris) qu’on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile… »

C’est plus Raoul qu’on l’appelle, c’est Michel, Michel Audiard bien sûr.

Dans le dernier article de Sud-Ouest, qui fait comprendre que le Maire a été forcé de préciser sa position, ce dernier s’en remet pour toute justification à une demande des riverains en sous-entendant des manœuvres politiques pour dramatiser et plomber le projet. A défaut de plein vent, le projet est vent de face.

Ce qui est frappant, dans le cadre des préoccupations de La Chouette, c’est que l’annonce de la réalisation de ce projet par un conseiller municipal, en mai 2008 pour septembre 2008, fut faite sans aucune préparation avec les habitants, les marchands et commerçants concernés. On comprend aisément la volonté municipale de réaliser son programme et de répondre à la demande de certains riverains.

Mais où sont donc les concertations préalables, le travail de communication et d’échanges en amont avec les principaux intéressés, les rencontres délibératives, le recours à l’intelligence collective si âprement cantonné?
Il n’y en a aucune trace, c’est en l’état, un modèle de démocratie anti-participative. Pourtant, cette démocratie participative était dans le projet de campagne, au même titre que les marchés de quartiers.

Informations et concertations préalables, communication précise du projet et sensibilisation des intéressés par une étude d’impact économique et social, auraient surement évité ce tollé, ce plantage de communication politique et ce pain béni pour l’opposition qui n’a plus qu’à surfer le sujet.

Que ne faudra-t-il pas déployer maintenant pour que le projet ne soit pas vécu comme un passage en force municipal? Comment ne plus patauger dès lors en pleine symbolique de 49-3?

Tout va s’arranger par le dialogue, nous dit le Maire.
– Mais, Monsieur le Maire, et si tout commençait par le dialogue?

Espérons donc au final que cet épisode ne soit que la bavette mal taillée d’un conseiller enthousiaste; l’erreur est humaine.

Le budget 2008

Mise à jour du 10 Mai 2008

La mairie a mis en ligne une documentation budgétaire bien plus complète depuis quelques jours, à savoir:
>Budget primitif 2008
>Les indicateurs financiers
>La fiscalité locale
>Bilan 2007 : le compte administratif

Documentation à télécharger en PDF, on peut trouver une quantité d’informations non négligeables, bien que certaines soient encore tenues à discrétion, on en ignore la raison. Saluons ce pas franchi, celui de la transparence brute, à la suite duquel viendra surement bientôt le pas de l’éducation à la citoyenneté.

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CONSEIL MUNICIPAL du 15 Avril 2008 – COMPTE 2007 et BUDGET PRIMITIF 2008

Le 15 avril 2008, le conseil municipal a approuvé le compte administratif de 2007 et délibéré le budget primitif 2008. On en trouve le résumé sur le site de la mairie de Périgueux.

Ce résumé est pourtant très lapidaire, car il est issu d’un document de 63 pages qui détaille les comptes et les décisions. D’autre part ce document est public, bien sur, rien dans ce dossier ne doit être à la discrétion des citoyens et des contribuables.

On peut donc bien télécharger le guide des futurs époux en pdf, mais pas la totalité du budget primitif 2008, par exemple pour connaitre les subventions allouées aux associations ou les contrats et conventions passés avec des sociétés privées.

Vous n’aviez qu’à y être au conseil municipal alors ! Même pas. Ce document pourtant public n’est distribué qu’à l’opposition et aux journalistes. Nous y étions quand même à ce conseil et l’on pouvait voir une bonne présentation de la totalité du budget en power point, en couleur et tout, projeté au mur. Ce power point aurait pu être mis en ligne, à la disposition du public. Ce n’est pas le cas.

Comment se fait-il que ce traitement de l’information soit si opaque? Pourquoi la communication n’est pas faite et par surcroit facilitée par des documents simplifiant la lecture?

Il ne saurait s’agir d’une dissimulation volontaire, non, peut-être davantage d’une habitude de considérer que le citoyen se désintéresse de ces documents abscons, qu’il ne peut pas comprendre de toute façon les finesses d’un budget primitif et qu’après tout, puisqu’il a voté, c’est bien pour que l’on prenne des décisions à sa place. C’est justement là que le bas blesse.

Cette habitude consiste à penser à la place du citoyen, s’arrogeant le savoir de ce qui intéresse ou non, en ne faisant absolument pas l’effort du faire savoir, de communiquer, d’expliquer. Ce symptôme d’habitudes anciennes ne correspond pas à l’engagement de la nouvelle municipalité, son programme, ses sensibilités. Gageons que ce dénie actuel d’information soit issu du temps à prendre pour mettre œuvre cette nouvelle politique.

Nous mettons donc à disposition la totalité du document en pdf. Il y a également tout le sommaire dans les onglets, ce qui reste pratique pour avoir une vision d’ensemble du document.

CONSEIL MUNICIPAL du 15 Avril 2008 – COMPTE 2007 et BUDGET PRIMITIF 2008