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Législatives 2012 Périgueux: OMG le site UMP !

Dans le dernier billet, (Philippe Cornet les législatives à Périgueux) nous évoquions les angles très personnels de Philippe Cornet (candidat aux législatives 2012 sur la 1ère circonscription de Dordogne) en matière de communication. Il annonçait en fanfare le lancement de son site de campagne dans Sud Ouest (samedi 17 mars).

En réalité, son site est déjà en ligne à l’adresse hppp://2012cornet.blogspot.fr/, nous allons vous en livrer une analyse succincte. Pour la faire courte, ce site en 2012 est tout simplement affligeant et montre l’amateurisme de l’équipe tout autant que la légèreté avec laquelle cette campagne est lancée sur internet.

Ce n’est pas tant l’incompétence, non critiquable en soi, que la sous estimation de l’importance de la communication en ligne qui est source d’une erreur politique lourde. L’idée que cette communication, au prétexte d’être sur internet, s’improvise et se bricole par de parfaits ignorants de la chose conduit droit à l’échec. Ainsi le blog de Philippe Cornet est un condensé de ce qu’il ne faut exactement pas faire quand on communique sur internet.

C’est une manière de se ridiculiser et de se rendre peu crédible, a fortiori quand on affiche la prétention d’exercer un mandat national.

Nom de domaine: le non sens

Pour commencer, Philippe Cornet n’a même pas pris la peine de louer un véritable nom de domaine (environ 7 €/an). Il se contente d’ouvrir un blog sur la plate-forme d’hébergement gratuit Blogspot, propriété de la société Google.

Si un véritable site est en gestation, (il pourrait intégrer des fonctions de blogging), cette initiative sur Blogspot est une perte de temps. Pour finir, le choix même de « 2012cornet » est déjà une grosse erreur, soulignant encore la méconnaissance totale des règles en la matière.

Référencement naturel: inexistant

Personne ne trouvera ce site dans les moteurs de recherches. Il restera bien caché, aucune action de référencement naturel n’étant prise en compte. Encore une fois, éditer des contenus en ligne, a fortiori pour une campagne électorale, sans se soucier de leur visibilité relève aujourd’hui de l’amateurisme le plus naïf.

Un exemple ? La requête « législatives 2012 périgueux » sur Google…

Mépris des internautes

Au moins pour le respect des lecteurs (et potentiellement des électeurs), le site pourrait afficher des titres correctement écrits et encodés. On en est loin :

Un titre peu respectueux des lecteurs

Ne pas être soucieux de ce genre de bases est inquiétant pour la suite. Comment faire du lecteur un électeur si on ne prend même pas la peine de respecter sa lecture ?

Communication par l’image: la défaite comme emblème

Le candidat UMP aux législatives de 2012 a choisi comme image principale (du blog et de son profil Google +) une photo de lui en train de faire un discours… Durant la campagne électorale des élections régionales au terme de laquelle le candidat Xavier Darcos a si brillamment perdu qu’il a été viré du gouvernement !

Symbole de défaite électorale pour faire campagne

En matière de symbole, faire référence à une défaite cuisante, relève soi de l’impensé, soit de l’inconscience. Dans les deux cas, l’erreur dans ce choix est catastrophique. Imaginez Nicolas Sarkozy prendre pour symbole de campagne une photo de lui et Balladur en 1995…  Pascal Deguilhem, le candidat PS, peut dormir tranquille.

2.0 et réseaux sociaux: fier de n’avoir rien compris

En bonus de son blog Blogspot, Philippe Cornet a eu droit à son compte Google +. Avec ses deux contacts, (Jean-François Copé et le compte UMP) le candidat semble n’avoir aucune stratégie sur les réseaux sociaux. Qui plus est, le candidat à l’Assemblée Nationale n’a pas saisi ce qu’est un blog. Il le confond avec Twitter, en témoigne ce billet (reproduit dans son intégralité !):

La confusion des outils entraine la confusion des messages

Qu’en conclura un internaute « normal » ? Que l’auteur de ce billet n’a rien compris à internet et confond les outils. Confusion des outils, confusion des usages, confusion du message. Aucune portée possible.

L’absence de stratégie éditoriale, une tactique de kamikaze

Signe que les législatives sont un prétexte pour les municipales de 2014, le principal contenu en ligne concerne une vive critique de la politique, non du député Pascal Deguilhem, mais de celle du maire de Périgueux, Michel Moyrand (« La grande illusion »). C’est en réalité le copié collé d’un texte inclus dans le dernier magazine municipal de Périgueux.

On affiche la recette du bœuf bourguignon pour livrer en réalité celle des nems vietnamiens. Résultat garanti, le lecteur se sentira floué. Et il aura raison, car le détournement d’une campagne nationale à des fins strictement locales sera une réelle tromperie sur la marchandise.

Au final, on comprend surtout que le candidat aux législatives ne sait lui-même pas très bien pourquoi il écrit ce blog. Et donc ceux qui le lisent ne le sauront pas plus que lui.

Résultat, l’indigence qui caractérise ce site fait un peu pitié. Même si la communication sur internet ne fait pas partie des priorités, improvisation, amateurisme et bricolage sont pires que tout.

Dans ce cas là, il vaut mieux s’abstenir plutôt que d’inviter l’électeur à voter pour l’adversaire à cause d’une communication ratée. Car cette manière de prendre l’internaute pour un imbécile qui ne mérite même pas le minimum syndical en matière de présentation web est un véritable répulsif.

La vision sous-jacente d’internet et du monde

Bricolages et amateurisme sont symptomatiques. Ils révèlent en creux toute la considération portée aux Technologies de l’Information et de la Communication par le candidat UMP.

L’idée qu’internet « ce n’est pas sérieux », un truc pour adolescent en mal de lien social est un cliché qui a visiblement la peau dure. L’idée qu’il faut soigner une affiche de campagne ou un tract sur le marché, mais pas la communication en ligne, est un symptôme annonciateur de défaite.

Pour une raison simple, l’anachronisme du candidat qui n’a pas saisi les évolutions d’une société au devant de laquelle il se présente le conduit à l’échec.

Ne pas comprendre que les TIC sont simplement le 3ème volet de la révolution industrielle après le réseau ferré et le réseau électrique, est une erreur de jugement qui conduira à la disparition du paysage politique. Cette évolution darwinienne des représentants politiques est en cours. Le candidat UMP à la 1ère circonscription de Dordogne ferait bien (et vite) de prendre conseil auprès de personnes comme Nathalie Kosciusko-Morizet.

En l’espèce le candidat UMP ne respecte ni le lecteur, ni l’électeur, et plutôt que d’essayer de comprendre, il affiche avec désinvolture et une certaine arrogance, toute l’étendue de son ignorance en matière d’internet. Le ridicule ne tue pas, mais il a déjà fait perdre de nombreuses élections.

Si en 2012 il n’a pas encore compris qu’internet est une question on ne peut plus sérieuse, il n’en paraitra lui-même que plus frivole.

Sud Ouest Dordogne, antenne relais de la communication municipale ?

Virginie Desmet pour Sud Ouest Dordogne, vient de signer le dernier papier sur les antennes relais de téléphonie mobile intitulé : « Mairie et opérateurs sur la même longueur d’ondes ». Avec Virginie Desmet, la mairie de Périgueux n’a plus besoin de service de communication, elle n’a qu’à sous-traiter à Sud Ouest. Voilà le topo.

La ville de Périgueux a signé une convention avec les quatre opérateurs de téléphonie mobile pour apporter une gestion « concertée » de l’implantation des antennes relais. La raison donnée à la journaliste ? « Vigilance » et « Transparence » pour « Rassurer les populations et leur donner une certaine confiance en vous et en nous».

AH AH AH

Elle est où l’antenne relais ? […] Oo

Forcément, depuis que le maire de Périgueux a tenté de cacher à la population l’implantation d’une antenne relais à moins de 100 mètres de la crèche des Arènes, le doute s’est quelque peu installé.

Forcément, depuis que le maire de Périgueux a lâchement interprété un arrêt du Conseil d’Etat comme une invitation à la déresponsabilisation (alors que c’est totalement faux), sa crédibilité est engagée.

Par ailleurs on peut s’interroger sur l’opportunité derrière cette nouvelle convention. En novembre 2010, le maire de Périgueux a créé une commission extra municipale à laquelle les opérateurs siègent et doivent déjà présenter leur projet d’implantation avant de les réaliser.

Las, la journaliste nous apprend que depuis plus d’un an, cette commission était factice et officieuse. En effet jusque là la commission ne valait rien, puisque son « existence est officialisée par la nouvelle convention ».

Compliqué pour la journaliste de bien répéter sa leçon municipale. Il y avait une commission, mais officieuse. Dans ce cas à quoi servait-elle ?

Sud Ouest: des faits erronés pour des commentaires serviles

Compliqué. Le 28 septembre 2010, le maire de Périgueux déclarait en conseil municipal :

« c’est qu’aujourd’hui nous avons quand même des doutes sur les effets de ces antennes à proximité des lieux de la petite enfance »

Mais depuis, à propos de la crèche des Arènes: rien. Même si de son côté l’Union Européenne préconise fortement d’éloigner les antennes relais téléphoniques à plus de 100 mètres des lieux de concentration de populations fragiles et à risques. Comme les enfants en bas âge par exemple.

Peu importe, la journaliste nous parle de « vigilance » et de « transparence ». Une seule interrogation serait de trop.

Jusque là, la journaliste s’était contentée de ne pas poser de questions et s’en était tenu à relayer fidèlement le message municipal. Mais en fin d’article, lancée dans ses roucoulades auprès du maire du Périgueux, Virginie Desmet se lâche.

Pour la journaliste, le collectif Priartem 24 est composé de « radicaux ». Et oui, « Ils sont persuadés que la commission antenne-relais est ‘instrumentalisée’ ». Si la journaliste avait fait son boulot elle aurait vu que c’est la vérité. C’est un fait. Mais elle n’est pas là pour ça.

On va donc rappeler à cette journaliste ces faits qu’elle méprise au profit d’une servilité si peu déontologique envers la communication politique.

« Ce projet n’a pas rencontré d’opposition particulière »

Une commission municipale s’est réunie le 03 novembre 2010, à laquelle participait le collectif Priartem. En séance, Orange a annoncé son projet déposé en mai 2010 d’une nouvelle antenne relais à la Grenadière. Le collectif Priartem a manifesté son désaccord, au motif que la Grenadière, avec ses grands immeubles, est déjà équipée d’une forêt de relais.

Conclusion du maire de Périgueux, via un courrier officiel aux habitants de la Grenadière :

Ce projet a été présenté lors de la commission consultative relative aux antennes relais et n’a pas rencontré d’opposition particulière

Mais Virginie Desmet n’est pas allée jusque là. Pour elle, le collectif Priartem est simplement « persuadé » d’être manipulé. Et c’est parce qu’ils sont intégristes, pardon, « radicaux », qu’ils ne veulent plus siéger à la commission, version officielle de la mairie de Périgueux.

La journaliste aurait pu consulter les archives du journal qui l’emploie. En date du 14 janvier 2011 :

« Nous ne sommes ni des intégristes, ni de simples contestataires. » Le collectif Priartém (1) ne veut pas bannir les antennes relais et les téléphones portables de notre univers. Ses membres, une trentaine, se battent à Périgueux contre la concentration des antennes sur certains quartiers, notamment sur une tour HLM à La Grenadière à Périgueux, et autour des zones sensibles comme les crèches, les écoles ou les maisons de retraite. Il en va, assurent-ils, de la santé publique car un nombre grandissant d’études remet en cause l’idée de l’innocuité des ondes produites par les antennes dans notre paysage urbain ».

Mieux, en cherchant à se renseigner, la journaliste aurait pu consulter le site Priartem et découvrir ceci:

Virginie Desmet ne pouvait que finir en beauté

La journaliste arrive à sa conclusion :

« Quoi qu’il en soit, Périgueux est une des rares villes de France à s’être engagée dans une telle démarche. Elles sont trois en Aquitaine : les deux autres sont Bordeaux et Bayonne ».

Ce n’est pas sa propre conclusion bien sur, mais celle qu’il est demandé de véhiculer par la municipalité, dont on trouve l’original ici [Bulletin municipal 1er trimestre 2012]:

A ce jour en Aquitaine, seules les villes de Bordeaux et Bayonne ont mis en place des commissions similaires…

Dans les deux cas, il faut omettre un détail. Il faut même mentir par omission, soyons clairs. C’est que la ville de Bordeaux a été condamnée à 4000 € d’amende par le Conseil d’Etat en date du 26 octobre 2011.

Par un arrêté de règlement général, la ville de Bordeaux, le 12 février 2010, avait imposée des limites strictes aux implantations.

Un considérant en 5 points du 12 février 2010:

– Considérant qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques, il subsiste encore des interrogations quant à la nocivité éventuelle des radiofréquences notamment à long terme ; et que plus généralement l’inexistence d’un risque sanitaire n’est pas formellement montrée à ce jour ;

– Considérant qu’en matière d’exposition aux champs électromagnétiques engendrés par les radiofréquences, une attention particulière doit être portée aux enfants à la vulnérabilité supposée plus grande ;

– Considérant les fortes inquiétudes formulées par des parents dont les enfants fréquentent des établissements ou lieux publics à Bordeaux à proximité desquels des antennes émettrices de radiofréquences sont installées ;

– Considérant que l’un des opérateurs a dérogé aux avis défavorables émis par la commission de concertation sur certains projets ;

– Considérant qu’il y a lieu de prendre des mesures préventives ;

Les fondements juridiques de cette arrêté étaient nombreux et avaient été validés par le Conseil d’Etat par un arrêt du 19 juillet 2010, dans lequel la haute juridiction validait l’application du principe de précaution.

C’est par un revirement étonnant du Conseil d’Etat en 2011 que cet arrêté bordelais s’est éteint.

Depuis 2007, la ville de Bordeaux était engagée dans une action concrète d’application du principe de précaution et de limitation de l’implantation des antennes relais. Ce que jamais n’a fait la mairie de Périgueux, absolument jamais.

Le fait de comparer sur un même plan les mesures prises par les villes de Périgueux et de Bordeaux est un pur mensonge. C’est une idée crapuleuse du service de communication de la ville de Périgueux. C’est vraiment navrant de retrouver cet enfumage sous la plume d’une journaliste.

Conclusion

On retrouve dans cet article exactement le plan com de la mairie de Périgueux sur le dossier « antennes relais ».

  • Le maire agit dans la transparence et le souci des administrés
  • Ses opposants sont des fanatiques et des extrémistes
  • Le maire est précurseur, à égalité avec la ville de Bordeaux

La presse ne faisait pas mieux dans les années 50 en Union Soviétique.

Le CLAP vu par Moyrand, Dordogne Libre applaudit des deux mains

On pensait passer à autre chose. Et puis Dordogne Libre s’enflamma. En bon et loyal partenaire officiel du CLAP et de la mairie, le journal triomphait : « Michel Moyrand démonte point par point les attaques contre CLAP ».

Heureux de mettre en avant « la transparence » du maire, le journal local a foncé dans le tas. En conseil municipal, le maire a « détaillé », « justifié » et montré qu’il avait bien raison. Na !

En gros notre petit journal local a fait ce qu’on attendait de lui : servir les intérêts politiques au pouvoir.

Mais les choses ne sont pas si « transparentes » et « justifiées » que nos journalistes de choc voudraient le faire croire dans leur compte rendu.

Car les dires sur lesquels ils fondent leur compte rendu de conseil proviennent surtout d’un document public. Ce document le voilà : « La lettre de Moyrand pour sauver le CLAP et Theodorides »

Chacun pourra ainsi se faire son idée, non d’après des fabricants d’opinions, mais d’après des informations non transformées, brutes.
Une fois ce document proposé à la lecture, quelques remarques…

Alchimie #1: un déficit qui se transforme en recette (mais après)

Le déficit de 18 435 € est confirmé. Mais ce n’est pas vraiment un déficit. Dordogne Libre qui dit faire un compte rendu du conseil municipal (ORAL mais écrit), ressort presque trait pour trait une phrase contenue dans le document (ECRIT).

Dordogne Libre aurait entendu le 29 novembre en conseil :

« qui s’explique par le fait que des dépenses ont été engagées sur l’exercice 2010 avec des recettes à ne percevoir qu’en 2011 »

Quand à la version du document :

« L’association Sinfonia avait en effet un déficit de 18 435 euros, qui s’explique par le fait que des dépenses ont été engagées pour la Saison des grands interprètes sur l’exercice 2010 avec des recettes à ne percevoir qu’en 2011 ».

L’essentiel c’est d’y être. Il s’agit bien d’un passif, mais bon, après, ça gagnera de l’argent. En réalité, juré craché, c’est une recette déguisée en passif. Alors ce n’est pas vraiment un passif. Ok Michel c’est très clair. Alors c’est quoi ces dépenses, pardon ces futures recettes ? Mystère…

Si c’est le cas, pourquoi avoir annulé 13 000 € de concert en 2010 ? Hum ? Non parce que s’il s’agissait d’un bon plan avec de futures recettes, pourquoi sarcler dans le budget ?

Surtout qu’on apprend un truc étonnant. Pour le maire, en 2010, il fallait « réduire le déficit généré par l’absorption de l’association Sinfonia ». Faudrait savoir amigo… Parce qu’un passif qui fait des recettes, on ne le baisse pas, on l’augmente, et au taquet.

Si on récapitule, les comptes de Sinfonia ont plombé le budget musique du CLAP qui a du tailler dans le gras pour rester à l’équilibre. Par contre, ce qui était un déficit en 2010, en 2011, ça fera des bénéfices, parce qu’en réalité, c’était un super plan thune.

La personne qui a rédigé la lettre du maire a du s’arracher les cheveux. « transparent » et « détaillé » vous dit Dordogne Libre !

Alchimie #2:  transformation du passif en actif « incorporel », le retour

Mais alors attend. Du coup, si c’était en réalité un « faux » déficit. Pourquoi avoir besoin de parler d’actifs incorporels pour faire avaler la pilule et ce qui est officiellement annoncé comme de futures recettes ?

Non parce que le 17 octobre 2011, le CLAP précise bien qu’il a « estimé que cette dévolution négative a été compensée par des éléments incorporels… »

On se souvient, en octobre 2011, cette valeur immatérielle opportune, qui correspondait exactement au passif -un miracle je vous dis- c’était : (I) la valeur de la marque, (II) le savoir faire en organisation de festival de musique et (III) un fichier client de 3800 contacts.

Mais là attention. Le maire relance et pointe des trucs, des actifs immatériels auxquels les gars du CLAP n’avaient même pas pensé ! Même Theodorides en lisant ça, il a découvert des richesses dans son association, il ne s’en doutait même pas.

Ok pour la marque Michel reconnaît, on ne sait vraiment pas ce que ça vaut. Ben rien, c’est une association, pas une marque. Ca c’est mort, on oublie. Ce n’est pas un actif incorporel, merci de le confirmer.

Quand Michel multiplie les actifs incorporels comme l’autre les…

Donc Michel est allé chercher ailleurs. Au fichier clients il ajoute un fichier de 1260 mails ! Balèze !

Et un site internet ! Que en 2009 il a fait 79 000 visites ! Et alors ? Et bien 6 583 visites par mois, vous vous rendez compte ? Non ? Une mine d’or…

Les 1260 mails et les 79 000 visites, c’est totalement ridicule. Tout le monde le sait sauf Dordogne Libre qui sèche encore ses larmes de soulagement, son partenariat est sauvé.

Les partenaires particuliers de Michel, que du lourd

Alors le maire relance et allonge les actifs incorporels. Et un « réseau de partenaires économiques »… et heu… « un réseau professionnel qualifié »… et heu… « un réseau artistique constitué » !

Ouah, un réseau artistique constitué, un R.A.C. Oh la vache ! Alors ça, on ne le dit pas assez, mais c’est un actif incorporel colossal.

En ajoutant le R.P.E et le R.P.Q; rien qu’en réseau, il y en a déjà pour plusieurs batons. Alors ça, plus 6500 visites mensuelles sur le site, plus 1260 mails… Ok ?

Et bien ça ne fait toujours que  18 435 €, c’est décevant.

Alchimie #3: tout actif incorporel plongé dans la municipalité vaut 18 435 €

Le passif de Sinfonia s’élève bien à 18 435 €. Il se trouve que pour le maire de Périgueux, ce passif correspond exactement à la valeur des actifs incorporels. Michel et David se sont bien trouvés.

Mais le 17 octobre 2011, ces actifs incorporels étaient composés de :

  • La valeur de la marque « Sinfonia »
  • Le savoir faire en organisation de festival de musique
  • Un fichier client de 3 800 contacts

Le 29 novembre 2011, un mois plus tard, les actifs incorporels ont changé, mais toujours pour une valeur invariante de 18 435 €.

Bon, c’est la magie du cinéma.

Alchimie #4: déficit = future recette = actifs incorporels

D’autant que, si ce passif n’en était pas réellement un, comme indiqué au début du document, puisqu’il devait se transformer en recette, dans ce cas, pourquoi vouloir ajouter des actifs incorporels pour rattraper le montant du passif ?

Si tout cela était vrai, ou au moins sincère, alors David Theodorides serait le plus mauvais businessman de Dordogne. Ah pardon, je me trompe avec mon mauvais esprit. Il n’est guidé que par l’amour de la musique et tout ceci n’est que le fruit pur et généreux d’un altruisme désintéressé. En réalité, la dévolution de Sinfonia à la ville de Périgueux, il faudrait plus voir ça comme un don.

Allez on ferme. On saura ce que Dordogne Libre entend par « transparence » et « justification ». Ah au fait. N’oubliez pas le concours de cuisine de DL, ils sont en train de réussir leur reconversion.

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Le CLAP peut remercier Sud Ouest et sa tentative de diversion

Sud Ouest Dordogne, c’est un peu le magazine de la ville de Périgueux, mais tous les jours. Hier, pour traiter une affaire interne au CLAP, Sud Ouest n’a rien trouvé de mieux que d’interroger un père pour justifier les agissements de son fils (« Couac autour du CLAP » 26/11/11).

Exactement comme si le but de la démarche était de faire diversion, d’étouffer l’affaire, plutôt que la révéler, d’en exposer les faits et de l’analyser. Notre information datait du 24 novembre, ( L’association CLAP Périgueux épinglée ?), Sud Ouest a bien du suivre.

Mais bizarrement, les vraies questions sont éludées pour se contenter d’une bien étrange version officielle. Un hasard?

Pourquoi interviewer Michel Theodorides ?

Apparemment parce que ni le maire, ni le principal intéressé, David Theodorides, n’ont voulu répondre à la journaliste (Anne Marie Siméon). Faute de grives…
Sauf que ce monsieur n’est ni président de Sinfonia, ni directeur du CLAP. Il est totalement étranger à l’affaire et n’intervient qu’en qualité de fondateur du festival en 1990…

Mais comme tout papa, il défend son fiston. Autant la prise de position est compréhensible, autant on comprendra aisément qu’elle est dénuée de toute objectivité. Peu importe, ce sera la base de l’article de Sud Ouest qui aurait pu titrer : « Clap, le père défend le fils ». Ce monsieur n’a rien à voir avec le cœur du problème ? Peu importe pour Anne Marie Siméon qui lui tend le micro en lui disant : « Votre fils est mis en cause dans un possible conflit d’intérêt, qu’en pensez-vous ? »

Anne Marie Siméon, tant qu’à donner dans le « family business », aurait pu interroger la femme de David Theodorides, Jany Theodorides. Pourquoi ?
Parce que Jany Theodorides a participé à cette Assemblée Générale: un témoin direct donc. Mais cela impliquait de dire à quel titre et pour quelle fonction – elle n’apparaît pas dans l’organigramme de l’association.

Est-ce pour éviter de poser cette question que la journaliste n’a pas contacté Jany Theodorides ?

Un article de « diversion » pour éviter le sujet principal

Anne Marie Siméon s’est contentée de bien peu (elle n’avait peut-être pas le choix). Elle nous raconte gentiment que le passif de Sinfonia (18 435 €) est strictement égal à la valeur des actifs immatériels. Quel incroyable hasard ! Peu importe, la journaliste semble vouloir croire à cet incroyable hasard et en convaincre ses lecteurs.

Ces actifs immatériels sont composés nous dit-on :

  • de la valeur de la marque Sinfonia;
  • d’un savoir faire en organisation de festival de musique;
  • et d’un carnet d’adresses de 3 800 contacts, (chiffre que la journaliste s’est gardée de révéler).

La somme de ces trois actifs est parfaitement égale au passif, à l’euro près. Et cela ne suscite aucun étonnement chez la journaliste, aucune question. Elle se contente pour toute explication de citer un passage du compte rendu de l’AG :

ce passif était « largement compensé par le fichier clients et la renommée de ce festival », constituant « des actifs incorporels ».

Et le Père Noël dans la galerie marchande, c’est le vrai c’est ça ?

Des actifs incorporels sortis du chapeau et non évalués

En cas de cession, les actifs incorporels, ça se chiffre, ça s’analyse. Ce n’est pas un truc griffonné sur le coin de table d’une AG trop vite expédiée. Et ça, la journaliste doit bien le savoir…

La valeur de la marque Sinfonia

« Pour comptabiliser un actif au bilan il faut qu’il existe une assurance raisonnable que l’entreprise bénéficie des avantages économiques futurs liés à l’actif, que l’actif soit identifiable et que son coût ou sa valeur puisse être évalué avec une fiabilité suffisante. » ((Méthodes comptables, valeur de l’entreprise et actifs incorporels – Jean-Paul MILOT, ministère de l’économie, des finances et de l’industrie))

Dans un cadre non marchand, celui d’une association à but non lucratif, comment l’expert comptable présent à l’AG, Stéphane Girtanner (Cabinet Gestipro à Trelissac), peut-il détailler et justifier, « avec une fiabilité suffisante », la valeur de ces actifs incorporels ?

Sauf qu’en l’espèce, quelle est la valeur marchande de la marque Sinfonia? C’est une association 1901 qui déclare 2 salariés. Sinfonia n’est pas une marque, l’association ne dégage pas de bénéfices et il n’y aucun avantage économique futur. Et il vaudrait mieux puisque cette marque est cédée à une autre association à but non lucratif.

Comment dans ce cas, faire croire que le nom « Sinfonia » est un actif incorporel ?

Le savoir faire en organisation de festival de musique

Autrement dit, le directeur du CLAP achète au président de Sinfonia (la même personne) son savoir faire en organisation de festival de musique. Pourquoi ? Pour que le directeur du CLAP puisse organiser, à la place du président de Sinfonia, le festival Sinfonia.

L’achat de ce savoir faire doit déjà figurer au contrat de travail du directeur du CLAP, dont une des missions contractuelles est l’organisation d’un festival de musique. Normalement c’est déjà payé.
De fait, ce savoir faire (non évalué) est acheté 2 fois par l’association CLAP. Une fois en valeur incorporelle, une seconde fois dans le salaire du directeur? Bien vu.

« Le transfert d’un fichier clients de plus de 3800 adresses etc. »

Il n’y aucune évaluation de la valeur de ce « fichier clients ». On ignore également ce qui est entendu par « client » pour ce festival de musique. Au bout de 20 ans d’existence, 3 800 contacts, ça parait bien peu.

Mais ce qui compte dans cette phrase, ce n’est pas les adresses, c’est le « etc. ». etcetera quoi ?

Que vient-il s’ajouter à la valeur des actifs incorporels qui ne mérite d’être mentionné ? Etaient pourtant présents à cette assemblée un expert comptable et un commissaire aux comptes.

Cette légèreté comptable frise l’irrégularité. Il ne suffit pas d’allumer des contre feux et de gémir sur l’épaule complaisante de Dordogne Libre. Les réponses à ces questions doivent être précises et techniques.

Entre le conseil général de Dordogne, le conseil régional d’Aquitaine et la ville de Périgueux, c’est déjà plus de 100 000 € de subventions publiques.

Beaucoup d’associations aimeraient en avoir ne serait-ce que le dixième. Donc il va falloir quand même répondre aux questions. Que le passif de Sinfonia corresponde à l’euro près aux actifs incorporels est un résultat exceptionnel. Maintenant il va falloir le justifier.

L’information locale et les conflits d’intérêts

C’est une question récurrente. Dordogne Libre, très impliqué dans l’animation locale, partenaire officiel du CLAP, a déjà pris fait et cause pour le directeur, David Theodorides. Là, c’est Sud Ouest qui organise un contre feux avec un faux sujet pour éviter les vraies questions.

Ces articles de complaisance sont le contraire de leur mission d’information, basée sur la recherche de la vérité et l’indépendance. C’est un poison dans les veines de la démocratie locale.

Dieudonné-Faurisson 1 / Moyrand-Deguilhem 0

Dieudonné, en voulant donner un spectacle à Périgueux, rend un fier service aux médias locaux et aux politiques en mal de marketing électoral.

Dieudonné fait vendre, Sud Ouest sait vendre et il le vend bien. Planant en cercles au-dessus de l’évènement, Michel Moyrand a flairé une bonne carcasse, il fonce, descend en piquet pour verser dans la pire des outrances.

Peu importe, il y a des points à prendre sur l’autel de la démagogie la plus vulgaire. Vieux pots & bonnes recettes.

Le pavé en a marre : http://ow.ly/6YiR9

Orgie d’articles Sud Ouest qui peut remercier Dieudonné

Sud Ouest ne couvre pas l’évènement, il vomit l’évènement. C’est un filon en or pour le journal local Sud Ouest. Pas moins de 7 articles en 3 jours !

Les journalistes locaux ont troqué leur plume pour des pioches et ils creusent, ils creusent, ils creusent. Dieudonné et ses frasques leur rend un sacré service. Il fait générer du trafic, des commentaires, c’est tout bon. Il fait vendre. Et comme ça cause business avant de parler d’information à Sud Ouest, le journal envoie la purée avec plus de 2 articles par jour en moyenne.

Certes l’angle éditorial est restreint, orienté et intéressé. Tout est à charge contre le saltimbanque du Front National. Les titres d’articles sont dignes de la presse poubelle. Dieudonné appelle ses fans à téléphoner aux médias, mairie et conseil général ? Pas de problème, le 14 octobre Chantal Gilbert se lâche : « Dieudonné harcèle les périgourdins ».

L’occasion est trop belle. Quitte à remiser une partie de leur déontologie au placard, ils excitent les trolls en tous genres (241 commentaires au total) ; peu importe de donner dans le ridicule pourvu qu’on ait le trafic. Le trafic est roi, c’est lui qui est vendu aux annonceurs.

Le trouble à l’ordre public, c’est Michel Moyrand

Michel Moyrand ne  voulait pas démonter l’antenne relais au-dessus de la crèche, pour ne pas, disait-il risquer de perdre un procès contre les opérateurs de téléphonie mobile. Un courage tout à coup recouvré contre Dieudonné avec la menace d’un arrêté municipal bidon qui conduirait piteusement la ville devant un tribunal administratif.

Aujourd’hui le maire de Périgueux se torche avec la Constitution :

« Compte tenu de la personnalité de ce provocateur professionnel que d’aucuns qualifient d’humoriste (‘) je tiens à préciser que, si d’aventure ce spectacle devait se tenir dans notre ville, je prendrai un arrêté pour l’interdire en raison des menaces de troubles à l’ordre public qu’il serait susceptible d’entraîner ».

Ca sent bon l’Allemagne de l’Est. Depuis quand un dépositaire d’une autorité publique est-il fondé à apprécier les qualités (humoriste ou non, artiste ou non etc.) d’un individu ?

Depuis quand ce dépositaire d’une autorité publique est-il fondé à entraver les libertés fondamentales d’expression  et de commerce, au nom de son jugement personnel sur la « personnalité » d’un homme ou d’une femme ?

L’arrêté, au nom d’une menace de trouble à l’ordre public, sera illégal et la ville perdra. Et il le sait. L’ordre public, (CGCT L 2212-2), est appréhendé comme suit :

« Le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques »

Volontairement non défini par le Conseil d’Etat, l’ordre public est une acception large, mais pas sans limites. L’ordre public n’englobe pas la moralité publique. Désolé pour les staliniens périgourdins, mais la Constitution française est passée par là.

En tant que personne (seule), ledit Dieudonné représente-t-il une menace réelle pour la paix publique et la quiétude de la cité ?

Où sont les éléments concrets, qui permettent de prouver cette menace et justifier de se prémunir par une interdiction qui déroge aux libertés fondamentales posées par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ?

La privation de liberté d’expression et de commerce est une exception, exception qui n’est en rien justifiée à ce jour à Périgueux dans le cadre d’un spectacle. Pas plus celui de Dieudonné que celui de Michel Sardou.

Le stalinisme rampant des faux démocrates

Michel Moyrand sait qu’il enfreindra les lois de la République et perdra son procès. Au nom de quoi ? De la démocratie ? Et depuis quand on défend les valeurs démocratiques en violant ses lois ? Depuis quand la police administrative est fondée à se muer en police de la morale, des mœurs et des idées ?

Comment des gens se réclamant de la République, dépositaires d’une autorité publique, peuvent-ils justifier de la violer pour empêcher ceux qui sont justement accusés de vouloir eux-mêmes la violer ?

Michel Moyrand rejoint ainsi le camp de ceux qu’il croit combattre. On citera aussi dans cette croisade anti-démocrate son « collègue » Pascal Deguilehm, pourtant député à l’Assemblée Nationale, sur France Bleu Périgord (la grande mêlée) le 14/10/2011 :

« Parce que vous avez présenté Dieudonné comme un comique, moi il ne me fait pas rire, les propos, les thèses abordées, voir Faurisson, négationniste, à ses côtés sur la scène du centre de la communication j’en n’ai pas du tout envie. Trouver tous les arguments pour qu’il ne vienne pas, oui je crois qu’il faut le faire et il est de notre devoir d’empêcher sa venue ».

Qu’un député français appelle à violer les lois de la République (« trouver tous les arguments pour qu’il ne vienne pas » y compris fallacieux en l’espèce) pour interdire d’expression et de commerce un type qui ne le « fait pas rire » et qui ne correspond pas à son « envie », c’est du pur délire.

Quand on prétend défendre les valeurs de la démocratie et de la République, on commence par le faire en respectant et en appliquant ses Lois. Jusqu’à preuve du contraire, Dieudonné, dans le cadre de son spectacle périgourdin, n’a strictement rien commis d’illégal qui justifie la négation de ses droits fondamentaux.

On ne combat pas les fachos en le devenant soi-même

L’attitude de ces deux élus m’amène à la conclusion qu’ils sont aussi dangereux pour la démocratie que ne le sont les thèses portées par celui qu’ils combattent.

Votre « personnalité » dérange le maire de Périgueux ? Alors privation de droits fondamentaux

Votre humour ne plait pas au député périgourdin qui ne vous trouve pas « comique » ? Alors privation de droits fondamentaux

Le député n’aime pas vos fréquentations ? Alors privation de droits fondamentaux

En gros, ils ne partagent pas vos idées? –> Privation de droits fondamentaux

En tant que représentants du peuple, messieurs Moyrand et Deguilhem, vous faites honte à la démocratie, honte à vos mandats, honte à votre charge, honte à votre devoir.

Vous ne défendez pas cette démocratie, vous l’empêchez. Et par ce fait, vous êtes dans le camp d’en face, votre place est avec Dieudonné et ses idées.

Dieudonné a tort ? Démontrez-le !

En tant que citoyen j’exècre les idées auxquelles s’est rangé l’humoriste. Je suis contre ses thèses, je n’aime pas ses « amis » et ce qu’ils représentent, je le considère comme un danger politique, porteurs de haine, de clivages, d’injustice et d’inégalités identitaires. Ils contreviennent ouvertement au socle même des valeurs constitutionnelles.

Mais sauf exception légale ((apologie crime contre l’humanité, incitation à la haine raciale, homophobie, etc.)), ils en ont le droit. Et si Moyrand et Deguilhem avaient le courage nécessaire, ils n’appelleraient pas à violer la loi, mais se porteraient au devant de tous, sur l’agora, pour défaire par le débat, la raison, l’argument, celui qui se fait accompagner de Faurisson.

A contrario, en se montrant aussi délétères que l’adversaire, les élus périgourdins ne font que le renforcer. Avec ce genre de lâcheté qui consiste à violer la démocratie plutôt qu’à convaincre de sa force, Moyrand et Deguilhem donnent raison à Dieudonné et ses partisans. Idem pour Sud Ouest mais plus par cupidité que par idéal politique.

Dieudonné a d’ors et déjà remporté la bataille de la communication. Sud Ouest a garanti « l’effet Flamby ». En voulant l’écraser violement, il y en a maintenant pleins les murs. Ils n’attendent que ça.

Oui, aujourd’hui Dieudonné est victime des élus qui pour le combattre sont prêts à violer les lois. C’est un véritable boulevard sur la victimisation et la répression illégale des idées minoritaires.

Tant que nous subirons ces élus froussards et pleutres, incapables de défendre la démocratie autrement qu’en la souillant, les extrêmes auront beau jeu. L’interdiction de leurs idées est attractive, facile, elle incite à la transgression, au subversif et à la dénonciation du « système ».

La coercition de ces idées est l’aveu d’une faiblesse, là où il faudrait un cerveau et des burnes pour défaire ces idées, les anéantir par les faits, les statistiques, la justesse du raisonnement et la force des idées.

Oui ces gens là ont tort. Encore faut-il être capable de le démontrer sans leur donner raison.

Sinon oui, le Pavé a raison, vous ne serez que des clowns…