Chapeau bas, Madame MITTERRAND !

. On peut être déçus par les socialistes et pourtant se réjouir que Madame Danielle MITTERRAND s’arrête à Périgueux. On peut ne pas être d’accord avec l’idée de la régie publique de l’eau et malgré tout prendre la peine de sortir de chez soi pour aller écouter les arguments de cette grande dame. Mais on peut aussi être élu et même premier magistrat socialiste de ville d’accueil et faire preuve d’irrespect, que je situerai entre goujaterie et inconséquence.

Résistante jusqu’au bout

Hier, Madame MITTERRAND a tenu bon, malgré sa grande fatigue, jusque tard dans la soirée, devant une assemblée réunie, à l’initiative d’ATTAC, au Centre de Communication. Une assemblée réactive et, à mon goût, trop peu nombreuse. De quoi venait nous parler cette ambassadrice des droits de l’homme ? De nous, de notre relation à l’eau, à la vie, à la nature et indirectement de ce que la municipalité de Périgueux se prépare à (ne pas) faire.

Résistante à 17 ans, n’ayant jamais eu la langue dans sa poche, indépendante malgré l’étiquette, engagée tiers-mondiste, elle a fondé France-Liberté-Fondation-Danielle-Mitterrand. Cette association, gardienne des droits de l’homme, lance des campagnes de sensibilisation et finance des actions de terrain portées par les hommes et femmes en détresse. Les problèmes des peuples Tibétain, Sud Africains, latino-américains, la distribution des antiviraux contre le Sida, la construction d’Ecoles au Mali, sont quelques unes de ses priorités.

Les porteurs d’eau

Mais le combat le plus actuel mené par cette association nous concerne directement : c’est celui de l’eau : le droit d’accès à l’eau doit être mis au premier rang des droits de l’homme. Ce combat est étroitement lié à l’éducation, la démocratie participative et l’économie responsable. Et ce combat peut être mené par tous les partis politiques, il suffit de savoir écouter. Chacun de nous est concerné et peut agir, en commençant par signer la charte des porteurs d’eau [Charte des Porteurs d’Eau en .pdf].

Le mieux est de lui laisser la parole… J’ai pris quelques notes qui lui sont, je crois fidèles. Merci au Sieur Delaunay…

Voyons, il y avait quoi hier à la télé ? Les Experts, ah oui… Evidemment

J’espère que le 15 février prochain, jour de conseil municipal, à 18 heures, rien n’empêchera les Périgourdins de venir chanter sous les fenêtres de la mairie les promesses qu’on leur a faites en 2008 ! L’ordre du jour du Conseil n’est pas encore arrêté mais sans doute évoquerons-nous —et peut être même voterons-nous- le mode de gestion de l’eau. Hier, une conseillère municipale et adjointe de la majorité m’a dit « nous avons notre liberté de pensée », je lui ai dit que j’espérais que cela se traduirait par « une liberté de voter ». Les conseillers municipaux de la majorité sont solidaires de leur maire, ils seront donc également solidaires des conséquences d’une éventuelle volte face.

Vous en voulez plus ?

Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson. Alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas.

Tatanka Yotanka – Sitting Bull, guerrier sioux