Mairie à tout prix !

En novembre dernier, M. MOYRAND a déclaré : « La nouvelle mairie : c’est le dossier le plus important de mon mandat » ! Il a raison, c’est le plus coûteux de ses investissements : plus de 7 M€ aux dernières nouvelles. On sacrifia bien des promesses de 2008 sur cet autel.

L’environnement ? Combien de divisions ? (Sans jeu de mots).

Le développement durable à Périgueux se résume à des samedis piétons, quelques animations, un jardin de biodiversité en péril, quelques vélos et véhicules électriques, une chaufferie à bois qui tarde, un bus électrique qu’on n’ose pas emprunter, un festival qui prend l’eau…

Parallèlement l’aéroport -si critiqué en 2007 par M. MOYRAND- bat son plein ; Périgueux rivalise avec Bordeaux dans ses pics de pollution ; les antennes relais fleurissent sur la tête de nos enfants.

Cherchez donc sur le site de la mairie une trace de l’Agenda 21, l’ombre d’une vraie politique de l’eau, un quelconque programme d’action d’éradication des pesticides, les pistes ou les voies cyclables ? Rien. On ne connaît pas.

L’action, c’est comme le bonheur, « c’est toujours pour demain ! »

Un « social » négligé : M. Moyrand déclarait début 2010 :

«le budget de la ville doit prendre les problématiques sociales à bras-le-corps ».

On a oublié la maison de santé promise, on se fait tirer l’oreille pour sauver le foyer des jeunes travailleurs (et pour combien de temps ?), sans égard pour l’angoisse des cinquante résidents ; on liquide SOS Femmes battues, compromettant la sécurité de 28 victimes ; on « réfléchit » depuis près d’un an à l’instauration d’un tarif social de l’eau.

Au bout de 3 ans, on s’aperçoit que les tarifs de la cantine ou des musées pénalisent les moins riches. Enfin on ose encourager les associations à glaner leurs subsides auprès des entreprises privées… Ah ! j’oubliais le service civique voté au conseil municipal du 15 février 2011. (Voir page 26 et 27).

Combien de jeunes à la mairie en service civique à l’heure actuelle ? Aucun.

Oublié, le Bas Saint Front.

Qu’est-il advenu du projet de 2007 que M. MOYRAND avait promis (craché, juré) de mener à son terme ? Que reste t’il de cette vitrine formidable qui mettait en valeur le greffe, la cathédrale et la rivière ? Un rafistolage de la place Mauvard (on attend toujours le premier coup de pioche), un ascenseur qui se justifiait pour 400 places de parking mais devient incongru pour 70.

A-t-on fait un prévisionnel budgétaire concernant sa rentabilité ? On ne sait. Ce projet qui avait été mené dans les règles de l’art, essentiel pour le commerce et les marchés, important pour la relance touristique, est réduit à peau de chagrin.

Abandonné, le commerce :

je suis injuste, on y a pensé : on a doublé les droits de terrasse, on a inventé de nouvelles taxes sur le marché, et augmenté la contribution déchets (ça c’est la CAP). Par-dessus le marché (si j’ose dire) on lui promet, comme une bouée de sauvetage, la construction d’un centre commercial sur le domaine public, en supprimant 600 places de parking et en installant la grande distribution au cœur de la ville ! C’est comme si je vous disais : « vous avez le rhume, attendez, j’ouvre la fenêtre en grand ! ».

Délaissé, l’artisanat :

Le pôle des métiers d’arts ? Les artisans attendent encore … s’ils attendent !
En voilà de belles économies… (et j’en passe) qui viennent s’ajouter au résultat de la dilapidation du patrimoine de la ville.

Une Mairie à tout prix

soit disant pour le confort des Périgourdins (combien de fois êtes-vous allés à la mairie ces dernières années ?), alors que la dématérialisation bat son plein et que les services en ligne vous permettront d’obtenir vos documents en restant bien au chaud chez vous.

Un bâtiment de plus de 7 M€ pour abriter un personnel qui devrait diminuer vu les transferts croissants de compétence vers la communauté d’agglomération… 7 M€, un beau cadeau à M. MOYRAND pour qu’il inscrive son nom dans l’histoire locale

La Mairie Michel Moyrand-, « mmm », un cadeau des Périgourdins qui n’a pas fini de faire murmurer.

« L’humanité serait depuis longtemps heureuse si les hommes mettaient tous leur génie non a réparer leurs bêtises mais à ne pas les commettre ».

Georges Bernard Shaw