Ô douceur du déplacement doux

Je mets le casque, j’enfile la tenue d’hirondelle -eh oui il pleut !- Je vais décrocher le vélo dans la remise. Le vélo résiste, coincé entre le cumulus et la poutre. Une fois le vélo décroché -et moi en sueur-, marche arrière dans la poubelle, virage à gauche pour rejoindre la cuisine. Je me coince le petit doigt dans le guidon…

Mais il faut ouvrir la porte d’entrée, la chatte se tire, je ne sais plus où est la clef de l’antivol et je dois poser les poubelles en passant, qui m’échappent et naturellement se vautrent par terre avec le vélo… Pas besoin de sauna avec ma tenue d’hirondelle !

Je laisse tout par terre pour rattraper la Sophie, je ferme la porte et j’entame la descente … -à pied !- pour pouvoir poser les poubelles que j’ai fini par dompter…J’enjambe enfin le vélo et me laisse descendre… Ça va mieux.

Sauf que mon sac en bandoulière m’étrangle et que les voitures me collent aux fesses. Je fais au moins du 30 à l’heure en tricotant comme une malade !

Ouf, j’arrive à destination et au local à vélo, bien sûr, je ne me souviens plus du code d’entrée. Une chance, ça marche. J’entre, je tâtonne dans la pénombre en quête de lumière, je finis par ranger ma bécane, j’enlève mon casque et ma tenue d’hirondelle, essoufflée et en nage !

Là j’aperçois une collègue (l’autre cycliste de la bande) qui range son vélo à côté du mien en me disant avec un sourire radieux : « c’est bien, hein, de venir travailler à vélo !« …