Sud Ouest Dordogne, antenne relais de la communication municipale ?

Virginie Desmet pour Sud Ouest Dordogne, vient de signer le dernier papier sur les antennes relais de téléphonie mobile intitulé : « Mairie et opérateurs sur la même longueur d’ondes ». Avec Virginie Desmet, la mairie de Périgueux n’a plus besoin de service de communication, elle n’a qu’à sous-traiter à Sud Ouest. Voilà le topo.

La ville de Périgueux a signé une convention avec les quatre opérateurs de téléphonie mobile pour apporter une gestion « concertée » de l’implantation des antennes relais. La raison donnée à la journaliste ? « Vigilance » et « Transparence » pour « Rassurer les populations et leur donner une certaine confiance en vous et en nous».

AH AH AH

Elle est où l’antenne relais ? […] Oo

Forcément, depuis que le maire de Périgueux a tenté de cacher à la population l’implantation d’une antenne relais à moins de 100 mètres de la crèche des Arènes, le doute s’est quelque peu installé.

Forcément, depuis que le maire de Périgueux a lâchement interprété un arrêt du Conseil d’Etat comme une invitation à la déresponsabilisation (alors que c’est totalement faux), sa crédibilité est engagée.

Par ailleurs on peut s’interroger sur l’opportunité derrière cette nouvelle convention. En novembre 2010, le maire de Périgueux a créé une commission extra municipale à laquelle les opérateurs siègent et doivent déjà présenter leur projet d’implantation avant de les réaliser.

Las, la journaliste nous apprend que depuis plus d’un an, cette commission était factice et officieuse. En effet jusque là la commission ne valait rien, puisque son « existence est officialisée par la nouvelle convention ».

Compliqué pour la journaliste de bien répéter sa leçon municipale. Il y avait une commission, mais officieuse. Dans ce cas à quoi servait-elle ?

Sud Ouest: des faits erronés pour des commentaires serviles

Compliqué. Le 28 septembre 2010, le maire de Périgueux déclarait en conseil municipal :

« c’est qu’aujourd’hui nous avons quand même des doutes sur les effets de ces antennes à proximité des lieux de la petite enfance »

Mais depuis, à propos de la crèche des Arènes: rien. Même si de son côté l’Union Européenne préconise fortement d’éloigner les antennes relais téléphoniques à plus de 100 mètres des lieux de concentration de populations fragiles et à risques. Comme les enfants en bas âge par exemple.

Peu importe, la journaliste nous parle de « vigilance » et de « transparence ». Une seule interrogation serait de trop.

Jusque là, la journaliste s’était contentée de ne pas poser de questions et s’en était tenu à relayer fidèlement le message municipal. Mais en fin d’article, lancée dans ses roucoulades auprès du maire du Périgueux, Virginie Desmet se lâche.

Pour la journaliste, le collectif Priartem 24 est composé de « radicaux ». Et oui, « Ils sont persuadés que la commission antenne-relais est ‘instrumentalisée’ ». Si la journaliste avait fait son boulot elle aurait vu que c’est la vérité. C’est un fait. Mais elle n’est pas là pour ça.

On va donc rappeler à cette journaliste ces faits qu’elle méprise au profit d’une servilité si peu déontologique envers la communication politique.

« Ce projet n’a pas rencontré d’opposition particulière »

Une commission municipale s’est réunie le 03 novembre 2010, à laquelle participait le collectif Priartem. En séance, Orange a annoncé son projet déposé en mai 2010 d’une nouvelle antenne relais à la Grenadière. Le collectif Priartem a manifesté son désaccord, au motif que la Grenadière, avec ses grands immeubles, est déjà équipée d’une forêt de relais.

Conclusion du maire de Périgueux, via un courrier officiel aux habitants de la Grenadière :

Ce projet a été présenté lors de la commission consultative relative aux antennes relais et n’a pas rencontré d’opposition particulière

Mais Virginie Desmet n’est pas allée jusque là. Pour elle, le collectif Priartem est simplement « persuadé » d’être manipulé. Et c’est parce qu’ils sont intégristes, pardon, « radicaux », qu’ils ne veulent plus siéger à la commission, version officielle de la mairie de Périgueux.

La journaliste aurait pu consulter les archives du journal qui l’emploie. En date du 14 janvier 2011 :

« Nous ne sommes ni des intégristes, ni de simples contestataires. » Le collectif Priartém (1) ne veut pas bannir les antennes relais et les téléphones portables de notre univers. Ses membres, une trentaine, se battent à Périgueux contre la concentration des antennes sur certains quartiers, notamment sur une tour HLM à La Grenadière à Périgueux, et autour des zones sensibles comme les crèches, les écoles ou les maisons de retraite. Il en va, assurent-ils, de la santé publique car un nombre grandissant d’études remet en cause l’idée de l’innocuité des ondes produites par les antennes dans notre paysage urbain ».

Mieux, en cherchant à se renseigner, la journaliste aurait pu consulter le site Priartem et découvrir ceci:

Virginie Desmet ne pouvait que finir en beauté

La journaliste arrive à sa conclusion :

« Quoi qu’il en soit, Périgueux est une des rares villes de France à s’être engagée dans une telle démarche. Elles sont trois en Aquitaine : les deux autres sont Bordeaux et Bayonne ».

Ce n’est pas sa propre conclusion bien sur, mais celle qu’il est demandé de véhiculer par la municipalité, dont on trouve l’original ici [Bulletin municipal 1er trimestre 2012]:

A ce jour en Aquitaine, seules les villes de Bordeaux et Bayonne ont mis en place des commissions similaires…

Dans les deux cas, il faut omettre un détail. Il faut même mentir par omission, soyons clairs. C’est que la ville de Bordeaux a été condamnée à 4000 € d’amende par le Conseil d’Etat en date du 26 octobre 2011.

Par un arrêté de règlement général, la ville de Bordeaux, le 12 février 2010, avait imposée des limites strictes aux implantations.

Un considérant en 5 points du 12 février 2010:

– Considérant qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques, il subsiste encore des interrogations quant à la nocivité éventuelle des radiofréquences notamment à long terme ; et que plus généralement l’inexistence d’un risque sanitaire n’est pas formellement montrée à ce jour ;

– Considérant qu’en matière d’exposition aux champs électromagnétiques engendrés par les radiofréquences, une attention particulière doit être portée aux enfants à la vulnérabilité supposée plus grande ;

– Considérant les fortes inquiétudes formulées par des parents dont les enfants fréquentent des établissements ou lieux publics à Bordeaux à proximité desquels des antennes émettrices de radiofréquences sont installées ;

– Considérant que l’un des opérateurs a dérogé aux avis défavorables émis par la commission de concertation sur certains projets ;

– Considérant qu’il y a lieu de prendre des mesures préventives ;

Les fondements juridiques de cette arrêté étaient nombreux et avaient été validés par le Conseil d’Etat par un arrêt du 19 juillet 2010, dans lequel la haute juridiction validait l’application du principe de précaution.

C’est par un revirement étonnant du Conseil d’Etat en 2011 que cet arrêté bordelais s’est éteint.

Depuis 2007, la ville de Bordeaux était engagée dans une action concrète d’application du principe de précaution et de limitation de l’implantation des antennes relais. Ce que jamais n’a fait la mairie de Périgueux, absolument jamais.

Le fait de comparer sur un même plan les mesures prises par les villes de Périgueux et de Bordeaux est un pur mensonge. C’est une idée crapuleuse du service de communication de la ville de Périgueux. C’est vraiment navrant de retrouver cet enfumage sous la plume d’une journaliste.

Conclusion

On retrouve dans cet article exactement le plan com de la mairie de Périgueux sur le dossier « antennes relais ».

  • Le maire agit dans la transparence et le souci des administrés
  • Ses opposants sont des fanatiques et des extrémistes
  • Le maire est précurseur, à égalité avec la ville de Bordeaux

La presse ne faisait pas mieux dans les années 50 en Union Soviétique.

Antennes relais : Moyrand, seul maire de france sans responsabilité

Jusqu’à quel point peut-on faire de l’hypocrisie une méthode politique ? Dans son dernier magazine de propagande municipale, (1er trimestre 2012), Michel-Michel a sorti le grand jeu.

Tout le monde sait avec quelle couardise le maire a laissé implanter une antenne relais de téléphonie mobile à 100 mètres de la crèche des arènes et d’une maison de retraite. Alors qu’il espérait que l’ouvrage passa inaperçu, il s’était fait choper en flagrant délit de tromperie à la population.

Du coup, il avait créé une commission fantoche pour faire genre « démocratie des ondes ». Totalement bidon, la commission avait volé en éclat dès ses premiers jours. Le collectif Priartem 24 avait quitté l’assemblée après s’être fait sournoisement manipulé.

Depuis, Michel-Michel rame tant qu’il peut. Son vernis écolo tendance électoraliste s’effrite comme de l’amiante. Ses positions anti écologistes au profit de sociétés privées le poursuivent. Aussi n’hésite-t-il pas dès que possible à brandir un alibi écolo pour rappeler à quel point cet électorat lui est précieux.

Un des rares maires français à jouir officiellement de son incompétence

C’est officiel, le maire de Périgueux se félicite d’un arrêt du Conseil d’Etat qui, à ses yeux, le dédouane de toute responsabilité en matière d’antennes relais. Selon lui, cet arrêt lui permet de se débarrasser du problème en bottant en touche.

« Les installations d’antennes relais à Périgueux : point sur la réglementation et rappel des projets en cours« 

Le passage le plus intéressant porte sur l’instrumentalisation d’une décision du Conseil d’Etat du 26 octobre 2011, qui rappelle les compétences en matière de réglementation sur les implantations d’antennes relais. Le maire de Périgueux cite la phrase qui, selon lui, l’exempte de toute responsabilité:

« un maire ne saurait réglementer par arrêté l’implantation des antennes relais sur le territoire de sa commune ».

En l’espèce, le maire de Périgueux, en rappelant ce passage de l’arrêt, fait passer l’idée qu’il n’a aucune compétence en la matière et qu’il n’y peut rien :

« le maire n’a aucune autorité pour exiger le démontage ou l’interdiction des antennes»

Ca c’est un mensonge. Le maire voudrait ainsi faire croire qu’il n’a aucune responsabilité vis-à-vis de l’ordre public, de la tranquillité et de la salubrité, quand ils sont liés à une problème d’antennes relais. Justement, le Conseil d’Etat rappelle fermement le contraire.

On va donc directement citer le Conseil d’Etat:

Il convient de souligner que les décisions rendues par le Conseil d’État ne concernent que la question de l’autorité compétente pour édicter une réglementation générale des implantations d’antennes relais, sans préjuger ni de la légalité des règlements nationaux applicables ni de l’éventualité de décisions individuelles de police municipale que les maires pourraient prendre, notamment en cas d’urgence, concernant une antenne relais déterminée, au regard de circonstances locales exceptionnelles.

Ce besoin incessant de vouloir tromper les gens, de les désinformer pour mieux les manipuler tourne à l’obsession. On arrive à un point tel que cela relève de la psychiatrie. Ce n’est plus simplement de la mauvaise intention, c’est une maladie.

Le pavillon des paresseux

La loi donne à un maire diverses compétences en matière de réglementation. C’est un pouvoir de police (administrative). Cette réglementation peut être soit générale, soit exceptionnelle (circonscrite dans le temps et l’espace).

Ce que le Conseil d’Etat rappelle, c’est qu’un maire ne peut pas prendre un arrêté général concernant l’implantation d’antennes relais sur sa commune. Car dans ce cas, il se substituerait aux autorités compétentes qui relèvent de l’Etat (ministre, ARCEP, ANFR) et jouissent d’un pouvoir de police supérieur, dit « spécial ».

Le respect de la hiérarchie administrative rappelé par le Conseil d’Etat permet à Michel Moyrand de dire : « vous voyez, je ne peux rien faire ».
C’est là que le bât blesse. Personne n’a demandé au maire de Périgueux de produire une mesure de police générale sur les antennes relais et de se placer au-dessus du ministre. Et quand bien même, certaines communes ont eu le courage politique de le faire pour l’intérêt de la population.

Par contre, on lui a bien demandé d’examiner au cas par cas les problèmes engendrés par ces antennes relais. Et c’est le cas pour celle qui rayonne au-dessus de la crèche des Arènes.

La loi comme alibi

Le Conseil d’Etat n’infirme en rien le pouvoir d’un maire quant à une réglementation particulière, pour une antenne relais déterminée, au regard de circonstances locales exceptionnelles. Il pourrait très bien, si les parents et le personnel se sentaient plus concernés, prendre une mesure spéciale pour endiguer un trouble à l’ordre public. Encore faudrait-il avoir la volonté de travailler AVEC la population et non avec les opérateurs.

Certes, il ne peut pas produire une mesure de police générale au motif du principe de précaution porté par la charte de l’environnement. Cela ne le prive en rien des autres moyens d’agir, ni de tous les leviers administratifs dont il dispose.

D’ailleurs on peut louer le courage des communes qui ont pris le risque de cet arrêt. Elles ont été condamnées à 4000 € d’amende mais ont permis de prendre des positions politiques claires et de faire avancer le débat. Dans le même temps, Moyrand racontait qu’en cas de condamnation, cela coûterait des fortunes en dommages intérêts aux communes…

Les écologistes favorables aux antennes relais de Moyrand ?

Vous aurez remarqué que le médaillon sur la droite représente une élue écologiste (Elisabeth Patriat), comme si elle portait le message municipal sur les antennes relais.

On peut en douter. Car depuis le début, le groupe écologiste de la majorité municipale est engagé contre la politique du laisser faire de Michel Moyrand et son chèque en blanc aux opérateurs de téléphonie mobile.

EELV a officiellement, à ce titre, soutenu la création du collectif contre l’antenne relais de la crèche des Arènes. Le même collectif qui a claqué la porte de la commission suite à grossière tentative de manipulation du maire.

Encore une fois, les élus écologistes semblent servir d’alibi à une politique qui n’a strictement rien d’écolo mais qui a besoin d’eux pour le faire croire.

Des écologistes encombrants ?

Ce greenwashing devient troublant, quand, dans le même magazine, le groupe EELV parle du Forum alternatif local de l’eau à Périgueux. C’est l’occasion de dénoncer la forfaiture qu’est le forum mondial de l’eau officiel, lessiveuse marketing des principales sociétés spécialisées dans la vente de cette ressource -dont SUEZ-.

Or le forum mondial de l’eau n’était pas loin du festival Art et Eau, dont le financement par Suez a été annulé au dernier moment, celui-là même où Suez signait son contrat d’exploitation de l’eau potable périgourdine.

Rappeler l’existence d’un forum alternatif à celui qui a snobé la venue de Danielle Mitterrand à Périgueux pour la défense de l’eau comme ressource non privatisable, relève du camouflet.

C’est rappeler encore que Michel Moyrand a préféré les intérêts immédiats de SUEZ à ceux des périgourdins et qu’il a piteusement trahi sa parole et son programme politique.

Dans ce contexte, on peut imaginer tous les coups bas permis…

Antenne relais au-dessus d’une crèche: la honte

Vous vous souvenez peut-être qu’à Périgueux, et c’est une exception sur le territoire national en 2011, il y a toujours une antenne relais pour la téléphonie mobile à moins de 100 mètres d’une crèche

Quand de nombreux maires en France contestaient ce type d’installation à proximité de groupes « fragiles », le maire de Périgueux signait de bon cœur l’autorisation de cette implantation. Une autorisation délivrée en catimini, un ouvrage dissimulé dans une fausse cheminée, mais révélé par le collectif Priartem de Périgueux.

Un arrêt de la Cour d’appel de Montpellier du 15 septembre 2011 vient confirmer la décision de la Cour d’appel de Versailles. La Cour a ordonné le démontage d’une antenne relais SFR pour « trouble anormal de voisinage » et « crainte légitime d’un risque sanitaire ». [La totalité du dossier en pdf]

L’avocat des plaignants a pu conclure : Dans quelques années, on va assister à la mise en examen de maires à cause de ces installations

Au passage, le Conseil de l’Europe préconise vivement d’interdire les antennes relais à moins de 100 mètres de populations fragiles et il y a peu, en mai 2011, il vient de préconiser un seuil de prévention de 0.2 V/m et non 0.6 V/m comme c’était le cas.

Aussi, quand en juillet 2011, le magazine de la ville de Périgueux titrait : « La ville dans l’obligation d’accepter les antennes-relais », nous étions dans le mensonge le plus éhonté.

A l’ombre des opérateurs de téléphonie mobile auxquels il s’est offert dans sa plus stricte nudité, le maire de Périgueux se protège des radiations de la vérité. Dans son sillage, les élus d’Europe Ecologie s’émeuvent, parlent beaucoup, mais ne font rien et dans l’opposition, silence radio.

Quand prochainement, ce type d’installation au-dessus de la tête des gosses sera interdit par la législation ou que le niveau des émissions devra drastiquement baisser, il sera temps de se plaindre. D’ici là les gamins en auront pris plein la tronche, avec des conséquences pour la santé que nous découvrirons effrayés.

La lâcheté des élus se compensera par une communication dont ils ont le secret. Comme dans beaucoup d’autres affaires de ce type en France, lorsque les représentants politiques sont défaillants, par intérêt ou par lâcheté, ce sont les citoyens qui se sont faits entendre et ont porté leur cause devant la Justice.

A vous de voir, mais nul ne pourra prétendre n’avoir pas été informé de ce qui allait arriver.

LOL Michel : « Vigilance et transparence » sur les antennes relais

Tout le monde se souvient que Michel avait autorisé une antenne relai pour la téléphonie mobile. Fin 2008, il ne se souciait guère que l’émetteur fut à moins de 100 mètres d’une crèche et encore plus près d’une maison de retraite.

Égal à lui-même, il avait alors jugé préférable de ne pas en informer la population, au cas où, peut-être, cette dernière ne s’inquiète au-delà du raisonnable.

Mais quand la population découvrit ce qu’on lui cachait, autant le dire, Michel s’est fait désosser. Au sein même de sa majorité, des voix s’élevèrent contre ces pratiques politiques d’un autre siècle.

Michel se gratta la tête. Il comprit bien vite que s’il voulait continuer à plaire aux opérateurs téléphoniques, il devait également penser à son image. Et Michel est sacrément rusé. Hein Michel, pas vrai ?!

Alors aujourd’hui Michel est fier d’annoncer sur son site (peu importe l’antenne toujours sur la crèche) :

« LES ANTENNES À PÉRIGUEUX : VIGILANCE ET TRANSPARENCE »

Et oui, à l’été 2011, Michel sentant qu’il a perdu toute crédibilité sur la question, trahi la population pour flatter les opérateurs, il tente de remédier à l’immobilisme par la communication et le marketing.

Michel Moyrand et le mimétisme de la transparence

Michel tu m’en bouches un coin.

La transparence selon Michel

La transparence est à Michel ce que le collectivisme est à Margaret Thatcher.

En toute transparence, Michel avait tenté de camoufler l’antenne relai au-dessus des gamins pour ne rien dire à la population.

Puis dans un éclair de limpidité,  dès la première commission consultative de décembre 2010, Michel en profitait pour mentir publiquement. Il fit ainsi croire aux habitants de la Grenadière qui allaient recevoir une nouvelle antenne, que l’association Priartem Périgueux avait donné son accord. C’était un mensonge.

Et ces derniers lui rétorquent : « Ainsi, le collectif Priartem Périgueux n’entend pas servir d’instrument dans cette instance qui lui semble n’être qu’une mascarade… ».

Sacré Michel, dès la première commission, il tentait d’instrumentaliser les associations à son profit. C’est toute une conception de la politique.

Mon Michel, quand tu essaies de nous faire le coup de la transparence, laisse au moins tes sabots à la maison et viens avec tes mules, ça évitera de t’entendre arriver à des kilomètres…

La vigilance selon Michel

Après avoir, donc, laissé installer cette antenne relai au-dessus d’une crèche et refusant de la retirer, Michel déclarait en Conseil Municipal, deux ans plus tard, en septembre 2010 :

« Nous avons quand même des doutes sur les effets de ces antennes à proximité des lieux de la petite enfance ».

Des doutes oui, l’indispensable faisant de lui un responsable politique, c’est moins sur.

Depuis, Michel doute toujours et partage ses « inquiétudes diverses portant notamment sur leurs possibles impacts sanitaires », confirmant qu’ « il subsiste encore des interrogations quant à la nocivité éventuelle des radiofréquences ».

Mais jamais jusqu’à protéger les enfants en bas âge de cette antenne relai au-dessus de leur tête ; pour eux c’est trop tard.

Toutefois soyez indulgents. Car si Michel ne le reconnaitra pas directement, vous pouvez être certains que la honte l’habite, que sa lâcheté le hante et que ses mensonges le tourmentent.

Laissons à Michel le mot de la fin afin qu’il partage son analyse sur ce problème de santé publique :

« On n’est plus au temps des indiens et des signaux de fumée » ((Commission consultative, décembre 2010))

Merci Michel

Périgueux Ecologie s’engage contre une antenne relai à 100m d’une crèche

Aujourd’hui est un jour particulier à Périgueux. Le laboratoire Aexpertise livre ses premiers résultats sur les mesures du champ électromagnétique au sein de la crèche à moins de 100 mètres de la nouvelle antenne relai.

Sud Ouest (En dessous du seuil) et Dordogne Libre (Les premières mesures de l’antenne relai sous le seuil de tolérance) s’en font l’écho et nous livrent les résultats suivants : 0.16 et 0.2 volts/mètre. Il faudra attendre un mois pour connaitre les conclusions définitives, qui devraient nous confirmer que tout va bien au pays merveilleux des normes. C’est un peu l’interprétation que l’on peut faire des propos tenus par Julienne Berro, du service développement durable à Périgueux:

Et si jamais cette réglementation n’était pas respectée, « on pourrait facilement se retourner contre les opérateurs responsables »

Comme chacun sait que la réglementation sera respectée et que le problème, pour le principal, n’est pas là… Autant que dans un combat au corps à corps entre Oui Oui et Predator, on nous conseillerait de parier pour le second comme le feraient avec science les Barbapapa.

:: Des mesures ineptes et sans valeur ::

Après avoir dissimulé l’existence de cette antenne à la population, le maire de Périgueux avait fait saisir, à la demande du collectif Antenn, Aexpertise pour procéder à des mesures complémentaires. Le calendrier de ces expertises étant connu à l’avance, nous présumions que les résultats seraient excellents! Et ils le sont à la date du 15 mars 2010, encore un pronostic gagnant des Barbapapa.

Inutile de rappeler que les mesures n’ont de sens que si elles sont inopinées et effectuées par des organismes non mandatés par l’opérateur, comme en témoigne le jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris du 02 mai 2006 sur des collusions et des manipulations.

:: Une réglementation de 61 à 0.6… ::

Le contexte réglementaire est relativement velu. Le décret dit « Jospin » de 2002 établit des seuils limites : 41, 58 et 61 volts/mètre pour les signaux de téléphonie mobile (respectivement 900 ; 1800 et 2100Mhz). Mais il se heurte au décret du 18 octobre 2006 qui est la transcription de la directive européenne 89/336/CCE, fixant un seuil maximal de 3 volts/mètre. Comme quoi, les normes annoncées en fanfare sont largement discutables. L’amplitude des rapports entre différentes normes et préconisations manifeste en soi une imprécision certaine et une indécision politique. On passe allègrement de 61 à 3 pour arriver à 0.6…

Cela nous importe peu en l’espèce, puisque la première mesure est de 0.2 volts/mètre, largement inférieure au seuil de 0.6 volts/mètre habituellement préconisé. Il faut dire que lorsque mon portable sonne pour me prévenir d’un radar, j’ai tendance à ralentir, c’est humain.

:: Périgueux Ecologie prend position::

Périgueux Ecologie vient ce soir de prendre position publiquement sur le dossier par la voix de madame Patriat, adjointe au développement durable, (concrétisant son engagement de prendre position dans le bulletin municipal n°5 du dernier trimestre 2009):

Je pense que le principe de précaution doit désormais s’appliquer pour toutes les installations d’antennes-relais à venir à Périgueux proches d’un établissement accueillant des enfants et des jeunes (crèches, écoles, accueils périscolaires, etc…).
De plus, je souhaite apporter des précisions plus générales :
les mesures effectuées rue Wilson ne sont pas acceptables (le jour des mesures était annoncé dans la presse);
le démontage de cette antenne doit être demandé;
l’abaissement du seuil d’émission à moins de 0,6 Volt/Mètre pour toutes les antennes de la ville doit être négocié avec les opérateurs après des mesures indépendantes et inopinées.

Cet engagement politique est le premier dans son genre. La municipalité demeurait jusque là silencieuse dans sa majorité. Pour la première fois dans ce dossier, un responsable politique s’engage clairement pour l’application du principe de précaution en demandant le démantèlement de l’antenne relai.

Ce n’est en rien une fantaisie politique sortie du chapeau équitable. Il s’agit rien de moins que d’anticiper avec bon sens et courage la proposition de loi du 08 juillet 2009 à l’Assemblée Nationale, la proposition de loi du Sénat du 17 avril 2009, ou encore le consensus parlementaire du 19 septembre 2005, ou bien encore les préconisations du Parlement européen. Et pour finir, de suivre les propositions d’expérimentations (0.6 volts/mètre) du Grenelle des ondes qui demeure sans effet sur la réglementation.

Tous ces textes sont d’accords sur deux points essentiels:

1. La limitation du seuil à 0.6 volts/mètres

2. Un périmètre de sécurité de 100 mètres autour des écoles et des crèches

:: Convaincre le maire de ses propres déclarations ::

Le problème sera de savoir comment passer des mots aux actes. Il faudra convaincre le maire que la stratégie de camouflage derrière une réglementation vacillante et contredite par la jurisprudence est vouée à l’échec. Que la non information de la population sur un problème de santé publique, ou l’ignorance d’un risque de trouble à l’ordre public, ou encore le devoir de prudence vis-à-vis des tiers, mettent en jeu sa responsabilité, bien au-delà du strict respect du Code de l’urbanisme.

Cela en tenant compte bien sur de la politique. Le dossier n’étant pas défendable et voué à l’explosion, autant le déminer réellement avant de devoir le porter comme une ceinture d’explosif électoral.

Il y a une chance d’y parvenir, avant que le maire ne soit définitivement perçu comme acquis aux lobbies de la téléphonie, si l’on considère ses récentes déclarations du mois de mars sur France Bleue Périgord:

Je suis écologique au quotidien depuis ma plus tendre enfance.

Comment faire une telle déclaration sans appliquer le principe de précaution, en laissant une antenne relai à moins de 100 mètres d’une crèche et sans tenir compte de l’inquiétude des parents (autrement que par des mesures douteuses cela va de soi)?

:: Collectif Antenn ::

Aujourd’hui, le collectif Antenn a besoin du soutien de tous les périgourdins et de ceux qui n’en sont pas aussi. L’antenne est là, elle aurait pu être ailleurs. La prochaine sera peut-être au-dessus de votre chambre, à vous conduire, qui sait, vers le pavillon des cancéreux; en attendant que s’applique légalement ce que tout le monde sait être une nécessité.

On peut contester l’efficacité d’une pétition. N’empêche, on peut toujours la signer, ce n’est pas grand chose. Parler, échanger les liens, discuter, voilà aussi qui parait peu mais fait beaucoup. En fait, comprendre que ce n’est pas parce qu’on n’a pas un gamin dans cette crèche que l’indifférence est justifiée. Et ça devrait faire le reste.

Nous reparlerons très prochainement et régulièrement de cette antenne, ainsi que des propositions concrètes de Périgueux Ecologie. Un clip vidéo contre cette antenne est en cours d’élaboration. La totalité des médias nationaux sera interpellée, radio, tv, presse, web, etc. Il suffira d’une étincelle, d’un instant opportun pour braquer la lumière sur cette crèche et la revendication des mamans.

J’en appelle ici à tous ceux qui croient en la prudence de ne pas laisser une antenne relai à proximité d’une crèche. Tous les mois je vous sais plus nombreux à lire ce blog. Faites circuler cette information, faites rouler la boule de neige.