Antennes relais : Moyrand, seul maire de france sans responsabilité

Jusqu’à quel point peut-on faire de l’hypocrisie une méthode politique ? Dans son dernier magazine de propagande municipale, (1er trimestre 2012), Michel-Michel a sorti le grand jeu.

Tout le monde sait avec quelle couardise le maire a laissé implanter une antenne relais de téléphonie mobile à 100 mètres de la crèche des arènes et d’une maison de retraite. Alors qu’il espérait que l’ouvrage passa inaperçu, il s’était fait choper en flagrant délit de tromperie à la population.

Du coup, il avait créé une commission fantoche pour faire genre « démocratie des ondes ». Totalement bidon, la commission avait volé en éclat dès ses premiers jours. Le collectif Priartem 24 avait quitté l’assemblée après s’être fait sournoisement manipulé.

Depuis, Michel-Michel rame tant qu’il peut. Son vernis écolo tendance électoraliste s’effrite comme de l’amiante. Ses positions anti écologistes au profit de sociétés privées le poursuivent. Aussi n’hésite-t-il pas dès que possible à brandir un alibi écolo pour rappeler à quel point cet électorat lui est précieux.

Un des rares maires français à jouir officiellement de son incompétence

C’est officiel, le maire de Périgueux se félicite d’un arrêt du Conseil d’Etat qui, à ses yeux, le dédouane de toute responsabilité en matière d’antennes relais. Selon lui, cet arrêt lui permet de se débarrasser du problème en bottant en touche.

« Les installations d’antennes relais à Périgueux : point sur la réglementation et rappel des projets en cours« 

Le passage le plus intéressant porte sur l’instrumentalisation d’une décision du Conseil d’Etat du 26 octobre 2011, qui rappelle les compétences en matière de réglementation sur les implantations d’antennes relais. Le maire de Périgueux cite la phrase qui, selon lui, l’exempte de toute responsabilité:

« un maire ne saurait réglementer par arrêté l’implantation des antennes relais sur le territoire de sa commune ».

En l’espèce, le maire de Périgueux, en rappelant ce passage de l’arrêt, fait passer l’idée qu’il n’a aucune compétence en la matière et qu’il n’y peut rien :

« le maire n’a aucune autorité pour exiger le démontage ou l’interdiction des antennes»

Ca c’est un mensonge. Le maire voudrait ainsi faire croire qu’il n’a aucune responsabilité vis-à-vis de l’ordre public, de la tranquillité et de la salubrité, quand ils sont liés à une problème d’antennes relais. Justement, le Conseil d’Etat rappelle fermement le contraire.

On va donc directement citer le Conseil d’Etat:

Il convient de souligner que les décisions rendues par le Conseil d’État ne concernent que la question de l’autorité compétente pour édicter une réglementation générale des implantations d’antennes relais, sans préjuger ni de la légalité des règlements nationaux applicables ni de l’éventualité de décisions individuelles de police municipale que les maires pourraient prendre, notamment en cas d’urgence, concernant une antenne relais déterminée, au regard de circonstances locales exceptionnelles.

Ce besoin incessant de vouloir tromper les gens, de les désinformer pour mieux les manipuler tourne à l’obsession. On arrive à un point tel que cela relève de la psychiatrie. Ce n’est plus simplement de la mauvaise intention, c’est une maladie.

Le pavillon des paresseux

La loi donne à un maire diverses compétences en matière de réglementation. C’est un pouvoir de police (administrative). Cette réglementation peut être soit générale, soit exceptionnelle (circonscrite dans le temps et l’espace).

Ce que le Conseil d’Etat rappelle, c’est qu’un maire ne peut pas prendre un arrêté général concernant l’implantation d’antennes relais sur sa commune. Car dans ce cas, il se substituerait aux autorités compétentes qui relèvent de l’Etat (ministre, ARCEP, ANFR) et jouissent d’un pouvoir de police supérieur, dit « spécial ».

Le respect de la hiérarchie administrative rappelé par le Conseil d’Etat permet à Michel Moyrand de dire : « vous voyez, je ne peux rien faire ».
C’est là que le bât blesse. Personne n’a demandé au maire de Périgueux de produire une mesure de police générale sur les antennes relais et de se placer au-dessus du ministre. Et quand bien même, certaines communes ont eu le courage politique de le faire pour l’intérêt de la population.

Par contre, on lui a bien demandé d’examiner au cas par cas les problèmes engendrés par ces antennes relais. Et c’est le cas pour celle qui rayonne au-dessus de la crèche des Arènes.

La loi comme alibi

Le Conseil d’Etat n’infirme en rien le pouvoir d’un maire quant à une réglementation particulière, pour une antenne relais déterminée, au regard de circonstances locales exceptionnelles. Il pourrait très bien, si les parents et le personnel se sentaient plus concernés, prendre une mesure spéciale pour endiguer un trouble à l’ordre public. Encore faudrait-il avoir la volonté de travailler AVEC la population et non avec les opérateurs.

Certes, il ne peut pas produire une mesure de police générale au motif du principe de précaution porté par la charte de l’environnement. Cela ne le prive en rien des autres moyens d’agir, ni de tous les leviers administratifs dont il dispose.

D’ailleurs on peut louer le courage des communes qui ont pris le risque de cet arrêt. Elles ont été condamnées à 4000 € d’amende mais ont permis de prendre des positions politiques claires et de faire avancer le débat. Dans le même temps, Moyrand racontait qu’en cas de condamnation, cela coûterait des fortunes en dommages intérêts aux communes…

Les écologistes favorables aux antennes relais de Moyrand ?

Vous aurez remarqué que le médaillon sur la droite représente une élue écologiste (Elisabeth Patriat), comme si elle portait le message municipal sur les antennes relais.

On peut en douter. Car depuis le début, le groupe écologiste de la majorité municipale est engagé contre la politique du laisser faire de Michel Moyrand et son chèque en blanc aux opérateurs de téléphonie mobile.

EELV a officiellement, à ce titre, soutenu la création du collectif contre l’antenne relais de la crèche des Arènes. Le même collectif qui a claqué la porte de la commission suite à grossière tentative de manipulation du maire.

Encore une fois, les élus écologistes semblent servir d’alibi à une politique qui n’a strictement rien d’écolo mais qui a besoin d’eux pour le faire croire.

Des écologistes encombrants ?

Ce greenwashing devient troublant, quand, dans le même magazine, le groupe EELV parle du Forum alternatif local de l’eau à Périgueux. C’est l’occasion de dénoncer la forfaiture qu’est le forum mondial de l’eau officiel, lessiveuse marketing des principales sociétés spécialisées dans la vente de cette ressource -dont SUEZ-.

Or le forum mondial de l’eau n’était pas loin du festival Art et Eau, dont le financement par Suez a été annulé au dernier moment, celui-là même où Suez signait son contrat d’exploitation de l’eau potable périgourdine.

Rappeler l’existence d’un forum alternatif à celui qui a snobé la venue de Danielle Mitterrand à Périgueux pour la défense de l’eau comme ressource non privatisable, relève du camouflet.

C’est rappeler encore que Michel Moyrand a préféré les intérêts immédiats de SUEZ à ceux des périgourdins et qu’il a piteusement trahi sa parole et son programme politique.

Dans ce contexte, on peut imaginer tous les coups bas permis…

Faillite du social périgourdin: « solidarité mon cul »

Rien ne va plus dans le social à Périgueux. Trois structures sont concernées dans un laps de temps très rapproché. Pour les uns, c’est le résultat d’une gestion socialiste. Pour les autres, c’est la faute à l’Etat ou qui on voudra, mais pas eux. Dans les deux cas c’est un peu court. Les conséquences ne seront pas à charge des principaux responsables.

Non, ceux qui morflent, ce sont les salariés et des personnes en situation de plus ou moins grande fragilité. Derrière chaque problème de ces structures, il y a des raisons politiques à leur situation. Vous voulez du pouvoir, du fric et des bagnoles de fonction. Alors le moment venu, vous êtes comptables de certaines situations. La ritournelle du « c’est pas faut’ moué », ça suffit.

Crédit photo: http://monnikonetmoi.skynetblogs.be/tag/misere

La Maison de l’Emploi de Périgueux bientôt en faillite ?

Au bord de la faillite. La préfecture est saisie d’une question sur la qualité de la gestion de la structure. L’Etat est accusé de « désengagement » par le maire de Périgueux. Ce qui est vrai. De plus, Michel Moyrand explique que ce n’est plus à la ville de Périgueux de payer, mais à l’intercommunalité. Ce qu’il ne dit pas, c’est ça…

La ville de Périgueux participait à hauteur de 50 000 € par an. En 2011, le budget a été ramené à 6 100 €. Pour 2012 : 0 €. Mais la CAP n’a rien compensé. Si en 2010 elle a versé 17 686 € et 33 936 € en 2011, ce n’est pas pour compenser le désengagement de Périgueux. Sa participation à hauteur de 0.5 € / habitant n’est pas modifiée.

Est-ce que toutes les Maisons de l’Emploi de France sont dans de telles difficultés à cause de l’Etat ? Non. Michel Moyrand peut raconter ce qu’il veut, c’est lui qui porte la responsabilité de passer de 50 000 € à 0 €.

Le Foyer des Jeunes Travailleurs liquidé

Pourquoi tant de circonvolutions ? Il est prévu d’envoyer les résidents à Boulazac pour vendre le bâtiment à la CAP. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Dans ce contexte, l’opportunité de la liquidation judiciaire est bien réelle pour la mairie. C’est une décision politique.

Le reste n’est que prétexte et opportunisme, dans les deux camps. Dans cette affaire, rien n’est assumé. Ni les erreurs passées, ni les décisions présentes. Ils méritaient mieux qu’un ping pong minable par articles interposés.

Pardon pour le mot article. Dès le début Sud Ouest relayait fidèlement le plan com de la mairie sur le thème de la récupération politique. Sud Ouest n’est à lui seul qu’une entreprise de récupération politique.

SOS pour SOS Femme Dordogne

Une faillite totale, financière, professionnelle et humaine. 134 000 € de passif. La présidente, Gatienne Doat, également adjointe au maire, a le bras assez long pour bien s’en tirer. Elle en tient plus d’un par le roubignolles dans les administrations.

La faillite de SOS Femme Dordogne tombe à pic, alors que des procès pour licenciement abusif allaient s’abattre sur la présidente dans un grand fracas. Les deux ne sont peut-être pas liés. Mais ça tombe très bien pour la présidente.

En outre, sa responsabilité pénale allait être engagée pour interception illicite de communication et d’autres accusations tout aussi graves. Or la procédure aux prudhommes devait attendre l’enquête d’un juge d’instruction.

Variables d’ajustement de la politique locale

Chômeurs, précaires, jeunes, femmes battues ne pèsent pas grand-chose dans la balance des manoeuvres politiques et financières. Peu importe, on continuera à vous dégueuler de la solidarité à toutes les sauces, dans tous les discours. Marketing politique oblige.

Licenciements abusifs, licenciements économiques, conditions de travail illégales, on s’en fout. Il y a des intérêts supérieurs qui ne sont ni ceux des salariés, ni ceux qu’accompagnent ces salariés.

Et ce n’est pas une question de financement public. La nouvelle mairie coûtera 10 M€, la ville n’a pas hésité une seconde à effacer le passif de Sinfonia pour 18 000 €, ou encore à claquer 500 000 € pour 3 jours de festival pourri.

Il ne s’agit QUE de choix politiques.

Municipal Discount: de l’art, de l’eau, mais surtout des zéros

Sacré Michel. Il l’aura fait son festival Art & Eau. Dans la douleur et l’indifférence, mais il l’aura fait. Si on regarde un peu dans le rétro, on y trouve le génie de toute une mandature. Le festival de Michel avait pour but de nous « sensibiliser avec la gestion de l’eau ».

Mais force est de constater que Michel a bien plus réussi à le faire en renouvelant le contrat de Suez Lyonnaise des Eaux qu’avec ses vélos dans la rivière.

La Fête du Slip, sur France Info par exemple, a fait plus d’audience que le festival. Et pour cause, elle a l’avantage incomparable d’avoir un intérêt. En termes de notoriété, pour 500 000 € de moins, reconnaissons donc que cette Fête du Slip apporte bien plus à Périgueux que la festivalière quincaillerie de Michel.

Michel, en guise d’évènement culturel international, au point où l’on est tombé, pourquoi ne pas organiser à Périgueux la fête du phoque ?

Comment faire disparaitre un billet de 500 000 € en claquant des doigts

Où est passé le pognon ? Michel, tu viens de claquer plus de 500 000 euros d’argent public pour un festival de 3 jours. « Ton festival on dirait que tu l’as acheté à Leader Price ». Personne aujourd’hui ne comprend comment cet évènement a-t-il pu coûter si cher.

On reprend et je te cite :

  • 8 œuvres plastiques et sonores (6 œuvres ou installations dont une en résidence)
  • 2 ateliers pédagogiques pour les enfants
  • 2 ateliers pour les jeunes
  • 1 spectacle d’ouverture spécialement créé pour Périgueux
  • 1 débat-rencontre « Vivre l’eau »
  • Des animations permanentes, temporaires et interventions dans les quartiers

L’UMP dénonçait un budget pas croyable pour le son et lumière (le spectacle d’ouverture) de 200 000 euros. Mais même pas ! L’auteur du spectacle nous révélait le 29 juin qu’il avait couté 50 000 € les 17 minutes (3000 €/minute).

Où est la thune ? Peut-avoir l’ensemble des dépenses détaillées avec leurs factures ?

Non, je sais, malgré la loi de 1978, personne, surement, n’en verra jamais une ligne.

Michel, 500 000 € pour ce qu’on a vu… Il doit bien rester au moins 200 000 balles quelque part non ? Allez, sans rire, vraiment, le pognon, tu l’as mis où ?

Le compte rendu d’Art et Eau écrit 2 jours avant le festival

Ca vous décroche la mâchoire mais il faudra s’y faire. Le festival se déroulait les 24, 25 et 26 juin. D’ailleurs, le dernier bulletin municipal de juillet/aout/septembre en fait le bilan :

Du 24 au 26 juin derniers, Périgueux a vécu au rythme du festival « Art et Eau ».

Ce bilan fait preuve d’une inhabituelle neutralité. D’ordinaire le service de communication utilise ce genre d’évènement pour mettre en valeur la politique municipale. Rien de tel ici. Une énumération simple des faits, au passé.

En réalité le bilan d’art et eau a été écrit avant le festival. La mairie a créé le fichier .pdf deux jours avant, le 22 juin. C’est à noter car pour un magazine qui se dit « d’information », c’est non seulement rare mais même carrément balèze.

Michel: « Une biennale de dimension internationale »

Calme toi Michel. Tu atteins péniblement une dimension intercommunale (merci Trelissac) avec un demi million d’euros, alors imagine ce que cela couterait pour un vrai festival culturel. Cela te couterait plusieurs mairies. Mais ce n’est pas grave. Il est content Michel, il a fait bosser les copains.

Si c'est une photo de Nicolas Lux, il faut le citer.

L’élaboration du concept Art et Eau était simple mais judicieuse. Il suffisait de piocher des mots au hasard et d’y ajouter le préfixe « éco ». C’est donc devenu l’éco festival de l’éco citoyenneté et de l’éco écologie.

C’était aussi l’occasion de faire la promotion d’Eco Jet Ski de marque Yamaha qui, c’est de notoriété publique, sont de véritables amis de l’environnement, aussi éco compatibles que silencieux. Sur le site officiel du festival « Les scooters des mers de « Bouge2plage« .


On s’interrogera cependant sur la notion de « Périgueux Plage « . Le siège de maître nageur n’y fait rien, il manque quelque chose.


Michel aime aller à la plage. Mais ce qu’il aime Michel, à la plage, c’est plutôt le sable, pas l’eau. Alors il a fait verser du sable partout, et ça a fait un vrai carton.

En conclusion

Michel a fait disparaitre un bifton de 500 000 € mais personne ne sait vraiment comment. Avec ces 500 000 €, il aura réuni moins de 4 000 visiteurs en 3 jours, dont 3 500 le premier soir.

Nous célébrons avec émotion la première « biennale de dimension internationale » de Michel pour un demi million d’euros.

Chapeau l’artiste

Une baisse des prix dites-vous, une aumône de Suez

Une baisse des prix dites-vous, une aumône de Suez si l’on considère les profits qu’il a amassé pendant 24 ans à Périgueux.

Je vote pour la régie publique de l’eau et je ne vous ferai pas l’affront de vous en expliquer les raisons fondamentales puisque vous les avez déclinées vous-même, Monsieur le Maire, pendant votre campagne électorale.


Une fois élu, vous avez « oublié » que le retour en régie ne s’improvisait pas,

qu’il nécessitait, pour vos services techniques et votre directeur, un, voire deux ans de travail. C’était le seul moyen d’avoir une simulation fiable s’appuyant sur un prévisionnel financier, une estimation des contraintes techniques, une large consultation de la population, un rapprochement avec la CAP, une ébauche de conseil d’exploitation et d’une politique tarifaire favorable aux plus démunis.

On vous accordera que reprendre les rênes de Périgueux ne fût pas chose aisée

et que les impératifs d’une telle tâche furent chronophages. L’échéance de la concession était proche, vous n’étiez pas prêt. Personne en 2010 n’a vu d’inconvénient à voter un sursis d’une année. C’était une perche tendue et cette perche, que vous ne l’avez pas saisie.

Au lieu de mettre immédiatement l’ouvrage sur le métier,

vous avez décidé en Juin 2010 de commander une étude. Cette commande fut suivie dès juillet, le 27 précisément, d’un avis d’appel public à la concurrence clôturé le 10 septembre, pour un contrat d’affermage sur 10 ans.

Faire une étude avant de prendre une décision est une démarche respectable pour peu que ses conclusions s’appuient sur des données suffisantes et que les dés ne soient pas pipés à l’avance.

Horizon 2015 fut donc chargé d’une double mission :

estimer le coût de la régie publique et faire l’étude comparative des candidats à l’affermage.

Concernant la première mission, ce cabinet ne cache pas le caractère aléatoire de ses conclusions, ayant constaté l’absence de véritable implication de la municipalité. Je remarque que vous vous appuyez cependant sur ces conclusions entachées d’approximation pour justifier de votre décision finale.

La deuxième mission d’Horizon 2015, en qualité d’assistant du maître d’ouvrage, aboutit au choix que vous avez fait, sans que la commission ad hoc ait pu rendre un véritable avis.

Vous demandez à présent aux conseillers de se prononcer sur une alternative : « Suez » ou la régie publique.

D’un côté, l’affermage à une société privée qui fait depuis plus de 20 ans le bonheur de quelques actionnaires, qui a magnifiquement traîné les pieds en matière d’investissements, qui fait un effort -dites vous- après avoir pratiqué des tarifs parmi les plus chers de France ; un effort dont on peut douter de la pérennité lorsqu’on constate que les factures augmentent de plus de 3 % chaque année-

Et qui fut si sympathique lorsque vous recherchiez des mécènes pour le festival de l’eau… On paiera l’eau moins chère, oui, mais à quel prix ?!!!

De l’autre, la régie publique, là, tout de suite. Une vue de l’esprit puisque nul sursis n’est possible. C’est comme si vous nous proposiez de traverser la Manche avec une barque sans rame et sans moteur.

Toute votre démarche depuis 2008 n’aboutit à qu’à l’enterrement en première classe de la régie publique de l’eau.

Vous vous battez les flans en prétextant que vous avez fait de votre mieux tout en piégeant vos propres alliés :

  • s’ils votent pour l’affermage, ils sacrifient leurs convictions et passent pour des gens sans parole.
  • S’ils votent contre, ils passeront pour des idéalistes dépourvus de pragmatisme, puisqu’ils votent pour un choix impossible à réaliser et par-dessus le marché, dont les conditions ont été présentées comme désavantageuses pour les ménages.
  • S’ils s’abstiennent, ils seront considérés comme des lâches ou des indécis.

Vous réussissez ainsi à disqualifier ce qui fait la grandeur d’un parti : le respect des hommes.

J’espère que ce contre exemple encouragera d’autres communes à se battre pour que l’eau, ce bien commun de l’humanité, reste dans le domaine public, gérée par le public pour le public.

Je vote pour la régie publique parce que je ne veux pas être complice d’une abdication et que je conteste la manière peu orthodoxe de la démarche.

Intervention de Nelly PERRAUD-DAUSSE
Conseil Municipal du 24 mars 2011

Festival Art et Eau : il fallait voter Moyrand pour en être ?

Après Facebook et le maire de Périgueux (Cf. Michel Moyrand, Facebook et Twitter…) le journal Sud Ouest a trouvé un nouveau hochet. Le festival Art & Eau, appelons-le plutôt le festival Suez & Eau (Cf. Moyrand dans la main de Suez), fit l’objet de 3 articles en 3 jours.

Pas moins. Trois articles en trois jours, ça promet d’être une vraie saga.

Pour les journalistes frétillant d’enthousiasme, le festival « devrait enfin jaillir », festival -croyons les sur parole- « très créatif ».

Suez & Eau est donc un festival que les journalistes sont conviés à promouvoir. Pas un mot sur son mode de financement et les enjeux politiques derrière le décor. Pas un mot sur l’absence de direction artistique (appel d’offre public en cours jusqu’au 31/01/11), pas un mot sur le fait d’annoncer le festival cinq mois avant son lancement… Trois jours de festival, six artistes, 500 000 euros…

On découvre avec intérêt les 6 artistes retenus et particulièrement les deux artistes de Périgueux : Bruno Guiot et Nicolas Lux. Félicitations aux deux lauréats.

Sauf que ces désignations posent questions. Ont-ils été retenus pour la qualité de leur projet ou pour des raisons politiques ? C’est une question délicate…

copyright Julie de Waroquier 2010

Cf. le site de Julie de Waroquier

La campagne électorale des municipales 2008

Pendant la campagne électorale, les deux artistes avaient ouvertement pris parti pour le candidat Moyrand, qui s’était appuyé sur eux pour faire entendre son projet de « Culture Autrement ».

Chacun à sa manière avait incité à voter pour Michel Moyrand. On pouvait voir Bruno Guiot battre le pavé et militer ouvertement pour le candidat socialiste. Quant à Nicolas Lux, il ne cachait pas son enthousiasme pour ce candidat qui devait changer la politique culturelle en profondeur.

Ce fut le cas. Une fois élu, le maire de Périgueux faisait entrer Bruno Guiot à la commission extra municipale Culture et confiait les photos du trombinoscope des élus et une partie du magasine municipal à Nicolas Lux ((Cela n’annihile pas l’esprit critique, soyons clairs, mais demeure une conséquence directe des engagements politiques)) .

Trois ans plus tard, ils sont les lauréats périgourdins du festival Suez & Eau.

Alors, qualité artistique ou motif politique ?

La question se pose donc. Ont-ils été choisis en tant qu’artistes ou en tant que (ex?) soutiens politiques de Michel Moyrand ?

On ne saurait remettre en cause leur intégrité, ce n’est pas la question. Trainer derrière soi ce genre de faveur politico-artistique ne peut qu’être une casserole.

Mais du côté de la direction artistique politique du festival, il faut reconnaitre que le hasard fait bien les choses.

Ce hasard indique que les « meilleurs projets artistiques » d’aujourd’hui sont aussi les fervents soutiens politiques d’hier. In fine, ce choix irait dans le sens du tribalisme municipal que l’on connait, fonctionnant en circuit fermé.

Culture, business et politique

Lyonnaise des Eaux, via la maison mère Suez, a mis le paquet pour acheter la reconduction de son contrat de traitement et distribution d’eau potable : elle a offert le financement du festival.

Au maire de conclure ce partenariat en novembre 2010 :

« Après plusieurs démarches, le groupe Suez Environnement a signé une convention avec la ville de Périgueux ».

Et voilà qu’aujourd’hui l’action culturelle de ce festival semble récompenser directement les « artistes militants » de 2008.

On finit par s’interroger sur la finalité réelle de l’évènement. Planche à billet d’un côté et « médailles du mérite partisan » de l’autre.

A ce rythme là, nul doute que Suez & Eau réserve d’autres surprises.