Bas Saint Front, dommage collatéral de Michel Moyrand

Nous revenons aujourd’hui sur le projet du Bas Saint Front, dont l’importance pour la ville de Périgueux peut difficilement être contestée.Pourtant, ce projet, pâtissant d’être le « souffre-douleur » de Michel Moyrand, est à classer parmi les dommages collatéraux de sa politique générale et orientations budgétaires.

Documentation pour information

1. Orientations Budgétaires 2009/2014
2. Archives ruedelachouette / commissions extra-municipales
3. Engagements du candidat Michel Moyrand
4. Procès verbaux des conseils municipaux
5. Déclarations à la presse ( DL et SO)
6. Analyses de Jean Paul Daudou, faisabilité du projet

Ce projet de rénovation urbaine a été présenté en long en large et en travers sur ce blog. Aussi, nous ne reviendrons pas sur les éléments fondateurs du dossier, (que l’on peut toutefois relire ici).

Tout le monde sait également que le maire de Périgueux s’était engagé par écrit à livrer le projet réalisé, exception faite du parking souterrain, pour le mois d’avril 2011. (Vérification ici).

Il est apparu pourtant que le maire n’a pas porté aux orientations budgétaires la concrétisation de la parole donnée, comme si cette dernière n’avait ni sens ni importance. A la suite du conseil municipal d’orientations budgétaires du 17 mars 2009, il donna les explications suivantes en aparté :

1. Il aurait fait ce qu’il pouvait contre l’avis majoritaire de son équipe, en maintenant un bout du projet.
2. Il respecte cependant ses engagements de campagne en prévoyant la réalisation d’un parking de surface place Mauvard (sic).

Cela ne saurait prétendre à tirer un trait en guise de conclusion sur la situation, ces engagements et ses dernières propositions. C’est pourquoi nous commençons par faire l’état des lieux de ses intentions et de ses propositions.

Durant le conseil municipal du 17 03 09, il lui a été rappelé son dédit envers ses engagements politiques. Sa réponse fut courte. En substance il a assumé des choix (« pratiques et pragmatiques ») en reportant le projet.

Deux remarques.
1. La première est qu’un engagement est libre à moins d’être nul. Qu’étant libre à l’annonce de son engagement, ce dernier représentait déjà un choix (« pratique et pragmatique »). Par conséquent, il lui revient d’assumer des choix contradictoires relevant de l’incohérence de gestion.
2. D’autre part, révélant avoir fait un choix, c’est qu’il n’a pas été contraint d’abandonner le projet faute de capacité financière. A ce propos, le budget d’investissement le prouve. On n’entendra donc plus le prétexte de la pauvreté de la ville pour ne pas faire le projet.

LE DEBAT D’ORIENTATIONS BUDGETAIRES
GERER AVEC RIGUEUR ET VOLONTARISME DANS UN ENVIRONNEMENT INCERTAIN

III Les orientations 2009 : véritable année de départ de la mandature

La part d’investissement en « Urbanisme, aménagement urbain », représente 16% de l’investissement global, pour la somme de 6.35 M€. C’est le second budget, loin derrière « l’Administration et Centre Technique », comptant pour 31.5%.

Dans le cadre du plan de relance national, la ville de Périgueux peut inscrire en « recette » la somme de 900 000 € de l’Etat, si elle réalise un investissement en 2009, supérieur de 1M€ à la moyenne d’investissement entre 2004 et 2007, soit une somme supérieure à 11.3M€. Selon le maire, cette somme en 2009 compense une perte sèche équivalente en 2010 (réduction des dotations de l’Etat).

C’est ce que le maire a décidé de faire, notamment à travers la présentation de son Programme Prévisionnel d’Investissement 2009/2014, en consacrant la somme de 60M€, environ 10M€/an, à l’investissement.

En guise de première tranche d’investissement 2011/2012, le maire entend investir dans le projet du Bas Saint Front à hauteur de 1.17 M€. Pour comparer et rester dans l’ordre du million, ce budget est proche de l’aménagement du nouveau Centre Culturel, (actuellement l’hôtel de ville), du lot « Espaces Verts », ou du budget « Parc Automobile + Réparations ».
Par comparaison, il est de 2 fois inférieur au budget informatique et 4.5 fois inférieur au déménagement de la mairie (foncier + travaux + travaux).

Il faut préciser que l’estimation des travaux sur la CCI, à 1 M€, est ou une coquille dans la colonne, ou un mensonge.
Un bâtiment de 2800m², dont le ratio des travaux de réhabilitation est de 357 €/m², ne correspond en rien à la réalité du marché.
Même en admettant que la structure, la charpente et la couverture et les planchers soient sains, l’ensemble des travaux impliqués par les mises aux normes diverses et les finitions, y compris abords et VRD (Voirie Réseau Distribution), ne peut en aucun cas se ramener à un ratio de 357 €/m². C’est impossible en France aujourd’hui.

:: Décomposition de l’investissement dans le planning de réalisation ::

2011 : 420 000 €
Réalisation du parking de surface et horodateurs, + ascenseur arrivant place du Thouin.

2012 : 750 000 €
Continuité et livraison de la tranche initiée en 2011.

2013 : 1M€
Aménagement urbain (Clautre + Denfert-Rochereau OU Denfert-Rochereau + Daumesnil ?)

2014 : 2M€
Continuité et livraison de la tranche initiée en 2013.

Pourtant le coût du projet d’aménagement hors place Mauvard représente un total à investir de 6.5M€. Sachant qu’à la fin de son mandat et dans le meilleur des cas, le maire n’aurait réalisé que la moitié du projet (haut), il a pris le soin de préciser par voie de presse :

Dordogne Libre, 17 03 09

Si nous sommes réélus en 2014 « nous mènerons une autre tranche de travaux » sourit le maire…

Sud Ouest, 17 03 09

Nous ferons le reste si nous sommes riches et réélus 

Sachant très bien qu’une ville comme Périgueux aura toujours les moyens de financer 3.5M€ de travaux, la seule inconnue est sa réélection. Ne pourrait-on pas demander au maire, lorsqu’il s’adresse à la population, par surcroît sur des sujets importants, de traiter les choses avec moins de désinvolture et de sarcasme. Ou bien montre-t-il en définitive un plaisir à la politique inversement proportionnel à son intérêt pour Périgueux ?

La livraison qu’il avait promis pour avril 2011 se trouve donc, de ses propres aveux, soumise à 2 nouvelle conditions.

1. Sa réélection
2. Son jugement sur la capacité financière de la ville

Cela implique tout d’abord qu’il entend pouvoir convertir un engagement non tenu en promesse de campagne électorale.

Cette contorsion politique n’est pas acceptable. Car Michel Moyrand, après avoir torpillé le projet, ne propose que d’être réélu pour faire le dit projet !

Ensuite, cela signifie, en cas de réélection, que s’il juge les finances insuffisantes, les travaux du Bas Saint Front ne seront pas réalisés avant 2019/2020, à l’horizon de la mandature suivante. La manœuvre d’évitement n’aurait dans ce cas duré que 11 à 12 années, laissant le soin à son successeur de terminer un projet à moitié commencé.

Pourtant, en conseil municipal du 17 09 08, le maire savait très bien à quoi s’en tenir sur l’incurie d’étaler trop longuement les travaux et surtout d’en renvoyer la moitié aux horizons 2014/2015 au mieux et 2019/2020 au pire :

Il faudra bien aussi qu’on l’étale dans le temps, mais relativement court, afin de limiter les nuisances et les incidences sur le commerce de proximité. C’est une de mes préoccupations parce que le commerce de proximité sera perturbé, nul ne l’ignore.

Cynique et méprisant à l’égard des citoyens qui ont cru en sa parole et agit en conséquence, Michel Moyrand ne peut se montrer satisfait que de sa forfaiture.

:: Les propositions concrètes du maire sur le Bas Saint Front ::

Ce nouveau parking, sur le parking actuel, devrait être fini pour 2013. Il serait équipé d’horodateurs pour accélérer le turnover et éviter les voitures « ventouses ».
Cette mesure avait été annoncée en commission extra-municipale (15 09 08) pour compenser la perte de places de stationnement sur la place de Clautre, rendue piétonne à la suite des travaux.

Mais la place de la Clautre, demeurerait donc un parking pendant au minimum 3 ans, « si nous sommes riches », et davantage si nous ne le sommes pas.
D’où l’on comprend l’inutilité caractérisée d’un parking qui n’a de cohérence que dans un ensemble et participant d’un tout. A tout prendre et à défaut de poursuivre le reste, cet investissement est intrinsèquement absurde, inutile et coûteux pour ce qu’il est.

A votre avis, le maire en a t-il conscience ? Oui ! (CM 17 06 08) :

…je dis que c’est un grand projet à deux volets, mais je sais bien aussi que c’est complémentaire

(La longue phrase dont ce jugement est tiré, ne modifie en rien, dans son contexte, ce que l’on peut lire ci-dessus)

Le parking n’a de sens que parce qu’il anticipe la piétonnisation du secteur haut et créer un lien direct avec la rivière. Et sinon quoi ?!
Michel Moyrand aura fait un parking à la place d’un parking. Un coup de génie qui lui vaudrait la Marianne d’Or, c’est certain.

Le projet du « haut » Saint Front, quant à lui, est divisé en deux tranches, l’une sur 2013/2014, tandis que l’autre demeure suspendue à une réalisation incertaine (réélection et finances).
Il s’engage donc à financer 25% du projet tout en ne pouvant affirmer s’il pourra réaliser les 25% restant. Ce genre de déclaration engage la crédibilité du gestionnaire public. Cela en devient dangereux.
Imaginons deux secondes un particulier qui prévoit un budget pour acheter une voiture mais qui ne sait pas s’il pourra assumer les frais d’essence, l’assurance, et les réparations…

En terme d’urbanisme, il faut imaginer le « raccord » entre une place de la Clautre rendue piétonne et rénovée et un Greffe restant dans son « jus ». Ou bien l’inverse, c’est au choix (municipal). Ce n’est plus de l’aménagement urbain, c’est du bricolage dominical.

Ainsi au bout de 6 budgets et de 60 M€ programmés, il n’aura su investir qu’un peu plus de la moitié de la somme nécessaire à la réalisation du projet global, (4.17M€ pour 7.67M€), en le divisant en trois tranches de réalisation, dont la dernière est conditionnée par sa réélection.
Et tout cela en ne réalisant pas le parking souterrain, se contentant d’horodateurs en surface.

De même, à saucissonner un projet en autant de tranches que d’opportunités politiques, non seulement la cohérence de l’ensemble se dissout, mais il sera impossible de dire, si, en définitive, le projet aura été réalisé ou non réalisé.

:: La preuve en image ::

Le maire, ayant bien compris qu’il risquait de griller son mandat en manquant à sa parole et en récusant un projet objectivement sain et cher aux périgourdins, a cherché et trouvé une solution bâtarde, un panaché de faire et de non faire.
Le peu qu’il fera lui permettra de dire qu’il fera. Au prétexte de flanquer des horodateurs sur le parking Mauvard en 2011, il se permet aujourd’hui d’affirmer poursuivre le projet.

Dordogne Libre, 20 03 09

Le projet d’aménagement de la place Mauvard n’est pas abandonné. Je ne le laisse pas tomber.

Justification: accrochez-vous vous pénétrez dans la 5ème dimension…

Un budget de 4 170 000 euros est prévu pour la place Mauvard et la rénovation urbaine autour de Saint-Front. On peut donc difficilement appeler cela abandonner !

1. Ce qui a été abandonné c’est son engagement politique
2. Ce qui a été abandonné c’est la moitié du projet (un détail)
3. Ce qui a été abandonné c’est le planning de réalisation
4. Ce qui a été abandonné c’est la démocratie et la concertation (au trou les commissions extra municipales)

Dans la foulée, il a budgétisé des modifications de travaux sur le parking Mauvard dont nul ne sait aujourd’hui ce qu’ils seront en réalité. Aucune étude ne permet de mesurer la pertinence de l’investissement par rapport à un projet en plans. Forcément, il aurait bien du mal, après avoir annulé les crédits de 280 000 € alloués aux dites études (conseil municipal du 09 12 08).

Pourtant, ne déclarait-il pas, sur les études du Bas Saint Front, en conseil municipal du 17 juin 2008:

Je l’ai dit, je le répète, je tiens à ce que ces études, même si elles sont onéreuses, soient menées jusqu’au bout.

:: Mensonge ou incohérence ? ::

Selon le même principe d’enfumage permanent, souvenez-vous. Ne déclarait-il pas lors de la même séance que ce projet du Bas saint Front était conditionné par le Plan de Déplacements Urbains. Et qu’en est-il ? Le PDU est toujours à l’étude, loin encore de la moindre enquête publique.

Il savait très bien en séance que le PDU n’était pas un élément conditionnant la faisabilité du projet. La preuve, c’est qu’il a modifié, planifié et budgétisé la réalisation du parking Mauvard avant de connaître les conclusions du PDU.

Les études liminaires à l’investissement sont faites au doigt mouillé, de la même façon que le budget prévisionnel des travaux de la CCI est volontairement sous dimensionné, à proportion de la surévaluation du budget travaux des écoles.

L’accumulation de fausses déclarations, intentionnelles ou non, mêlée à l’empilement déclaratif de fausses intentions, ne peut plus prétendre à la cohérence exigée par la gestion honnête d’un bien public.

Action publique municipale, analyses et commentaires d’un ancien maire de Périgueux (MAJ 18 03 09)

Il n’est pas si fréquent qu’un élu détaille, en commentaires d’un blog (non aligné), les principes de l’action publique qui ont présidé aux analyses politiques et conduit aux prises de décisions.
C’est pourtant le cas ici, de par les deux interventions de Jean-Paul Daudou, conseiller général, ancien maire et ancien adjoint de Périgueux.

Oublions deux minutes l’appartenance politique, elle n’a pas d’intérêt pour l’instant (j’espère ne froisser personne en proposant cela). Toute action politique n’est pas l’effet d’un déterminisme idéologique, a fortiori dans une ville comme Périgueux, et en particulier sur les sujets abordés.

Dans la même lignée, le but de retranscrire in extenso sous forme d’un billet complet ces commentaires n’est pas de faire valoir une action plutôt qu’une autre, mais au moins de prendre le temps de considérer les analyses pour ce qu’elles sont.
Déterminer l’objectif, produire une méthode et suivre un plan. Que la conclusion soit vraie ou fausse n’a pas d’importance en l’espèce, d’autant que seule l’expérience aurait permis de le vérifier.

Voilà, le premier commentaire rapporté ici porte sur l’analyse de la situation de la mairie et l’hypothèse de son déménagement, le second porte sur la situation financière de la ville et la contestation du bilan municipal.
Je vous entends déjà. Oui M. Daudou critique les choix politiques de l’actuelle majorité !
Mais ce n’est pas parce qu’on ne saurait s’en étonner que cela ouvre le ban à une nuée d’adjectifs stériles. Ou du moins toute critique sera bienvenue à condition qu’elle soit au moins autant étayée.

Pour information, (que de précautions aujourd’hui), les positions exprimées par M. Daudou ne sont pas idéologiquement soutenues par l’auteur de ce billet. J’entends uniquement les verser au débat, un débat dont on ressent la faiblesse, étouffé par des opérations marketing puériles. Fermez les portes en partant, merci.

:: Monsieur Daudou: La mairie, son diagnostic et les solutions envisagées ::
En 1830, date d’acquisition du bâtiment pour en faire la mairie, il était sans doute difficile de prévoir l’évolution des services administratifs. Aujourd’hui il est admis par tout le monde que le bâtiment est trop exigüe pour accueillir tous les services qui y sont installés.

Une première idée avait été d’utiliser pour extension le bâtiment limitrophe côté place du Coderc. L’étude architecturale a montré que ce n’était pas une bonne solution et qu’il valait mieux l’affecter au logement ce qui a été fait via l’office d’HLM.

Une deuxième solution fut l’acquisition du bâtiment LEHM place Faidherbe. Là encore après étude, le choix de le vendre à un promoteur a été privilégié, du fait de la nécessité d’augmenter la population de Périgueux d’autant qu’il a été revendu avec une plus value de 100%.

Troisième solution envisagée lorsque j’étais maire : La CCI, non pas pour y transférer la mairie mais à titre de complément. En effet actuellement la CCI ne dispose pas d’un nombre de bureaux équipés supérieur à ceux de l’hôtel de ville actuel (j’y ai travaillé pendant trente ans et je sais donc de quoi je parle) par contre l’espace de réunion y est plus important et l’espace à aménager également.

Les bâtiments supposent des travaux d’accessibilité importants: pas d’accès handicapé, pas d’ascenseur, des niveaux différents entre les bâtiments donc des travaux à prévoir en sus de l’acquisition. L’idée était donc de conserver l’hôtel de ville actuel pour le Maire son cabinet, son secrétariat, le conseil municipal, les adjoints et leur secrétariat, et quelques services de proximité et transférer à la CCI l’ensemble des autres services municipaux.
Le tout devant se faire après négociation sérieuse puisqu’il est très improbable que de nombreux acquéreurs se précipitent pour le bâtiment consulaire et que grâce au droit de préemption, la Ville peut se substituer à tout acquéreur au dernier prix négocié.
Cette stratégie répondait à la nécessité de donner de l’air aux services municipaux, tout en conservant l’hôtel de ville parfaitement situé au centre de la cité première et en limitant le risque financier. Dommage que la municipalité actuelle en ait décidé autrement.

:: Commentaires ::
En complément, il faudra prendre en compte la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, augmentée par décret du 17 mai 2006, (Art. R. 111-19-9): les Etablissements Recevant du Public (ERP) doivent répondre des dispositions de cette loi entre 2011 et 2015, (diagnostic et réalisation).

Il est évident dans ces conditions que ni l’actuel hôtel de ville, ni la CCI ne sont aux normes. Selon la loi, ils devront tous les deux et d’égale façon être transformés et adaptés. Dire que l’un serait plus adapté que l’autre est faux. Il suffit pour le comprendre de lire le détail des prescriptions au Code de la Construction et de l’Habitat.

Il s’agit dans les deux cas de travaux lourds, puisque cette loi doit permettre à toute personne, quelque soit son handicap, d’exercer les actes de la vie quotidienne et de participer à la vie sociale.
Dans tous les cas, ce n’est pas par volontarisme que les représentants feront des travaux dans les bâtiments publics, mais par obligation légale. Donc attention à la récupération…

Monsieur Daudou: réponse au commentaire –  14 03 09

Pour compléter mon propos, je dois dire que l’accessibilité de l’hotel de ville actuel a fait l’objet d’une étude chiffrée de la même façon que le théatre de l’Odyssée et que la commission du même nom, que je présidais, avait programmé l’étude de l’accessibilité de la ville, ainsi que l’exige la règlementation.

:: Monsieur Daudou: Orientations budgétaires ::
J’ajoute que si Michel Moyrand affirme pouvoir réaliser 60 millions d’investissements en cinq années, cela veut dire qu’il a menti sur la situation financière de la ville, qu’il aurait pu lancer les réalisations prévues sur le “bas st Front” (parking et aménagements urbains) et même l’aménagement des boulevards.
S’il l’avait programmé, il aurait en outre bénéficié du plan de relance gouvernemental (anticipation du reversement de la TVA sur investissement) ce qui représente de l’ordre de 15% du montant d’investissement des deux dernières années, ce qui aurait permis de bénéficier d’une trésorerie bien venue pour ces opérations.
Ainsi, il se confirme que l’abandon des projets urbains n’est que la conséquence de l’idéologie mal placée de la nouvelle municipalité (M. Moyrand a toujours dans le passé voté contre les aménagements urbains) ou bien de son incompétence manifeste. Dans les deux cas on peut légitimement s’inquiéter pour l’avenir.

:: Commentaires ::
La Majorité oppose aux arguments de l’ancienne municipalité que cette dernière n’avait pas budgétisé le projet. Et que dans la situation financière actuelle, elle aurait été dans l’incapacité de le financer. Accusant l’ancienne municipalité de mensonge sur la faisabilité financière de ce projet, il serait essentiel d’avoir sous les yeux une simulation comptable « réaliste », pour conclure, en présentant un plan de financement cohérent et planifié en fonction du budget Investissement.
Pour l’instant, le maire ne se dit pas défavorable au projet, mais affirme que les finances ne le permettent pas. D’où l’idée d’en reporter la réalisation et de ne faire qu’un parking à parcmètres place Mauvard à la fin du mandat.

Il y a donc nécessairement une des deux parties qui dissimule la vérité, qui demeure, faute de preuves, inaccessible. Or cette dernière n’est pas une coquetterie ou une récompense, elle est due aux citoyens par les représentants élus.

Monsieur  Daudou : réponse au commentaire – 14 03 09

En complément à la rubrique “orientations budgétaires”: Tous ceux qui ont à gérer une collectivité savent que l’on ne “budgetise” pas une opération qui doit se dérouler, donc se financer sur trois ou quatre années,car le budget est annuel. Donc en ce qui concerne le bas-St Front il n’était techniquement pas possible en decembre 2007 date à laquelle était discuté le budget 2008, de prévoir le financement d’opérations devant se dérouler de juillet 2009 à juiullet 2011, d’autant que ce n’était qu’à l’été 2009 que les appels d’offres devaient intervenir. Par contre un découpage annuel pouvait être théoriquement envisagé sur la base de l’estimation faite par le bureau d’études et ensuite, chaque année une réserve prioritaire devait être décidée au moment de l’établissement de chacun des budgets annuels. Ainsi que je l’ai dejà affirmé à plusieurs reprises, je maintiens que l’on aurait pu dès cette année 2009 prévoir au budget une première tranche de crédits au deuxième semestre.

Questions – 16 03 09

Le principe de la budgétisation étant compris. Il y a eu un appel à la vigilance de la Chambre Régionale des Comptes Aquitaine concernant l’érosion « importante » de l’excédent brut de fonctionnement, la CAF brute et des questions sur le remboursement de la dette, impactant négativement sur la capacité d’emprunt. La CRCA confirmait en cela une note du préfet et du TPG dans laquelle il était soulevé que Périgueux flirtait avec le seuil d’alerte selon les baremes de l’Etat.

Ajoutant à cela la situation macro économique et nationale, les taux d’intérêts bancaires et la dégradation du marché de l’emploi…

Dans ce contexte fragilisé, était-il réellement possible de mobiliser l’investissement nécessaire au lancement des travaux, sans aggraver plus encore et durablement les difficultés financières de la ville?

L’investissement important à mobiliser pour la réalisation du projet ne se serait-il pas fait au détriment d’autres investissements, moins ambitieux mais tout aussi nécessaires?

Enfin la majorité dit aujourd’hui pouvoir mobiliser environ 3 M d’euros en 2009 pour l’achat du foncier de la CCI, ce qui représente 25% de l’investissement annoncé, à savoir 12 M d’euros / an. Elle prévoit pour 2010 et 2011, 1 M d’euros de travaux. (Pour un bâtiment de 2800m², cela représente un coût de travaux de 357 euros /m². C’est peu).

Le maire nie en revanche, à l’ancienne majorité, la capacité financière d’avoir pu procéder de la sorte pour la réalisation du Bas Saint Front. A combien le bureau d’études avait-il estimé la première tranche de travaux correspondant au budget 2009?

Monsieur  Daudou : réponses – 16 03 09

Observations financières en réponse

La vigilance de la Chambre Régionale des Comptes :

Tant au regard de sa capacité d’autofinancement que de sa capacité de désendettement, la situation financière de la ville de Périgueux, telle qu’elle ressort des données 2002 à 2006, ne suscite pas d’inquiétude particulière. Toutefois trois aspects susceptibles de peser à terme sur la situation financière méritent à l’avenir une attention particulière :

-l’importance structurelle des dépenses de personnel qui sont à l’origine d’un ratio de rigidité des dépenses de fonctionnement relativement important,

-La faiblesse des marges de manœuvre fiscales, avec un potentiel fiscal par habitant assez faible mais un coefficient de mobilisation dudit potentiel assez élevé,

-la tendance constatée à partir de 2003 d’une croissance des charges de gestion plus rapide que celle des produits de gestion, qui a entrainé une érosion importante de l’excédent brut de fonctionnement, du résultat et de la capacité d’autofinancement brute.

En clair, pas d’affolement mais attention à ne pas surcharger ces trois domaines, or si Mr Moyrand affirme vouloir faire des économies de charge, il vient d’ouvrir très largement les recrutements de directeurs de services (Police Municipale, tourisme, direction générale adjointe, achats, communication) et il vient d’annoncer l’augmentation de la fiscalité !

La crise

La meilleure solution municipale, pour répondre à la crise, c’est bien évidemment de privilégier l’investissement local afin de donner du travail aux entreprises, en faisant des choix prioritaires en fonction de la nécessité et de l’urgence. Le Bas St Front, projet d’aménagement urbain structurant est prioritaire à la fois en répondant aux exigences de bien-être des habitants du centre ville mais également à l’impact touristique, force d’attraction de Périgueux.

La municipalité actuelle semble vouloir privilégier ponctuellement et peut être demain  définitivement le caractère piétonnier du secteur renaissance. Or l’implantation d’un parking au pied de la cathédrale est idéal pour les chalands venant des banlieues Est, comme Montaigne et Francheville le sont pour les migrants du Nord ou de l’Ouest, d’autant que dans cette hypothèse nouvelle de piétonisation les stationnements Taillefer, Clautre, Coderc, République sont supprimés.

Intégration du Bas St Front

Le coût estimatif du parking est de 8,8 millions d’euros HT pour 300 places soit 10,5 millions TTC. Le coût de l’aménagement du quartier est de 6 millions d’euros.

Sur quatre exercices cela représente 4 millions d’euros annuels en sachant que la TVA sera reversée à la collectivité avec décalage sauf pour l’année 2009 (plan de relance gouvernemental)

Si l’on se réfère au tableau d’orientations de l’investissement proposé par le Maire actuel on se rend compte qu’il y a possibilité de « récupérer » les 7,2 millions de construction écoles car il n’y a aucune urgence en la matière, (les 2,9 millions de grosses réparations suffisent) les 1,17 millions du Bas St Front (solution au rabais inacceptable), 1,5 millions de réserve foncière inutiles sur les cinq années à venir, les 3,5 millions de rachat de la CCI, sachant qu’aujourd’hui il y a moins de priorité en la matière et que de nouveaux lieux deviennent disponibles (espace de la mutualité périgourdine dans les étages de Monoprix), auquel il conviendra de rajouter 2 millions d’euros représentatifs de reversements de TVA sur la période, soit au total 15,37 millions d’euros c’est-à-dire la quasi-totalité de l’investissement estimé sans compter quelques participations état, région département.

Même si ce calcul est sujet à caution compte tenu de son caractère évaluatif sans garantie de financement budgétaire, il est clair que sur un volume de 60 millions d’investissements, il est possible d’en affecter 27% à un projet d’aménagement urbain validé par la population de la ville.

En conclusion, Mr Moyrand aurait pu inscrire dès cette année une première tranche d’opérations d’aménagement du projet Bas St Front et c’est seulement parce que c’était un projet de l’ancienne équipe qu’il s’y est refusé.

Périgueux, le maire dépose le bilan (annuel)

Aujourd’hui paraît dans Sud Ouest une belle interview du maire de Périgueux en forme de bilan annuel, le premier de la série. D’où l’émoi.
On y parle même de ruedelachouette. La chouette serait un animal féroce ! Dam, ce modeste volatile nocturne serait-il aussi féroce qu’une bande de scolopendres ?
Revenons plutôt à nos moutons et au jeu d’insomniaque dont ils sont les héros.
Hervé Chassain produit une interview en 13 questions, afin de laisser au maire l’occasion de présenter avec sagacité l’étendue de la nouvelle politique communale.

Attention il y avait des questions pièges !

 :: Question n°1 ::
Michel Moyrand, tombeur du ministre Xavier Darcos ?
« … quelque chose qui fait plaisir ».
Ce qui est pris n’est plus à prendre.

:: Question n°2 ::
Pensiez-vous être élu ?
Ne répond pas à la question, mais indique :

C’est au moment où on fera le bilan au bout de six ans que l’on verra.

On verra dans six ans s’il pensait être élu ?
Cette question fondamentale pour l’avenir de Périgueux ne trouvera donc réponse qu’en 2014.
En réalité, il ne peut pas dire « oui ». Ce serait gros comme le nez au milieu de la figure.
Mais il ne peut pas dire « non », car il avouerait ne pas être préparé à diriger une mairie exigeante et avouerait par là avoir été dépassé. Ce qui aurait entraîné une autre question en corollaire:

Pensez-vous vraiment ne plus l’être aujourd’hui ou faites-vous semblant ?

:: Question n°3 ::
Un maire qui travaille beaucoup, mais indisponible pour les habitants ?
Il confirme travailler beaucoup, se déplacer, dialoguer, etc.
En même temps, travailler beaucoup en étant maire d’une ville de 30 000 habitants n’est pas censé surprendre ou relever du miracle politique.
En parallèle, le « sacrifice » est compensé par un salaire de 8 000 euros/mois, (hors déplacements, frais de bouche…) toutes indemnités cumulées. De surcroît, les indemnités que le maire s’est octroyé plafonnent au maximum légal.
Un mouchoir pour la maire dolorosa ?

:: Question n°4 ::
Il ne se passe rien en ville, signe de lenteur politique ?
Si. Le maire tire le bilan des bilans du bilan. Il tire même sur la sonnette d’alarme après avoir tiré à boulets rouges sur la gestion de ses adversaires. Il n’en finit pas de tirer sur tout ce qui bouge. (enfin tant que ça bouge…)
Le maire se dit fidèle à ses engagements, avec un bémol, (« en fonction de nos possibilités »).
C’est simplement faux. L’exemple de l’engagement de livrer le projet Bas Saint Front pour avril 2011, alors que les études sont gelées (annulation des crédits – 280 000 €). Appelons un chat « un chat ». C’est un mensonge et un manque de parole, une tromperie. Cela sera vérifié à la fin du mois de mars.
Explication du maire : « une situation très fragilisée » jusqu’en 2013 induisant un ralentissement de l’investissement. Pour une situation si catastrophique, nous sommes soulagés d’apprendre que l’équilibre sera recouvré en 4 ans.

:: Question n°5 ::
L’avenir du projet du Bas Saint Front, métaphoriquement appelé « parking Mauvard » ?
Pas de réponse. Le concept d’interview en prend un coup.
On saura en échange que le maire procède à un Programme Prévisionnel d’Investissement de 60 millions d’euros sur 5 ans, (moyenne de 12 millions / an) qui correspond pil-poil à une situation financièrement très fragile. C’est limpide.

:: Question n°6 ::
Continuité du plan Périgueux 2010 de l’ancienne municipalité ?
Pas de réponse.
On commence à se demander si cette interview n’était pas prématurée…
On relève cependant que le maire se dit contraint par ses engagements. C’est énorme. Lui qui est amateur de belles lettres, nous devons lui rappeler la signification de ce mot qu’il semble désespérément confondre avec un autre :

ENGAGEMENT Substantif masculin
A/ Action de mettre en gage quelque chose ; résultat de cette action.
Exemple d’engagement :

Je confirme donc que les aménagements prévus sur l’avenue Daumesnil, la rue Denfert Rochereau seront réalisés comme ceux de la place de la Clautre au plus tard dans les 3 années qui suivront mon installation à la mairie.

(Michel Moyrand, futur maire de Périgueux, février 2008).

On ne saurait faire plus clair.

:: Question n°7 ::
Une situation financière difficile ?
Oui, « une situation très fragile ». Endettement « très fort » et capacité d’autofinancement « insignifiante ». Pas de quoi non plus renverser un mammouth nous indique-t-il, puisqu’en 2013 ça ira mieux, de même que l’investissement serait réduit à 12 M€/an pendant 5 ans.

:: Question n°8 ::
Les grandes conclusions de l’état des lieux ?
Il faut « faire exploser l’organisation extrêmement centralisée ». Comment ?
En recrutant un maximum de chefs de services qui obéissent au doigt et l’œil au Dirlo général des services.
En produisant des notes de services qui interdisent aux services la moindre communication d’information sur le fonctionnement de la mairie, sauf autorisation expresse du Dirlo général des services.
En produisant des notes de services qui demandent d’annuler congés et RTT pour remplir la mairie à coups d’épaules.
Visiblement, en répondant à cette question, le maire a eu une panne d’oreillette et n’a pas pu entendre ce que lui dictait son directeur de cabinet. Du coup, il a bien répondu, mais à l’envers.

:: Question n°9 ::
Justement, la manie des recrutements ?
La ville est tellement pauvre que le maire ne peut pas recruter comme il le voudrait. Pourtant, on peut quand même compter sur quelques nouveaux postes qui laissent rêveurs sur le nombre de recrutements s’il pouvait se lâcher.
Réponse n°9 dans la question n°8. Le maire a bien recruté son directeur de campagne, sans recours à la sélection prévue par la fonction publique. Un acte de népotisme fondateur.
Par ailleurs, si la ville était si pauvre, le maire aurait sûrement baissé ses indemnités, consacrées à l’exercice de sa mission et non à son enrichissement personnel. Mais le dévouement à la mission de service public vaut bien quelques investissements défiscalisés.

:: Question n°10 ::
Puisque vous refusez le principe de cette interview, quid de vos ambitions ?
« Il faut rendre cette ville plus attractive ».
On sera surpris « par un programme ambitieux… » décomposé comme suit par le maire.

1. Attractivité sur l’aspect de l’animation (Périgueux sans voitures et ballades à poneys)
2. Attractivité commerciale (comme en soutenant l’extension d’Auchan à Marsac)
3. Attractivité culturelle avec le festival Art & Eau dans 3 ans et une Artothèque à la place de l’ancienne mairie dont on aura bientôt les détails de mise en œuvre, à moins que le bâtiment ne reste vide et inutilisé pendant des années…
4. Attractivité du tourisme d’affaire, via des congrès dont le succès, déjà, est garanti par le talent d’orfèvre de l’adjoint Eric Dosset. (1 congrès en 1 an, attention les mirettes.)
5. Urbanisme. Construire pleins de logements, comme l’installation de DOMOFRANCE dans le secteur sauvegardé, continuer le programme ANRU au Gour de l’Arche, tout en remplissant les 3000 logements vacants en surtaxant les propriétaires comme cela a été annoncé. Ami boulanger, tu n’arrives pas à vendre toutes tes baguettes ? Donc augmente ta production de baguettes, nous allons faire venir des clients par la contrainte. Bref, une logique imparable.

Concentrons nous. L’ambition du maire est de rendre la ville de Périgueux a-ttrac-tive, autrement dit, une ville en capacité d’attirer à elle, de séduire. Et pas l’inverse attention hein ?! N’imaginez pas qu’il pense que le « a » de attratif soit un « a » privatif. Je sais, on dirait bien des fois, mais c’est non.

Pourquoi ?
Pour se développer et ne pas être une bourgade oubliée de département rural, (en passe d’être dépassée par une sous préfecture dynamique), enclavée à l’écart des grands réseaux de communication, en dehors du dynamisme de la Région Aquitaine.

Comment ?
En générant de l’activité économique, culturelle, en dynamisant l’activité sociale, en augmentant sa population en baisse constante depuis 50 ans.

Un enjeu nouveau ?
Non. Le projet du ministre éconduit, Périgueux 2010, avait déjà pour objectif la réalisation de cette ambition, conduisant à penser que les deux hommes partagent le même diagnostic de fond.
La méthode du ministre a été dénoncée puis condamnée par Michel Moyrand, proposant aujourd’hui le même objectif mais indiquant y accéder via une nouvelle méthode.

La méthode de Michel Moyrand pour répondre aux enjeux de la ville ?
La première réalisation illustrant cette nouvelle méthode sera donc le déménagement de la mairie, libérant environ 3 M€ pour l’achat du foncier, nécessitant la mise au placard d’autres projets, comme la rénovation des abords de la cathédrale.

On aurait pu penser par exemple que le maire, pour aller dans le sens de :
– l’activité économique et donc touristique en Périgord,
– l’attractivité de l’habitat et la rénovation du tissu urbain,
– l’attractivité culturelle concernant un patrimoine dont il a fait le symbole de la ville classé à l’inventaire mondial de  l’UNESCO et recevant une subvention de 1 M€ (Etat) pour la rénovation des coupoles de la basilique,
– l’attractivité touristique d’un patrimoine architectural unique en France, (20 ha de secteur sauvegardé) dégradé par des  flux routiers non maîtrisés ;
prenne en considération de façon prioritaire ces différents éléments. Mais pas du tout !

L’urgence, pour coller à la nécessité de développer Périgueux, afin qu’elle devienne une ville attractive et que sa population augmente à nouveau, que son économie se déploie à travers le tourisme et que son activité se dynamise, c’est le DEMENAGEMENT DE LA MAIRIE.

On ne peut pas contester à ce projet, incarnant la nouvelle méthode de Michel Moyrand selon son diagnostic de la ville et de ses enjeux pour l’avenir, un caractère éminemment AMBITIEUX.

Et si vous ne comprenez pas le rapport entre d’une part le projet de rendre la ville plus attractive (économie / culture / habitat) et de l’autre de commencer – au détriment du reste –par le déménagement de la mairie, c’est que vous ne comprenez rien aux subtilités d’administrer un bien public, d’en discerner les enjeux, et de proposer un projet politique visionnaire et durable. Na !

:: Question n°11 ::
Les impôts vont-ils augmenter malgré l’engagement de ne pas le faire ?
Au regard de l’occurrence obscure et indéfinie que le maire prête au terme d’ « engagement », on saurait avec prudence s’attendre à tout.
On lui demande s’il va augmenter les impôts et il répond qu’il sait où il va. C’est logique.
Il confesse ne pas vouloir répondre à la question de toute façon. Par le taux ou par la base, on sent quand même la baffe arriver.

:: Question n°12 ::
Le maire entouré de plusieurs futurs maires ?
Là le maire nous rassure : « Je ne suis pas éternel ». C’est vrai, des fois qu’on ait imaginé le contraire…
Ce qui est plus rassurant encore, c’est d’apprendre qu’ils sont pléthore, au sein de son équipe, à bien vouloir prendre sa place, au cas où il l’a laisse. Tout cela augure une navigation paisible sur l’océan de la félicité.
Encore plus rassurant, il confie décider de tout : « in fine ». Ouf.

:: Question n°13 ::
Une opposition active à Périgueux ?
Là, une réponse à double tranchant, pour la presse et pour l’opposition.

1. « … elle est fortement relayée par la presse »
Accusation non voilée à l’encontre des journalistes de favoriser la présence médiatique de l’opposition contre la personne du maire. La preuve, un encart est réservé à Philippe Cornet (leader de l’opposition) à côté de son interview en deux pages pleines. Depuis quand la déontologie journalistique invite-t-elle au respect du contradictoire !!!

2. l’opposition parle pour ne rien dire
Non seulement les journalistes relaient bien trop complaisamment les propos de l’opposition, mais en plus, « parfois pour des futilités ». L’accusation de futilités est tempérée par l’emploi d’un « parfois » circonstancié, presque politiquement obligatoire dans la situation.

En gros, si l’opposition pouvait la fermer et les journalistes se concentrer sur les concours de belote du département, le maire n’y verrait pas d’inconvénient.

:: Conclusion ::
 1. Le fait marquant de cette interview, d’abord, est d’apprendre que Jean Louis Demaret a quitté la politique. Nous espérons le revoir en 2014 pour changer sa Kangoo. Nous parions 3 chouettes en chocolat au lait qu’après son programme Ni gauche Ni droite, il pourrait retrouver le succès avec un nouveau programme appelé cette fois Ni droite Ni gauche.

2. Ensuite, il est notable, dans une interview, que le maire refuse de répondre au 1/3 des questions posées. Pour un homme qui n’a au bout des lèvres que le mot TRANSPARENCE, cela est fort étonnant. Pourquoi accepter une interview pour ne répondre qu’aux questions que l’on veut s’entendre dire ?
Donc pour la prochaine interview, nous proposons que le directeur de cabinet du maire rédige directement les questions pour le journaliste. A coup sur, on gagnerait du temps et cela laisserait toute latitude au conseiller à la communication pour préparer les réponses. Une bonne idée ça non ?

3. Enfin, il faut constater l’absence remarquable d’un mot qui était au cœur du programme de campagne du candidat Moyrand : LA DEMOCRATIE.
Elle était participative, et même de proximité, peu importe les amalgames et les duperies. Il voulait une ville plus démocratique, où les droits des citoyens seraient mieux respectés et renforcés même.
Ainsi n’avait-il pas signé le pacte démocratique de la Liste, un engagement (encore un) d’œuvrer pour une véritable démocratie citoyenne et locale ?

Après un an de pouvoir, le maire semble espérer que les citoyens oublient ces histoires de démocratie participative, pour laquelle il a créé un poste d’adjoint, qui jusqu’à présent n’a pas eu à montrer l’étendue de ses compétences en la matière, mais plutôt à vérifier et contrôler que l’art de la sieste est intrinsèquement diurne.
Il avait consenti électoralement à suivre ce thème à la mode en marketing politique, mais las, la victoire consommée et son discours inaugural prononcé, la volonté pour la chose démocratique s’est réduite à un spasme.

Flash Mob municipal à la mairie de Périgueux !

:: Un bilan annuel et un seul projet ::
Le bilan annuel approche, il sera, comme promis en campagne électorale, l’occasion pour le maire de rendre des comptes sur l’exercice de son mandat, face aux citoyens. Il ne manquera pas de se vanter d’avoir fait le bilan des bilans, soulignant toute sa capacité à faire des bilans. Cela nécessiterait d’ailleurs un bilan. Annoncera-t-il la nomination d’un bureau d’études pour réaliser le bilan du bilan des bilans?
Qui sait, on peut l’en croire capable.

Le maire aura donc l’occasion de célébrer sa première année par un rendez-vous avec les citoyens, se voulant une heure de vérité. Ce n’est déjà pas si mal tout en ne valant pas la minute nécessaire de Monsieur Cyclopède, il s’entend.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=9eUwukZ-OxM[/youtube]

Un an déjà que son nom s’est inscrit à la longue liste. Elle fut inaugurée par Elie Valbec, consul du Puy-Saint-Front.
Le Puy-Saint-Front était une ville, séparée d’une autre ville par une zone franche, « franche ville », nommée La Cité, de ce qu’elle fut antique et gallo-romaine.
Le consul était en lieu et place de l’actuelle halle du marché du Coderc. A deux pas de l’actuelle mairie, place de l’hôtel de ville.

Le centre de la ville était également son cœur. De même que la vie se concentre toujours en cet endroit de la ville aujourd’hui, accompagnée de son extension, de ses réseaux et de ses artères.
C’est de cette histoire que l’on juge si la mairie doit être déplacée, dans un temps long, par une certaine vision d’une histoire nous constituant ici, non par une lorgnette collée à quelques décennies. Encore moins pour la raison que « l’autre », l’adversaire, a tenu le bastion depuis quelques dizaines d’années. S’en prendre à la mairie pour faire valoir la prise du glaive relève de la gageure et de l’ignorance.

S’en remettre à la modernité pour justifier le déplacement de la mairie souligne la méconnaissance de son histoire et celle de la ville. Pour un maire c’est une faute professionnelle. Car ce n’est pas que modernité et histoire s’opposent, c’est le contraire. Mais pour dépasser ce stade décrit par Paul Valery d’être « un animal rivé au piquet de l’instant », il faut bien convenir en amont, que le présent n’est pas une page vierge au prétexte que soi-même l’on est nouveau dans la partie. L’histoire d’une ville ne saurait être réduite à l’histoire d’un homme et de ses états d’âme politiques.

De même, la politique de division des quartiers entre eux, censée rendre le service d’exercer un contrôle politique proportionnel aux entités divisées, (« diviser pour mieux régner »), conduisant à l’éparpillement et à la ventilation des actions selon des intérêts clientélistes, risque de ne pas être pérenne.

:: La preuve par le haut du Bas ::
Le projet du Bas Saint Front se rappelle aux engagements du maire en campagne. L’association Renaissance du Greffe vient de publier une lettre ouverte au maire concernant ce projet de rénovation urbaine qui concerne et touche la totalité des 30 000 périgourdins.
A contrario de l’argument du maire désignant ce programme comme un « projet de quartier » limité à l’intérêt de ses riverains les plus proches, c’est l’ensemble des représentants des associations et comités de quartiers qui ont co-signé la lettre, infligeant au maire un démenti cinglant à sa tentative de division et de manipulation.
La lettre rappelle, comme nous le faisions il y a peu, les engagement écrits du maire à livrer le projet réalisé pour avril 2011.

Mais nous apprenons que le maire refuse tout commentaire concret, préférant ménager le suspens pour le conseil municipal du 17 mars 2009, où il présentera le budget primitif 2009/2010, le sien rien qu’à lui.
Vous imaginiez un maire faisant face et répondant concrètement aux questions, prenant ses responsabilités et assumant ses actes?
Raté. Il s’est carapaté, tête baissée, en moulinant les bras en l’air, dans le jupon de ses éminences grises, bottant en touche du calendrier pour gagner un temps qui lui fera défaut tôt ou tard. C’est le problème avec la fuite en avant. Même les couards sont rattrapés par le temps.
Pour autant, sans réponse ferme et définitive, toute conclusion devra être postérieure au 17 mars. La situation est simple. Ou bien il fait reprendre les études et allonge les talbins illico presto. Ou bien il se refuse à la chose et trouvera n’importe quoi pour esquiver, et c’est là que tout subterfuge sera décortiqué en place publique. Patience donc.

:: Des portes ouvertes et des flash mob ::
A croire que le conseiller municipal Vincent Belloteau, également secrétaire du sénateur Claude Bérit-Debat, se trouve nostalgique de la Fédération Périgourdine de Mobile Clubbing (FPMC) dont il faisait partie. En effet, c’est un véritable Flash Mob qu’il tente d’organiser le 10 mars pour la journée « portes ouvertes » de la mairie.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jwMj3PJDxuo[/youtube]

Il en appelle maintenant à tous les membres de la FéDé socialiste du département pour venir en masse à cette journée. Un peu à la manière de Nicolas Sarkozy acclamé au salon de l’agriculture par des paysans UMP de Neuilly, il invite tous les sympathisants encartés à se déplacer, au cas où spontanément et en toute transparence, les « vrais » habitants ne seraient pas au rendez-vous.

Cet évènement placé sous le signe de l’éphémère, de l’incongru et du décalage, sera l’occasion d’une occupation temporaire d’un espace public pour une action thématique : « poussez les murs ». On ne saurait que louer les références au dadaïsme et à la pataphysique du grand Docteur Faustroll d’Alfred Jarry.
C’est avec un plaisir non dissimulé que nous voyons renaître à Périgueux la pratique attachante des Flash Mob, actions souvent subversives et empreintes d’un humour corrosif. Il faut inviter chaque habitant à venir assister, le 10 mars place de l’hôtel de ville, à ce Flash Mob de printemps qui se déroulera à la mairie avec la PS FéDé de Vincent.

Enfoncez les portes ouvertes ! Poussez les murs ! Soulevez les toits ! Libérez vos esprits !

Voilà la message fort de ce prochain Flash Mob municipal. Surtout ne le manquez pas.
Les services secrets boliviens ont intercepté puis nous ont transmis en exclusivité une affiche qui n’a pas été retenue pour l’occasion, dommage (En grand ici) :

affiche-maire-finale-A3_1.jpg

:: De l’opposition ::
Il serait tentant de croire que tout ce qui s’oppose à soi, en politique, ne puisse provenir que du camp d’en face. C’est-à-dire des vieux complices de l’alternance, ceux avec qui l’ont partage traditionnellement les postes au gré des élections.
Ainsi, toute critique d’une majorité ne saurait provenir que de la minorité officielle, la traditionnelle « Opposition » et future majorité. Un schéma simple, binaire, permettant de toujours se repérer sans effort. Si tu es avec moi, nous partageons la même idéologie (ou les mêmes intérêts). Si tu es contre moi, c’est que tu partages celle que je combats.

L’opposition n’est pas un monopole et elle n’est pas systématique. Il est encore permis de critiquer une politique sans la condamner dans sa totalité et sans appartenir à un camp identifié et traditionnel.

Je sais, c’est difficile à comprendre pour certains politiciens locaux qui n’ont pas encore la télé en couleur, confinés dans une perception en noir et blanc de tout ce qui bouge sur terre.

Fallait-il le préciser? Surement non. C’est un service rendu au jeune et excessivement ambitieux Belloteau, à qui il fallait rappeler que, sorti de son western politique et sa binarité conceptuelle, il y avait la vie dans toute sa complexité, et même la liberté de penser. Chose qu’il a surement oublié de longue date, en échange d’un ventre rond et d’une tonsure autour de son cou.

Le maire a les clefs de la ville, du coffre et du bonheur

Quelques brèves pour commencer l’année. Grâce à l’activisme débordant de la nouvelle municipalité et la mise en œuvre de ses idées audacieuses, la ville explose de toutes parts. Les rues sont bondées, l’artisanat et le commerce s’éclatent, d’animations en évènements, d’évènements en manifestations, la ville de Périgueux fourmille de vie et d’allégresse. Les bistrots sont remplis, vivants, les tv sont éteintes et grâce à la nouvelle équipe, les gens sont à nouveau heureux de partager leurs envies. A l’instar de ce qui s’est passé au congrès de Reims, nous voyons enfin ce que veut dire solidarité et fraternité. Le vivre ensemble du maire est là, débordant d’enthousiasme, faisant la chasse aux petits intérêts politiciens et aux calculs électoraux.
Nous ne savons plus où donner de la tête, la Renaissance tant promise est là, prête à jaillir de mille feux au printemps.

Vous ne l’aviez pas remarqué ? Non, il faudrait être aveugle.

:: Réforme du découpage administratif des territoires ::
Vivre en Périgord, janvier 2009, porte voix officiel de Sa Majesté
BC :

 … un redécoupage des collectivités est programmé dans le plus grand secret.

Un comité présidé par Edouard Balladur doit décider de réorganiser la carte administrative de France en catimini, sans discussion avec les élus, ni avec la population d’ailleurs.

L’omniprésident (de Dordogne) est radicalement contre la disparition des Conseils Généraux. Etonnant. Pouvoir à la sauce Haut Moyen-Age, enrichissement personnel, modestes indemnités, viviers de reclassement pour les amis, (dans le jargon on dit « usine-à-beaux-frères »), ascenseur pour un mandat national, etc. Etonnant.
Et en plus on le fait dans son dos selon lui ?
Pas exactement.
Peut-être faut-il rappeler que le Sénat a lancé une mission sur le sujet, (mission temporaire sur l’organisation et l’évolution des collectivités territoriales), qu’aucune réforme des collectivités territoriales ne se fera sans l’aval du Sénat, (Constitution), et pour finir que Bernard Cazeau, (avec le tribun Claude Bérit-Débat), est membre de cette commission ?
En catimini, dans le plus grand secret, le sénateur Cazeau, membre de la mission parlementaire sur la réforme territoriale travaille à sauver ses privilèges.
Il craint sa nuit du 4 Août à lui ?

:: Comment dit-on « augmenter les impôts » en langage Cazeau ? ::

L’Etat veut nous étrangler, nous devons réagir : nous le ferons en décalant certains travaux et en demandant une contribution légère à nos concitoyens.

La classe.
En fait, la Droite, en France ne sert qu’à systématiquement rejeter toute responsabilité sur elle, par la Gauche. Et comme cela fonctionne dans les deux sens, au milieu, nous, le peuple souverain, (sic), on est bien avancé.

:: Françis Colbac, la différence entre penser et calculer ::
Prône un budget « volontariste » pour 2009 et défend l’existence des départements. Espérons que ce budget sera moins colbacien que celui de la ville dont il est le maire. Les résultats sont les plus mauvais de l’agglomération.
Cette pauvre ville de Trélissac n’en avait pas besoin. Mais elle a été balkanysée, ou plutôt tibérisée par une fraude électorale condamnée en Conseil d’Etat. Les élections sont relancées.
Ce qui est étonnant, c’est que dans les casinos par exemple, les tricheurs attrapés en flagrant délit ne sont plus admis aux tables de jeux. En politique c’est l’inverse.
Ce serait même mal vu un politicien honnête ?

:: Et Périgueux dans tout ça ? ::
Ben rien de spécial. Si, la mairie lance un appel d’offre pour acheter un nouveau tractopelle.
Sinon la population baisse. Ah ben c’est la faute au ministre alors, question d’héritage non ?
Si on veut, c’est de la recette de politicard provincial. En réalité Périgueux se vide depuis 60 ans, -10 000 habitants.

Dordogne Libre 07/01/09

Pour inverser la tendance, précise-t-il, il faut agir sur certains leviers en mettant en place un programme de rénovation de l’habitat ou en réfléchissant, pourquoi pas, à la mise en place d’une taxe d’habitation pour les logements vacants.

Car il y a encore trop de logements inoccupés, estime le maire de Périgueux…

Les gens s’en vont, ou ceux qui meurent laissent des logements durablement vacants. Ainsi va.
Périgueux n’attire pas, elle fait fuir. Ca vous étonne ?

Car le maire, lui, il a une solution géniale pour endiguer le phénomène. Forcer les propriétaires à louer en les taxant davantage. On s’incline.
Et surtout ce n’est qu’une question de capacité locative. Plus de logements, plus d’habitants. Aussi, le maire se croit en mesure d’affirmer que d’ici les prochaines élections, il aura endigué le phénomène. Ben oui, tous les héritages ne seront pas négatifs. Quel génie !

:: Communication, le blog du maire ::
Décidément la proximité est devenue une obsession. On en aura pour notre argent. Après la série Martine, « le maire fait quelque chose », (et en photo s’il vous plait), voici « l’actualité du maire», un Google Agenda pour ses fans.
La nouveauté est la mise en ligne de cet agenda du maire, le public bien sur, pas le vrai. 9 jours de rendez-vous alignés, tous consacrés à la présentation des vœux de nouvelle année. Ca frise le fantasme du culte.

Toujours à la traîne en matière de TIC, avec 2 pauvres @ au classement des Villes Internet, le service info de la ville consacre toute son énergie à pondre du code à la seule gloire de notre ancien Directeur de Recherche des courriers perdus de l’usine du timbre.
En somme on conclut que le maire confond le site de la mairie avec sa page Facebook. Ce n’est plus une plateforme d’échange et d’information à destination du public, c’est le blog de Michel M.
La méthode Sarkozy lui monte à la tête ?

 :: Finances ::
Le maire met en ligne des résultats budgétaires négatifs, produits cette fois par le trésorier de Périgueux, Paul Arquet. Une véritable jubilation pour le maire : et maintenant champion, tu comptes répéter la rengaine de l’héritage pendant 5 ans ?

 :: Le journal du Périgord ::
On y cause projet du Bas Saint Front et ça défouraille. Le maire y déploie ses dernières recettes de langue de bois apprises en média training. Cet homme qui n’est même pas capable de prononcer le nom de Goethe correctement, (pardon c’est de l’élitisme ? Pouah !), quel est-il pour saisir l’enjeu réel, historique et culturel de ce quartier du Puy-Saint-Front qui, n’en déplaise à ses électeurs, est le cœur, la tête et les poumons de la ville de Périgueux ?
Alors qu’il s’évertue à se victimiser dans cette affaire, accusant X de procès d’intention sur son intérêt pour le projet, est drolatique. Ce qui est un fait, en retour, est bien l’annulation d’une ligne de crédit de -280 000 euros destinée à la poursuite du projet. C’est un procès d’intention ça ?

En revanche il y aura bien de nouveaux immeubles HLM dans le quartier historique, à côté de la place Mauvard. Tout est en place avec Domofrance. Avec le Grand Architecte de la mairie, (R. Bourgeois pour les intimes), ces bâtiments devraient être supérieurs, géniaux, à son image quoi. Le dernier espoir de ne pas voir une verrue de plus repose donc sur la sagacité de l’Architecte des Bâtiments de France. Il sera le seul à pouvoir empêcher les margoulins de pourrir un peu plus le secteur historique. Croisons les doigts, pas les bras.

Que ne ferait-il pas pour déménager SA mairie, SON projet à lui rien qu’à lui, le seul en définitive. Enfin non, il y aurait aussi l’artothèque et la résidence d’artiste. Verra-t-on en exposition permanente l’œuvre du photographe officiel de la mairie et en résidence à vie l’artiste faiseur d’encre sympathique ? Bien sur que non, il a plus d’amis que cela dans le l’Art.

Le temps est à la flatterie, la courtisanerie, la veulerie souligne Pascal Serre dans son édito. Il ne vise personne, mais les personnes concernées s’y reconnaîtront. C’est qu’il y a un risque à contredire le nouveau pouvoir si l’on dépend, en quelque endroit, pour n’importe quelle raison, d’une décision municipale.

Allez, allez, chantez quoi.
Le bonheur est dans sa main, cours y vite, cours y vite, il va filer.

[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=G5zA9eGEYVc[/youtube]