Pétassou: avis de recherche

Quelques mots en passant.
Après le sérieux des sujets évoqués précédemment, nous ne saurions en supporter davantage sans une pause un tant soit peu potache.
En effet le feu couve. Tout le monde attend avec impatience le premier budget primitif du maire de Périgueux. Son budget rien qu’à lui, portant donc comme il le disait encore il y a peu, à la manière d’un grand couturier dont on ne pourrait sans mauvaise foi lui contester le rang, SA GRIFFE.
Le conseil municipal devant délibérer de ce tout nouveau budget 2009 était prévu pour le début du mois de mars. Il est reporté, c’est tout l’art de prolonger le suspens.

Et oui. La mairie croule sous les CV de cadres postulant pour les nouveaux emplois, dont on commence à comprendre qu’ils serviront moins à encadrer le personnel municipal que les élus directement. Il en va de construire une pyramide, au moins pour 5 ans, qui convienne à Pharaon avant d’espérer atteindre l’éternité, c’est-à-dire à rester dans l’Histoire. Allez, au moins le Who’s Who ce serait déjà un bon début non ?

:: Les étrons du silence ::
Pas facile. Admettons que vous vous posiez des questions fondamentales sur la vie municipale. Par exemple, comme ce fut le cas il y a peu, sur la contenance des motos-crottes en matière de déjections canines. Ca peut arriver, c’est arrivé. C’est vrai, dans un élan de curiosité mécanico-excrémentielle, vous téléphonez benoîtement au service Voirie-Environnement pour obtenir l’information.
« Pas possible ». Le service vous déclare ne pas être habilité à répondre. Non parce qu’il n’en a pas la compétence bien sur, mais parce que ce genre de communication est dorénavant interdite, sans autorisation préalable du Directeur, des Services ou du Cabinet, (ce qui semble être une piste sérieuse). Dans tous les cas c’est niet sans autorisation de la hiérarchie. C’est d’un niveau de Transparence inégalée pour un maire dont le concept est une des piles de pont de sa nouvelle politique locale.
On ne sait jamais. Des fois qu’un terroriste inverse le principe d’aspiration des véhicules et ce serait la panique sur la ville.
Mais quitte à aller devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, il faudra percer ce mystère de contenance et obtenir la déclassification de ce secret-défense communal.

:: Mariages de saison ::
Deux mariages furent l’objet de scandales dans un genre plutôt cocasse. Le premier n’a pu être célébré pour une raison textile. Visiblement choqué par l’accoutrement de l’adjoint prêt à babiller l’union, le père d’un des futurs époux, (à confirmer), aurait préféré tourner les talons. En appelant à un minimum de décence vestimentaire dans ce genre de situation, l’adjoint visiblement très décontracté en aurait pris pour son grade. L’histoire nous dira peut-être si l’adjoint était dans son jogging du dimanche ou s’il arborait fièrement et simplement un pull tricoté sur mesure.
Le second mariage s’est vu refusé pour un motif plus marginal encore. L’adjointe avait carrément devancé les festivités en arrivant dans un état d’ébriété qu’elle ne pouvait plus dissimuler. Ce ne fut là encore pas du goût des époux, fondant espoir, sûrement, de noces moins rabelaisiennes, au moins à la mairie.
A quand l’union en short et en tong, rôti comme un pollack à la sortie d’un banquet ?

:: La grande somnolente ::
Les Manants de Bergerac sont têtus et ne nous octroient pas le titre de Belle Endormie, au prétexte d’un conseil municipal un peu apathique, qui serait censé concurrencer le marasme poisseux abattu sur Périgueux comme un brouillard londonien.
Ne leur en déplaise. Cette année, ici, même la fête de carnaval est au bord de la faillite et Pétassou est à deux doigts de la perfusion d’eau sucrée. Lisez donc chers manants, l’article de la Dordogne Libre sur le sujet et vous nous en direz des nouvelles. Des fois qu’en lieu et place de Pétassou on doive se contenter d’une poupée Barbie
Nous craingons que le terme de « somnolence » ne soit qu’une douce litote pour désigner ce qui ressemble davantage à une trypanosomiase africaine à la sauce périgourdine.
Accordons pour nous départager de voir en détail nos budgets primitifs respectifs, car à Périgueux, nous sommes déjà en possession d’une liste longue comme le bras de projets annulés, d’investissements différés, de dépôts de bilan, cessations d’activités, etc.
Souvenez vous qu’en campagne électorale, c’est le maire en personne qui avait dressé ce calamiteux tableau à Périgueux, et qu’en lui faisant confiance, on allait voir ce qu’on allait voir.
C’est donc vrai que grâce à lui, ce titre de Belle Endormie, on ne l’aura plus pour longtemps, il vous reviendra par la magie de l’alternance qui change tout. Mais en attendant de voir ce qu’on va voir, Périgueux conserve son titre, ancienneté oblige.

A nous l’honneur d’un Saint Nectaire, suffisant, tout autant qu’insuffisant…

A périgueux, Ripeux fait ce qu’il peut

:: C’est le père Noël qui nous l’envoie ou l’inverse ? ::
Le dernier conseil municipal de l’année, nous n’y étions pas. Nous attendons donc comme tout le monde le procès verbal sur le site de la ville. Las, celui du conseil municipal du 17 novembre 2008 n’est toujours pas disponible et le dernier procès verbal en ligne est en date du 27 juin 2008. La réactivité au service de la communication et de la transparence, tout un programme, mais rien qu’un programme (électoral). Non la transparence n’est pas une priorité; au contraire elle apparait comme une adversaire.

N’allez pas croire que le maire ne se soucie pas des Techniques d’Informations et de Communications, de l’Internet et tout ça… Au contraire, il y est très attentif, mais tant que l’outil demeure servile à son intérêt personnel et à l’entretien de son image. Améliorer la communication et les échanges entre citoyens et services municipaux? Mais qu’est-ce qu’on s’en fout semble-t-il nous dire! Idem de l’intelligence collective. En effet, il vient depuis peu, de mettre en ligne une rubrique intitulée, allez comprendre, « le maire – kaléïdoscope ».

Devant vos yeux ébahis, des photos du maire partout, rien que du maire, uniquement dans des situations jugées positives pour la promotion de son image. Un peu comme dans la série « Martine« , on peut voir ainsi le maire dans ses œuvres:

– Le maire fait le marché (13/12/08 à 11h30)
– Le maire à la patinoire (13/12/08 à 12h30)
– Le maire à la fête foraine (13/12/08 à 12h45)
– Le maire avec un VIP (10/12/08 à 09h00)
– Le maire au marché de Noël (06/12/08 à 11h00)
– Le maire au Téléthon (05/12/08 à 18h30)
– Le maire et les enfants font la lumière (05/12/08 à 18h00)
– Le maire dépose une gerbe (05/12/08 à 09h00)

Et ainsi de suite. Notez bien les heures, on y a droit 3 fois dans la même journée. Sans rire, il fallait oser, on a même eu droit à : « le maire à l’école » (03/09/08). Voilà à quoi sont utilisées les compétences des services informatiques  de la mairie en matière de TIC. Cette nouvelle rubrique figure dans les nouveautés du site de la ville, comme un cadeau de Noël à peu de frais.

Ce qui est le plus amusant ici, c’est que les parodies de Martine ont fini par être interdites. Dans notre cas périgourdin, pas besoin de risquer les foudres de la justice en parodiant la série. Comme un grand, le webmestre, fait à la fois, involontairement, la série et la parodie de la série, un vrai régal. Nous remercions sincèrement le délégué à la communication touché par la grâce pour pondre une telle perle. On ne pouvait imaginer pire caricature que cette propagande aussi grossière que flasque.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=uDtI6TeCDOk&feature=related[/youtube]

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:: RIPEUX et le gentleman d’Epsom :: 
En attendant de pouvoir développer, on peut déjà annoncer que ce conseil municipal a sonné comme un requiem pour le projet d’aménagement du Bas Saint Front, entre autre, amputé d’une ligne de crédit de 280 000 euros destinés à la poursuite du projet.
En revanche, les études du festival Art et Eau sont lancées officiellement par provision de 63 000 euros, destinés aux études. De l’art de l’eau et des euros.
Quand on sait qu’une partie du réaménagement du quartier du Bas Saint Front, outre sa fonction de limiter le trafic automobile, avait pour but de réconcilier Périgueux et sa rivière, on reste rêveur. Et oui, toute une partie du projet consistait à créer des accès et un lien privilégié entre la habitants et la rivière, actuellement séparées par un boulevard à haute densité de trafic automobile.
L’utilité et l’importance de ce projet d’aménagement, nul ne les conteste. Même pas le maire. Il est impossible de ne pas voir l’importance d’un projet efficace pour :
. l’urbanisme, le patrimoine et l’habitat,
. l’environnement et la diminution du trafic automobile,
. et enfin l’économie et le tourisme.

Le seul défaut de ce projet, c’est qu’il a été cogité par la majorité précédente. Son seul défaut, qui lui vaut cette IVG politique, c’est de n’être pas l’issue légitime de l’accouplement de l’actuelle majorité avec la ville de Périgueux. Il leur est impensable, au nom de l’intérêt général, d’envisager l’adoption, dont on connaît pourtant par avance le bénéfice pour tous, y compris les autres quartiers.

Il y a peu on plaisantait encore, parce que les partisans sont borgnes et sourds à la qualité des hommes de tous bords. Et que sans en être, on regardait, on écoutait, on croyait. Alors au pire, on pensait à Raoul Wolfony, admettant sans peine qu’on avait « épuisé le tout venant ». On tourne une page.
C’est une famille et dans cette famille, monsieur, chez ces gens là, on ne mélange pas. On préférera voir le résultat des noces de Frida avec son cousin plutôt que de la voir aller avec un étranger.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jfMgbEU1fFI[/youtube]

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:: AREO ::
C’est donc en toute logique que Périgueux tournera encore et toujours le dos à sa rivière quand on célèbrera avec force d’autosatisfaction l’eau de source, l’eau potable, l’eau de pluie, l’eau de ce qu’on voudra sauf de rivière. Mais c’est bien connu, :

Tout est art sauf les grenouilles.

(Désolé, il fallait quand même un jeu de mot bidon sur le thème, il est signé Charles Dreyfus).
Cela nous ramène au projet de la Liste2008, qui revendique la paternité du projet Périgueux-les-Bains. Qu’on se le dise !

[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=Ii2VTEBd-xY[/youtube]

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Pour commencer, ce festival devra se passer de faire référence à la rivière qui borde la ville. Les artistes locaux et les associations sont déjà mis à contribution pour trouver des bonnes idées pas chères et se creusent la tête. A qui, pour pas cher et sur présentation de sa carte (d’artiste, pas du PS), saura artistiquement faire savoir que l’eau nous est essentielle.

:: Sémillante Semitour ::
La Semitour est également de plus en plus présente dans les affaires de la ville de Périgueux, par l’intermédiaire de son directeur et premier adjoint, Eric Dosset. Cette société d’économie mixte chargée d’exploiter le tourisme au nom du département, vient de louer 3 chalets sur le Marché de Noël de Périgueux. Il y en a même un pour réserver sa place au téléski de la base nautique de Rouffiac. Il faut savoir être prévoyant.
Pour le coup, la Semitour réapparaît dans la Décision Modificative n°3. Pour l’acquisition du stock librairie et le remboursement des dépenses de communications à la Semitour, il nous en coûtera 19 300 euros.
Mais que fait l’adjoint à la culture ! On achète des livres sans intérêt à son ami Eric, mais on laisse tomber l’acquisition des éditions originales de Léon Bloy ! Non décidément, la littérature et le maire, c’est une vaste mésentente.
Il a l’air bien pratique ce musée gallo-romain. Et oui, il n’est plus géré depuis peu par la Semitour, qui est elle-même dirigée par un adjoint au maire. N’y voyez pas malice, c’est clair comme de l’eau de roche. (Tiens, on l’avait oublié celle-là).

:: Informations internationales ::
A Bergerac, les manants, maintenant au nombre de 3, semblent plus que jamais revigorés sur le site de la Belle Endormie. Leur dernier compte rendu de conseil municipal ne se contente pas d’être énergique, il indique, à les en croire, une stratégie assez proche entre les nouveaux maires des métropoles périgourdines.

A tel point qu’ils semblent avoir fait leurs classes ensemble.
Projetés dans la salle de communication politique, nous assistons à l’ultime répétition générale avant le grand oral. Les candidats sont briefés une dernière fois.

Au cas où, que faire en cas de victoire ?

Messieurs, si vous êtes élus, quelle sera votre première approche ?

– Dire qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses à cause de la mauvaise gestion précédente.

C’est bien. Ca ne mange pas de pain, discrédit sur les autres et si vous vous plantez ce n’est pas de votre faute.

Ensuite, acte II.

– Dire qu’il faut relancer les finances en faisant des économies et que c’est prioritaire. Sans oublier de stigmatiser le errements en Fonctionnement / Investissement et faire ressortir la baisse d’autofinancement.

Bravo. Ca fait sérieux et proche du peuple. Bonus garanti sur l’image « gestionnaire sérieux ».

Et après, qu’est-ce qu’on fait ?

– Après on conserve au taquet les indemnités ou on les augmente ça dépend du plafond légal.

C’est bien les gars, il ne faut pas oublier grâce à qui vous avez le fauteuil.

Et enfin le dernier acte ?

– On met en place nos projets en disant que c’est urgent et très très prioritaire.

C’est parfait messieurs, vous êtes prêts. On jettera un coup d’œil quand même au déménagement de la mairie. Plus c’est gros plus ça passe, d’accord. Mais là quand même on flirte avec les limites de Newton.

Messieurs, vous n’avez rien oublié ?

– Si si je sais. Mettre en avant la proximité participative de démocratie. J’ai bon ?

Pas exactement. On reprend. La démocratie participative de proximité, ça sonne mieux. Mais ce n’est pas grave. Ce qui compte c’est de répéter les mots le plus possible, on finit toujours par en retirer quelque chose.

D’ici à ce que le consommateur se croit en démocratie participative parce que vous lui mettez à disposition, 2 heures par semaine, un conseiller municipal dans son quartier… Ce serait le gros lot.

Gentlemen, à vos micros, Ripeux, au fourneau !