Périgueux? C’est mon beau-frère qui fait la promo

« Animations estivales : animations« .
Un titre accrocheur sur le site de la mairie de Périgueux, avec pour variante :
« Animations estivales : estivales » ?
Toujours avec autant de sève dans la plume, le webmestre du site (est-ce lui?) n’est jamais en reste pour qui ne saurait quoi écrire à part relever ces saillies littéraires. Mais ce n’est pas le cas comme vous vous en doutez.

Et puis si. Alors que nous allions aborder sans huile solaire quelque sujet hautement inflammable (ça viendra), nous en resterons à ce site internet que nous redécouvrons. Pour le dernier billet du mois d’aout, nous vous épargnons donc le son grave de l’orgue courant déjà dans les tuyaux.

:: Les chantiers ::
Nous reviendrons ultérieurement sur ce cadre dynamique d’une collectivité locale qui utilise les jardiniers de la collectivité pour entretenir son jardin privé. Considéré ici comme un sport local, nul ne s’en offense, surtout pas la presse d’ailleurs. Mais ce fâcheux code pénal considère en l’espèce un cas de prise illégale d’intérêt pouvant aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement. Ouf, heureusement que la Dordogne n’est pas la France, vive Groland !

Nous échappons pour l’instant à la tentative d’explication sur la précarité informationnelle locale. Toujours plus tournée vers l’écho que l’investigation, l’anecdote que l’analyse, nous essaierons de comprendre. Pas sur que les rédacteurs en chefs partagent donc le diagnostic et se prêtent au jeu. Pourquoi aucune affaire n’est jamais révélée localement comme s’il n’y en avait qu’à Paris? Quid de ce journalisme de cour où les confrères se retrouvent dans des sauteries mondaines organisées par les manitous du politico-financier? Juste pour recevoir une médaille en échange d’un joli poème? Quand même pas…

Différée également notre présentation de la théorie du Cachalot et du Chamallow en matière de ressources humaines dans les collectivités. Les deux flottent, (l’un c’est vrai davantage comme une olive dans un Martini), sont plutôt mous et se ressembleraient avec un peu d’imagination. Pourtant, ils ne travaillent pas dans les mêmes bureaux.

Enfin, nous verrons plus tard pour le débat entre pouvoirs politique et judiciaire à Périgueux. Il y a quelques mois, nous étions « prévenus » par téléphone d’un futur procès au cas où nous rendrions compte de la situation localement familiale entre justice et politique. Il nous faisait surtout un procès d’intention. Vous verrez bien qu’on peut en parler sans diffamer ni injurier quiconque dans le strict cadre de la loi élargie du 29 juillet 1881. Au début cela fait un peu potin mondain mais c’est vite intéressant du côté de Montesquieu.

Un programme de rentrée chargé que nous allons attaquer mollement par un commentaire de texte gracieusement versé par la mairie de Périgueux.
Billevesées direz-vous, ce n’est pas faux. On peut encore rester relax pour quelques jours non ?

 :: Du foie, du gras, du foie gras ::
Nous voulons parler de cette page en particulier qui vient d’être mise à jour puisqu’elle apparaît dans « nouveau sur le site ». A savoir la page  « Découvrir Périgueux capitale du Périgord ». Si vous n’êtes pas du coin et voulez en savoir plus, c’est là que vous allez en premier.
Aucun intérêt ? C’est vrai ou presque. Le vieux texte de présentation de l’ancien maire de Périgueux a été lourdé pour laisser place au regard perçant du nouveau maire.

:: Vésunna et le Gour de l’Arche ::
Il est notable que la présentation de la ville commence par celle de son musée. Le plus en vue certes : Vesunna. Le décor est planté. On apprend que Périgueux vit (avec) son temps,  » … et même avec une longueur d’avance« . Reste à savoir sur quoi.

Du musée on passe à la sacro sainte proximité du maire et son projet de rénovation du quartier du Gour de l’Arche, « … qui permet d’agrémenter la vie quotidienne ». De plus en plus attractif… On était sur un musée pour les vacances en Dordogne et on passe directement à un quartier de logements collectifs, certes mis à l’honneur pour être la terre d’élection du maire actuel. Dieu ne joue pas aux dés, Michel non plus.

:: De Bordeaux IV à Francheville I ::
Un petit tour par le « plateau universitaire de la Grenadière » et ses 2000 étudiants. Ne voyez vous pas ces hordes d’étudiants dévaler la colline et emplir la ville, festoyant en novembre comme en un jour d’été? Nous arrivons à un projet dont le maire actuel s’était fait un combatif pourfendeur. L’esplanade Francheville, son parking, son cinéma, ses commerces, bref, Satan insinué dans le capitalissssmeu… qui a depuis, de l’aveu du maire, « étendu l’aire d’activités de la ville ». Il n’y a pas qu’eux qui changent d’avis.

:: Deviser sur le vide ::
Tout ça pour dire. Mais quoi au fait ?
Et bien qu’à l’énumération du musée, des quartiers, de l’université, du parking et du cinéma, (« ainsi« ) la devise de la ville se « justifie pleinement » :

La fidélité de mes citoyens est ma force ou Je tire ma force de la fidélité de mes citoyens

C’est clair. Tout le développement précédent amène à cette conclusion. Fortitudo mea civium fides est une devise qui s’inscrit et se comprend à partir de la féodalité des XI° XII° XIII° siècles si on veut, sur l’importance de la fidélité dans le lien social. Cette devise peut se chercher du côté de la famille Valleteau de Moulliac et Angoulême par exemple. Elle peut aussi s’entendre au sens fort de l’allégeance, du serment et des relations fortes indues par ces derniers. JE tire MA force est personnifié, pour un individu ou une ville perçue comme une entité. En somme, le droit des obligations et la formation des Etats nations tendent à percevoir tout l’anachronisme dans la référence creuse à ce genre de formule.

L’indulgent dira que dans le texte municipal, la lisibilité et la logique manquent de zèle. Pour l’autre, que ce genre de bric à brac ne sert en rien l’image d’une ville que l’on voudrait déployée par des professionnels et non par des spécialistes du vide. Au mutisme opportun s’alloue parfois une apparente sagesse. Faisant fi de cette occasion, le communicant survivra à ce ridicule, longue vie à lui. Mais c’est encore l’image de la ville qui pâtit de ceux qui devraient la promouvoir.

:: Pôle fleuri et géranium multimodal ::
Mais ce n’est pas tout. Car dans le n’importe quoi, la limite ne tient qu’à la puissance créatrice. C’est donc infini et là nous avons un artiste, un vrai, un gabarit exceptionnel. Alors nous voilà lancés sans transition dans l’apologie du classement 4 étoiles au concours des villes fleuries. Et notez bien : « parallèlement, le regroupement de la gare de bus avec la gare SNCF contribue à créer un pôle multimodal susceptible de favoriser les transports en commun en limitant l’accès des véhicules en centre-ville ».
Parallèlement, il est difficile de voir à quoi ce dispositif contribue puisqu’il n’existe pas encore. Grâce à lui peut-être une 5ème étoile?

:: Il pense donc il pense :: 
Toujours en apnée, on apprend que la ville fait partie d’une intercommunalité (comme plus des 95% des autres communes de France) et qu’elle est préfecture du département. Un bol d’air pour la littérature. D’ailleurs, donc, ainsi, parallèlement, par surcroît, subséquemment, la ville est « un centre administratif et commercial fréquenté« . Un centre administratif fréquenté par ceux qui vont bosser et ceux qui font bosser ceux qui bossent. Il ne prend tellement pas de risque qu’il finit par en prendre. Ecrire ne consiste pas uniquement à agencer des signes alphabétiques pour faire des mots et des phrases. Au-delà du plaisir immédiat de déclencher l’activité verbale qu’est la lecture, cela sert aussi à donner du sens, signifier ou quelque chose comme ça. Mais pour l’heure nous n’en sommes pas encore là. Continuons.

:: L’avion, la voiture, le communisme ::
Approchant l’apothéose, nous apprenons béats que l’aéroport de Bergerac ne suffit pas au désenclavement de Périgueux. Et même l’amicale ULM de Milhac-Oie pourrions nous rajouter, nonobstant leur dévouement à la cause. L’autoroute n’y suffit pas non plus, d’ailleurs donc. Heureusement, il y a la ligne aérienne Périgueux / Paris comme le révèle le texte…
Ouiiiii. Celle qui était pourfendue par le candidat Moyrand, suivant en cela l’analyse du groupe communiste local. A leur honneur, même eux changèrent d’avis pour voter main dans la main avec l’UMP et le Modem la pérennisation de la ligne lors du dernier budget. Comme quoi, quand la Droite et le PCF se rencontrent ce n’est pas pour voler au ras des pâquerettes.

:: La phénoménologie du déclinisme périgourdin corrigée par le progressisme matérialiste de Michel ::
(ou quand Superman dans sa hâte n’avait pas remarqué l’homme invisible)

Pour conclure, le texte annonce l’embellie de la ville entre 1970 et 1990. Pas après puisque ensuite il s’agissait du ministre vaincu qui a commis l’esplanade Francheville vantée plus haut, c’est logique. Sans lui, l’actuel maire n’aurait aucun mérite à sortir du marasme et du déclin dans lequel le ministre l’a plongé, ouh le vilain ! Prenant à bras le corps une situation périlleuse, le nouveau maire va donc démontrer l’étendue de son talent en extirpant la ville de son funeste destin. Un destin que dis-je? Non ! Il va rendre son vrai destin à la ville, celui que lui avait confisqué son incurable prédécesseur.

:: C’est dans les vieilles pierres qu’on fait les meilleures défiscalisations ::

« Le secteur sauvegardé a bénéficié d’une rénovation exemplaire, valorisant les architectures médiévales et renaissances ».

« L’application de la loi Malraux a contribué à faire de Périgueux une ville touristique mais surtout à redonner vie à la vieille ville tout au long de l’année avec le retour d’habitants et d’activités commerciales dans ses immeubles ».

Certes, la loi Malraux a été appliquée à Périgueux uniquement après la destruction d’un quartier d’un millier de familles qu’elle aurait vraisemblablement interdite. Oui, celui des Rues Neuves, que Martine nous vend avec ses putes et ses ivrognes, mais à la Belle Epoque. Un détail de l’histoire. Enfin, grâce à cette niche fiscale, nous pouvons admirer les « rénovations exemplaires » de groupes de promotion immobilière tels qu’Investimmo. C’est incontestable.

On se quitte heureux sur la louange d’une loi Malraux dévoyée au fil du temps pour réduire un patrimoine immobilier à un produit fiscal, dont certaines sociétés n’hésitent pas à exploiter les failles avec les résultats que l’on connaît. Ils ont tellement le souci du patrimoine que les ABF sont à deux doigts du chômage technique. C’est connu.

:: Le médiocritisme n’est pas un humanisme ::
Bref, pour faire court, parallèlement nous allons conclure. Du musée Vésunna à la loi Malraux, la présentation de Périgueux capitale du Périgord est un exemple de mise en valeur que l’on ne souhaite pas même pour son pire ennemi. Vous croyez sortir du ridicule et vous sombrez dans l’incongru. Par petites touches, à petits pas, incidemment, cette médiocrité méthodique ou bien alors innée, fait de cette ville une farce. Pas que celle dont on s’amuse, celle surtout avec laquelle on gave les volailles.

PS: Téléchargement du PDF original avant que le bijou ne disparaisse de l’affiche.

PS’:Périgueux.com? c’est comme Zombo.com non ? On te dit que tu peux tout faire mais sans rien faire…

Michel Moyrand ouvre les portes de la mairie. Merci qui ?

En préambule à ce long billet, vous pouvez vous détendre en écoutant ICI  une très belle chanson intitulée :Poussez les murs, interprétée sauf erreur par une classe du collège Jules Verne de Rivery. Cette chanson serait l’hymne de la journée portes ouvertes à Périgueux, nous dit ont dans l’oreillette sans que nous osions le croire.

Cette année, méfiance. Ne pensez pas que la Journée du Patrimoine a été avancée au 10 mars. Il s’agit exclusivement de la mairie de Périgueux qui ouvre ses portes. La « maison » des périgourdins qui ne leur est par définition jamais fermée leur sera bien ouverte pour la journée.
Cette journée extraordinaire fera l’objet de visites guidées par grappes de 10/12 personnes et sera agrémentée d’un jeu, sous forme de questions palpitantes, pour gagner des bonbons, des images, des places de cinéma.
On regrette d’ors et déjà que ces cadeaux ne ciblent qu’un jeune public, car après tout, un bon gros jambon comme au concours de belote de Mensignac aurait assuré une fréquentation historique.

Là, comme ça, le béotien se demande bien pourquoi le maire organise un jeu de piste dans la mairie à travers une visite guidée des bureaux. S’il avait besoin de se détendre, il aurait pu faire ça chez lui, avec ses amis. Au pire, s’il manquait de place à la maison, il aurait pu organiser son jeu à la Dodie, y a déjà les maillots jaunes et verts pour faire les équipes. Laissons de côté pour l’instant cette énigmatique entreprise.

:: Concours de notes de services ::
Dam, le DGS (Directeur Général des Services), a eu toutes les peines du monde à organiser cette petite sauterie. Opiniâtre, le dirlo  (surement fan de 1984) a réussi à faire un choix dans une date en mars.

En effet, le 28 janvier 2009, il émet une note de service –ICI– fixant la date de l’évènement au jeudi 12 février 2009, qu’il appelle simplement Opération portes ouvertes.
Dans le but de montrer aux visiteurs le plus de personnel possible, plus on est de fous plus on rit, il demande expressément aux salariés municipaux d’annuler les congés, les RTT et les déplacements.
Dans la foulée, il recrute quelques volontaires pour assurer les visites. Au cas où ils n’auraient pas trop de boulot, il serait bien vu par la direction qu’ils se transformassent de plein gré en GO de Club Med pour l’occasion.
Ne vous étonnez donc pas si, en rentrant dans la mairie, on vous passe un collier de fleurs autour du cou.

Y a du soleil y a des nanas, la-latirlalala,
A la mairie on est fada, la-latirlalala,
On va vous fourrer jusque là, la-latirlalala,
Et on y ira au cinéma, la-latirlalala…

Bref, on a compris. Mais c’est alors que survient, le 29 janvier, le lendemain, une nouvelle note de service du DGSICI– reportant l’évènement prévu le 12 février 2009 au 17 mars 2009. Cette note est plus concise et ne précise plus que l’essentiel. A savoir qu’il faut annuler les RTT, congés et déplacements afin qu’il y est vraiment le plus de monde possible.

Cela ne convenait toujours pas. Une dernière note de service est émise le 04 févrierICI– non pour reporter, mais pour avancer la date des festivités au 10 mars 2009. Sauf que cette fois, la journée portes ouvertes a un nom :

Opération « Poussez les murs »

Tiens, il est drôle ce jeu, on va faire des équipes pour pousser les murs.

:: Opération Fear Factor à la mairie ::
Du coup, le maire a immédiatement relayé l’information sur sa page Facebook –ici-.
Il nous révèle, magnanime, la raison de cette opération « poussez les murs », qu’il a renommé pour l’occasion, en un grand jeu intitulé :

Poussez les murs

Alors il faut répondre aux 3 questions suivantes du maire:

Quels sont les services municipaux ?

Que l’on se rassure, il existe des organigrammes à la disposition des habitants sur ce sujet ou sinon, vous trouverez la réponse sur le site de la mairie.

Dans quelles conditions travaillent-ils ?

On serait tenté de répondre que le repère c’est le code du travail ou les conventions collectives, ou quelque chose dans le genre, simple.
Il doit y avoir un piège, c’est trop facile.
Peut-être que ces conditions s’apparentent elles à celles d’une usine de charbon dans une province chinoise reculée? Qui sait ce que l’on va découvrir. Suspens.
Dernière question :

Les locaux de la mairie sont-ils encore adaptés à un service public moderne et performant ?

Celui qui répond « oui » à cette question va être lynché en place publique, que ce soit clair pour tout le monde. En effet, les locaux actuels ne sont pas modernes, (XVIIè s.), et donc le service public ne peut y être qu’à cette image. C’est logique.
Ensuite il ne peut pas être performant non plus, ce qui implique que depuis des dizaines d’années, à cause des locaux, les services municipaux sont nazes, ou encore qu’il n’est pas permis aux services de donner la pleine puissance de leurs capacités. Encore logique. Les salariés apprécieront mais toute remarque sera notifiée dans le carnet de surveillance. Au bout de trois, il recevraient ludiquement 01h00 de colle.

Ainsi, comme des enfants, nous apprendrons par le jeu comment les locaux sont nuls, exigus, comment il faut se « faufiler » de bureaux en bureaux, (un peu comme Dans la Peau de John Malkovitch).
Enfin, les « joueurs » braveront même le danger, puisqu’il leur faudra « éviter les pièges menaçant leur tête ». Ce jeu promet d’être palpitant et il est déjà conseillé de se refaire Indiana Jones et le Temple Maudit afin de se préparer. Au pire un épisode de Fort Boyard fera l’affaire.

Alléchant n’est-ce pas ?

Pourtant, l’adulte que vous êtes, travaillant en semaine à l’instar des salariés municipaux, peut s’interroger sur la justification de prendre un jour de congé un mardi, pour aller emmerder les fonctionnaires municipaux en plein boulot. Drôle d’idée que de transformer la mairie en espace de jeux, pour observer ces laborieux bravant quotidiennement le danger au-dessus de leurs têtes.

La vérité est ailleurs.

:: Transparence de proximité ::
On ne saurait pousser la naïveté jusqu’à croire que l’objectif de l’opération « Poussez les murs » n’a pour finalité que de faire un jeu et observer les services municipaux au travail.
Ce n’est sûrement pas juste pour déranger les salariés municipaux et distribuer des cadeaux que le maire se démène ainsi.
Pourtant, il ne nous dit pas POURQUOI il organise ce grand jeu « Poussez les murs ».
Alors essayons de deviner.
Hum, c’est pas facile. Je cherche, je cherche. Pourquoi donc… 

J’aurais bien une idée mais bon. La CCI et le Déménagement-De-Sa-Mairie ?
Non, cela n’a rien à voir avec la CCI, la preuve, le maire n’y fait aucune référence, pas un mot. Transparent qu’il est et honnête homme, il nous l’aurait dit si cette opération avait un lien avec la CCI, non ?
C’eut été si transparent que l’on y aurait vu au travers alors ?
Que l’évidence était telle que l’on se dispense de le verbaliser ?
La prochaine étape de la sainte transparence municipale sera la télépathie, c’est sur.

:: Opération Rubicube ::
La finalité de cette journée est de montrer à quel point les services municipaux sont entravés dans leur mission en raison du manque de surfaces des bureaux actuels.
Cette opération de communication a pour objectif de préparer la population au déménagement de la mairie à la CCI, autrement dit « d’attendrir la viande », en présentant les locaux de l’actuelle mairie dans la pire configuration possible.
A savoir, via des notes de services qui demandent aux salariés d’être tous présents, afin de caractériser l’argument d’exiguïté servant à justifier le déménagement.

Souvenons nous la phrase du maire :

Chacun pourra constater la réalité, sans fard ni mise en scène, simplement au quotidien.

Confrontons maintenant cette déclaration avec la note de service du 28/01/09 :

Il est demandé autant que possible aux agents et chefs de service d’être présents dans les bureaux ce jour là et donc de limiter au maximum les congés, RTT et déplacements extérieurs.

Cette demande est par définition exceptionnelle et ne relève pas, évidement, du simple quotidien, à moins sinon, de froisser un tantinet la législation sur le travail.
C’est pourquoi dire qu’il n’y aucune mise en scène, alors que tout est préparé en amont pour faire observer le plus de salariés possible, en vue d’accroître le sentiment d’exiguïté, est pour le moins douteux.
Alors que tout le monde sait par quoi cette opération est justifiée, sa finalité et son but, le maire s’imagine transparent en n’y faisant aucunement référence. Pire, il organise un jeu de questions/réponses avec cadeaux à la clé, comme si, satisfaits de la place de cinéma, nous le satisferions en retour, en pensant que les locaux de cette mairie ne sont vraiment pas adaptés. Aussi viendrait-il ensuite nous dire qu’il a trouvé une solution à notre observation, ayant de quoi nous satisfaire encore avec l’idée de déménager la mairie.

N’évoquant pas l’objectif réel de cette opération, le maire s’oblige à une dissimulation étonnante. Car à travers cette opacité sur les buts inavoués de ce genre d’opération de communication, il prend le risque de traiter les périgourdins comme des naïfs, n’étant pas capables de faire le lien entre le projet à la CCI et un QCM débile sur la mairie actuelle.

Comme si les grosses ficelles du maire et ses places de cinéma devaient suffire à infantiliser les habitants pour mieux influencer leur opinion et orienter leur comportement en faveur de ses projets, a fortiori les plus contestables.

De toute façon, nul n’est dupe à propos du caractère « urgent et prioritaire » de ce projet, état renforcé par le contexte actuel. Que l’on soit pour ou contre, chacun a pris connaissance du caractère éminemment symbolique de ce geste. Il n’a jamais fait illusion sur son aspect politicien, que l’on tente vainement de rendre politique, en dramatisant méthodiquement une situation, cela a fait ses preuves croit-on. Autrement dit de produire une illusion, afin de se persuader – plus que de persuader – de l’appui de la population.

:: De la production de légitimité ::
Ici naît la faille entre information et communication, dans le fruit juteux de la chronique et du roman.
D’une réalité malléable au bricolage de ses éléments, selon le maire, il faudrait visiter la mairie pour visiter la mairie, redondance confondant le sujet et l’action ou la fin et le moyen.

La nuit tous les chats sont gris
Or il fait nuit
Donc les chats sont gris

Or on le sait, la finalité de l’évènement consiste à générer un sentiment – non à développer une analyse, un jeu sous forme de QCM n’aurait pas suffit – et ce sentiment doit être négatif sur les conditions de travail, c’est pour cela qu’il faut un taux de présence maximal en salariés.
Moins il y aurait de salariés, moins le sentiment négatif aurait de chance de s’imposer.
Quant à la carotte ludique, elle ne saurait prétendre à un caractère pédagogique, pas en douze questions. Elle se contente d’être une carotte – aller au cinéma – afin d’éviter autant que possible, une surreprésentation d’un 3ème âge aux après-midi tranquilles.

Bref, il y en assez pour mettre au jour une mise en scène dont le scénario n’est pas dévoilé d’une façon publique, ni transparente, c’est certain. On ne peut pas donner d’un côté des instructions modifiant le déroulement habituel de la mairie et de l’autre, prétendre qu’il s’agisse d’un jour banal et quotidien, fait de ses congés, RTT et déplacements.

La réalité est qu’il s’agit de visiter une dernière fois la mairie avant qu’elle ne soit déménagée, sans donner aux périgourdins la possibilité de choisir ou non le projet. Au lieu de leur laisser le choix, on essai de les persuader par une mise en scène que le projet de déménagement est légitime. Le seul but de cette communication est de créer (en miroir du sentiment négatif sur la mairie actuelle), une légitimité pour l’action future du maire.

Cela permettra le temps venu de mettre en avant sa transparence, sa transparence de proximité, faisant valoir des portes ouvertes et une visite guidée.
Fabriquer de la transparence avec de l’opacité, c’est là où je voulais en venir. Il fallait forcément un peu de temps. Mais nous y sommes.

L’alchimie est une manipulation et la transparence opaque ou l’opacité transparente, c’est une alchimie.

Sauf qu’il y a deux sortes d’alchimistes. Les enchanteurs et les autres…

Moyrand de Périgueux: « On m’a dit que vous avez mal parlé de moi! »

:: La proximitude attitude ::
Le maître mot de son mandat, au maire, c’est la proximité.
Après avoir tenté de parler de démocratie participative parce que le vocable est vendeur auprès des électeurs, il a raisonnablement lâché l’affaire. Mais s’apercevant toutefois que cette dernière nécessitait autre chose que du blabla pour prendre corps et être réellement mise en œuvre, après l’avoir abandonnée en somme, il s’est rabattu à bras raccourcis sur la proximité.
Du coup, il tente maintenant de faire croire qu’il s’agirait de la même chose, avec ses élus référents ratissant les quartiers, ce qui sera utile pour exercer des missions de renseignement et de lobbying, le temps des élections venu. Et avant qui sait.
Aussi, avec les mairies de quartiers, obligatoires pour les villes de plus de 100 000 habitants, il tente encore le coup. Il ne s’agit pour autant que d’une décentralisation du service administratif, non d’une association des citoyens à une démocratie continue qu’il n’appelle surtout plus de ses vœux depuis qu’il est élu.
Autrement dit, croyons son analyse, in fine :
L’accroissement de service public, (administratif), accroit mécaniquement la qualité de la démocratie locale.
Ou bien en une autre version :
Plus l’on augmente la taille des bananes, meilleur est le jus d’orange.
Une prouesse qui ne manquera pas de donner la migraine au nouveau service de la communication politique.

Donc sus à la proximité pour la nouvelle année. Il aurait pu citer à ce sujet :

La proximité installe, à la longue, une étrange distance.

Non il a préféré citer Pierre Mendès-France :

L’amour de la démocratie est d’abord un état d’esprit.

Pourquoi écrire ça ? Pour s’auto féliciter ensuite et en ces termes :

Après dix mois de fonction, nous voyons déjà les éléments tangibles de notre démarche. Cette politique se nourrit de proximité : nous avons mis en place des élus référents de quartier.

On s’interroge. Quel est le rapport entre l’esprit de la démocratie pour un Mendès-France et les élus référents de quartier du maire de Périgueux ?
Nous trouvons une piste un peu plus loin :

En prise directe avec la population, ils sont le trait d’union entre la population et la mairie.

Hum, ce n’est toujours pas clair. Rappelons nous que nos élus référents de quartier ont une permanence de 02h00 par semaine et que leur mission est celle de l’écoute des habitants, (Sud-Ouest 18/09/08). Ces deux heures de permanence seraient ce trait d’union qui promeut l’action municipale au rang de cet état d’esprit nommé par Mendès-France.
Donc, l’écoute engendre de la proximité et la proximité engendre de la démocratie, démocratie correspondant à cet état d’esprit et d’amour cité par Mendès-France ?
Nous remercions donc ces élus référents de quartier, qui, deux heures par semaine, incarnent l’amour de la démocratie de Mendès-France, son esprit, et puis au point où l’on en est, la paix, le bonheur, la prospérité… bonne année quoi.

:: On m’a dit que vous avez mal parlé de moi ! ::
En matière de proximité, le maire a révélé il y a peu un autre de ces talents : la Police Politique de Proximité. A ne pas confondre avec la théorie des MM 3P : Pousser, Propulser, Propager.
Il est entré furibard dans la boulangerie d’Hélène, au Puy-Saint-Front, juste avant Noël, en se présentant en ces termes :

On m’a dit que vous avez mal parlé de moi !

Attention Hélène, dans le régime politique moyrandiste, où l’on chérit l’amour de la démocratie, et donc la liberté de pensée et d’expression, il ne faut pas imaginer dire du mal du maire. Entendons nous. Il ne s’agissait ni d’injures, ni de calomnies…
Sur le rapport des Renseignements Municipaux, (un élu référent ?), par ce précis, courageux et non délateur, « on m’a dit… », on encoure donc dorénavant une remontrance officielle. Seront punis de disgrâce tous ceux qui regimberont à porter allégeance. Non mais !
C’est cela l’amour de la démocratie dans laquelle on sent bien la proximité de la baffe dans ta gueule si tu ne fais pas les louanges du maire !
A quand un décret municipal interdisant de penser et dire du mal du maire ! Vite. L’amour de la démocratie ne saurait tolérer que son talentueux promoteur puisse être blâmé par la populace !

(Plus d’infos sur le blog d’Hélène)

:: Loin des yeux loin du coeur ::
Dans le moyrandisme de proximité, la « prochitude » fait la démocratie.
Il suffit d’être prévenu. Comprenons qu’en théorie, la qualité et la quantité du service administratif garantiraient les droits civiques et politiques, que l’on traduit par la vigueur de la démocratie locale. Ainsi, plus il y aurait de mairies de quartiers, plus il y aurait de démocratie. Plus il y aurait d’élus référents, plus il y aurait de démocratie. Fantastique.
Nous pensions en prémisses que le démagogique amalgame entre proximité et démocratie était un poison du marketing politique. Pas que. Il s’agirait d’une nouvelle théorie politique dont le commune de Périgueux est le laboratoire, dont l’application, en terme de projet pilote, pourrait conduire les périgourdins à la notoriété.
En effet, ils auront vu l’homme qui change les formulaires administratifs en Particules Elémentaires de Démocratie, (les PED) !

Le Périgord ne sera bientôt plus connu pour sa grotte de Lascaux et ses foies malades, mais pour l’homme qui changeait les fiches d’état civil en droits de la citoyenneté. Qui a dit que cette année 2009 risquait d’être morose !

:: L’adjointe à la démocratie [bip] et au devoir de quoi déjà ? ::
Oui, bientôt il ne faudra même plus prononcer le nom de démocratie participative, terme officiellement remplacé par celui de proximité. C’est pourquoi il faudra modifier les attributions de l’actuelle adjointe à « la démocratie participative, à l’éducation à la citoyenneté et au devoir de mémoire« , par adjointe à la mémoire de la démocratie participative.
Nous voulions vous donner des nouvelles, mais visiblement, elle se concentre plutôt sur des problèmes de mnémotechnique, combattant une soudaine amnésie. Car à 1500 euros/mois, on se demande où est le bilan des 9 premiers mois. On se dit qu’au moins, pour Rachida Dati, on sait. Là non.
Si personne ne se souvenait de ce bilan, on nous permettra de nous interroger sur le caractère fictif de ce mandat.
Peut-être lui faudra-t-il un grand bureau dans la nouvelle mairie pour y installer une chaise longue électrique avec repose pied chauffant ?
Non, on ne saurait penser une telle chose. C’est impossible.

:: Conseil municipal, on fait une crapette ? ::
Changeons de sujet. Ce soir, se tiendra un conseil municipal. Certes, cette petite réunion formelle et trimestrielle n’est en rien comparable, sur le plan démocratique, au rôle que jouent les élus référents de quartier. Mais quand même.
On n’y apprendra comment les services municipaux étaient très très mal gérés par l’ancienne municipalité. C’est toujours bon à savoir. Après les finances, les ressources humaines. Notez, c’est juste une question d’organisation, hein Roselyne !
Cela fait maintenant 10 mois que le maire fait l’audit complet de la situation précédente. D’audit en audit, il s’escrime à démontrer que l’équipe précédente est coupable de :
. Promesses intenables, en toute connaissance de cause, donc mensonge éhonté. (Réalisation Bas-Saint-Front)
. Mauvaise gestion des ressources humaines
. Dilapidation d’argent public
. Gestion financière de kamikaze
Il lit et relit les rapports, les notes, les audits, quitte à donner l’image d’un homme résolument tourné vers le passé, assoiffé de revanche et préférant pourrir le bilan du ministre plutôt que de mettre en place sa propre politique. Il communique, commente, analyse, à partir de notes internes, de rapport de la chambre régionale des comptes, d’audits privés, d’analyses du trésorier et du comptable.
10 mois. 10 mois que son idée fixe est de pourfendre le bilan de l’équipe précédente. Cette obsession politique a un objectif. Montrer qu’il ne peut pas faire pire avant d’avoir fait quoi que ce soit ?

A ce rythme là, il faudrait proposer, parce qu’il le mérite, d’étendre le mandat de maire à, disons 20 ans, pour que notre cher élu se mette réellement à réaliser un projet politique. Car, et on le croit sur parole : Il travaille ! En plus il travaille !
Il a travaillé à faire comprendre que les décisions seront prises en toute rigueur et selon une extrême nécessité, après des analyses financières et des études de faisabilité poussées, parce que l’argent public doit être utilisé avec célérité.
Sauf, sauf, le déplacement de la mairie et la transformation de l’actuelle en artothèque. Là on s’en fout, l’argent n’est plus un problème. Rien à taper du budget d’investissement, et quant au coût de fonctionnement, on verra quand ce sera en place. Un des mystères de la mandature, assurément.

:: L’opposition déposée ::
On se dirait que face à de telles attaques et cette coulée de rapports accablants, l’opposition a quelque chose à proposer, tentant de justifier, au moins à minima, son bilan. Non.
Elle est en train de nous laisser conclure que le nouveau maire est dans le vrai. Et si ce vrai prend racine, il faudra comprendre comment, pendant plus de 10 années, les périgourdins ont été dupes d’une politique de tartuffes, vidant et laissant vider les caisses avec désinvolture et indifférence. Las, au peuple souverain la responsabilité des ses dirigeants ?

:: La belle endormie ::
Non ! La Belle Endormie n’est pas Bergerac, c’est Périgueux ! Aussi vrai que se discute l’appartenance de Nantes à la Bretagne, messieurs !
Preuve à l’appui, la diminution de la population à Périgueux et son augmentation à Bergerac. Ah on fait moins les malins là hein ?!
Il est temps de lancer un défi aux 3 Manants, pour le titre unique de Belle Endormie, car une seule ville en Dordogne peut le mériter, (sinon toutes… ce n’est pas faux).
Mais au moins pour le principe, ces prétentieux de bergeracois s’arrogent un endormissement qui, à Périgueux, fait figure d’hyperactivité aigue. Parfaitement. Votre arme sera la nôtre, voilà le gant jeté.
Pour votre information et en première escarmouche, parlons urbanisme. Bergerac a approuvé son PLU en décembre 2008. Nous à Périgueux, on trouve que c’est trop fun un PLU, on préfère réviser notre POS qui date de Mathusalem, alors qu’un PLU tout neuf n’attend plus que d’être voté en conseil municipal.
Sauf qu’il a été fait par l’ancienne équipe municipale et donc jugé PLU de droite = à refaire en PLU de gauche. C’est pas une vraie belle apathie ça ?
En quête d’informations sur le Conseil Général et son éternel et bondissant président, nous pouvons lire sur leur site comment le grand timonier des grottes ornées avait anticipé, à sa façon, la crise financière, en 2008 :

Un nouvel équilibre s’est ainsi instauré, malgré la croissance ininterrompue des dépenses subies. Cet équilibre doit beaucoup au dynamisme de la fiscalité locale, particulièrement celle des droits de mutation. Nous savons que ces derniers sont précaires par essence, tant l’évolution du marché immobilier est sujette à caution. Mais on recense des éléments de solidité budgétaire qui vont au-delà de cette seule conjoncture.”(discours de B. Cazeaux, vote du budget primitif janvier 2008)

La preuve en 2009. Encore bravo pour la leçon.

:: Message à caractère informatif ::
En parcourant les requêtes de recherche qui ont conduit sur le site de la ruedelachouette.org, certaines ont retenu notre attention.
En décembre, sûrement à l’approche de Noël, un(e) internaute à écrit sur google :

Comment ne pas rater un foie gras

La ruedelachouette.org arrive en 11ème position sur cette requête, proposant un titre de billet intitulé :

Rue de la Chouette » Archives » Foie gras à perpétuité ?
Ca laissait le temps de sortir du boulot ou de ne pas rater l’inspecteur Derrick Conditions d’accueil : excellentes … Comment dire. C’est un peu comme si votre médecin vous disait : ….

Comme quoi en Périgord, tout finit toujours dans l’assiette…

Le maire a les clefs de la ville, du coffre et du bonheur

Quelques brèves pour commencer l’année. Grâce à l’activisme débordant de la nouvelle municipalité et la mise en œuvre de ses idées audacieuses, la ville explose de toutes parts. Les rues sont bondées, l’artisanat et le commerce s’éclatent, d’animations en évènements, d’évènements en manifestations, la ville de Périgueux fourmille de vie et d’allégresse. Les bistrots sont remplis, vivants, les tv sont éteintes et grâce à la nouvelle équipe, les gens sont à nouveau heureux de partager leurs envies. A l’instar de ce qui s’est passé au congrès de Reims, nous voyons enfin ce que veut dire solidarité et fraternité. Le vivre ensemble du maire est là, débordant d’enthousiasme, faisant la chasse aux petits intérêts politiciens et aux calculs électoraux.
Nous ne savons plus où donner de la tête, la Renaissance tant promise est là, prête à jaillir de mille feux au printemps.

Vous ne l’aviez pas remarqué ? Non, il faudrait être aveugle.

:: Réforme du découpage administratif des territoires ::
Vivre en Périgord, janvier 2009, porte voix officiel de Sa Majesté
BC :

 … un redécoupage des collectivités est programmé dans le plus grand secret.

Un comité présidé par Edouard Balladur doit décider de réorganiser la carte administrative de France en catimini, sans discussion avec les élus, ni avec la population d’ailleurs.

L’omniprésident (de Dordogne) est radicalement contre la disparition des Conseils Généraux. Etonnant. Pouvoir à la sauce Haut Moyen-Age, enrichissement personnel, modestes indemnités, viviers de reclassement pour les amis, (dans le jargon on dit « usine-à-beaux-frères »), ascenseur pour un mandat national, etc. Etonnant.
Et en plus on le fait dans son dos selon lui ?
Pas exactement.
Peut-être faut-il rappeler que le Sénat a lancé une mission sur le sujet, (mission temporaire sur l’organisation et l’évolution des collectivités territoriales), qu’aucune réforme des collectivités territoriales ne se fera sans l’aval du Sénat, (Constitution), et pour finir que Bernard Cazeau, (avec le tribun Claude Bérit-Débat), est membre de cette commission ?
En catimini, dans le plus grand secret, le sénateur Cazeau, membre de la mission parlementaire sur la réforme territoriale travaille à sauver ses privilèges.
Il craint sa nuit du 4 Août à lui ?

:: Comment dit-on « augmenter les impôts » en langage Cazeau ? ::

L’Etat veut nous étrangler, nous devons réagir : nous le ferons en décalant certains travaux et en demandant une contribution légère à nos concitoyens.

La classe.
En fait, la Droite, en France ne sert qu’à systématiquement rejeter toute responsabilité sur elle, par la Gauche. Et comme cela fonctionne dans les deux sens, au milieu, nous, le peuple souverain, (sic), on est bien avancé.

:: Françis Colbac, la différence entre penser et calculer ::
Prône un budget « volontariste » pour 2009 et défend l’existence des départements. Espérons que ce budget sera moins colbacien que celui de la ville dont il est le maire. Les résultats sont les plus mauvais de l’agglomération.
Cette pauvre ville de Trélissac n’en avait pas besoin. Mais elle a été balkanysée, ou plutôt tibérisée par une fraude électorale condamnée en Conseil d’Etat. Les élections sont relancées.
Ce qui est étonnant, c’est que dans les casinos par exemple, les tricheurs attrapés en flagrant délit ne sont plus admis aux tables de jeux. En politique c’est l’inverse.
Ce serait même mal vu un politicien honnête ?

:: Et Périgueux dans tout ça ? ::
Ben rien de spécial. Si, la mairie lance un appel d’offre pour acheter un nouveau tractopelle.
Sinon la population baisse. Ah ben c’est la faute au ministre alors, question d’héritage non ?
Si on veut, c’est de la recette de politicard provincial. En réalité Périgueux se vide depuis 60 ans, -10 000 habitants.

Dordogne Libre 07/01/09

Pour inverser la tendance, précise-t-il, il faut agir sur certains leviers en mettant en place un programme de rénovation de l’habitat ou en réfléchissant, pourquoi pas, à la mise en place d’une taxe d’habitation pour les logements vacants.

Car il y a encore trop de logements inoccupés, estime le maire de Périgueux…

Les gens s’en vont, ou ceux qui meurent laissent des logements durablement vacants. Ainsi va.
Périgueux n’attire pas, elle fait fuir. Ca vous étonne ?

Car le maire, lui, il a une solution géniale pour endiguer le phénomène. Forcer les propriétaires à louer en les taxant davantage. On s’incline.
Et surtout ce n’est qu’une question de capacité locative. Plus de logements, plus d’habitants. Aussi, le maire se croit en mesure d’affirmer que d’ici les prochaines élections, il aura endigué le phénomène. Ben oui, tous les héritages ne seront pas négatifs. Quel génie !

:: Communication, le blog du maire ::
Décidément la proximité est devenue une obsession. On en aura pour notre argent. Après la série Martine, « le maire fait quelque chose », (et en photo s’il vous plait), voici « l’actualité du maire», un Google Agenda pour ses fans.
La nouveauté est la mise en ligne de cet agenda du maire, le public bien sur, pas le vrai. 9 jours de rendez-vous alignés, tous consacrés à la présentation des vœux de nouvelle année. Ca frise le fantasme du culte.

Toujours à la traîne en matière de TIC, avec 2 pauvres @ au classement des Villes Internet, le service info de la ville consacre toute son énergie à pondre du code à la seule gloire de notre ancien Directeur de Recherche des courriers perdus de l’usine du timbre.
En somme on conclut que le maire confond le site de la mairie avec sa page Facebook. Ce n’est plus une plateforme d’échange et d’information à destination du public, c’est le blog de Michel M.
La méthode Sarkozy lui monte à la tête ?

 :: Finances ::
Le maire met en ligne des résultats budgétaires négatifs, produits cette fois par le trésorier de Périgueux, Paul Arquet. Une véritable jubilation pour le maire : et maintenant champion, tu comptes répéter la rengaine de l’héritage pendant 5 ans ?

 :: Le journal du Périgord ::
On y cause projet du Bas Saint Front et ça défouraille. Le maire y déploie ses dernières recettes de langue de bois apprises en média training. Cet homme qui n’est même pas capable de prononcer le nom de Goethe correctement, (pardon c’est de l’élitisme ? Pouah !), quel est-il pour saisir l’enjeu réel, historique et culturel de ce quartier du Puy-Saint-Front qui, n’en déplaise à ses électeurs, est le cœur, la tête et les poumons de la ville de Périgueux ?
Alors qu’il s’évertue à se victimiser dans cette affaire, accusant X de procès d’intention sur son intérêt pour le projet, est drolatique. Ce qui est un fait, en retour, est bien l’annulation d’une ligne de crédit de -280 000 euros destinée à la poursuite du projet. C’est un procès d’intention ça ?

En revanche il y aura bien de nouveaux immeubles HLM dans le quartier historique, à côté de la place Mauvard. Tout est en place avec Domofrance. Avec le Grand Architecte de la mairie, (R. Bourgeois pour les intimes), ces bâtiments devraient être supérieurs, géniaux, à son image quoi. Le dernier espoir de ne pas voir une verrue de plus repose donc sur la sagacité de l’Architecte des Bâtiments de France. Il sera le seul à pouvoir empêcher les margoulins de pourrir un peu plus le secteur historique. Croisons les doigts, pas les bras.

Que ne ferait-il pas pour déménager SA mairie, SON projet à lui rien qu’à lui, le seul en définitive. Enfin non, il y aurait aussi l’artothèque et la résidence d’artiste. Verra-t-on en exposition permanente l’œuvre du photographe officiel de la mairie et en résidence à vie l’artiste faiseur d’encre sympathique ? Bien sur que non, il a plus d’amis que cela dans le l’Art.

Le temps est à la flatterie, la courtisanerie, la veulerie souligne Pascal Serre dans son édito. Il ne vise personne, mais les personnes concernées s’y reconnaîtront. C’est qu’il y a un risque à contredire le nouveau pouvoir si l’on dépend, en quelque endroit, pour n’importe quelle raison, d’une décision municipale.

Allez, allez, chantez quoi.
Le bonheur est dans sa main, cours y vite, cours y vite, il va filer.

[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=G5zA9eGEYVc[/youtube]

Congrès mal gré, le défi d’Eric Dosset

Si dans deux ans on n’a pas fait décoller cette activité, c’est que l’idée n’était pas bonne 

C’est ainsi que résume le monsieur développement économique de la mairie de Périgueux, Eric Dosset, sa dernière trouvaille en matière de business.

Périgueux ville de congrès

Dans les colonnes déployées de la Dordogne Libre, en date du 10 décembre 2008, le directeur de la société d’économie mixte SEMITOUR, organe centralisé politico-économique du tourisme périgourdin, a pu se livrer à l’un de ses exercices favoris : annoncer.

Sous son impulsion, Périgueux va essayer de devenir une ville de congrès. En deux ans, sinon rien.

:: La méthode du discours ::

Développons d’abord la commercialisation, on verra ensuite pour l’outil

C’est une sorte de vente en état futur d’achèvement (la commercialisation) sans savoir comment on va assurer la prestation vendue, (l’outil). En cas d’échec, on en a vu devoir éplucher le Code du Commerce pour moins que ça.

Voilà le concept, faire du tourisme d’affaire en VEFA, et créer l’outil une fois le produit vendu. Il ne manque plus que d’être éclairé sur les moyens à mettre en œuvre pour atteindre cet objectif, autrement dit dépenser de l’argent pour savoir si cela a raté ou pas. La philosophie d’Eric Dosset tiendrait-elle en 3 concepts majeurs ?

COMMUNICATION – COMMERCIALISATION – CONSTERNATION

:: Un esprit de conquête à l’aventure de nouveaux marchés ::
Une nouveauté ? Non, pas vraiment, mais un parcours éloquent.
Ce qu’il ne faut surtout pas souhaiter pour cette nouvelle idée d’Eric Dosset, c’est une quelconque ressemblance avec son Salon International de l’Innovation Touristique (SIIT), catapulté à grands frais de communication en 1998, devant sceller l’union de la modernité numérique avec l’industrie du tourisme périgourdin entre autre. Cette union n’a duré que le temps du salon, exemplaire unique d’un succès qui se finit le lendemain de la noce, en divorce à l’amiable, mais néanmoins durable.

L’évènement en quelques chiffres. (Sud-Ouest, Octobre 1998)
Durée de l’évènement : 4 jours
Lieu : Foire Expo de Marsac
Fréquentation à atteindre : 5000 visiteurs
Fréquentation comptée : 6872
Entrées payantes à 15 francs : 1000
Conclusion : selon Eric Dosset c’est un succès, puisque 5872 invitations sont totalisées.
Coût total : 3 200 000 francs
Participation Région : 350 000 francs
Participation Département : 1 600 000 francs
Participation Sémitour : 600 000 francs
Total participation : 2 550 000 francs
Total recettes : 650 000 francs dont 15 000 francs d’entrées payantes, en 4 jours : « les ventes, les bars et la librairie ».
Autant dire qu’à raison de 158 750 francs/jour, (pas loin de 25 000 euros), non seulement les visiteurs ont du prendre une cuite mémorable, mais en plus ils sont rentrés chez eux avec des palettes de bouquins.

:: Objectif: 50 000 visiteurs ::
Un détail retient l’attention. L’objectif de fréquentation, dans cet article tirant le bilan de l’évènement, est de 5000 visiteurs pour Eric Dosset, pas peu fier de son « succès ». Objectif atteint et dépassé nous dit-il, avec 1000 entrées payantes ?

Eric Dosset pour Sud Ouest, 27 octobre 1998:

Nous avions annoncé qu’à 5000 visiteurs, le SITT serait un succès

Et du journaliste de conclure: « La fréquentation constitue donc un premier point de satisfaction pour les organisateurs« .
Pourtant, le même Eric Dosset, dans sa campagne de communication, annonçait non 5 000 visiteurs mais 50 000 visiteurs ! Ce n’est pas une coquille. Simplement une erreur de 45 000 visiteurs, comme ça, en passant. Face à l’échec de son salon, soutenue par une fréquentation 10 fois inférieure à celle qu’il annonçait avant le lancement, splatch. Un gros mensonge, en plein dans Sud Ouest.

Cette belle fréquentation, placardée sur la plaquette de présentation de l’évènement et en dossier de presse, devait servir à justifier un budget de communication de 1 500 000 francs. Pas moins. Le budget a été confié à l’agence parisienne Concept Corporate et Communication, qui a aujourd’hui apparemment disparu de la circulation.
Aussi plus de la moitié du budget total aurait été consacrée à une campagne de communication d’envergure nationale (jusqu’à Thiviers?), pour environ 230 000 euros, et aurait ramené moins de 7000 visiteurs
Ce bel argent public a donc servi, en lieu et place d’un évènement international, à organiser un fiasco magistral, dont on se demande aujourd’hui s’il n’a pas servi au passage à autre chose qu’essayer de faire venir les 45 000 visiteurs manquant à l’appel.
Parce qu’atteindre un tel niveau de nullité n’est quasiment pas humain, on ne saurait croire que les sommes colossales engagées n’aient pas été recyclées à bon escient d’une manière ou d’une autre.
Au bénéfice du doute, il faut pourtant conclure au pur gaspillage d’argent public, au mensonge sur la fréquentation et le succès de l’évènement, à l’incompétence arithmétique sinon plus, rien d’autre n’est autorisé.C’est déjà pas mal remarque.

Bref, ne soyons pas trop près de nos sous. Toujours est-il que cet évènement fut fondateur pour Eric Dosset :

Nous avons assis le concept d’innovation touristique en Dordogne. Il ne peut désormais pas y avoir de SIIT autre part qu’ici

Dans cet élan de triomphalisme tout de même assez onéreux, bien que l’on n’espérait pas vendre autant de canettes de bières que lors de la victoire de l’équipe de France en Coupe du Monde la même année, on annonçait déjà la prochaine édition pour l’an 2000.

Trop bien assis peut-être, le concept s’est endormi et deux ans plus tard, il ne s’est pas réveillé. Effectivement rien. Rien ailleurs, rien en Dordogne.

:: Lascaux, l’Art et la Manière ::
Dans l’art d’asseoir des concepts, cet été 2008 fut encore l’occasion de la preuve par l’exemple. Il ne s’agissait plus seulement de l’asseoir le concept, mais carrément de le planter au marteau.
Le concept était de commercialiser un billet jumelé pour Lascaux II, le Thot et Lascaux Révélé.
Tu ne veux voir que Lascaux II ? C’est possible mais tu achètes quand même mon multipass pour les 3 sites. Seuls les esprits chagrins ont pu voir là une forme de « vente forcée ». C’est pourtant une fourniture de service, sans commande préalable, accompagnée d’une demande de paiement.
Cela ne correspondait pas stricto sensu à l’article L 122-3 du Code de la Consommation. Mais de peu. C’est pourquoi on a parlé de vente très très aidée.
Peu importe, en terme d’image et de professionnalisme ce fut un carton. Le public, en masse, fit part de son extrême ravissement et loua le Code de la Consommation de ne pas interdire directement ce genre de pratiques de ventes, à la hauteur de la qualité de la prestation : offre inadaptée, visites au pas de course, conditions d’accueil déplorables, suppression des visites guidées…
Cet été, Eric Dosset a fait le grand schelem, au grand dam des professionnels du tourisme. On a même été obligé, de planquer le livre d’or de l’exposition qu’il aurait fallu interdire en lecture aux moins de 18 ans.

:: Un peu d’histoire récente ::
Mais au fait, se dit-on benoîtement. N’a-t-on pas un centre des congrès à Périgueux ? Non. Enfin plus. Jadis au temps jadis, un homme eut la même idée qu’Eric Dosset, (si si c’est possible), faire des congrès. C’était sous l’ère Yves Guéna, (qui inspire encore le maire actuel en matière de démocratie participative), qu’un élu en charge du tourisme, Jean-Jacques Rathier, avait initié ce chantier. On se souviendra même de ce concept « Périgueux Ville d’Accueil », associé à une agence de voyage qui n’en fit pas beaucoup sur ce thème.
Il fit donc construire un magnifique Palais des Congrès, au bord de la rivière, bien en co-visibilité avec la cathédrale Saint Front, pour le plus grand bonheur des amateurs d’architecture Est Allemande (moderne). Les connaisseurs le savent, ce bâtiment est appelé depuis son édification en 1988, « La Cuve », on vous laisse deviner pourquoi.
Mais enfin, comme le maire de l’époque fit raser les abords de la cathédrale avant même de recevoir l’autorisation de l’Architecte des Bâtiments de France, on était plus à ça près, l’ABF non plus, encore pas remis de l’anéantissement de son quartier historique.
Le temps passa, et toujours pas de congressistes. Fluctuat nec mergitur, le « Palais des Congrès » devint, dans les esprits, « Centre des Congrès ». Toujours à flot, il devint enfin le « Centre Départemental de la Communication ». En guise de congressistes, le Conseil Général loue des locaux à France 3 pour concocter sa quotidienne. Tout cela tourne rond depuis 2002. Tous les détails : ici.

:: Histoire très récente ::
Plus près de nous, un « event manager » de la société Ericsson s’était rapproché de la municipalité pour organiser un congrès à Périgueux. A chaque changement d’âne, les mouches changent de méthode. Cette fois-là un fonctionnaire territorial avait produit une étude sérieuse avant de conclure n’importe quoi. Or le résultat de cette étude avait sonné pour Ericsson comme une fin de non recevoir. Un bête problème d’accès, d’accueil, d’hébergement, trois fois rien. Comme une idée d’infrastructures à développer pour être à la hauteur d’une prestation de qualité en matière de congrès, déjà concurrentielle. En somme, un vrai travail à fournir en amont avant de prétendre quoi que ce soit en la matière.

Et pourtant. Cela n’empêche nullement l’organisation de congrès, mais adaptés aux capacités de la ville. Quand on sait qu’il n’y a guère plus de 500 chambres d’hôtel, pour une gamme de qualité et de prestations inégales, on adapte le cahier des charges à ses moyens. Dans ces cas là, on pourvoit à l’image du département en s’adonnant à notre savoir faire premier, bien manger, finir ronds comme des queues de pelles, et admirer les paysages en découvrant les châteaux et l’art pariétal.

:: Le coup de l’amnésie ::
Mais avec Eric Dosset, il faudrait faire comme si la page était vierge et repartir de plus belle, mais sans toujours avoir de bases et en se contentant de rhétorique « marketico-volontariste ».
Lorsque Eric Dosset suggère de dynamiser l’offre mais que l’accès n’est pas un problème si important, il est le seul à s’en convaincre :

L’accès est un souci mais ne rebute pas ! C’est bien la preuve que l’on a une carte à jouer, que l’on bénéficie d’une véritable attractivité.

C’est tout le charme d’un souci attractif. On va bientôt entendre que Périgueux est justement choisie pour sa difficulté d’accès et que cette touche d’exotisme est une indéniable valeur ajoutée. Il n’y a qu’à voir les commentaires des congressistes.

Quant à l’hébergement ce n’est plus un problème. Notre maire, devenu par définition spécialiste de tout, l’a résumé en une sentence magistrale (La Vie Economique du Sud-Ouest, 03/12/08) :

Il y a assez d’hôtels et de restaurants à Périgueux

Faites donc confiance au maire, il en connaît un rayon sur la capacité hôtelière de Périgueux. A moins que sa langue ait fourché, peut-être voulait-il parler de Bassillac en fait.

Peu importe donc que 650 congressistes soient ventilés dans un rayon de 30 à 40 kilomètres autour de Périgueux en pleine saison creuse. Après tout ils sont là pour ça, faire des ballades en bus. C’est bien connu.
Peu importe que certains se retrouvent dans la suite de l’hôtel Accor en centre ville et d’autres envoyés en chambres d’hôtes à Pétaouchnock ou encore dans un hôtel « entrée de gamme » de bord d’autoroute vers Terrasson.
Au contraire, on peut parier que cette coquetterie locale va faire un vrai carton. Il leur reviendra de découvrir, sous des apparences trompeuses, le charme glamour de nos bretelles d’autoroutes.

Pour Eric Dosset il n’y a qu’à communiquer et sensibiliser les « locaux ». Pour d’autres, il y a d’abord un problème de capacité d’accueil et d’organisation, pour une logistique performante à mettre en place. Au cas où, si vous voulez organiser un congrès en France et que vous n’avez pas le numéro de portable d’Eric Dosset, vous pouvez quand même consulter le site de France Congrès, on se ne sait jamais. Ce site regroupe l’offre nationale des villes structurées autour de l’organisation de congrès. N’y cherchez pas Périgueux.

:: Epilogue ::
En l’état, cette annonce sonne creux tant qu’elle ne répond pas d’un critère professionnel, d’une organisation structurée et d’un plan solide du développement de l’outil. Faudra déjà commencer par la base, prévoir les cintres…
La méthode consistant à dilapider investir l’argent public pour simplement vérifier qu’une idée est bonne ou non relève d’un concept que l’on n’aurait pas cru d’actualité, même chez Dexia.
Ce genre d’idées lancées à la volée ne nourrit que les animaux trouvant pitance à même le sol.
Errare humanum est, perseverare diabolicum. En langage actuel. Se planter une fois, ça passe. Mais l’ériger en méthode n’est pas acceptable.
Or l’expérience du SIIT promu à un grand avenir, consistant à utiliser un violon pour satisfaire la nature, de même que planter un évènement comme « Lascaux Révélé » en inclinant les touristes à s’aligner sur la trayeuse électrique, cela ne relève pas d’un objectif atteint. On sent bien ce que commercialiser en état futur d’achèvement peut comporter comme dérive.
Une dernière chose. Si l’homme dispense volontiers son tutoiement en échange de votre vouvoiement, n’en attendez pas moins un accueil cordial à toute bonne idée. (Proverbe d’architecte à Montignac).