Périgueux, Michel Moyrand navigue au gré du clafoutis

Décidément, à l’approche du printemps, Périgueux a des airs marins. Après avoir appris par un de ses proches que le maire Michel Moyrand avait le « charisme d’une huître », voilà t’y pas qu’il renchérit en conseil municipal sur le thème fort iodé de la navigation. Aussi les orientations budgétaires avaient un air de marée basse.

Tout avait été dit en conférence de presse la veille du conseil, par un maire emphatique sur son plan quinquennal. Aussi nulle surprise, sinon quelques précisions sur l’augmentation de la fiscalité ou les niveaux d’investissements. Le décor étant définitivement planté, nous reviendrons en détail sur ce sujet, documents en main, pour une analyse aussi nette que possible.

Mais pour l’heure, ami périgourdin, laisse toi porter sur les flots de l’insouciance, écoute les grues rejoindre leurs quartiers d’été, hume le vent des horodateurs autour de la cathédrale, et sors ton chéquier pendant que le maire fait ses cartons. Voilà en substance le message du maire:

propulser Périgueux à un niveau jamais atteint d’activité et d’attractivité

Voilà la salle du conseil municipal avant la séance, vide.

Attendant d’être comblé, le vide n’espérait pas tant de vent.

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:: Il n’a qu’à ouvrir l’espace de ses bras … :: 
Eric Dosset a été grand. Eric Dosset a été Eric Dosset. Sans complexe et avec plénitude, il s’acharne à parodier la marionnette des Guignols de l’Info d’Alain Delon.
Il suffit d’écouter

Allez, pour l’essentiel…

Pour la référence saline

Le roi de l’innovation touristique a encore frappé hier soir, révélant à bon marché tout son infini contentement de soi. Dommage que le maire se refuse à diffuser les conseils municipaux, car seuls ceux qui le connaissent comprendront le rapprochement avec la marionnette de l’acteur. Nous sommes bel et bien passés de la caricature de boulevard au néoréalisme burlesque.

:: Le vide, puis le vent, et rien, puis le vide ::
Bref, un monde sur lequel on vogue au gré du clafoutis, à ne pas confondre avec le clapotis.
Vous souriez peut-être, mais le maire se mord encore les doigts d’une telle entame pour sa première orientation budgétaire.
Car, comme le maire nous l’indique, il n’est pas le commandant du Titanic, un vulgaire bateau à moteur, (à explosion rajouterait l’adjoint Mathivet), mais le skipper d’un fier voilier, quitte à le confondre avec l’embarcation de Jean le Cam au dernier Vendée Globe

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                                                                  afp

Là nous devons tirer un coup de safran à Jean-Marc Pennetier, dont on ne saurait ignorer le style, la pâte du littéraire sur le « charbonnier » Moyrand. Le directeur de cabinet, si l’on se permettait de filer sa nautique métaphore, pourrait s’entendre questionné sur le droit de vie et de mort du capitaine sur son équipage.

Ou encore de savoir, si quand les mouettes ont pied, n’est-il pas temps de virer ?

Nenni. N’en déplaise à l’adjoint lutte des classes de 6ème bleue contre 6ème jaune, Le Vacon, le maire est bien le skipper d’une bête de course, d’un étendard de l’America’s Cup. Alain Dosset est à la tactique, fier comme une pataras au pré serré, tendu comme un string.
Les adjoints Doat et Mathivet sont au réglage de grand voile, l’une prend des ris, l’autre des vents (purs).
Tandis que les gros bras au cabestan, s’activent et se remplacent, les nommés Dupuy et Le Vacon. Ils vous montent une grand voile comme à l’abattoir de Vincennes on vous découpait un bœuf au merlin pendant les 12 coups de midi.
Dans la position du « singe », comme on dit dans la littérature, à la manœuvre du spinaker, le conseiller Belloteau n’a de cesse de chercher le meilleur angle venteux. Non non, ce terme n’a pas été choisi en fonction du calendrier chinois. Seuls les critères d’agilité à repérer le sens du vent font la différence.

Car c’est de vent qu’il s’agit, sentir d’où il vient, pour l’utiliser opportunément, afin de zigzaguer vers son destin. Le maire tire des bords, empanne, souque, autour des bouées qu’il s’est donné pour parcours. Dans le poste de pilotage, à l’abri des risées, analysant les données météo et donnant le cap à 24h00 chrono, les technocrates Laporte (pour souffler le chaud) et Pennetier (soufflant le froid) s’activent à éviter les écueils, en donnant leurs instructions de route.

:: La croisière s’amuse ? ::
Et vogue, et vogue et vogue. Et les autres direz-vous ? L’Equipe !
Ah madame, il s’agit d’un équipage de course, pas de la Croisière qui s’Amuse !
Les autres ne font pas du shopping sur le pont n°2, ils servent de lest, ils basculent et font masse.
Au pré, ils se mettent en position inverse à l’inclinaison et décuplent l’ouverture de grand’ voile par rapport au vent. Leur fonction est de faire poids, mais face à leur qualité d’être forts différents, voire opposés, le skipper doit donc sans cesse mouvoir cette masse en équilibre avec son cap. Bon courage.

:: Un sponsor omniprésent ::
Le bateau est luxueusement sportif mais son sponsor, Bernard de Cazeau Comte du Périgord, redouterait, dit-on, le manque de préparation de son équipage à enchaîner les manœuvres si rapidement. Aussi, il verrait d’un bon œil que le skipper s’étranglât d’un os de lapin au passage d’une bouée. Se débarrassant d’une embarcation usée avant d’avoir commencé, il pourrait ainsi armer un bateau flambant neuf pour la prochaine régate en 2014. N’est pas Comte du Périgord qui veut…
D’autant que la bête de grand large périgourdine est en passe de se faire coiffer par l’aviron bergeracois. Il ne manquerait plus que ça !
Alors voilà, 6 anorexiques à la rame pourraient donc doubler le 60 pieds du sous commandant Moyrand ?

Que le grand Cric me croque !
C’est inacceptable !!!!

Et on reconnaît les capitaines à leur détermination, voire à leur obstination, grisés qu’ils sont par le large et la fatigue, forces nées de la mère. Tatatan.

Alors il augmente l’impôt de 5%, investit comme jamais alors qu’il dit les finances en berne, manque à sa parole en ne respectant pas ses engagements, fait croire à de l’investissement quand il s’agit de fonds perdus, mais, mais.

Il déploie 11.5 M€ pour la rénovation des écoles. Chapeau bas. Ayant tout loisir d’apprécier le contenu décidé par l’Education Nationale, il aura au moins des contenants impeccables.
Par exemple, avec 11.5 M€, vous pouvez acheter le château Puycharnaud, modèle de Napoléon III au nord de Nontron, pour 3.5 M€. Avec le reste, vous pouvez rénover l’ensemble du bâti, le mettre aux normes et même faire un hôtel de luxe**** avec spa et restaurant.
Pour tout renseignement, s’adresser à La Perla Living, à Saint Jean de Côle.

Les écoles ne sont jamais assez neuves ni suffisamment équipées. Gageons qu’avec une telle somme, on soit tranquille pour un moment quand même. Mais comme le maire ne veut rien dire publiquement sur les écoles concernées, il est difficile de se faire une idée. Foutue transparence.

:: Ouin Ouin et son totem ::
Finissant par là où nous avions commencé, il parait que le maire a vu rouge en apprenant qu’un proche collaborateur lui avait attribué des caractéristiques normalement réservées à François Hollande. C’est lui au départ, et lui seul qui devait avoir le charisme d’une huître. Pas Michel Moyrand.

Toujours en recherche de compromis, ne serait-on pas inspiré de regarder une fois encore notre ami Ouin Ouin (allias Antoine Decaune) dissertant allègrement de son totem?

Cela ne vous rappelle rien?

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=R09CXOocyxI[/youtube]

Périgueux, après la faillite, la défaillance.

20 janvier 2008, jour de l’investiture du président des Etats-Unis, Barak Obama et conseil municipal du maire de Périgueux.
Quand les grands hommes se rencontrent au hasard du calendrier, on ne sait plus où donner de la tête.
18h00, le maire arrive sans cravate, il est cool. Il va faire présenter dans quelques minutes son audit organisationnel des services municipaux. Eric Dosset, est là, stoïc, concentré, personne ne parle, il prend déjà des notes, c’est rassurant.

:: Chérie, fais moi un mot du médecin ::
Le responsable détaché par KPMG, la société d’audit, est un tueur. Une sorte de Jean-Michel Apathie des collectivités territoriales.
Pour l’occasion, une dizaine de fonctionnaires de la mairie sont là. Pourquoi ont-ils fait le déplacement ?
Pourquoi sont-ils venus écouter une analyse dont on aurait pu penser qu’ils la connaissaient déjà ?
Et bien. Par simple curiosité ? Peu probable. Parce qu’ils savaient que l’homme était un tueur ? Peut-être plus.
Une plaidoirie à charge d’une vingtaine de minutes, menée tambour battant par un procureur déchaîné.
Choc et terreur, il commence par une bombe. 16 000 journées d’absentéisme pour 617 salariés, soit 26 jours par personne, ou l’équivalent de 80 emplois à l’année. Inutile de préciser que c’est plus que la moyenne.
(Tousse tousse). Mes voisins s’étranglent.
Oh il ne faut pas dramatiser, l’absentéisme parlementaire rigole de ce genre de statistiques.

:: Malaise dans la civilisation municipale ::
Il y aurait un malaise dans la mairie du à une mauvaise organisation des compétences. Du coup, fortes carences en qualité de fonctionnement. Organigramme non opérationnel. Hypercentralisation des décisions. Faible dialogue social. Pléthore d’agents pour un désert de cadres. Culture d’entreprise municipale inexistante. Atomisation de la gestion sociale. Peu de culture de résultat. Faible suivi des carrières, un service des ressources humaines en dessous de tout. Un pilotage budgétaire à l’aveugle, pas d’informations de gestion, « hors de toute logique de cohérence ». Une culture dispersée au capital humain gâché. Un bon point pour l’organisation des services techniques, « plus cohérente ». N’en jetez plus, fermez le ban.
Personne n’est responsable, ce n’est qu’un problème d’organisation. Quoi… Même pas le ministre ?
Non, il a dirigé la mairie pendant 11 années, on laissera donc le soin à chacun de tirer lui-même les conclusions. On appelle cela de la communication en creux. L’audit financier était en bosse, l’organisationnel en creux.

:: Mention pour Jean-Paul Lacot ::
Une mention spéciale cependant pour l’hypercentralisation des décisions, dont on a compris qu’elle serait le fait de l’ancien Directeur Général des Services. Mais comme le nouveau, M. Laporte, porte déjà partout l’étiquette du digne successeur de l’ancien, ça promet. On nous dit dans l’oreillette qu’il s’agit du même, mais en plus jeune et plus séduisant. C’est toujours ça.
La charge a été d’une telle intensité que le maire a cru opportun de passer 5 minutes de pommade à la gloire des fonctionnaires municipaux. Que surtout personne ne sente en cause hein ?! Non tu m’étonnes. Ne vous inquiétez pas, on ne va licencier personne ! A côté de moi ça ricane :

  Facile à dire, il ne le peut pas.

Pourtant, chaque périgourdin « achète » à la mairie un service public qui lui revient à 691 euros par tête de pipe, un score au-delà de la moyenne, pour un résultat en dessous. Pas classe.
Enfin le maire nous rassure sur la libre pensée des services municipaux :

On ne demande pas au personnel d’adhérer au projet politique.

En revanche, le choix est plus clair lors du recrutement, ce qui revient sensiblement au même.

:: Sans appel ::
La dessus, ceux qui visiblement faisaient partie des services municipaux se lèvent et quittent l’assemblée. On se demande encore pourquoi ils ont eu la curiosité de venir. Non qu’ils ne fussent pas leur place, au contraire, bien au contraire. Mais c’est bizarre.
On résume. Une organisation pourrie. Une inefficacité hors norme. Une absence de cohérence de pilotage. Et en prime des salariés qui restent au pieux 16 000 jours par an.
Réorganisation des services, recrutement de cadres, rationalisation des effectifs, diminution de la masse salariale. Et vlan. C’est la faute à personne, vous êtes tous merveilleux, mais c’est la crise.
Merci docteur, combien je vous dois ?

Affaire classée. Suivant !

:: chambre régionale des comptes ::
Présentation du rapport de la chambre régionale des comptes d’Aquitaine sur la gestion de la ville de Périgueux, sur la période 2002/2005, avec quelques détails jusqu’au 31 décembre 2007. Tiens tiens.
Le maire a lourdement insisté sur ce que ne devaient pas écrire les journalistes dans vos journaux préférés. Il ne s’agit pas d’une « analyse financière ». Comprenez, ce rapport n’est pas vraiment ce qu’il espérait et a tendance à contredire certains résultats de son audit. Alors bouclez-là !
C’est vrai quoi, un magistrat de la cour des comptes, depuis quand ça sait compter ?
Notez, il s’agit du seul organisme public qui rende publics certains résultats de gestion des collectivités territoriales ou des sociétés d’économies mixtes. Enlevez cet organisme et c’est le Moyen-Age de la transparence républicaine des collectivités. Ce n’est pas pour rien que certains parlementaires, élus locaux, cumulards et viandards, s’acharnent à obtenir son élimination. Après celle des juges d’instruction sans l’indépendance du parquet, cela devrait venir un jour…
Ne nous étalons pas. Attendons le texte, il sera certainement en ligne sur le blog du maire prochainement. Nous en publierons des commentaires détaillés.
En revanche, aux commentaires de l’opposition quant à l’interprétation de ce document, le maire eut un mot, en une conclusion laissant place au silence :

Je pourrais vous le prouver, que même dans ce rapport il y a quelques éléments qui auraient pu y figurer.

Qu’est-ce à dire ?
Des éléments qui auraient pu y figurer mais n’y figurent pas, tenus en discrétion par le maire ?
Des éléments, on peut supposer, qui par leur absence, arrangeraient l’opposition ?
Des éléments donc, que l’analyse d’un magistrat aurait pu surprendre plus qu’à l’ordinaire ?
Pourtant il y a visiblement dans ce rapport un relevé non négligeable d’actes en infraction du Code Général des Collectivités Territoriales. Cela n’a pas conduit le magistrat à renvoyer le dossier en Tribunal Administratif, mais à des significations d’irrégularités que l’on juge ordinaires.
Que penser de cette phrase alors ?
Mystère et boule de gomme.

A périgueux, Ripeux fait ce qu’il peut

:: C’est le père Noël qui nous l’envoie ou l’inverse ? ::
Le dernier conseil municipal de l’année, nous n’y étions pas. Nous attendons donc comme tout le monde le procès verbal sur le site de la ville. Las, celui du conseil municipal du 17 novembre 2008 n’est toujours pas disponible et le dernier procès verbal en ligne est en date du 27 juin 2008. La réactivité au service de la communication et de la transparence, tout un programme, mais rien qu’un programme (électoral). Non la transparence n’est pas une priorité; au contraire elle apparait comme une adversaire.

N’allez pas croire que le maire ne se soucie pas des Techniques d’Informations et de Communications, de l’Internet et tout ça… Au contraire, il y est très attentif, mais tant que l’outil demeure servile à son intérêt personnel et à l’entretien de son image. Améliorer la communication et les échanges entre citoyens et services municipaux? Mais qu’est-ce qu’on s’en fout semble-t-il nous dire! Idem de l’intelligence collective. En effet, il vient depuis peu, de mettre en ligne une rubrique intitulée, allez comprendre, « le maire – kaléïdoscope ».

Devant vos yeux ébahis, des photos du maire partout, rien que du maire, uniquement dans des situations jugées positives pour la promotion de son image. Un peu comme dans la série « Martine« , on peut voir ainsi le maire dans ses œuvres:

– Le maire fait le marché (13/12/08 à 11h30)
– Le maire à la patinoire (13/12/08 à 12h30)
– Le maire à la fête foraine (13/12/08 à 12h45)
– Le maire avec un VIP (10/12/08 à 09h00)
– Le maire au marché de Noël (06/12/08 à 11h00)
– Le maire au Téléthon (05/12/08 à 18h30)
– Le maire et les enfants font la lumière (05/12/08 à 18h00)
– Le maire dépose une gerbe (05/12/08 à 09h00)

Et ainsi de suite. Notez bien les heures, on y a droit 3 fois dans la même journée. Sans rire, il fallait oser, on a même eu droit à : « le maire à l’école » (03/09/08). Voilà à quoi sont utilisées les compétences des services informatiques  de la mairie en matière de TIC. Cette nouvelle rubrique figure dans les nouveautés du site de la ville, comme un cadeau de Noël à peu de frais.

Ce qui est le plus amusant ici, c’est que les parodies de Martine ont fini par être interdites. Dans notre cas périgourdin, pas besoin de risquer les foudres de la justice en parodiant la série. Comme un grand, le webmestre, fait à la fois, involontairement, la série et la parodie de la série, un vrai régal. Nous remercions sincèrement le délégué à la communication touché par la grâce pour pondre une telle perle. On ne pouvait imaginer pire caricature que cette propagande aussi grossière que flasque.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=uDtI6TeCDOk&feature=related[/youtube]

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:: RIPEUX et le gentleman d’Epsom :: 
En attendant de pouvoir développer, on peut déjà annoncer que ce conseil municipal a sonné comme un requiem pour le projet d’aménagement du Bas Saint Front, entre autre, amputé d’une ligne de crédit de 280 000 euros destinés à la poursuite du projet.
En revanche, les études du festival Art et Eau sont lancées officiellement par provision de 63 000 euros, destinés aux études. De l’art de l’eau et des euros.
Quand on sait qu’une partie du réaménagement du quartier du Bas Saint Front, outre sa fonction de limiter le trafic automobile, avait pour but de réconcilier Périgueux et sa rivière, on reste rêveur. Et oui, toute une partie du projet consistait à créer des accès et un lien privilégié entre la habitants et la rivière, actuellement séparées par un boulevard à haute densité de trafic automobile.
L’utilité et l’importance de ce projet d’aménagement, nul ne les conteste. Même pas le maire. Il est impossible de ne pas voir l’importance d’un projet efficace pour :
. l’urbanisme, le patrimoine et l’habitat,
. l’environnement et la diminution du trafic automobile,
. et enfin l’économie et le tourisme.

Le seul défaut de ce projet, c’est qu’il a été cogité par la majorité précédente. Son seul défaut, qui lui vaut cette IVG politique, c’est de n’être pas l’issue légitime de l’accouplement de l’actuelle majorité avec la ville de Périgueux. Il leur est impensable, au nom de l’intérêt général, d’envisager l’adoption, dont on connaît pourtant par avance le bénéfice pour tous, y compris les autres quartiers.

Il y a peu on plaisantait encore, parce que les partisans sont borgnes et sourds à la qualité des hommes de tous bords. Et que sans en être, on regardait, on écoutait, on croyait. Alors au pire, on pensait à Raoul Wolfony, admettant sans peine qu’on avait « épuisé le tout venant ». On tourne une page.
C’est une famille et dans cette famille, monsieur, chez ces gens là, on ne mélange pas. On préférera voir le résultat des noces de Frida avec son cousin plutôt que de la voir aller avec un étranger.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=jfMgbEU1fFI[/youtube]

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:: AREO ::
C’est donc en toute logique que Périgueux tournera encore et toujours le dos à sa rivière quand on célèbrera avec force d’autosatisfaction l’eau de source, l’eau potable, l’eau de pluie, l’eau de ce qu’on voudra sauf de rivière. Mais c’est bien connu, :

Tout est art sauf les grenouilles.

(Désolé, il fallait quand même un jeu de mot bidon sur le thème, il est signé Charles Dreyfus).
Cela nous ramène au projet de la Liste2008, qui revendique la paternité du projet Périgueux-les-Bains. Qu’on se le dise !

[youtube]http://fr.youtube.com/watch?v=Ii2VTEBd-xY[/youtube]

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Pour commencer, ce festival devra se passer de faire référence à la rivière qui borde la ville. Les artistes locaux et les associations sont déjà mis à contribution pour trouver des bonnes idées pas chères et se creusent la tête. A qui, pour pas cher et sur présentation de sa carte (d’artiste, pas du PS), saura artistiquement faire savoir que l’eau nous est essentielle.

:: Sémillante Semitour ::
La Semitour est également de plus en plus présente dans les affaires de la ville de Périgueux, par l’intermédiaire de son directeur et premier adjoint, Eric Dosset. Cette société d’économie mixte chargée d’exploiter le tourisme au nom du département, vient de louer 3 chalets sur le Marché de Noël de Périgueux. Il y en a même un pour réserver sa place au téléski de la base nautique de Rouffiac. Il faut savoir être prévoyant.
Pour le coup, la Semitour réapparaît dans la Décision Modificative n°3. Pour l’acquisition du stock librairie et le remboursement des dépenses de communications à la Semitour, il nous en coûtera 19 300 euros.
Mais que fait l’adjoint à la culture ! On achète des livres sans intérêt à son ami Eric, mais on laisse tomber l’acquisition des éditions originales de Léon Bloy ! Non décidément, la littérature et le maire, c’est une vaste mésentente.
Il a l’air bien pratique ce musée gallo-romain. Et oui, il n’est plus géré depuis peu par la Semitour, qui est elle-même dirigée par un adjoint au maire. N’y voyez pas malice, c’est clair comme de l’eau de roche. (Tiens, on l’avait oublié celle-là).

:: Informations internationales ::
A Bergerac, les manants, maintenant au nombre de 3, semblent plus que jamais revigorés sur le site de la Belle Endormie. Leur dernier compte rendu de conseil municipal ne se contente pas d’être énergique, il indique, à les en croire, une stratégie assez proche entre les nouveaux maires des métropoles périgourdines.

A tel point qu’ils semblent avoir fait leurs classes ensemble.
Projetés dans la salle de communication politique, nous assistons à l’ultime répétition générale avant le grand oral. Les candidats sont briefés une dernière fois.

Au cas où, que faire en cas de victoire ?

Messieurs, si vous êtes élus, quelle sera votre première approche ?

– Dire qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses à cause de la mauvaise gestion précédente.

C’est bien. Ca ne mange pas de pain, discrédit sur les autres et si vous vous plantez ce n’est pas de votre faute.

Ensuite, acte II.

– Dire qu’il faut relancer les finances en faisant des économies et que c’est prioritaire. Sans oublier de stigmatiser le errements en Fonctionnement / Investissement et faire ressortir la baisse d’autofinancement.

Bravo. Ca fait sérieux et proche du peuple. Bonus garanti sur l’image « gestionnaire sérieux ».

Et après, qu’est-ce qu’on fait ?

– Après on conserve au taquet les indemnités ou on les augmente ça dépend du plafond légal.

C’est bien les gars, il ne faut pas oublier grâce à qui vous avez le fauteuil.

Et enfin le dernier acte ?

– On met en place nos projets en disant que c’est urgent et très très prioritaire.

C’est parfait messieurs, vous êtes prêts. On jettera un coup d’œil quand même au déménagement de la mairie. Plus c’est gros plus ça passe, d’accord. Mais là quand même on flirte avec les limites de Newton.

Messieurs, vous n’avez rien oublié ?

– Si si je sais. Mettre en avant la proximité participative de démocratie. J’ai bon ?

Pas exactement. On reprend. La démocratie participative de proximité, ça sonne mieux. Mais ce n’est pas grave. Ce qui compte c’est de répéter les mots le plus possible, on finit toujours par en retirer quelque chose.

D’ici à ce que le consommateur se croit en démocratie participative parce que vous lui mettez à disposition, 2 heures par semaine, un conseiller municipal dans son quartier… Ce serait le gros lot.

Gentlemen, à vos micros, Ripeux, au fourneau !

M je dis M

Relayons avec un peu de retard une annonce locale. Un conseil municipal « surprise », sorti de la manche du maire avec soudaineté, se tiendra le lundi 17 novembre à 18h00. Pour une fois, nous n’en communiquerons pas les Rapports à l’avance ; une fois n’est pas coutume.
On pourra toujours consulter l’ordre du jour lapidaire mis en ligne par la mairie, dont, décidément, le faible état de transparence et de communication révèle son besoin d’ombre et de brouillard pour œuvrer à sa noble tâche.

:: Salon du Livre Gourmand, un discours International ::
Prenons le temps de revenir sur quelques évènements récents qui méritent une certaine attention. Actualité oblige, le Salon du Livre Gourmand de Périgueux, une institution locale, non, In-ter-na-tio-nale, instaurée par la droite, critiquée par le maire actuel en terme de « grande bouffe » et dont on voudrait qu’elle soit po-pu-laire nous a t-on dit hier.
Nous y sommes, à Périgueux, Internationale et Populaire, ce sera la révolution par le ventre, ou du ventre tout court, c’est déjà ça.

Par hasard et en flanant, je me suis rendu à l’inauguration le vendredi 15 novembre, à 16h00.
Evidement, je n’avais pas été invité par le maire, vous imaginez sans peine la contrition qui fut la mienne. Pour le principe, j’ai donc resquillé, en faisant valoir que j’avais oublié le sacrom-unicipal droit de passage. Je me trouve à l’entrée avec un jeune adjoint au maire, contraint de décliner sa fonction à l’hôtesse avant que cette dernière ne lui marque toute la déférence d’usage.
Le discours du maire commence, encadré qu’il est par la Confrérie du Pâté de Périgueux, qui est au Saint Pâté ce que Saint Thomas d’Aquin est à la Sainte Nitouche.

Passons sur le discours, qui semblait être prononcé en mâchant des châtaignes chaudes offertes pour l’occasion. A la suite, un alsacien averti et invité à discourir, a salué la « continuité républicaine » du maire PS, ce que ce dernier n’a pas manqué d’apprécier.
Le maire a pourtant tenté de souligner toutes les belles innovations dont il était porteur, comme le nombre accru d’éditeurs : une véritable révolution culturelle pour un salon du livre. Puis il a marié avec talent l’art culinaire et le développement durable, l’art culinaire et la géostratégie. Mais des pensées si profondes ont laissé perplexes quelques auditeurs, dont votre serviteur. Le maire n’avait-il pas oublié d’associer l’art culinaire et le réchauffement climatique, ou l’art culinaire et le Congrès de Reims ?

Bref, passons sur ce moment inoubliable, comme ne manquera pas de l’être ce salon du livre gourmand, que l’on nous envie à l’international et de façon très géostratégique. J’espère contribuer à Périblog, en lui évitant un billet laborieux qu’il ne manquera pas de produire par professionnalisme !

:: XD/MM, âmes sensibles s’abstenir ::
Revenons donc aux discussions politiques des derniers jours, qui promettent une fin d’année où le Père Noël sera sollicité, y compris pour remplir la grande chaussette du maire de Périgueux. En effet, Xavier Darcos s’est exprimé pour la première fois depuis sa défaite électorale dans les colonnes de Sud-Ouest en date du 14/11/08. Avec une certaine rudesse, il dénonce le sectarisme et le clanisme de la nouvelle équipe, forte d’un projet réel pour Périgueux qu’elle n’aurait pas encore trouvé. Et de toute façon ça tombe bien parce qu’elle ne saurait pas comment le financer, sinon en augmentant la pression fiscale, ce qu’elle ne manquera pas de faire, au moins pour lancer ce projet incroyable de déménager la mairie.
Michel Moyrand, (le maire de Périgueux) répond aujourd’hui en substance dans le même journal : cause toujours, c’est moi le maire.

Et puis il a cette phrase, assez énigmatique :

Nous travaillons et on est bien présents dans la ville

On se doute qu’ils travaillent, mais que signifie « bien présents dans la ville » ?
VAE VICTIS : « Malheur aux vaincus » dit le chef gaulois l’ayant emporté face à la grande Rome en – 390 av. JC. Car si le maire parle de recruter du personnel pour les postes vacants, il se garde de citer les fonctionnaires territoriaux poussés vers la sortie pour suspicion d’intelligence avec l’ennemi : finances, culture, ressources humaine, état civil…

Il se garde également de parler de son ami et directeur de campagne Marc Demaison, actuel directeur des achats, poste créé sur mesure et dont le concours a été évité afin de lui garantir le fauteuil pour les deux ans qui le séparent de la retraite.
Un « républicain » qui contourne la loi pour favoriser l’ascension de son entourage dans une hiérarchie dont il est le sommet, et donc garant des valeurs et du droit, ne fait jamais preuve que de népotisme. Cette pratique que l’on voudrait savoir éteinte, consiste en l’utilisation abusive d’un pouvoir reçu par délégation, à savoir une forme de corruption.

C’est bien cette présence dans la ville, qu’il faut aussi comprendre, non comme une chasse aux sorcières, mais comme une grande lessive de printemps. Notez, ce n’est pas une raison pour se brouiller avec tout le monde. Car si le maire renvoi le ministre dans ses 22 sur le rabâchage des thèmes de campagne, il ne lui en a pas moins écrit une lettre pour lui demander des soutiens financiers de l’Etat… Comme quoi on peut vilipender le cumul de maire et de ministre en campagne électorale et demander l’aumône à ce même ministre, car ministre, c’est quand même bien pratique.

M moi je dis

M

[MEDIA=12]

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:: Pour quelques dollars de plus ::
Plus sérieux, les finances de la ville. Un grand débat, un grand débat que le maire met en avant pour expliquer toute sa difficulté à mettre en œuvre un réel projet pour la ville, pour cause de trésorerie. Il avait affirmé en campagne qu’il n’augmenterait pas l’impôt ; mais aujourd’hui il souligne « ne pas avoir l’envie ». Par cette nuance, on doit comprendre qu’il risque d’y être obligé, même s’il n’en a pas l’envie, il le ferait donc à regret.
Mais il faut saisir la situation : les caisses sont vides ! clame-t-il, pour faire comprendre que si augmentation de l’impôt il y a, c’est la faute à l’ancienne équipe.
C’est pourquoi l’on ne demande que la publication intégrale de l’audit financier. Nous ne manquerons pas de le mettre en ligne si le maire consent à le rendre public, autrement que par bribes et citations. Espérons donc qu’à l’issue du conseil municipal de lundi, nous pourrons y voir plus clair. On pourrait quand même condidérer que les citoyens sont assez grands pour prendre connaissance de ce document, dans son exhaustivité, sans passer au préalable par l’interprétation orientée et prémachée, ni de la majorité, ni de l’opposition, ni de personne. Car et jusqu’à preuve du contraire, le maire est gestionnaire d’un argent qui n’est pas le sien; de même que cet audit n’a pas été financé avec ses petites économies, mais avec l’argent des périgourdins pour connaitre l’état de LEURS finances.

Dans le cas contraire, où cette analyse de la situation financière de Périgueux serait tenue secrète, ou partiellement restituée, il s’agirait d’un abus de pouvoir d’un maire, hors des devoirs liés aux droits ouverts par la fonction élective.

Le contexte est simple. Si l’audit révèle des manquements dans la gestion de l’ancienne équipe, alors le maire en fera état, en long, en large et en travers, comme pour la note d’alerte du préfet et du TPG. Mais si l’audit révèle au contraire une situation par laquelle le maire ne peut pas objectivement charger l’ancienne équipe, alors il sera pondéré, voire discret sur ce qui aura été une tentative échouée de justifier l’incurie d’une situation dont il est dorénavant le responsable.
Pour l’heure et sur un thème aussi important, l’opposition dénonce une rétention d’information de la part du maire qui se refuse à transmettre copie de l’audit avant d’en faire la présentation lundi, comme en témoigne France Bleu Périgord. Ainsi le maire préserve tout le suspens qui fait le sel de cette affaire.

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:: Une politique de proximité ::
Et puis il y a la politique, pas celle que les médias ne peuvent pas raconter sous peine de pressions, menaces, noyautage, non. La petite, celle de tous les jours, la petite politique et la réalité contradictoire avec tout discours électoraliste et condescendant, dont certains font leur véritable profession de foi jusqu’à l’indigestion.

Un crime de lèse majesté. Le maire a piqué une grosse colère, accompagnée de menaces sur les subventions du club de rugby (CAP). Et oui, son adjoint aux Sports Populaires est venu se plaindre de ce que l’opposition avait la part belle dans les vestiaires avec les joueurs, mais pas lui. Un scandale !
Ce même adjoint au sport, chargé de réunions qui le passionnent tant qu’il en déploie son journal ostensiblement. Le pauvre, non seulement il s’ennuie dans sa fonction, mais quand c’est la fête, il n’est même pas invité. Cela valait bien un ultimatum municipal.
Savez-vous pourquoi l’association Ciné-Cinéma éprouve des difficultés de fonctionnements alors qu’elle fait un travail remarquable dans l’enceinte « diabolique » du cinéma capitaliste CAP Cinéma ?
Diable pour quelle raison l’adjointe tentaculaire plutôt que tant attendue, pourtant déléguée à la politique de la ville, (économie sociale et solidaire) n’est-elle pas favorable à cette association ?

Et puis cette historiette de circonstance. Une jeune architecte se rend au service d’urbanisme pour retirer un dossier de concours public. L’adjoint au maire délégué à l’urbanisme n’a-t-il pas refusé de lui donner le dossier, au motif qu’il ne la jugeait pas capable de répondre correctement ? Un bel exemple. Il faut noter que l’adjoint à l’urbanisme est lui-même architecte de profession spécialiste ès concours publics, (grâce à son immense talent), ce qui lui donne tout pouvoir pour juger ses confrères, bien entendu. Cela ne consiste jamais qu’à faire une partie du concours à la place du jury, preuve d’un esprit démocrate et républicain s’il en est, sous les fourches caudines mais savantes de la suffisance de soi.

Allez, je dois vous laisser. Je vais postuler pour un poste à la mairie, j’ai une lettre de motivation à rédiger. Nul doute que ma candidature ne soit reçue avec toute l’équité requise. D’autant que nous parlerons bientôt du thème de l’indépendance des pouvoirs de la Justice et du Politique dans les collectivités territoriales, dont Périgueux représente un thème d’interrogation réelle, aux travers des combinaisons administratives constitutionnellement étanches.
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PS: Nous entendons depuis quelques mois une douce rengaine. Personne ne lit jamais le blog de la Chouette à Périgueux, quand il admet en connaitre l’existence. Un blog confidentiel donc, intime même, un blog sous le manteau. Et bien nous leur disons tout notre bonheur de voir cette confidentialité partagée, le mois dernier, par près de 6 000 visites et qu’elles sont chaque mois plus nombreuses depuis mai 2008.

Périgueux, un conseil, deux raisons

Ce Conseil Municipal du 29 septembre, était en terme sportif, un match référence. Pour la première fois vraiment, nous avons vu un maire dont le costume ne semble plus trop grand, et un leader de l’opposition se sentant dans le sien moins à l’étroit.
Jusque là, le maire s’était montré tantôt hésitant, méfiant, avalant les mots en fin de phrase comme s’il n’osait pas les finir. Ce n’est plus le cas. En face, depuis l’avis du Commissaire du Gouvernement devant le Tribunal Administratif de Bordeaux, l’affaire du recours semble être pliée et la défaite acceptée.

Du coup les débats ont été à la hauteur des attentes, plus précis dans le cadre de dossiers complexes dont les protagonistes n’ont plus besoin de mémos pour rentrer dans le détail. Les dossiers semblent davantage maîtrisés, une page est tournée. Libéré ou presque par l’épée de Damoclès du recours, le maire a montré une sérénité nouvelle, ni sur la défensive, ce qui rend parfois agressif et maladroit, ni fermé au dialogue, ce qui fut une manière d’esquiver les débats tendus.

Les journaux relatent abondamment ce Conseil et nous avons même cru que le maire avait déjà mis en place un dispositif d’enregistrement vidéo du Conseil, en arrivant sur les lieux. Il s’agissait en fait de France 3 Périgord venu faire un tour, dont nous souhaitons bon courage aux monteurs tant il y aurait à conserver. Du coup, la future demande au Conseil Municipal de dématérialiser les délibérations en les mettant à disposition sur Internet demeure d’actualité. A suivre.

Quelques temps forts émaillent la convivialité de la séance, dont les sourires échangés ne sauraient dissoudre des divergences de fond.

:: RAPPORT N°9, financement communal de l’enseignement privé ::

Dans le cadre de l’aide financière allouée par la mairie à l’enseignement catholique. Nous relaterons juste que les représentants de l’enseignement catholique se sont levés comme un seul homme et sont partis à la fin de la délibération du point n°9. On a bien senti que l’opposition a un peu surjoué la colère devant la décision du maire de ne pas répondre à leur requête, parce que le corps religieux fait partie de l’électorat traditionnel de l’UMP et qu’il n’est pas insignifiant à Périgueux.

Les mouches ont changé d’âne, mais il ne faudrait pas qu’elles se sédentarisent. C’est un peu la philosophie de toute nouvelle opposition.

Mais venir en Conseil Municipal pour agir comme un lobby, en ne s’intéressant qu’à son petit problème et en quittant la séance une fois celui-ci traité, est loin de correspondre au sens démocratique de l’accueil du public.
Ainsi le lobby des charcutiers serait présent si l’on traitait un projet de rénovation des halles du Coderc, et l’association des amis des oiseaux ferait grand bruit si l’on s’en prenait aux étourneaux des allées Tourny…
Car au passage, les signes ostentatoires de désapprobation, les commentaires et les apartés à mi-voix des représentants catholiques ne cadraient pas vraiment avec la règle de silence et d’impartialité que doit le public en séance délibérative. Le grand Pfeuuuuuuhh !!! de ma voisine de droite au prononcement du vote, sous le coup de l’émotion, on la comprend, aurait cependant du être maîtrisé par son stoïcisme républicain.

:: RAPPORTS N° 27 et 28, ligne aérienne ::

Une sorte d’avant-après digne d’une publicité contre la calvitie vient de voir le jour, dans le cadre de la ligne aérienne de Périgueux.

Avant
Le maire y était radicalement opposé, votant contre dans l’opposition d’alors et se montrant réticent et pessimiste en début de mandature. L’opposition a toujours fait valoir, à ses yeux, l’utilité de cette liaison Périgueux/Paris.

Après
La majorité et l’opposition votent la main dans la main, au « cas échéant » près, une autorisation de résiliation des contrats, comme levier de négociation d’une participation accrue des actuels partenaires aux frais de la plateforme aéroportuaire.

En marge, le Président du Conseil Général déclare par voie de presse que l’arrêt de la liaison serait une « erreur économique ». Autrement dit, il se trame quelque chose, tant l’homme ne dit jamais rien par hasard.

Ou bien le maire de Périgueux a la certitude que la liaison va être stoppée et il affiche à bon escient et en fin politique tout son soutien à cette voie des airs désormais agonisante. Mais point trop n’en faut, car il doit composer avec une partie du Conseil Municipal radicalement opposée à ce projet incarnant autant le réchauffement climatique que la lutte des classes.
Ou bien il y a un plan plus ambitieux qui n’est pas dévoilé, qui pourrait par exemple consister à restaurer le Syndicat Mixte Air Dordogne, le SMAD, intégrant une liaison avec Bergerac et sollicitant par exemple sa participation.
Ou bien on ne comprend plus rien à ce consensus en faveur de la liaison Périgueux/Paris, que l’on soutient en mettant les partenaires devant le fait accompli d’une négociation inconditionnelle, rognant un tantinet le sens premier de « négociation ».

Cette structure, complexe et fachée avec les prévisionnels, (Cf. Rapport de la Cour Régionale des Comptes), pourrait se révéler une alternative départementale à ce qui devient la chimère du maire de Périgueux, l’électrification du rail sur le tronçon Périgueux / Limoges, dont la dernière visite en Dordogne du Président de Région Aquitaine a clairement freiné toute velléité de fournir la moindre date, non de réalisation, mais pour commencer, d’étude de faisabilité.

:: Une sortie remarquée ::

En pleine explication de texte sur les indemnités de défraiement des Conseillers Municipaux dans le cadre de leur activité d’élu, le Conseiller Municipal Marc Gélineau a fait une sortie de piste plus que remarquée, pile sous la caméra de France 3 Périgord, un peu à la manière d’un Jean Alési dans ses heures de gloire.

Coupant la parole d’on ne sait plus qui, à fond de pédale à l’entrée du virage, il invective directement le leader de l’opposition sur une phrase prononcée un peu plus tôt, sur le thème que seuls « les nantis » pourraient faire de la politique, car l’exercice étant gratuit, (c’est pourtant ainsi que la chose est formulée dans le Code Général des Collectivités Territoriales), les plus défavorisés ne pourraient s’offrir le luxe de faire de la politique.

Aïe, le Maire coupé en plein élan d’apaisement, fut contraint de laisser le leader de l’opposition expliquer au conseiller révolutionnaire ce qu’il n’avait visiblement pas compris du tout.
Nul doute que ce conseiller ait eu droit en retour, à une autre explication de texte de la part du Maire, sur la hiérarchie d’une séance municipale et la bienséance de rigueur. L’invective n’est pas de mise bien sur, mais en plus, quand elle provient d’une erreur de compréhension personnelle, elle n’évite pas un certain ridicule.

:: La République des amis ::

Lors du Conseil Municipal du 17 Juin 2008, le maire avait lancé la création de plusieurs postes de fonctionnaires territoriaux, dont un particulier, celui de Directeur des Achats, (rapport n°25).

Lors de cette délibération, l’opposition avait fait remarquer que la création de ce poste était taillée sur mesure pour récompenser un ami du maire, très actif pendant la campagne.
Offusqué, le maire avait alors répondu :

– les candidats apprécieront

Effectivement, ils ont du apprécier, puisque le maire a trouvé une astuce pour éviter tout concours de recrutement, visiblement parce qu’il valait mieux pour cet ami d’éviter toute forme de compétition et de concurrence avec des professionnels de cette activité. L’attribution du poste n’en eut été alors que fort incertaine.

L’opposition a indiqué hier, en passant, la confirmation de la nomination de cet ami au poste de Directeur des Achats. Il s’agit ni plus ni moins que du Directeur de Campagne du candidat PS, infatigable porteur de bidons et de bonnes paroles durant la campagne.

Il s’agit d’un élu de la commune d’Atur, Marc Demaison, plus connu des internautes sous le pseudonyme de Marc24. Après ses discours évangélistes sur le thème de l’impartialité et la vertu en politique, Marc 24 devient tout simplement Directeur des Achats pour la ville de Périgueux.

Cela valait bien une petite récompense, pour celui qui se serait vu un temps en Directeur de Cabinet, poste aujourd’hui tenu par l’homme avec lequel le Maire a eu un « coup de foudre« .

C’est donc l’histoire d’un renvoi d’ascenseur, d’un petit arrangement entre amis, comme nos hommes politiques aiment tant à se montrer fidèles en amitié grâce aux finances publiques. C’est une sorte de rémunération (publique) au mérite (politicien), principe cher au Président Sarkozy. Ce poste de fonctionnaire territorial, c’est un peu son appartement au Luxembourg à lui, une timbale décrochée pour bons et loyaux services.