Devenez actionnaires de l’OMAC, faites un geste…

La petite souris est passée.
C’est avec surprise et un large sourire que j’ai découvert en me réveillant, sous mon oreiller, le Schéma d’organisation pour le commerce, l’artisanat, le tourisme et l’animation de Périgueux.
Une plaquette haute en couleur de 4 pages, nous expliquant (enfin, ou presque) ce qu’est l’OMAC, son fonctionnement, ses objectifs, ses moyens, tout ça. , et , re et enfin .
Il s’agit en réalité d’un produit d’appel à souscription au capital de la société d’économie mixte.
Devenez en actionnaire et soyez winner/winner avec Eric Dosset, qui, comme nous allons le voir, semble marquer de son emprunte unique cette société anonyme.

Il y a même dans le dossier une lettre (23 avril 2009) du maire qui présente son arme fatale.
L’objectif est clair :

  …créer une structure destinée à favoriser le tissu économique local.

Mais ce n’est pas tout car il espère compter aussi sur :

  …votre investissement afin de construire un partenariat le plus efficace possible.

Aboule la monnaie, ça créer des liens. Donne ta tune, le maire saura quoi en faire.

La plaquette présente les objectifs de la SEM, ce qu’elle permet, apporte, en quoi elle est conquérante et offre l’opportunité (immanquable) de devenir actionnaire.

C’est parti mon kiki.

:: Entrée en la matière ::
Une première information de taille. Les commerçants :

… ne souffrent pas d’une détérioration de leur tissu local.

Là n’est donc pas le problème. Aucun souci particulier à Périgueux s’apparentant aux effets d’une crise mondiale ni à des difficultés structurelles locales. Cela relève en réalité de la sociologie des usages, à savoir :

… l’évolution des modes de consommation et des comportements des consommateurs nous impose aujourd’hui une revitalisation de notre centre ville.

Pour ceux qui ont besoin d’une mise à jour, revitaliser le centre ville c’est, par exemple, réduire le projet du Bas Saint Front à peau de chagrin et le réaliser à 25%, pour investir au taquet dans le déménagement de la mairie : jackpot garanti…

Le consommateur ne se raréfie pas, son volume d’achat ne baisse pas, ce sont simplement ses habitudes qui changent. Sur fond de baisse générale du pouvoir d’achat, de récession et de chômage de masse, le microclimat périgourdin fait face. Rassuré ?

Après cette mise en bouche, poursuivons la délectable exploration.

:: Son objectif : Structurer et Organiser ::
La promotion du « tissu économique local » tient à :
artisanat
commerce
tourisme
animation

Quatre axes majeurs de développement sont visés :
Urbanisme commercial (préemption, charte commerciale, implantation d’enseignes locomotives)
Commerce Patrimoine et métiers d’Art (détaillé plus bas)
Condition d’accès au centre ville (entre PDU et campagne de communication, et même attention les yeux, une « réflexion de création de zone bleu »)
Animations commerciales et développement des services aux consommateurs (voir ci-dessous c’est le plus beau)

Ce dernier axe ressemble à un inventaire à la Prévert, il contient en vrac :
Chèques cadeaux
Carte de fidélité
Grandes et moyennes surfaces
Commerce de proximité
Boutique des services
Soldes, braderies
Marché de Noël
Marchés de nuit
Cœur Piéton
Etc…

L’auteur de ce texte, manifestement piqué d’un dadaïsme aigu, déclamera bientôt ses poèmes au festival international de poésie sonore de Saint-Montet sur le Bas, avant d’inaugurer cet été peut-être, le festival Expoésie, si cher au maire. Peucher, ce n’est pas cher, en avant mémère !

Souvenez-vous de ces réunions avec les artisans d’art au cours desquelles trop de questions ne trouvaient aucune réponse. Il suffisait d’être patient.
Dans le cadre du « Commerce Patrimoine et métiers d’Art », à l’attention des artisans d’art de Périgueux, voilà ce qui va se passer :
1. Création d’une signalétique commune à tous les artisans d’art.
2. Guide des artisans d’art et visite des ateliers.
3. Création du pôle des métiers d’art.
4. Organisation de 5 « foires » annuelles autour du patrimoine, de la culture et de l’animation.

Bref, il n’y a plus aucune raison de ne pas constituer cette association des artisans d’art, tout est dit. Avis aux sceptiques, l’artisanat d’art franchisé sous le label (et donc sous contrôle) «Ville de Périgueux » va décoller comme un aoûta affamé à la vue de gambettes sautillant par les près.

:: L’organisation opérationnelle ::
Là est le cœur du réacteur. Là où seront prises les décisions et les budgets alloués.
Un conseil d’administration composé de 27 membres.

Président de droit : le maire

Président délégué : ville de Périgueux

3 vice-présidents :
– Tourisme et Patrimoine
– Artisanat et Commerce
– Animations et Evènements

3 associations partenaires :
– Office de tourisme
– Enseignes de Périgueux
– Périculture

C’est ballot, il y a un vice président à l’artisanat et au commerce, une association de commerçants, mais rien en vue du côté de l’artisanat. Fallait pas contrarier Jean-Pierre Moreau hein ?!
On notera, dans le cadre de cette société anonyme, l’absence remarquée des partenaires privés au conseil d’administration. Ne soyons pas cabots. Il y aura 27 membres, le maire aimerait bien les communiquer tous, mais pour l’instant, il est le seul à être identifiable. Ce qui ne veut pas dire qu’il est tout seul attention.
Ce qui compte c’est que les fauteuils soient en place. Il n’y a plus qu’à s’asseoir et les talbins sont sur la table. Le jeu sera de deviner qui seront les vice-présidents et accessoirement de démasquer qui se cache derrière le titre de président délégué : mais qui représente ce « Ville de Périgueux » ?

L’organisation du conseil d’administration étant d’une transparence folle, il ne sert à rien d’en dire davantage. Le maire en sera le président, c’est tout ce que nous avons besoin de savoir semble-t-il nous dire à l’oreille.

:: Les + de la solution SEM ::
Mise en garde. Ce que vous allez lire est limpide, clair et concis. Si vous ne comprenez pas, ou vous posez des questions complémentaires : relisez. C’est que vous n’avez rien compris.

L’ancrage au territoire
Projet d’entreprise en adéquation avec le projet du territoire
(Késako le « projet du territoire », qui en est l’auteur ?)

Intérêt général et local priment sur l’intérêt financier
(Attention c’est obligatoire pour toute SEM. Avis aux actionnaires, vous n’êtes pas là pour vous en mettre plein les fouilles)

Valeur ajoutée réinvestie sur le territoire
(Les dividendes, woualou ! Mais qui c’est ce « Territoire » ? Tsé, il a le bras long…)

Meilleure réponse aux obligations de service public
(C’était quoi la question ?)

La transparence
Position majoritaire des collectivités territoriales
(Obligatoire. La preuve, voyez la transparence de la Semitour…)

Le contrôle des collectivités cocontractantes
(On y voit déjà au travers)

Réactivité et performance
Emulation procurée par le marché
(De jour, de Noël, de nuit, couvert, de plein vent ? Meuh non, le marché économique bien sûr, celui qui porte tous ses fruits aujourd’hui !)

Application des règles de droit privé
(Et là attention, y a de la gomme qui va rester sur la chaussée)

Rapidité des circuits de décision
(Reconnaissant toute la lenteur et la lourdeur d’une administration publique)

Liberté encadrée des passations de marché
(Cf : le concept de « liberté surveillée » du DGS de Périgueux, dixit « Le Monde selon Laporte ». Une valeur sure.)

Vérité des coûts et notamment des coûts de structure
(Contrôle obligatoire sur saisine du préfet par la chambre régionale des comptes. Effectivement c’est conseillé, bien qu’on n’imagine personne capable de mentir.)

Adéquation entre les objectifs et les moyens
(La preuve par l’exemple, ils sont parfaitement détaillés. Où ça ?)

Le partenariat
Apport des compétences
(Nul n’en doute. Qui ça ?)

Structure financière renforcée
(Trop de détails tuent le détail)

La contractualisation
Autonomie opérationnelle avec des procédures de contrôle légitimé par le cadre contractuel
(Attention je répète ! Autonomie opérationnelle avec des procédures de contrôle légitimé par le cadre contractuel
Code Rouge, ceci n’est pas un exercice, je répète :
Autonomie opérationnelle avec des procédures de contrôle légitimé par le cadre contractuel
En droit des obligations, on dit plus succinctement : signer un contrat.)

Séparation des fonctions entre autorité organisatrice et opérateur
(Afin que le cochon n’entre pas dans le maïs. Finaud !)

Vous voilà donc conquis, rassuré, motivé, gonflé à bloc, prêt à faire feux de tous bois, à s’abonner à Capital, c’est l’heure de banquer.

:: Devenir actionnaire ::

Pourquoi ?

Cette structure est un concept unique en Dordogne
Une capacité de création unique, motivée par la volonté de réussir ensemble !

Cela rappelle vaguement le Salon International de l’Innovation Touristique (1998) qui valut à Eric Dosset toute sa légitime renommée (internationale). Un concept unique en Dordogne, (c’est-à-dire au monde), une grande mobilisation générale, une initiative happée par le souffle intrépide de la réussite l’amenant à s’étendre, se pérenniser et surtout à être copié, recopié, mais jamais égalé.

Comment ?

Possibilité d’achat de 1 à 200 actions (100€ l’action).

Attractif comme un produit d’appel !
En tout cas, il y a vraiment une chose unique dans cet appel à souscription au capital de la société anonyme. Le montant de l’action est connu, c’est bien, mais faisant l’économie de préciser le nombre d’actions émises, il y a là comme un problème… Comment dire. Légal. C’est le mot, non?

Car à moins que ces actions ne prennent que trop vite l’allure d’emprunts russes et autres placements exotiques, il sera utile de préciser à quel montant le capital est ouvert et ainsi le volume d’actions mises sur le marché. En toute transparence, s’il vous plaît, ça ce n’est pas une option.
Ainsi, l’ouverture au capital d’une SA dont :
– l’objectif légal et contraint est l’intérêt général,
– où l’on ignore le nombre d’actions mises sur le marché,
– dont il est précisé que les dividendes ne seront pas distribués aux actionnaires mais « investis sur le territoire »
– par un conseil d’administration de 27 membres dont un seul est communiqué,
– où aucun partenaire privé n’est mentionné,
promet un succès que même les « cerveaux » de cette opération ne peuvent soupçonner, même pas en rêve.

Amis actionnaires, à vos portefeuilles !
Si vous doutez de l’investissement, faites au moins un don, ça fera plaisir.

Dossier OMAC, le MICMAC de Dosset

N’ayant pas vocation à contempler les trains qui arrivent à l’heure, (la propagande officielle s’en charge très bien), nous mettons un coup de projecteur sur les métiers d’artisanat d’art à Périgueux. Enfin non, pas sur eux.
Mais sur la façon dont ils sont (in)considérés, et comment des outils qui devraient être à leur service ne les abaissent en réalité à faire d’eux les instruments de cet outil.

Tout le monde se souvient que ce thème avait fait l’objet d’âpres échanges entre les candidats à l’élection municipale. Le sortant disait l’avoir fait, le rentrant disait vouloir le faire. D’où une légère impression de flou.

Le rentrant étant rentré, il s’est attelé à la tâche, lui qui faisait valoir une situation privilégiée de par sa fonction au Conseil Régional. Une forme de cumul des mandats « légitime » arguait-il.

Alors voilà.

Une situation professionnelle difficile, en souffrance, mais sur laquelle la municipalité doit pouvoir compter pour le développement de la ville. Car une fois les artisans d’art disparus, il faudrait reconnaître qu’il y aurait comme une béance dans l’identité de la ville.

En même temps, on peut compter sur le développement des franchises et des hyper surfaces d’agro-alimentaire en périphérie de la ville pour ramener du monde en centre ville. D’après nos sources, cette théorie est mise en application par Eric Dosset, d’où l’abstention de la ville de Périgueux sur l’agrandissement d’Auchan à Marsac.
Il faudrait presque comprendre qu’Eric Dosset fait plus pour l’artisanat de centre ville en s’associant aux franchises périphériques de l’intercommunalité, qu’en travaillant directement sur leurs conditions locales et le développement de Périgueux.
C’est à se demander si laisser la cathédrale dans son jus impropre et archaïque, n’est pas aussi utile que cautionner les hyper commerces des faubourgs, pour le bien du centre ville et l’artisanat d’art. On ne se doute pas à quel point Eric Dosset est perspicace.

Du coup, le maire mobilise toute ses compétences sur le sujet, lui le spécialiste de la chose artisanale, ne saurait être mis en échec sur ce thème dans sa propre ville. Une gageure !
Que ne serait-on en droit d’attendre de la symbiose d’un spécialiste du tourisme et un spécialiste de l’artisanat ?

Celui qui a dit « des ballades à poneys » il sort !

Comme pour le reste des dossiers, Eric Dosset a pris les choses en main. Il a donc fait organiser une réunion sur le sujet avec les artisans d’art de Périgueux. La réunion s’est déroulée le mercredi 25 mars, dans des « appartements » municipaux au 1 rue de la Sagesse.

La présentation officielle de l’invitation est la suivante :
Création prochaine de l’OMAC. L’OMAC intégrera les métiers d’art.
Donc (appréciez les sous-entendus flatteurs du soldat Moreau) :

Afin de permettre à nos métiers d’être enfin représentés à leur juste valeur, je souhaite vous convier à une présentation de ce projet.

Cette réunion avait pour objectif de constituer, au terme de la rencontre, une association des artisans d’art de Périgueux. Elle devrait être l’interlocuteur privilégié d’une nouvelle structure dossetique, l’OMAC ;

Office Municipal de l’Artisanat et du Commerce.

Le statut juridique est une SEM, Société d’Economie Mixte ayant vocation à des échanges assouplis entre public et privé, entre (investissement et bénéfice).
Vous aurez remarqué que pour l’occasion, les communistes ne mouftent pas. C’est un signe. L’économie de marché internationale ou nationale, c’est le diable. Au niveau local, c’est leur grenadine.
Parmi les surnoms généralement associés à ces structures, on trouve par exemple « planche à billets », ou « bandit manchot », etc. Question de destination.

Pour l’instant ce n’est pas drôle pensez-vous. Deux secondes, le temps de planter le décor et on peut commencer.

C’est un artisan de la place de Périgueux, Jean-Pierre Moreau, qui a été chargé, (ou s’est chargé) d’organiser la réunion et de constituer l’association des artisans d’art.
Il a donc envoyé des invitations aux artisans de son choix, environ une quinzaine nous a-t-on dit. Pour le détail, sachez qu’ils sont plutôt au nombre de 64 ces artisans d’art, à Périgueux.
Ah ! Votre premier sourire ?
Voyez plutôt.

Jean-Pierre Moreau a donc fait le casting, trié les désirés des indésirables, puis procédé à ses invitations. La question intéressante repose sur les critères de sélections des nominés. Pourquoi untel et pas l’autre ? Sa réponse serait certainement captivante.
Alors, Jean-Pierre Moreau. Pourquoi Jean-Pierre Moreau à la source de l’organisation des artisans d’Eric Dosset et de son micmac ?
Peut-être un lien avec le fait qu’il soit président de l’association des commerçants de la rue Limogeanne ? Ou bien trésorier de l’office de tourisme ?
Va savoir. Dans tous les cas, c’est l’association des commerçants de la rue Limogeanne qui figure en en-tête de l’invitation. C’est donc sous cette autorité que les artisans ont été conviés.

Vous ne connaissez pas l’Association Limogeanne ? Bah c’est eux qui, pour une animation de premier rang, ont vendu aux autres commerçants des coquilles Saint Jacques vides (mais lavées) à 50 centimes/pièce. Un succès, autant qu’un excellent souvenir. Une opération « cendriers » franche et massive. Nous remercions au passage les pèlerins de Compostelle de ne pas avoir choisi l’huître pour symbole.

Bref, Jean-Pierre Moreau bat le rappel de quelques artisans méthodiquement triés et nous voilà partis. Les gentils organisateurs présents étaient donc :
Eric Dosset, maire de Périgueux, directeur de la Sémitour, président du Pôle Emploi, égérie des taureaux « adossés » du Thôt, adjoint au développement économique touristique, commercial, artisanal, salarial, frontal, intestinal, minimal, etc.
Le « tout frais » directeur de l’Office de Tourisme en stage « découverte ». (Il a été servi)
Un représentant de la Chambre des Métiers. (Très discret pour les heures sup’ effectuées).

Premier imprévu qui annonçait le calvaire de Jean-Pierre Moreau.
Doux Jésus Marie Joseph !
Des artisans non invités se sont invités quand même, au point qu’il n’y avait pas assez de chaises pour la trentaine de personnes présentes.
Diantre, ces artisans non prévenus auraient-ils le téléphone ou bien s’envoient-ils des texto par signaux de fumée ?
Se sentent-ils donc concernés par cette réunion sur leur métier et leur avenir au point de se déplacer sans être conviés ?
Visiblement.

Qu’à cela ne tienne on fera avec. Bon alors, l’objet de cette réunion, les amis, c’est de faire une association, qui sera le porte-voix officiel des artisans d’art périgourdins et force de propositions pour travailler sous les fourches caudines de l’OMAC.
Eric Dosset d’expliquer qu’il travaille sur l’OMAC depuis 6 mois, que tout est prêt, qu’il n’y a plus qu’à signer en bas de la feuille. Et même qu’on aura ainsi plein de subventions pour faire des animations. Youuu !

– On va vous faire exposer vos produits sur les places publiques !
– Oué c’est ça et mes pianos t’en veux combien ? C’est toi qui les portes ?

– Hum. L’été on vous fera des animations pour faire venir les touristes !
– Ben voyons, comme si on vendait aux touristes… du 15 juin au 15 août.

– Z’aurez des subventions !
– Ca c’est bien. C’est tout à fait notre cœur de métier de vivre de subventions…

Zut, personne n’avait entendu parler de l’OMAC à part Jean-Pierre Moreau. Six mois qu’Eric se creuse la tête et il n’en avait parlé à personne, en tout cas personne de réellement concerné. Toujours en quête de concertation et de transparence, Eric Dosset avait choisi de leur faire la surprise et leur mâcher le travail :

– Coucou les amis, signez en bas, sinon les autres faites une croix.

Ben oui, quand on a un esprit supérieur, comme Eric Dosset, on sait bien mieux les choses que les gens dont ces choses sont le métier. C’est logique.
Si par exemple la Ministre Albanel connaissait toutes les qualités de notre élu, elle le laisserait régler le problème des champignons noirs sur les peintures de la grotte de Lascaux

– T’en foutrais un coup d’eau de javel sur ces cons de champignons !!!
De toute façon on a les copies et l’original est interdit au public alors…

Et voilà, avec Eric plus de problèmes et plein de touristes. Souvenons-nous de la dérive « Lascauxland » dénoncée par Sud Ouest (08 03 09). Et méfiez-vous de ne pas devoir faire votre métier en chantant en patois, en n’oubliant pas la paille dans les sabots.

Quoi ! Ca ferait venir des touristes et ça distrairait les guides périgourdins sur Périgueux Renaissance (entre le XI° et le XIX° siècles) à la torche, même que la cathédrale Saint Front a de tous temps eu des coupoles byzantines à pierre de taille mécanique du XIX° siècle ?

Parce qu’elle le vaut bien. Non ?

Il a bien fallu, pourtant, faire remarquer à Eric Dosset qu’il ne maîtrisait que très relativement son dossier, au regard de son nez plongé dans ses notes colorées, ses confondantes approximations, avançant des idées que les mêmes artisans avaient produites il y a plusieurs années, déjà…

Bah, on s’en fout! Allez, Jean-Pierre Moreau a préparé ses fiches d’inscriptions pour l’association, il n’y a plus qu’à les remplir et signer.
Arf. (Roulement de tambour puis silence).
En regard de la tournure des évènements, ces petites fiches ne furent même pas distribuées. Fin psychologue, notre homme vit assez vite qu’il n’y aurait pas une seule signature ce soir là.

Le maire adjoint (à lui-même) à plié les gaules au bout de deux heures pour amener ses collègues débriefer la situation.
Jean-Pierre devait faire venir des amis pour créer l’association des artisans d’art et vlan !
Tout le monde s’incruste, pose des questions intelligentes, ose des critiques pertinentes et l’association n’est même pas constituée. C’est n’importe quoi Jean-Pierre !

Récapitulons
L’opaque Eric Dosset a constitué l’OMAC dans son coin, hors concertation avec les principaux intéressés. Car en réalité, cette structure a moins vocation à l’artisanat local qu’à être un objet politique porteur et séduisant auprès de l’électorat. Selon ces critères, effectivement, les artisans n’avaient nul besoin d’être associés à cette problématique.

Contrôlant de facto sa SEM, (par ici la monnaie), il ne lui restait plus qu’à contrôler la corporation des artisans, via son obligé Jean-Pierre Moreau, chargé de trier le grain de l’ivraie. Sur le papier rien à dire.
Une campagne de communication plus tard, le maire aurait pu faire valoir, dans la transparence et la concertation, l’étendue de son œuvre en matière de promotion de l’artisanat.
Chacun, dans sa chaumière, aurait du conclure à la belle et bonne action d’un maire efficace, attaché à ses engagements de campagne.

Mais tout cela, c’était en oubliant que les artisans sont libres, qu’ils sont des professionnels et qu’en plus, n’en déplaise à l’ « adjoint à lui-même », ils sont dotés d’un cerveau. Il n’était donc pas légitime qu’il revienne à l’obligé Jean Pierre Moreau de considérer par lui-même la juste valeur des artisans devant être présents ou non.

La prochaine réunion est prévue pour le 16 avril 2009. Pour tout renseignement, s’adresser à Jean-Pierre Moreau, (physionomiste officiel d’Eric Dosset pour l’élevage d’artisans présentables) place du Marché au Bois.

La mise en service de l’OMA est annoncée pour le 1er juin 2009. On va avoir un bel été.