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Le maire de Périgueux sur Facebook ou l’anachronisme 2.0

Mark Zuckerberg peut remercier Michel Moyrand. Depuis que le maire de Périgueux s’est inscrit sur Facebook, le cours de l’action remonte. Certains n’y verront aucune corrélation. Rien n’est moins sûr. Car depuis que François Hollande est Président de la Dette, Michel Michel a accumulé les points de karma. Certes pas assez pour faire venir le TGV à Périgueux ou faire une véritable école du mime mais bon. Rendez-vous en 2038.

Voici donc le cours de l’action Facebook depuis que Michel le Maire s’est inscrit :

N’y voyez aucune diablerie, c’est juste la puissance de son karma.

L’information fait le tour du quartier du Toulon en quelques secondes

Trêve de sérieux. Le Michel a tellement peu d’amis que l’information était passée inaperçue. Il a fallu tout le talent des limiers pétrocoriens de la rédaction du Sud-Ouest local pour débusquer le scoop. Même Reuters et l’AFP avaient raté l’info. Mais le 09 aout, à 06h00 du matin, c’est la libération.

Le peuple périgourdin, en quête d’informations sur la situation internationale, découvrait avec joie et fierté que leur canard local s’illustrait parmi les plus grands quotidiens. Incroyable mais vrai, seul Sud-Ouest ce jour-là avait eu l’info et en partageait la primeur.

Quelques minutes plus tard, le scoop faisait le tour du monde et l’action Facebook jusque-là en plein marasme redécollait plein tube. Un grand bravo à la rédaction pour son talent journalistique !

Michel Moyrand sur l’autoroute de l’information

Car en réalité Sud-Ouest ne s’est pas contenté d’une dépêche. Toute la rédaction s’est mobilisée pour se fendre d’un dossier complet. Nous découvrons ainsi toute la genèse de l’histoire dans les moindres détails.

Ainsi apprend-on que le maire de Périgueux était frileux face à cet outil symbolique des nouvelles « Autoroutes de l’Information ». Il lui aura fallu pas moins d’un an pour se décider (chacun connait son rythme cognitif).

Ne comprenant strictement rien au numérique et pas plus à cette mode de d’jeuns qu’est l’internet avec ses 2 milliards d’internautes, le maire de Périgueux a sauté le pas et enfourché sa souris. Le voilà « branché » au réseau.

Sud-Ouest décrit alors une scène surréaliste et cite le maire :

Ce n’est pas mon outil de communication préféré, mais ne dit-on pas qu’il faut vivre avec son temps ! Alors il était bien temps que je l’adopte

On comprend alors que pour Michel Moyrand, avoir un compte Facebook, c’est « vivre avec son temps ». Cette phrase ne peut qu’attirer une profonde pitié. Michel Moyrand est bien de cette génération d’élus qui ne comprennent rien à la société contemporaine.

Il faudra attendre que cette génération disparaisse et laisse place à celle qui aura la lourde tâche de rattraper le retard pris par ces élus anachroniques.

Les plus optimistes verront un geste de courage de la part du maire pour s’adapter à cette époque qui le dépasse tant. Mais nous sommes en 2012, année d’entrée en bourse de Facebook et début de son déclin.

Facebook est déjà mort. Alors que près de la moitié de ses connexions se font sur mobile, l’entreprise n’a aucun modèle économique à proposer. Tablettes et mobiles ont ouvert un autre paradigme et le web stagne : l’ère post PC est engagée.

Et c’est grâce à ce support que le maire du pâté en croûte s’imagine dans le vent. Bon courage.

Michel devrait embaucher un community manager

Moyrand est un vrai politicien. Il se dit « très touché » par le décès de Jean-Pierre Gautherie. Il est tellement ému que sous ces doigts le nom devient : « Jean Paul Gaufherie ». Il ne peut même pas prendre le soin de respecter le nom du défunt mais a le culot de parler de « condoléances » à la famille.

Aussi le maire devrait vite créer un emploi pour écrire à sa place et masquer ce cynisme doublé d’incompétence.

Le meilleur ami de l’homme (et de tous les politiciens)

Heureusement il pourra compter sur le plus grand flatteur que le Périgord ait porté : Pascal Serres. Toujours prêt à dégainer ses brosses à reluire, le meilleur ami de tout le monde, autrement dit de personne, n’a pas perdu de temps :

Pour les élections municipales de 2014 on devrait se fendre la poire avec notre Michel 2.0.

Michel Moyrand détourne l’ordre public pour imposer son ordre moral ?

Maintenant que le Conseil Général Dordogne a échoué dans sa tentative d’interdire le spectacle de Dieudonné, c’est au tour du maire de Périgueux de s’y coller. En octobre dernier, il avait annoncé la couleur :

« Compte tenu de la personnalité de ce provocateur professionnel que d’aucuns qualifient d’humoriste (‘) je tiens à préciser que, si d’aventure ce spectacle devait se tenir dans notre ville, je prendrai un arrêté pour l’interdire en raison des menaces de troubles à l’ordre public qu’il serait susceptible d’entraîner ».

Il va donc falloir le prendre cet arrêté nom d’un nazi en string!  Et le maire s’est déjà mis des bâtons dans les roues en confondant jugement personnel et prérogatives d’un dépositaire d’une autorité publique. Ce que pense Michel Moyrand de la personnalité de Dieudonné, qu’il le considère comme un « humoriste » ou non ; tout le monde s’en moque. Ce n’est pas parce que Dieudonné ne fait pas rire Michel Moyrand que le maire de Périgueux peut se sentir légitime à l’interdiction (en Corée du Nord peut-être, mais pas en France).

On va commencer par la fin pour que le maire saisisse les choses par le bon bout, d’où cette phrase de Portalis

« Les lois s’occupent plus du bien politique de la société que de la perfection morale de l’homme. La vertu est l’objet de la morale, la loi a plus pour objet la paix que la vertu (…) »

http://www.dieudonne-officiel.com/news

Aujourd’hui, au pied du mur, le maire de Périgueux n’est plus aussi sur de lui. Sud Ouest a même titré  : « Périgueux : le maire hésite à interdire Dieudonné » (29/02/12). Il semble chercher du soutien parmi différentes associations, y compris la Ligue des Droits de l’Homme, ce qui ne manque pas d’ironie.

Aussi Michel Moyrand déballe un nouvel argumentaire pour tenter de justifier ses velléités de censure.  Ce dernier est rapporté par Sud Ouest :

« La Dordogne, qui est une terre de résistance, de liberté et de démocratie, a un devoir de mémoire. Il ne faut pas qu’elle devienne un lieu où l’on peut véhiculer des thèses qui visent à exclure une partie de la population. Je respecte la liberté d’expression, dans la mesure où elle est respectueuse de chacun, et où elle ne dresse pas les uns contre les autres. La liberté, ce n’est pas le droit de tout faire ou de tout dire »

Michel Moyrand, dans une certaine confusion, amalgame 3 type d’arguments : historique, juridique et moral.

La ville de Périgueux interdirait Dieudonné en raisons des caractéristiques historiques du département de la Dordogne entre 1939 et 1945

Oui je sais. C’est impressionnant. Mais sans sarcasme, feignons de trouver un sou de rationalité dans cette idée.

Convoquer l’histoire est toujours compliqué. Le Dordogne et Périgueux honorent publiquement le Maréchal Bugeaud, colonisateur de l’Algérie, criminel de guerre, tortionnaire sans pitié et assassin de milliers de femmes et d’enfants (Bugeaud l’agérien ou le révisionnisme périgourdin). Et quand bien même, la Dordogne n’est pas qu’une terre de résistance à l’envahisseur nazi, elle fut tout autant une terre de collabo et de miliciens…

Alors que vient faire Dieudonné là-dedans en 2012 ? Est-ce que « les thèses qui visent à exclure une partie de la population » est une manière à peine voilée pour Michel Moyrand, d’accuser Dieudonné d’antisémitisme ? Ca y ressemble fortement.

Dieudonné pourrait continuer ce spectacle:

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=_B3q3kt6S88[/youtube]

Passons. La Dordogne étant une terre de résistance, cela interdit tout spectacle, condamné par avance pour antisémitisme. En toute logique, cela suggère qu’en des terres moins résistantes, le dit Dieudonné serait fondé à se « pourvoir » en spectacle ? Les habitants de l’Auvergne apprécieront la logique du maire de Périgueux, car quand on a pour sous-préfecture la ville de Vichy, on est bien obligé d’accepter Dieudonné c’est ça ?

Ca a tout l’air d’une semi démence, mais il faut donc rappeler au maire de Périgueux que la loi s’applique de manière égale sur l’ensemble du territoire de la République. Et que l’histoire d’un département n’est pas un motif recevable à la « dérogation à Dieudonné » (sic). Il y a certaines bases de droit public que l’on aurait pu croire acquises au bout de quatre de mandat.

La liberté d’expression défendue par le bâillon (et mon poing dans ta gueule c’est pour ton bien)

Michel Moyrand himself:

« Je respecte la liberté d’expression, dans la mesure où elle est respectueuse de chacun, et où elle ne dresse pas les uns contre les autres. La liberté, ce n’est pas le droit de tout faire ou de tout dire ».

Ce seul critère de « respect de chacun » aurait suffit en son temps, à condamner Pierre Desproges à la réclusion criminelle à perpétuité…

Heureusement le maire de Périgueux en fait appel au droit :

« La liberté, ce n’est pas le droit de tout faire ou de tout dire »

Voilà pour le faire, article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen :

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

Voilà pour le dire, article 11 :

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme: tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.

Voilà c’est ça, limité par la loi. C’est donc devenu un délit. Les délits sont qualifiés par les juges. Les juges appartiennent au corps judiciaire. Le maire de Périgueux est-il investi du pouvoir de qualifier un délit  et d’interdire à un citoyen de parler ?

Michel Moyrand est-il magistrat ? A-t-il le pouvoir de contraindre un citoyen au silence ? Et quand bien-même, encore faudrait-il qu’un délit soit reconnu. Est-ce le cas ? Non. Les propos condamnés par la loi ne sauraient exister avant d’avoir été prononcés.

Est-ce en démocratie que l’on juge les gens coupables avant même qu’il n’aient commis le moindre délit ? D’où est-ce que la loi française a donné compétence à un maire pour se substituer à un juge ?

A la mairie de Périgueux pas de problème, ça semble naturel. A leur décharge, depuis qu’ils ont transféré la cour d’Assises au théâtre, le maire s’y perd un peu.

Le prétexte fallacieux contre la liberté d’expression: le trouble à l’ordre public

Le problème c’est qu’on juge d’un délit après qu’il ait été commis, signalé et visé par la justice. Il ne serait pas constitutionnel de limiter la liberté d’expression de Dieudonné avant même qu’il n’ai parlé. Le maire ne peut donc pas interdire le spectacle au prétexte qu’il subodore (mais sur quels fondements ?) des répliques diffamatoires ou injurieuses. Quant à Faurisson sa seule exhibition n’est pas un délit, le législateur, fort à propos, ne lui a pas fait cet honneur.

Reste alors l’arme bricolée de toute pièce du « trouble à l’ordre public » pour s’opposer à la liberté d’expression. L’ordre public n’est pas précisément défini, mais regroupe le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques.

Autrement dit le maire voudrait empêcher Dieudonné de parler. La loi ne l’y autorisant pas, il ne reste comme alibi que celui du risque à la « paix locale ». C’est donc au nom des « bonnes mœurs » que Dieudonné est condamné. La liberté d’expression, qui est normalement défendue par une procédure lourde avec un juge d’instruction, est littéralement liquidée dans ce cas par un simple acte administratif.

Michel Moyrand et le nouvel ordre moral

Le maire de Périgueux tenterait dans ce cas de faire passer l’ordre moral pour de l’ordre public. C’est justement ce qu’il n’est pas. La puissance publique n’est pas là pour instaurer un ordre moral. Elle n’est pas là pour entrer dans la sphère de l’individu et imposer des valeurs normatives à la conscience. La puissance publique n’est pas là pour nous dire ce qui est bien ou mal mais pour imposer ce qui est légal ou illégal.

Être en démocratie, c’est faire en sorte de protéger les libertés d’opinion et d’expression parce qu’elles sont les conditions de possibilités de ce régime politique. Les maires de France qui tentent aujourd’hui d’interdire Dieudonné forment le souhait d’imposer un ordre moral. Et comme la loi ne le leur permet pas,ils tentent de la détourner pour imposer une censure arbitraire de la liberté d’expression déguisée en respect de l’ordre public.

Faire respecter cet ordre public correspond d’ailleurs parfaitement au mandat confié au maire de Périgueux par les périgourdins. Sauf que dans une conception extensive de ce mandat, Michel Moyrand se croit maintenant légitime dans l’édification d’une censure publique en vertu de ses propres mœurs.

A-t-on voté « Michel Moyrand » afin que ce dernier, une fois élu, autorise ou censure les propos d’un tel ou d’un tel, selon son bon vouloir ?

Quand on se prétend démocrate, on n’interdit pas les idées nauséabondes par arrêté municipal, on se porte au devant d’elles, on les affronte et on les combat par d’autres idées.

Sinon on ne défend pas la démocratie, on la souille.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=mI021kUfLuM[/youtube]

Antennes relais : Moyrand, seul maire de france sans responsabilité

Jusqu’à quel point peut-on faire de l’hypocrisie une méthode politique ? Dans son dernier magazine de propagande municipale, (1er trimestre 2012), Michel-Michel a sorti le grand jeu.

Tout le monde sait avec quelle couardise le maire a laissé implanter une antenne relais de téléphonie mobile à 100 mètres de la crèche des arènes et d’une maison de retraite. Alors qu’il espérait que l’ouvrage passa inaperçu, il s’était fait choper en flagrant délit de tromperie à la population.

Du coup, il avait créé une commission fantoche pour faire genre « démocratie des ondes ». Totalement bidon, la commission avait volé en éclat dès ses premiers jours. Le collectif Priartem 24 avait quitté l’assemblée après s’être fait sournoisement manipulé.

Depuis, Michel-Michel rame tant qu’il peut. Son vernis écolo tendance électoraliste s’effrite comme de l’amiante. Ses positions anti écologistes au profit de sociétés privées le poursuivent. Aussi n’hésite-t-il pas dès que possible à brandir un alibi écolo pour rappeler à quel point cet électorat lui est précieux.

Un des rares maires français à jouir officiellement de son incompétence

C’est officiel, le maire de Périgueux se félicite d’un arrêt du Conseil d’Etat qui, à ses yeux, le dédouane de toute responsabilité en matière d’antennes relais. Selon lui, cet arrêt lui permet de se débarrasser du problème en bottant en touche.

« Les installations d’antennes relais à Périgueux : point sur la réglementation et rappel des projets en cours« 

Le passage le plus intéressant porte sur l’instrumentalisation d’une décision du Conseil d’Etat du 26 octobre 2011, qui rappelle les compétences en matière de réglementation sur les implantations d’antennes relais. Le maire de Périgueux cite la phrase qui, selon lui, l’exempte de toute responsabilité:

« un maire ne saurait réglementer par arrêté l’implantation des antennes relais sur le territoire de sa commune ».

En l’espèce, le maire de Périgueux, en rappelant ce passage de l’arrêt, fait passer l’idée qu’il n’a aucune compétence en la matière et qu’il n’y peut rien :

« le maire n’a aucune autorité pour exiger le démontage ou l’interdiction des antennes»

Ca c’est un mensonge. Le maire voudrait ainsi faire croire qu’il n’a aucune responsabilité vis-à-vis de l’ordre public, de la tranquillité et de la salubrité, quand ils sont liés à une problème d’antennes relais. Justement, le Conseil d’Etat rappelle fermement le contraire.

On va donc directement citer le Conseil d’Etat:

Il convient de souligner que les décisions rendues par le Conseil d’État ne concernent que la question de l’autorité compétente pour édicter une réglementation générale des implantations d’antennes relais, sans préjuger ni de la légalité des règlements nationaux applicables ni de l’éventualité de décisions individuelles de police municipale que les maires pourraient prendre, notamment en cas d’urgence, concernant une antenne relais déterminée, au regard de circonstances locales exceptionnelles.

Ce besoin incessant de vouloir tromper les gens, de les désinformer pour mieux les manipuler tourne à l’obsession. On arrive à un point tel que cela relève de la psychiatrie. Ce n’est plus simplement de la mauvaise intention, c’est une maladie.

Le pavillon des paresseux

La loi donne à un maire diverses compétences en matière de réglementation. C’est un pouvoir de police (administrative). Cette réglementation peut être soit générale, soit exceptionnelle (circonscrite dans le temps et l’espace).

Ce que le Conseil d’Etat rappelle, c’est qu’un maire ne peut pas prendre un arrêté général concernant l’implantation d’antennes relais sur sa commune. Car dans ce cas, il se substituerait aux autorités compétentes qui relèvent de l’Etat (ministre, ARCEP, ANFR) et jouissent d’un pouvoir de police supérieur, dit « spécial ».

Le respect de la hiérarchie administrative rappelé par le Conseil d’Etat permet à Michel Moyrand de dire : « vous voyez, je ne peux rien faire ».
C’est là que le bât blesse. Personne n’a demandé au maire de Périgueux de produire une mesure de police générale sur les antennes relais et de se placer au-dessus du ministre. Et quand bien même, certaines communes ont eu le courage politique de le faire pour l’intérêt de la population.

Par contre, on lui a bien demandé d’examiner au cas par cas les problèmes engendrés par ces antennes relais. Et c’est le cas pour celle qui rayonne au-dessus de la crèche des Arènes.

La loi comme alibi

Le Conseil d’Etat n’infirme en rien le pouvoir d’un maire quant à une réglementation particulière, pour une antenne relais déterminée, au regard de circonstances locales exceptionnelles. Il pourrait très bien, si les parents et le personnel se sentaient plus concernés, prendre une mesure spéciale pour endiguer un trouble à l’ordre public. Encore faudrait-il avoir la volonté de travailler AVEC la population et non avec les opérateurs.

Certes, il ne peut pas produire une mesure de police générale au motif du principe de précaution porté par la charte de l’environnement. Cela ne le prive en rien des autres moyens d’agir, ni de tous les leviers administratifs dont il dispose.

D’ailleurs on peut louer le courage des communes qui ont pris le risque de cet arrêt. Elles ont été condamnées à 4000 € d’amende mais ont permis de prendre des positions politiques claires et de faire avancer le débat. Dans le même temps, Moyrand racontait qu’en cas de condamnation, cela coûterait des fortunes en dommages intérêts aux communes…

Les écologistes favorables aux antennes relais de Moyrand ?

Vous aurez remarqué que le médaillon sur la droite représente une élue écologiste (Elisabeth Patriat), comme si elle portait le message municipal sur les antennes relais.

On peut en douter. Car depuis le début, le groupe écologiste de la majorité municipale est engagé contre la politique du laisser faire de Michel Moyrand et son chèque en blanc aux opérateurs de téléphonie mobile.

EELV a officiellement, à ce titre, soutenu la création du collectif contre l’antenne relais de la crèche des Arènes. Le même collectif qui a claqué la porte de la commission suite à grossière tentative de manipulation du maire.

Encore une fois, les élus écologistes semblent servir d’alibi à une politique qui n’a strictement rien d’écolo mais qui a besoin d’eux pour le faire croire.

Des écologistes encombrants ?

Ce greenwashing devient troublant, quand, dans le même magazine, le groupe EELV parle du Forum alternatif local de l’eau à Périgueux. C’est l’occasion de dénoncer la forfaiture qu’est le forum mondial de l’eau officiel, lessiveuse marketing des principales sociétés spécialisées dans la vente de cette ressource -dont SUEZ-.

Or le forum mondial de l’eau n’était pas loin du festival Art et Eau, dont le financement par Suez a été annulé au dernier moment, celui-là même où Suez signait son contrat d’exploitation de l’eau potable périgourdine.

Rappeler l’existence d’un forum alternatif à celui qui a snobé la venue de Danielle Mitterrand à Périgueux pour la défense de l’eau comme ressource non privatisable, relève du camouflet.

C’est rappeler encore que Michel Moyrand a préféré les intérêts immédiats de SUEZ à ceux des périgourdins et qu’il a piteusement trahi sa parole et son programme politique.

Dans ce contexte, on peut imaginer tous les coups bas permis…

Les voeux de Michel Moyrand ou la pelle du devoir

L’auteur des derniers vœux de Michel-Michel devait être rond comme une queue de pelle au moment des faits [vœux 2012 .pdf]. Son inspiration du 31 décembre 2011 -date de création du document- en doit sûrement beaucoup au champagne et à l’usage immodéré de langue moins française que de belle mère.

On imagine sans peine la plume, cravate de travers, cacahuète coincée dans la dent creuse avec l’élastique du chapeau pointu qui lui laisse une vilaine marque sous le cou. Et vas-y qu’avec son déodorant Défi 24h00 il célèbre déjà la victoire de François Hollande, faisant de lui, peut-être, le futur directeur de cabinet du futur ministre Michel-Michel.

2012, année du bien vivre retrouvé

Alors là attention. On ne parle plus aux ploucs périgourdins, mais directement aux français, à la Nation, Môssieur… Et oui, parfaitement logique quand on fait ses vœux aux périgourdins, d’appeler officiellement à voter Hollande. Du coup le gars, bon, Périgueux il connait un peu, ça va, mais heu… toute la France, c’est grand et c’est compliqué.

C’est pas grave, il se lance. « au plus profond de moi-même, j’espère que l’année 2012 sera celle d’un bien vivre retrouvé ». Effectivement, la conjecture s’y prête, on va bien le sentir le « bien vivre retrouvé ». Personne n’a prévenu ce monsieur de la situation ?

Ah si il connait. La phrase d’après il en parle : « la douleur d’une crise habilement cultivée politiquement ». Ah les salauds ! Heureusement que Michel-Michel arrive avec son pote François-François pour arranger tout ça.

Là la cacahuète le gêne il en oublie une virgule : « Ne les blâmons pas, ils ont, il est vrai quelques raisons de douter ».

La crise internationale est nationale, mais un peu internationale

Vient la leçon de macroéconomie, rangez les cure dents : « inutile de vouloir leur faire croire que cette crise serait d’abord le fruit d’une conjoncture internationale difficile ». D’accord, ok, la situation française n’a rien à voir avec la situation internationale. Dans ce cas quelle serait la cause ? « Les précaires de toute nature savent bien, sans ignorer les contextes internationaux… » Alors cette crise n’est pas le fruit d’une conjoncture internationale… mais un peu quand même. Ok

« …que la situation Française découle essentiellement des choix idéologiques et politiques des gouvernements Chirac et surtout Sarkozy ».

T’as compris ? (comme dirait Marjorie Poulet). La crise, c’est un peu la faute aux autres, les pas français, mais quand même surtout à Sarkozy. Et oui, c’est quand même le nabot à talonnettes le responsable de la crise. Et non comme on le croit trop souvent des Lehman Brothers, Fannie Mae, JP Morgan, Standards & Poors, Goldman Sachs, Federal Reserve et tout ça quoi. Enfin c’est pas vraiment leur faute. Ils ont écouté Nicolas, ils n’auraient pas du. Bref, c’est sa faute quoi (surtout les subprimes il faut le dire, enculé va !).

Courageuse, la plume continue d’écrire tout en rotant son Mercier : « Ils savant qu’aucune autre politique ». Un example d’abnégation que nous devrions tous suivre.

Marre de la crise ? Faites de la politique bande de loosers

Allez la plume, à cheval : « Ils comprennent fort bien que toutes ces inégalités privent des familles entières d’une juste répartition du produit de la prospérité ». Qui ça ? La prospérité ? Ah oui comme le « bien vivre retrouvé » de 2012 ? « certes moins abondante qu’en d’autres périodes » : quelle lucidité.

Et là attention, un temps fort sans virgule mais sous les confettis (faut pas déconner quand même): « Ils perçoivent parfaitement les inacceptables techniques de redistribution des richesses produites qui profitent toujours aussi fortement aux plus nantis déjà largement protégés par d’honteux boucliers fiscaux ».

« nantis », vous voulez dire, comme le maire de Périgueux avec ses 8000 €/mois, sa voiture de fonction, ses immeubles défiscalisés et qui profite du bouclier fiscal ?

Ah nonnnnn, ceux d’en face là, les enculés, ah ok. Vous auriez pu préciser ça porte à confusion dans le texte.

Nos cœurs solidaires continuent de battre (votez pour moi)

Ca mérite bien un peu de dramatisation mais tout le monde n’est pas Racine : « Crainte traumatisante pour ceux-ci, de se retrouver confrontés à l’épreuve humiliante de la lettre de licenciement synonyme d’une chute tant redoutée dans le monde abondant des traîne-misère ». Ouf respire. Zola n’a qu’à bien se tenir.

Et là après toutes ces années où les gens se sont trompés dans les urnes, le nègre de Michel Michel expose sans sourciller ce que sera la société de François-François : « La République doit donner à chacun éducation et formation, sécurité et dignité, réduire toutes formes d’injustices et combattre les égoïsmes diviseurs ». Connards d’électeurs,  vous le saviez pas non qu’avec les socialistes la société serait idéale, belle, juste, prospère ???

Et là attention. Au temps suspend ton vol. 12ème bouteille de champagne, fin de soirée, maman dort, les amis sont partis, le carrelage du salon est tout collant. La plume vient de vomir ce qui lui restait de tiramisu, les flûtes en plastique jonchant le sol craquent sous ses pieds. Là, soudain, une pensée émue le traverse pour son maire préféré : « Nos cœurs solidaires ne peuvent continuer de battre sans gène et sans honte dans cet univers de misère galopante et meurtrière ».

Gros pic d’émotion. Il ne contiendra pas la larme qui coule sur sa joue comme un ruisseau d’espoir vers des printemps nouveaux inondés de lumière matinale murmurant au pistil le bonjour d’un soleil qui l’invite à croître, à vivre, à se décupler, fécond, comme la jument aux beaux jours devant son étalon.

Incarne l’ongle de l’index pointant l’espoir (vers la lune)

Aussi notre écrivain à la chemise tachée en appelle à l’Histoire, avec ce grand H et au peuple français avec ce grand P dont l’un lui échappe plus que l’autre. Ce n’est pas celui que l’on croit : « Le peuple Français a souvent montré combien il était capable de se préserver, combien il était capable de soulager les siens malheureux et d’abolir certains privilèges tenaces ».

A ça ira, ça ira. Du coup, la Révolution de 1789 nous en est témoin, 2012, c’est l’année qui va tout changer dans la société, si, camarade, et je dis si parce que c’est pas gagné, donc si, et seulement si, heu… putain les mots. Si donc… Ahhhhhhh spirine, si donc : « En cette année électorale, l’espoir d’une société plus solidaire, plus fraternelle demeure possible dès lors qu’une majorité de femmes et d’hommes s’engagera en faveur du changement tant nécessaire et parfaitement incarné aujourd’hui par François Hollande ».

Là on peut apprécier l’ampleur rhétorique de la situation avec un « changement tant nécessaire » et surtout un « changement parfaitement incarné ». Alors donc, on va aller se coucher, c’est la fin, François François, François… bon peu importe, François est tant nécessaire et même parfaitement incarné. Notez, « parfaitement nécessaire » et « tant incarné » c’était moins fort, ça faisait plus « ongle », « pus », « douleur », alors que là c’est fin, c’est ciselé.

C’était donc voici le discours pour les ploucs qu’ont intérêt à voter le bon nom… heu passequeue sinon la société… comment dire. Heu attends je relis. Ah oui. La société ira parfaitement plus mal tant nécessaire pour que nos cœurs galopent. Non attends. Pour que nos cœurs, ah oui, pour que nos cœurs solidaires continuent de battre sans gêne.

Voilà. Ca c’est beau, nos petits cœurs qui battent ensemble vers un monde meilleur résonnant comme les tambours de l’espoir d’une société qui n’oublie personne pour construire l’avenir. Voilà. Voilà. Là normalement ça casse tout, c’est le strike, tu pleures d’émotion et tu votes pas pour les enculés parce que nous aussi on veut s’en mettre plein les fouilles un peu, y a du monde sur la corde à linge.

Envoyez Michel-Michel à Paris !

Alors maintenant il faut conclure. C’est toujours délicat, surtout que la plume est quand même à deux doigts du coma éthylique et que le jour se lève. Les gosses vont se lever et vont vouloir jouer aux SIMS sur le plasma ; après c’est foutu. Alors attends. Concentration.

« Je ne peux vivre sans agir. Je ne peux dénoncer sans participer ».

Et pôahh, Lao Tseu, calmé. Bon en même temps lui il réfléchissait, le boss de la plume, c’est pas trop son truc. Donc mieux vaut dire qu’on agit quand on ne sait rien faire plutôt que faire semblant de réfléchir à une action agissante.

Bon par contre, « dénoncer sans participer », je suis d’accord, ça ne veut rien dire. Mais, mais, ça dépend. Parce que normalement si Michel Michel lève les bras, retrousse les babines et regarde l’auditoire fixement, ça prend du sens. C’est un truc  de politique. Avec ça tout passe.

Et lui quand il va dire « je ne peut dainoncer sans participé » ça va le faire. Ils seront scotchés les cons. Flôawnnnn, paf, subjugués.

Voilà. C’était donc en direct du 31 décembre, un peu à la fin, plutôt vers le 1er janvier. C’est donc le discours pour les bouseux du 24 que s’ils comprennent bien mon message, ils voteront pour qui je veux. Parce que vous comprenez, vous écrire des conneries depuis 4 ans maintenant, ça suffit : c’est long. Et franchement vous faites chier avec votre pâté, votre hypermarché du samedi, vos proverbes en patois et vos blondes décolorées.

Moi maintenant je veux écrire des discours de ministre. Voilà. Alors votez François Hollande siouplé, ça pourrait m’aider. Quand même.

Quand Michel Moyrand militait contre l’aéroport de Périgueux

Périgueux le 20 décembre 2007

Communiqué de presse

Réouverture de la ligne aérienne

Manœuvre électoraliste démesurée payée par le Périgourdins

Le maire de Périgueux s’obstine dans la réouverture d’une liaison aérienne Périgueux – Paris pour le printemps 2008. Pour atteindre son objectif avant les prochaines échéances électorales le maire a sollicité des partenaires publics et privés pour partager avec lui une catastrophe financière annoncée. Il place ainsi les collectivités locales face à une situation extrêmement difficile.

En effet, si les partenaires publics refusent de s’engager dans la voie proposée, le maire dira que seul il ne peut réussir et fera porter la responsabilité de l’échec sur les autres.

Si, au contraire, la ligne peut redémarrer, le maire  ne manquera pas de se venter d’avoir réussi là où la chambre de commerce et d’industrie a échoué voici tout juste deux ans.

L’examen des chiffres n’est guère rassurant et tout observateur averti de ces questions ne peut –être qu’inquiet sur la pérennité de ce projet qui recueille un tiède soutien des collectivités locales.

Les chiffres montrent, sur la base de 6000 passagers par an, soit 10/12 passagers par vol, que le déficit global d’exploitation de cette activité sera de 1,750 million euros par an dont 1,450 million euros à la charge des collectivités locales.

La participation de la ville de Périgueux s’élèvera au minimum à 825 000 euros soit une contribution supérieure à plus d’un point de fiscalité municipale (sans compter la part payée par les contribuables de Périgueux au conseil général et à la communauté d’agglomération, financeurs potentiels de cette opération.)

De même, il n’est pas précisé à ce jour si la contribution privée de 300 000 euros annoncée pour la première année sera reconduite les années suivantes.

J’en conclu :

  • Qu’il n’appartient pas à la ville de Périgueux, qui a délégué sa compétence économique à la CAP, de porter cette lourde opération
  • Que la part contributive de la ville de Périgueux est beaucoup trop élevée.(contribution de 27 euros minimum par an par habitant de Périgueux)
  • Que la participation des collectivités locales est beaucoup trop importante pour un si petit nombre de passagers transportés ?
  • Que la ville de Périgueux ne doit pas s’engager sur une telle opération qui impacterait de manière très importante son budget et pénaliserait ainsi lourdement les contribuables, peu nombreux à utiliser ce type de moyen de déplacement dont le prix estimé du billet. aller/retour serait compris entre 350 et 400 euros.
  • Combien de Périgourdins utiliseront l’avion pour se rendre à Paris ?
  • Et qui seront-ils ?

Nous sommes, avec ce projet, comme très souvent à Périgueux dans la folie des grandeurs et la totale démesure. Rien n’est trop beau, rien n’est trop grand, rien ne coûte trop cher.

Michel MOYRAND

Conseiller municipal