Mairie à tout prix !

En novembre dernier, M. MOYRAND a déclaré : « La nouvelle mairie : c’est le dossier le plus important de mon mandat » ! Il a raison, c’est le plus coûteux de ses investissements : plus de 7 M€ aux dernières nouvelles. On sacrifia bien des promesses de 2008 sur cet autel.

L’environnement ? Combien de divisions ? (Sans jeu de mots).

Le développement durable à Périgueux se résume à des samedis piétons, quelques animations, un jardin de biodiversité en péril, quelques vélos et véhicules électriques, une chaufferie à bois qui tarde, un bus électrique qu’on n’ose pas emprunter, un festival qui prend l’eau…

Parallèlement l’aéroport -si critiqué en 2007 par M. MOYRAND- bat son plein ; Périgueux rivalise avec Bordeaux dans ses pics de pollution ; les antennes relais fleurissent sur la tête de nos enfants.

Cherchez donc sur le site de la mairie une trace de l’Agenda 21, l’ombre d’une vraie politique de l’eau, un quelconque programme d’action d’éradication des pesticides, les pistes ou les voies cyclables ? Rien. On ne connaît pas.

L’action, c’est comme le bonheur, « c’est toujours pour demain ! »

Un « social » négligé : M. Moyrand déclarait début 2010 :

«le budget de la ville doit prendre les problématiques sociales à bras-le-corps ».

On a oublié la maison de santé promise, on se fait tirer l’oreille pour sauver le foyer des jeunes travailleurs (et pour combien de temps ?), sans égard pour l’angoisse des cinquante résidents ; on liquide SOS Femmes battues, compromettant la sécurité de 28 victimes ; on « réfléchit » depuis près d’un an à l’instauration d’un tarif social de l’eau.

Au bout de 3 ans, on s’aperçoit que les tarifs de la cantine ou des musées pénalisent les moins riches. Enfin on ose encourager les associations à glaner leurs subsides auprès des entreprises privées… Ah ! j’oubliais le service civique voté au conseil municipal du 15 février 2011. (Voir page 26 et 27).

Combien de jeunes à la mairie en service civique à l’heure actuelle ? Aucun.

Oublié, le Bas Saint Front.

Qu’est-il advenu du projet de 2007 que M. MOYRAND avait promis (craché, juré) de mener à son terme ? Que reste t’il de cette vitrine formidable qui mettait en valeur le greffe, la cathédrale et la rivière ? Un rafistolage de la place Mauvard (on attend toujours le premier coup de pioche), un ascenseur qui se justifiait pour 400 places de parking mais devient incongru pour 70.

A-t-on fait un prévisionnel budgétaire concernant sa rentabilité ? On ne sait. Ce projet qui avait été mené dans les règles de l’art, essentiel pour le commerce et les marchés, important pour la relance touristique, est réduit à peau de chagrin.

Abandonné, le commerce :

je suis injuste, on y a pensé : on a doublé les droits de terrasse, on a inventé de nouvelles taxes sur le marché, et augmenté la contribution déchets (ça c’est la CAP). Par-dessus le marché (si j’ose dire) on lui promet, comme une bouée de sauvetage, la construction d’un centre commercial sur le domaine public, en supprimant 600 places de parking et en installant la grande distribution au cœur de la ville ! C’est comme si je vous disais : « vous avez le rhume, attendez, j’ouvre la fenêtre en grand ! ».

Délaissé, l’artisanat :

Le pôle des métiers d’arts ? Les artisans attendent encore … s’ils attendent !
En voilà de belles économies… (et j’en passe) qui viennent s’ajouter au résultat de la dilapidation du patrimoine de la ville.

Une Mairie à tout prix

soit disant pour le confort des Périgourdins (combien de fois êtes-vous allés à la mairie ces dernières années ?), alors que la dématérialisation bat son plein et que les services en ligne vous permettront d’obtenir vos documents en restant bien au chaud chez vous.

Un bâtiment de plus de 7 M€ pour abriter un personnel qui devrait diminuer vu les transferts croissants de compétence vers la communauté d’agglomération… 7 M€, un beau cadeau à M. MOYRAND pour qu’il inscrive son nom dans l’histoire locale

La Mairie Michel Moyrand-, « mmm », un cadeau des Périgourdins qui n’a pas fini de faire murmurer.

« L’humanité serait depuis longtemps heureuse si les hommes mettaient tous leur génie non a réparer leurs bêtises mais à ne pas les commettre ».

Georges Bernard Shaw

Faillite du social périgourdin: « solidarité mon cul »

Rien ne va plus dans le social à Périgueux. Trois structures sont concernées dans un laps de temps très rapproché. Pour les uns, c’est le résultat d’une gestion socialiste. Pour les autres, c’est la faute à l’Etat ou qui on voudra, mais pas eux. Dans les deux cas c’est un peu court. Les conséquences ne seront pas à charge des principaux responsables.

Non, ceux qui morflent, ce sont les salariés et des personnes en situation de plus ou moins grande fragilité. Derrière chaque problème de ces structures, il y a des raisons politiques à leur situation. Vous voulez du pouvoir, du fric et des bagnoles de fonction. Alors le moment venu, vous êtes comptables de certaines situations. La ritournelle du « c’est pas faut’ moué », ça suffit.

Crédit photo: http://monnikonetmoi.skynetblogs.be/tag/misere

La Maison de l’Emploi de Périgueux bientôt en faillite ?

Au bord de la faillite. La préfecture est saisie d’une question sur la qualité de la gestion de la structure. L’Etat est accusé de « désengagement » par le maire de Périgueux. Ce qui est vrai. De plus, Michel Moyrand explique que ce n’est plus à la ville de Périgueux de payer, mais à l’intercommunalité. Ce qu’il ne dit pas, c’est ça…

La ville de Périgueux participait à hauteur de 50 000 € par an. En 2011, le budget a été ramené à 6 100 €. Pour 2012 : 0 €. Mais la CAP n’a rien compensé. Si en 2010 elle a versé 17 686 € et 33 936 € en 2011, ce n’est pas pour compenser le désengagement de Périgueux. Sa participation à hauteur de 0.5 € / habitant n’est pas modifiée.

Est-ce que toutes les Maisons de l’Emploi de France sont dans de telles difficultés à cause de l’Etat ? Non. Michel Moyrand peut raconter ce qu’il veut, c’est lui qui porte la responsabilité de passer de 50 000 € à 0 €.

Le Foyer des Jeunes Travailleurs liquidé

Pourquoi tant de circonvolutions ? Il est prévu d’envoyer les résidents à Boulazac pour vendre le bâtiment à la CAP. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. Dans ce contexte, l’opportunité de la liquidation judiciaire est bien réelle pour la mairie. C’est une décision politique.

Le reste n’est que prétexte et opportunisme, dans les deux camps. Dans cette affaire, rien n’est assumé. Ni les erreurs passées, ni les décisions présentes. Ils méritaient mieux qu’un ping pong minable par articles interposés.

Pardon pour le mot article. Dès le début Sud Ouest relayait fidèlement le plan com de la mairie sur le thème de la récupération politique. Sud Ouest n’est à lui seul qu’une entreprise de récupération politique.

SOS pour SOS Femme Dordogne

Une faillite totale, financière, professionnelle et humaine. 134 000 € de passif. La présidente, Gatienne Doat, également adjointe au maire, a le bras assez long pour bien s’en tirer. Elle en tient plus d’un par le roubignolles dans les administrations.

La faillite de SOS Femme Dordogne tombe à pic, alors que des procès pour licenciement abusif allaient s’abattre sur la présidente dans un grand fracas. Les deux ne sont peut-être pas liés. Mais ça tombe très bien pour la présidente.

En outre, sa responsabilité pénale allait être engagée pour interception illicite de communication et d’autres accusations tout aussi graves. Or la procédure aux prudhommes devait attendre l’enquête d’un juge d’instruction.

Variables d’ajustement de la politique locale

Chômeurs, précaires, jeunes, femmes battues ne pèsent pas grand-chose dans la balance des manoeuvres politiques et financières. Peu importe, on continuera à vous dégueuler de la solidarité à toutes les sauces, dans tous les discours. Marketing politique oblige.

Licenciements abusifs, licenciements économiques, conditions de travail illégales, on s’en fout. Il y a des intérêts supérieurs qui ne sont ni ceux des salariés, ni ceux qu’accompagnent ces salariés.

Et ce n’est pas une question de financement public. La nouvelle mairie coûtera 10 M€, la ville n’a pas hésité une seconde à effacer le passif de Sinfonia pour 18 000 €, ou encore à claquer 500 000 € pour 3 jours de festival pourri.

Il ne s’agit QUE de choix politiques.

Michel Moyrand, Ministre de l’Artisanat

Vous qui savez allez sourire, mais pensez aux autres. Michel Moyrand pourrait bien figurer au prochain gouvernement. L’éternel adjoint au maire de Bassillac peut nourrir l’espoir d’un secrétariat d’Etat. Il y a peu François Hollande révélait la liste des équipes thématiques qui vont mener sa campagne présidentielle.

Or il s’agit ni plus ni moins que de la liste de ceux qui pourraient former son gouvernement. Si la présence d’un Alain Rousset à la Production, Industrie, Agriculture et Pêche n’est pas étonnante, celle d’un Germinal Peiro ne l’est guère plus à l’Agriculture.

L'équipement ministériel de Michel Moyrand

Michel Moyrand, secrétaire d’Etat à l’artisanat

A l’inverse, tout le comique de la situation pèse sur les épaules de notre bon Michel, propulsé à la tête de l’Artisanat français (virtuellement c’est déjà énorme). Michel Moyrand, Ministre. On ne s’en lasse pas, le rire apaise les soucis. Répétez : « Michel Moyrand, Ministre ».

Imaginons ce qu’il ferait pour le pays, comparé à ce qu’il n’a pas fait pour Périgueux. Elu à l’artisanat et TPE/PME du Conseil Régional Aquitaine, Michel avait fait de ce secteur sa spécialité. En campagne électorale, il était en 2008 devenu son fer de lance. Il promettait alors de dynamiser, restructurer et faire rayonner l’artisanat périgourdin. Elu, il lança l’OMAC, une société d’économie mixte dadaïste pour l’artisanat et le commerce. Bref soufflet au fromage. Michel est en réalité au point mort depuis bientôt 4 ans. Rien, strictement rien ne s’est passé. « L’office municipal pour le commerce et l’artisanat » ? Le « pôle des métiers d’art de Périgueux » ?

Michel, Maire ou Ministre ?

Derrière cette annonce impitoyablement drolatique, burlesque même, des questions politiques peuvent déjà se poser. Hollande gagne. Michel devient Ministre de l’Artisanat. Il prend l’avion avec ses copains Bernard (je déconne) et Claude pour « monter sur Paris ». Arrive 2014.

Michel perd les élections d’emblée. Car comment ce qui aurait fonctionné contre Darcos « le parisien » en 2008 ne serait-il pas aussi efficace contre Moyrand, celui-là même qui se faisait le chantre de l’hyper proximité ? Compliqué.

Ironie du sort, il pourrait faire face à un calcul à la Darcos. Que choisir entre la stabilité provinciale ou les honneurs risqués de Versailles ? Ajouter à cela le mandat de Conseiller régional et c’est un aller sans retour vers le terminus des prétentieux.

Ministre et artisan de la défaite ?

Si la promesse de François Hollande est vérace, c’est un casse tête qui va se présenter. Certes un poste à l’artisanat est moins exposé que celui de Ministre de l’Education Nationale. Mais le vent tourne vite vers les cimes. En même temps, pour l’éternel adjoint, c’est une manière d’entrer dans l’histoire de Bassillac. Ca ne se refuse pas.

Nous aurons vite la réponse en 2012. Encore faut-il que les tendances se confirment. Le PS est devenu un parti de gouvernance territoriale, un spécialiste de la décentralisation. Rien n’est joué, surtout pas dans les sondages.

Par contre, si l’avenir national de notre brave Michel se confirmait en 2012, les municipales de 2014 dévoileraient une partie de son incertitude. Il faudrait choisir entre la droite et Pascal Deguilhem ((Ce qui reste très incertain puisque ce dernier s’est très fermement engagé pour le non cumul des mandats, ce qui impliquerait une candidature qu’en cas de défaite aux législatives, signifiant que Philippe Cornet serait devenu député de l’opposition… On n’a pas fini)).

Le CLAP vu par Moyrand, Dordogne Libre applaudit des deux mains

On pensait passer à autre chose. Et puis Dordogne Libre s’enflamma. En bon et loyal partenaire officiel du CLAP et de la mairie, le journal triomphait : « Michel Moyrand démonte point par point les attaques contre CLAP ».

Heureux de mettre en avant « la transparence » du maire, le journal local a foncé dans le tas. En conseil municipal, le maire a « détaillé », « justifié » et montré qu’il avait bien raison. Na !

En gros notre petit journal local a fait ce qu’on attendait de lui : servir les intérêts politiques au pouvoir.

Mais les choses ne sont pas si « transparentes » et « justifiées » que nos journalistes de choc voudraient le faire croire dans leur compte rendu.

Car les dires sur lesquels ils fondent leur compte rendu de conseil proviennent surtout d’un document public. Ce document le voilà : « La lettre de Moyrand pour sauver le CLAP et Theodorides »

Chacun pourra ainsi se faire son idée, non d’après des fabricants d’opinions, mais d’après des informations non transformées, brutes.
Une fois ce document proposé à la lecture, quelques remarques…

Alchimie #1: un déficit qui se transforme en recette (mais après)

Le déficit de 18 435 € est confirmé. Mais ce n’est pas vraiment un déficit. Dordogne Libre qui dit faire un compte rendu du conseil municipal (ORAL mais écrit), ressort presque trait pour trait une phrase contenue dans le document (ECRIT).

Dordogne Libre aurait entendu le 29 novembre en conseil :

« qui s’explique par le fait que des dépenses ont été engagées sur l’exercice 2010 avec des recettes à ne percevoir qu’en 2011 »

Quand à la version du document :

« L’association Sinfonia avait en effet un déficit de 18 435 euros, qui s’explique par le fait que des dépenses ont été engagées pour la Saison des grands interprètes sur l’exercice 2010 avec des recettes à ne percevoir qu’en 2011 ».

L’essentiel c’est d’y être. Il s’agit bien d’un passif, mais bon, après, ça gagnera de l’argent. En réalité, juré craché, c’est une recette déguisée en passif. Alors ce n’est pas vraiment un passif. Ok Michel c’est très clair. Alors c’est quoi ces dépenses, pardon ces futures recettes ? Mystère…

Si c’est le cas, pourquoi avoir annulé 13 000 € de concert en 2010 ? Hum ? Non parce que s’il s’agissait d’un bon plan avec de futures recettes, pourquoi sarcler dans le budget ?

Surtout qu’on apprend un truc étonnant. Pour le maire, en 2010, il fallait « réduire le déficit généré par l’absorption de l’association Sinfonia ». Faudrait savoir amigo… Parce qu’un passif qui fait des recettes, on ne le baisse pas, on l’augmente, et au taquet.

Si on récapitule, les comptes de Sinfonia ont plombé le budget musique du CLAP qui a du tailler dans le gras pour rester à l’équilibre. Par contre, ce qui était un déficit en 2010, en 2011, ça fera des bénéfices, parce qu’en réalité, c’était un super plan thune.

La personne qui a rédigé la lettre du maire a du s’arracher les cheveux. « transparent » et « détaillé » vous dit Dordogne Libre !

Alchimie #2:  transformation du passif en actif « incorporel », le retour

Mais alors attend. Du coup, si c’était en réalité un « faux » déficit. Pourquoi avoir besoin de parler d’actifs incorporels pour faire avaler la pilule et ce qui est officiellement annoncé comme de futures recettes ?

Non parce que le 17 octobre 2011, le CLAP précise bien qu’il a « estimé que cette dévolution négative a été compensée par des éléments incorporels… »

On se souvient, en octobre 2011, cette valeur immatérielle opportune, qui correspondait exactement au passif -un miracle je vous dis- c’était : (I) la valeur de la marque, (II) le savoir faire en organisation de festival de musique et (III) un fichier client de 3800 contacts.

Mais là attention. Le maire relance et pointe des trucs, des actifs immatériels auxquels les gars du CLAP n’avaient même pas pensé ! Même Theodorides en lisant ça, il a découvert des richesses dans son association, il ne s’en doutait même pas.

Ok pour la marque Michel reconnaît, on ne sait vraiment pas ce que ça vaut. Ben rien, c’est une association, pas une marque. Ca c’est mort, on oublie. Ce n’est pas un actif incorporel, merci de le confirmer.

Quand Michel multiplie les actifs incorporels comme l’autre les…

Donc Michel est allé chercher ailleurs. Au fichier clients il ajoute un fichier de 1260 mails ! Balèze !

Et un site internet ! Que en 2009 il a fait 79 000 visites ! Et alors ? Et bien 6 583 visites par mois, vous vous rendez compte ? Non ? Une mine d’or…

Les 1260 mails et les 79 000 visites, c’est totalement ridicule. Tout le monde le sait sauf Dordogne Libre qui sèche encore ses larmes de soulagement, son partenariat est sauvé.

Les partenaires particuliers de Michel, que du lourd

Alors le maire relance et allonge les actifs incorporels. Et un « réseau de partenaires économiques »… et heu… « un réseau professionnel qualifié »… et heu… « un réseau artistique constitué » !

Ouah, un réseau artistique constitué, un R.A.C. Oh la vache ! Alors ça, on ne le dit pas assez, mais c’est un actif incorporel colossal.

En ajoutant le R.P.E et le R.P.Q; rien qu’en réseau, il y en a déjà pour plusieurs batons. Alors ça, plus 6500 visites mensuelles sur le site, plus 1260 mails… Ok ?

Et bien ça ne fait toujours que  18 435 €, c’est décevant.

Alchimie #3: tout actif incorporel plongé dans la municipalité vaut 18 435 €

Le passif de Sinfonia s’élève bien à 18 435 €. Il se trouve que pour le maire de Périgueux, ce passif correspond exactement à la valeur des actifs incorporels. Michel et David se sont bien trouvés.

Mais le 17 octobre 2011, ces actifs incorporels étaient composés de :

  • La valeur de la marque « Sinfonia »
  • Le savoir faire en organisation de festival de musique
  • Un fichier client de 3 800 contacts

Le 29 novembre 2011, un mois plus tard, les actifs incorporels ont changé, mais toujours pour une valeur invariante de 18 435 €.

Bon, c’est la magie du cinéma.

Alchimie #4: déficit = future recette = actifs incorporels

D’autant que, si ce passif n’en était pas réellement un, comme indiqué au début du document, puisqu’il devait se transformer en recette, dans ce cas, pourquoi vouloir ajouter des actifs incorporels pour rattraper le montant du passif ?

Si tout cela était vrai, ou au moins sincère, alors David Theodorides serait le plus mauvais businessman de Dordogne. Ah pardon, je me trompe avec mon mauvais esprit. Il n’est guidé que par l’amour de la musique et tout ceci n’est que le fruit pur et généreux d’un altruisme désintéressé. En réalité, la dévolution de Sinfonia à la ville de Périgueux, il faudrait plus voir ça comme un don.

Allez on ferme. On saura ce que Dordogne Libre entend par « transparence » et « justification ». Ah au fait. N’oubliez pas le concours de cuisine de DL, ils sont en train de réussir leur reconversion.

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Casino CCI No Limit, Michel Moyrand relance « all in »

Près d’un périgourdin sur quatre est contre le projet de déménagement de la mairie. [Consulter l’intégralité du sondage BVA de juin 2011]. Le maire feint dans les journaux de s’en moquer (« je m’attendais à bien plus !« ). Trop tard, l’erreur est faite et il ne peut plus reculer.

N’ayant jamais été délimité sur un plan budgétaire, ce projet est un puits sans fond. L’absence de maîtrise et d’analyse en fait un divertissement investissement sans limites. Il coûtera ce qu’il coûtera.

Quand en 2008 Michel Moyrand a pris les commandes, il ne savait ni combien coûterait réellement son projet de nouvelle mairie, ni comment il le financerait. Depuis il a trouvé une martingale.

La CCI a bel et bien été transformée en casino, Michel est assis à la table. Il prend une trempe. C’est pas grave; Michel aime jouer. Michel recave et relance au tapis avec le patrimoine immobilier de la ville. Plus ça cogne en face, plus il allonge. Il vient de sortir des poches de la ville pas moins de 15 bâtiments pour pouvoir suivre les enchères.

Rien ne va plus à la roulette municipale !

Le coût de la nouvelle mairie a été multiplié par 7 en trois ans, atteignant officiellement la somme (provisoire) de 7 millions d’euros HT.

L’évolution du coût de cette nouvelle mairie est assez épatante.

  • 2008: 1 000 000 € (campagne électorale)
  • 2009 : 3 576 000 € (PPI 2009/2014)
  • 2010 : 5 700 000 € (PPI 2010/2014)
  • 2011: 7 000 000 € (estimation architecte)

Côté financement une parade de circonstance a été trouvée.

La mairie flambe ? Vendez le reste de la ville !

Au prétexte que la ville aurait un patrimoine immobilier important, ce dernier est une réserve sans fond. Il n’y a qu’à céder autant de patrimoine qu’il faudra pour réaliser le rêve de Michel.

C’est ce que Michel appelle une « opération blanche », qui ne coûte pas d’argent aux périgourdins. En réalité si. Ca leur coûte simplement plus de 8 millions d’euros de patrimoine immobilier, dont par exemple la maison Estignard (mais tout le monde s’en fout).

Les dépenses (pour l’instant) consacrées à la nouvelle mairie

Acquisition du bâtiment : 2.63 M€
Démolition : 120 000 €
Honoraires maîtrise d’œuvre : 367 000 €
Travaux : 3.536 M€ (estimation maître d’œuvre avant marché de travaux)
Stylos et plantes vertes : 175 000 €

Cela nous fait une petite note que le maire arrondit à 7 M€ en conseil municipal. Sans compter à l’évidence sur la rénovation et la mise aux normes de l’actuelle mairie pour accueillir de nouveaux services publics.

Autant dire un minimum de quelques millions d’euros toujours absents des budgets prévisionnels. Mais à ce niveau là c’est une question de plaisir, on ne compte plus mon brave !

Les recettes issues de la vente du patrimoine immobilier

Là il n’y a qu’à se servir. Voici donc la petite liste dressée par le maire.

Ventes déjà effectuées
3.5 M€ (dont Castel Peyssard pour 940 000 €)

En 2012 :
La Daudie : 1 000 000 €
Hôtel Estignard : 700 000 €
Trésorerie municipale : 380 000 €
Rue Lacombe : 100 000 €
Restaurant du golf : 191 000 €
Rue des Tanneries : 20 000 €

En 2013 :
Salle horticulture : 420 000 €
CAPEB : 145 000 €
Rue Ernest Guiller (après ouverture maternelle la Cité) : 350 000 €

En 2014:
Maison des associations : 825 000 €
Office de tourisme : 250 000 €
Pavillon Bidanchon : 300 000 €
Fonds de commerce CIJ : 250 000 €

Il faut ajouter à cela une dote du comte Cazeau du Périgord de 900 000 €.

On arrive à un total de 8.431 M€ pour plus de 15 bâtiments liquidés. Autant dire que le maire prévoit déjà quelques dépassements budgétaires.

Disons que prudent, Michel s’offre une marge de dérapage d’encore 1.5 M€.

Moralité, heureusement que la cathédrale n’appartient pas à la commune de Périgueux sinon elle serait déjà en vente…

Oui vous avez bien lu, en 2014

La dernière ligne de recette est marrante. Car il devra attendre d’avoir libéré l’actuelle mairie pour y installer des services occupants aujourd’hui des bâtiments prévus à la vente.

Voici donc l’histoire. L’emménagement dans la nouvelle mairie est prévu pour mai 2013. Bon là ça se complique. En moins d’un de 12 mois il aura du réaliser les travaux de l’actuelle mairie. Quand on sait qu’il annonçait en 2008 l’inauguration de la nouvelle mairie pour 2010…

Conclusion, Michel Moyrand disposera d’environ 10 mois non seulement pour réaliser 1 800 m² de travaux mais aussi pour libérer et vendre 4 bâtiments pour un montant de 1.625 M€ avant la fin de son mandat en 2014… LOL Michel !

Autant dire qu’en pleine campagne électorale, Michel, s’il y retourne, devra assumer en réalité un bordel sans nom, entre des travaux non finis au pire et au mieux un trou de 1.625 M€.

Attendez-vous à d’ubuesques galimatias sur cette question…

Le respect de l’argent public ? C’est démodé

Depuis que Moyrand constate sa propre dérive sur le financement surréaliste de son projet, il n’oppose qu’un seul argument pour sa défense.

Systématiquement, il renvoie à la Filature, projet de son prédécesseur dont le coût des travaux avait été magistralement sous-estimé.

Il n’a pas manqué de le faire en conseil municipal le 22 juin :

« …mon prédécesseur avait entrepris une grande rénovation d’un grand bâtiment, il avait démarré à 2,5 M €, il a terminé à 8,5 M €, il n’est pas encore tout à fait achevé, nous devons le faire et c’est peut-être la fonction qui fait que ».

Autrement dit, les gabegies du passé justifient celles du présent. On ne sort donc jamais d’un tel cercle vicieux.

Michel Moyrand se pose ainsi en conservateur d’une tradition budgétaire laxiste et insouciante. Si Xavier Darcos aimait la jouer « grand prince » avec l’argent du bon peuple, alors Michel Moyrand aussi.