Michel Moyrand: promesse tenue !

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Le maire de Périgueux a inauguré les annexes administratives de la ville. Si tôt dit si tôt fait, le voilà courir sur son blog pour nous relater son évènement du samedi, ici.

Nous sommes heureux d’apprendre que l’homme, quand il fait promesse, tient promesse:

C’était promis, c’est fait.

Loin de penser que cette promesse tenue tient de l’accident ou de l’opportunisme politique qui ne mange de pain, plus loin encore de penser que l’homme est en campagne électorale permanente, au contraire, nous voulons croire en une constante. Et cette constante tient au fait que le maire de Périgueux est un homme d’honneur, et que par conséquent il respecte toujours ses engagements.

Non, il ne se vante pas d’avoir tenu promesse pour l’occasion, soulignant à quel point ces occasions sont rares. C’est tout le contraire. On flirterait même avec le slogan de la marque dévouée aux soins du corps, de type rétinol anti-cellulite modelling:

Roc, promesse tenue

Qu’on se rassure, le maire de Périgueux est homme de cette fibre à tenir ses promesses et ses engagements.

Nous tenons donc à disposition des engagements écrits de sa part, qu’il a signé librement et qui induisent sa responsabilité politique, citoyenne et morale.

Tout d’abord d’engager une politique locale réellement participative, en faveur d’une démocratie continue et non une démocratie verrouillée, bureaucratique et administrative comme c’est le cas pour l’instant. Et de l’autre l’engagement de réaliser le projet du Bas Saint Front pour mars 2012, pas de l’enterrer sous sa stratégie de division de la ville de Périgueux en quartiers « bien aimés » et « mal aimés ».

Car l’homme ne fut pas toujours de parole, souvenons nous de cette promesse électorale de recevoir quiconque en ferait la demande dans les 15 jours et la pitoyable explication qui s’en suivit. « J’ai pas pu, y a beaucoup de travail ». C’est quand il croyait encore qu’il empocherait les avantages du job en gardant son rythme de travail du conseil régional…

Et oui, ouvrir des bureaux pour l’extension administrative ce n’est pas trop compliqué. Pour autant, avant de se gargariser et se flatter de tenir ses promesses, il faudrait voir s’il y a le compte sur toutes celles qui ont été lachées moyennant l’accession au job. Nous ferons les comptes en temps voulu.

Le point presse du maire: « je » n’est pas un autre

La Dordogne Libre publie aujourd’hui une interview du maire de Périgueux, Michel Moyrand. C’est un état des lieux sur les dossiers importants soutenus ou retoqués par la municipalité.

On trouvera quelques informations sur les sujets suivants :
Le budget municipal, sur lequel le nouveau maire accuse l’ancien d’avoir dissimulé des dépenses pour feindre un bilan excédentaire. Ca dénonce une arnaque en somme, ou bien on dit: « pisser à l’atout ».
L’aménagement du bas St Front qui semble poser des problèmes aujourd’hui quand il n’y en avait pas hier. C’est la place Mauvard que l’on déplace à la CCI ?
La fiscalité, où l’on comprend que si la croissance redémarre elle sera accompagnée d’une hausse des impôts, enfin peut-être pas.
Le déplacement de la mairie à l’ancienne CCI. Projet coûteux quoi qu’on en dise qui ne connaît pas le moindre débat mais pour autant demeure fermement soutenu, comme un symbole.
La rénovation des écoles, toujours au programme.
Le projet d’électrification de la ligne Périgueux/Limoges, projet court-circuité par le Grenelle de l’Environnement.
La maison de quartier St Georges, non budgétée, non concertée, mais déjà dotée d’un baby-foot offert par l’amicale de St Léon / Vézère ?
L’aménagement de Castel Peyssard où Ducasse pose un lapin.
La ligne aérienne Périgueux / Paris, projet soutenu par la CAP et l’ancien maire, seule alternative dorénavant dans la liaison avec Paris depuis le rétif Grenelle qui n’a pas tenu compte des injonctions de notre maire.
Le réaménagement des boulevards, projet définitivement enterré au bénéfice des quartiers périphériques, la revanche annoncée du projet de campagne.
Le réaménagement urbain du Gour de l’Arche ramené pragmatiquement à un city stade, on fait se qu’on peut dit-il.

Au total 11 dossiers abordés et pas des moindres. On y parle même de la promesse de campagne du maire de recevoir toute personne le demandant dans les 15 jours, c’est dire. Au fait, n’appelez plus, cette promesse est catégoriquement une promesse de campagne.

On serait tenter de penser que les autres dossiers, ceux qui ne sont pas abordés, le sont, « moindres », en tout cas moins prioritaires. En feuilletant le programme de campagne, en réécoutant les déclarations, que nous reste-t-il que nous aurions oublié ? Rien ou si peu.

Ah si. Bah, la démocratie participative. La démocratie parti… quoi ? Oui vous savez, cette pratique de la démocratie qui consiste à associer les habitants aux décisions, pour que le système représentatif actuel ne soit pas qu’un « bonapartisme municipal » depuis la décentralisation de la République. Oui, ça me revient, on en a parlé pendant la campagne électorale, on a même dit que c’était au cœur du projet politique, que c’était essentiel à mettre en œuvre, etc. Donc patience, ce n’est pas un sujet prioritaire, c’est un sujet fondamental, nuance.

Et cette « intelligence collective » recherchée à juste titre et omniprésente durant toute la campagne, y compris présente dans le discours d’investiture ? Désolé, le maire doit l’être. Combien dans l’interview de « je », « moi », « j’ai », « moi je », dénotant une recherche ô combien infructueuse plutôt qu’un concours d’égo avec Nicolas Sarkozy, pourtant classé hors catégorie. Rien de grave encore, juste des ajustements communicationnels en cours. En tout cas espérons, car n’oublions pas que « nous sommes encore en période d’installation ».

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